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 La saga de l'été!

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MessageSujet: La saga de l'été!   Mer 18 Juil 2007 - 14:34

Cadeau perso...


1er Chapitre
Le jour se levait, apportant les premiers rayons de soleil qui réchaufferait cette journée. Les oiseaux commençaient à s’éveiller, leurs chants emplissaient le silence, leurs ébats matinaux étaient un régal pour les yeux. Les voir s’ébrouer dans les flaques d’eau laissée par les pluies des derniers jours, se lisser conscien-cieusement les plumes, était un spectacle amusant. Ces petits oiseaux avaient une idée très précise sur la propreté. De la fenêtre de sa chambre, Aurore regardait l'aube pointer à l’horizon, le jour le plus pénible de toute son existence débutait et elle se sentait impuissante, sa vie lui échappait, elle n’était plus maîtresse de son destin et ce soir son avenir serait définitivement scellé avec un homme qu’elle n’aimait pas. La vie était parfois injuste. Pourtant il fallait qu’elle se fasse une raison, tout était arrangé et planifier et cela commençait dès ce soir ! Son regard bleu lavande se posa sur l’horizon, c’était vraiment une magnifique journée qui s'annonçait, la saison des pluies étais terminé, les cow-boys, débarrassés de leurs capes, seraient à nouveau libre de tout mouvement. Cette pensée fit sourire Au-rore, elle se rappelait qu'il y à quelques jours le contremaître de son père, Dou-gald, s'était mis dans une situation des plus cocasse, en effet, un jeune veau s'était fais distancer par le troupeau et pour le faire rentrer dans le rang il avait voulu l'attraper au lasso, mais le terrain très escarpé à cet endroit et surtout bien détrempé avait empêché la délicate manoeuvre de se dérouler correctement. Le cheval sollicité par son cavalier partit au galop. Le cavalier voulu prendre son lasso, mais il fût gêné par sa cape. Le lasso plaquer par la pluie diluvienne passa sous la cape et Dougald avec de grand geste essayais de se dégager mais rien ni fit. Le cheval, décontenancé par l'attitude de son cavalier qui décidément n'arrivait pas à se dégager de sa cape, ne vit pas la flaque de boue devant ses sabots. Surpris le cheval stoppa net des quatre fers, ce qui propulsa son cavalier par-dessus son encolure. L’atterrissage dans la boue fût très brutal.
Le cavalier et sa monture se retrouvèrent nez à naseaux ! Ils étaient aussi étonnés l’un que l’autre ! Devant cette situation, tous ceux qui étaient présent partirent d’un grand éclat de rire ! Aurore, qui ne perdait jamais une occasion d’accompagné Dougald, se tenais les côtes tant elle riait ! Dougald, lui fulminait !
- Maudit canasson ! Ce n’est pourtant pas la première fois que tu vois de l’eau bon sang ! La prochaine fois je t’envois à l’abattoir !
Personnes ne fut dupe, la colère de Dougald se tarissait plus vite qu’un ruisseau au soleil en plein été. Les pensées d’Aurore s’arrêtèrent là, quelqu’un frappait à la porte.
-Entrer !
Lysie, sa femme de chambre entra avec vivacité comme à son habitude.
- Bonjour Mademoiselle, vous êtes déjà réveillée ? Cela n’est pas votre habitude, auriez-vous mal dormi ?
Son air de ne pas y toucher n’abusa aucune seconde Aurore.
-Je ne sais pas si je dois répondre à ta question ou, te renvoyer d’où tu viens !
Aurore avait croisé ses bras sur sa poitrine et foudroyait Lysie du regard. Celle-ci ne se formalisa pas de l’humeur de sa jeune maîtresse.
-Vous devriez être heureuse un jour comme celui là !
-Détrompe-toi, je ne suis absolument pas heureuse aujourd’hui, qui plus est
c’est une journée de cauchemar !
Aurore se détourna vers la fenêtre pour ne pas que Lysie voient les larmes de désespoir envahir son regard lavande.
-Mais ce soir se sont vos fiançailles que nous célébrons, vous devriez
être au quatre cent coups !
Aurore se retourna vers Lysie et la regarda droit dans les yeux et déclara
-Pas lorsque le dit fiancé s’impose comme le seul et unique parti
Possible de toute la région et ne se préoccupe absolument pas de l’avis de la dite fiancée ! Je te rappelle au passage que dans toute cette histoire de fou, je ne suis qu’une marchandise que mon propre père a échangé contre la vallée bleue !
Maintenant elle était en colère, elle fulminait ! Son père l’avait trahi ! Il lui avait promis d’attendre sa majorité pour qu’elle choisisse librement son mari et voilà que cette maudite vallée bleue venais remettre tout en cause, parce qu’elle traver-sait les terres de son père cette vallée paraissait plus importante aux yeux de son père que sa propre fille. Cela faisait plusieurs génération de Grant que cette fichue vallée coupait leurs terres, et aujourd’hui Carl Grant son père pouvais réaliser le rêve de son père et de son père avant lui, réunir les terres en passant par la vallée ce qui leur faisaient gagner plusieurs jour de marche et surtout dorénavant ils pourront abreuver les bêtes avec l’eau de la rivière qui coulait paisiblement au creux de cette vallée. Le propriétaire actuel qui se trouvait être son « futur fiancé » savait parfaitement ce qu’il faisait en proposant ce marché infâme à son père. Elle entendait encore cette voix caverneuse dire à son père :
-Je vous offre la vallée bleue contre la main de votre fille.
Le marché paraissait invraisemblable et pourtant contre toute attente son père avait accepté !
Il avait demandé pourquoi il ne voulait pas d’argent ce à quoi il avait rétorqué :
-En épousant Aurore j’aurais une descendance, donc les terres resteront
dans la famille, dans la vôtre comme dans la mienne !
Aurore ferma les yeux et espéras ce trouver ailleurs que dans sa chambre qui au-jourd’hui ressemblait à une prison.
Lysie qui s’affairait depuis quelques instants dans la chambre après l’éclat de sa jeune maîtresse se rapprocha de celle ci et lui demanda :
-Voulez-vous que l’on vous prépare votre bain maintenant ?
-Quelle heure est-il ?
-Sept heures trente.
Aurore se passa les deux mains sur le visage tout en expirant.
-Non pas maintenant, fais préparer Etoile filante je vais aller-me
changer les idées.
-Votre père nous a interdit de sceller votre cheval.
Aurore regarda Lysie d’un air étonnée.
-Pourquoi donc, a t il peur que je m’enfuie ?
Lysie baissa les yeux et dit :
-Non, il nous à dit être un peu inquiet après la réaction que vous avez eus l’autre soir et avais peur que vous vous rompiez le coup à partir au triple galop comme vous l’avez fais, il ne veut pas que cela vous arrive aujourd’hui.
Aurore n’en croyait pas un mot. Elle avait su monter à cheval avant de marcher ! Non, son père avait bel et bien peur qu’elle ne se sauve ! Ce qui prouvais qu’il avait quelques remords, oui, peut être mais pas suffisamment pour abandonné ce projet ! Mon Dieu, ce soir elle serait fiancée avec Cliff MC Call.
Des frissons d’horreur lui traversèrent le corps rien qu’à cette pensée ! Sortir de cette chambre, tout de suite, étais la seul pensé possible et agréable pour le mo-ment.
-Lysie dite à mon père que je descends le voir tous de suite.
Lysie sourie et se dirigea vers la porte.
-Je le préviens tous de suite Mademoiselle Aurore.
-Merci Lysie.
La porte se referma et Aurore se retrouva seul. Elle se dirigea vers sa salle de bain, effectua une rapide toilette et s’habilla avant de descendre les escaliers et de se diriger vers le bureau de son père. Devant la porte elle aspira un grand coup et frappa.
Une voix assourdie mais fortement distincte se fit entendre :
-Entre ma fille !
-Bonjour père.
Carl Grant se tenait devant une porte-fenêtre de son bureau et regardait les plus jeunes poulains s’ébattrent dans le corral. Il était de très haute stature comme tous les Grant avant lui, large d’épaule, la chevelure sombre à peine entamée de quel-ques cheveux blancs du à l’âge. Il avait un visage agréable, on ne pouvait pas dire qu’il était beau, mais il avait un regard très pétillant lorsqu’il souriait et s’était le cas ce matin quand il se retourna vers sa fille.
-Bonjour Aurore, je vois que tu t’es levée de bonne heure ce matin !
Aurore se demanda s’ils s’étaient tous donnés le mot afin de la faire explosée avant la soirée ! Elle s’avança vers son père et changea délibérément de conversa-tion.
-Nous avons de la chance cette année, les poulains sont très
prometteurs !
Elle regardait par la fenêtre à l’endroit où était son père quelques instant plutôt. Carl regarda sa fille et fut amusé de ce qu’il vit. Aurore se détourna du poulain et le vit sourire.
-Qu’y a t’il, serais-je mal coiffée ou, aurais-je un insecte quelconque
sur la tête !
-Non. Tu es parfaite comme toujours, mais je vois que tu es en
tenue d’équitation, ce qui veux dire que tu as l’intention de monter Etoile filante et de partir, je ne sais où et d’oublier l’heure.
-Comment pourrai-je oublier l’heure un jour comme aujourd’hui !
Le ton était désinvolte mais Carl ne fut pas dupe, elle fulminait littéralement, elle lui rappelait tellement sa femme, même taille, même physionomie et le caractère aussi emporté. Elles se ressemblaient énormément, à un détail près, sa fille était aussi blonde que sa mère était brune ! Les cheveux d’Aurore avaient toujours été une énigme pour eux. La nature avait ses caprices, il le constatait tous les jours.
-Père, j’aimerais monter ce matin afin de me détendre, sinon je serais
dans l’incapacité d’affronter cette journée.
Carl changea d’humeur en un instant. La colère apparut sur son visage et déforma sa bouche d’un pli amère.
-Tu ne crois tout de même pas que je vais te laisser monter aujourd’hui
pour te voir filer et ne rentrer que demain comme tu l’as déjà fait !
-Si tu ne m’avais pas imposé ce mariage ridicule je ne serais pas partie
comme je l’ai fais j’étais en colère et j’étais désespéré et je le suis toujours ! Mais aujourd’hui je n’ai plus aucun autre choix de venir à cette horrible soirée et ne me demande surtout pas de sourire se serais au-dessus de mes forces !
C’était la deuxième fois en une semaine qu’elle affrontait son père pour les mê-mes raisons.
Carl regarda sa fille qui tremblait de rage contenue.
- Je ne veux pas qu’il t’arrive quelque chose, la semaine dernière j’ai ameu-té tous les cow-boys de la région disponible pour pouvoir te retrouver, je te rap-pelle que tu as disparus pendant quarante huit heures et que j’étais très inquiet ! Tu ne te rends pas compte de l’inquiétude que tu m’as causée ? Je me suis reporté des années en arrière, j’ai revécu ce jour ou toi et ton frère étaient partis en ballade sans en avertir personne ! Nous vous avons retrouvés trois jours plus tard !
Aurore ferma les yeux et essaya de taire la douleur que ce souvenir faisait remon-ter à la surface. Elle se souvenait de ce jour maudit. Elle était partie avec son frère Jimmy faire une ballade à cheval. Lorsqu’ils étaient partis, le ciel était bleu, le soleil haut dans le ciel et brillant de mille feux. Mais deux heures après leur dé-part, le ciel, obscurci par de gros nuages noir se faisait menaçant. Une pluie dilu-vienne les surpris. Ils se trouvaient trop loin du Ranch pour pouvoir rentrés. Ils se réfugièrent sous les arbres, a peu près au sec et furent bloqués pendants deux longs jours ! Buvant l’eau de pluie qu’ils récupéraient dans leur mains. Ils avaient seize ans tous les deux. Ils ne s’inquiétaient pas. Lorsqu’une éclaircie perça à l'aube du troisième jour, ils reprirent le chemin du retour, bavardant gaiement. A mis chemin du Ranch, un orage éclata. Le bruit du tonnerre se répercutait dans toute la vallée et bientôt ils entendirent un bruit sourd se rapprochant inexorable-ment. La terre se mit bientôt à trembler sous les sabots de leur monture et ils commencèrent à ressentir les vibrations dans leurs propres jambes. Un nuage de poussière s’approcha d’eux et ils réalisèrent, trop tard, du danger qu’ils courait tout les deux. Un troupeau de mustang sauvage se dirigeait droit sur eux ! Ils se trouvaient au milieu d’un vallon et furent piégés. Jimmy infligea un coup de botte à la croupe de sa jument et cria à Aurore de partir. Aurore subit l’affolement de sa jument et ne pus que se cramponner à la crinière pour ne pas tomber ! Quant elle réussis à calmer sa jument, elle appela son frère, sans réponse. Bientôt, horrifier, elle vit le cheval de son frère, sans cavalier. Les mustangs n’avaient fais que pas-ser, le bruits de leur sabots déclinait au loin. Mais nulle trace de son frère. Elle cria, appela, sans résultat. Elle chevaucha en tout sens et criait toujours, quant elle entendit un bruit de sabots au galop. Dougald ! Il fut soulagé de voir enfin Aurore, que pas mal de monde recherchais, mais son soulagement fut de courte durée lorsqu’il appris ce qui venait de se passer. Il lui ordonna de partir de cet endroit tout de suite et se mit à la recherche de Jimmy. Elle obéit sans discuter et retrouva rapidement son père et quelques cow-boys. Elle leur expliqua en quelques mots la situation et vit son père pâlir et partir au galop en direction du vallon. Les cow-boys l’empêchèrent de le suivre et la ramenèrent au Ranch.
Le soir arriva. Dougald et son père revinrent. Jimmy reposait sur le troisième che-val. Il était mort. Dans son amour pour sa sœur, il avait fait diversion pour empê-cher les mustangs de piétiner sa sœur. Il avait sacrifié sa vie pour la sauver. Dou-gald l’avait trouvé en premier et Jimmy lui avait dit ses derniers mots : « Dis lui que je l’aime. Ce n’est pas sa faute. Je vais rejoindre maman. » Il s’était éteint quelques secondes avant que son père ne le découvre. Son père l’avait tenu dans ses bras tout l’après midi en le berçant comme un bébé. Dougald avait fini par le convaincre de rentrer, que les gens qui attendaient devaient s’inquiétés. Aurore fut la première à voir son frère. Elle l’embrassa et courut dans sa chambre.


Dernière édition par le Sam 5 Jan 2008 - 15:04, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La saga de l'été!   Mer 18 Juil 2007 - 14:36

Suite....

-C’était il y a longtemps, je n’avais que seize ans et je te rappelle que je
n’étais pas seul, Jamy était avec moi.
A l’évocation de son fils, Carl devint tendu et son visage se ferma à toutes émo-tions.
- Je ne veux pas que cela se reproduise, le sujet est clos.
Aurore inspira lentement et plongea son regard dans les yeux de son père.
- Puis-je au moins allez me promener à pieds, de cette façon si je m’égare, ils vous seras plus facile de me retrouver !
Elle vit son père se retenir de l’étrangler !
- Je ne veux pas que tu t’éloignes du Ranch aujourd’hui, je n’ai aucune envie que les événements se suivent et se ressemblent, et quoi que tu puisses en penser je tiens à toi.
Cette dernière phrase avait été dite sur le ton de la confidence et avec beaucoup de douceur, chose rare chez son père, mais le démon de la colère l’habitait et s’est d’un ton doucereux qu’elle répondis :
- Pourquoi ? Pour moi ou ton futur investissement !
- Aurore, tu es très injuste envers mes sentiments à ton égard, tu es ma fille et je ne veux pas te perdre !
- Tu m’as déjà perdu en me vendant à cet homme !
La colère les habitait de nouveau tous les deux !
- Cet homme comme tu dis s’appelle Cliff et c’est ton futur mari, tu lui dois le respect !
- Je ne lui dois rien du tout ! Pour moi il restera « cet homme » même dans l’intimité !
- Un jour tu auras des enfants, il sera au moins le père de tes enfants !
- J’espère être stérile, de cette façon vous aurez perdu tous les deux !
- Mais ce n’est pas un jeu bon sang ! Il s’agit de ton avenir et celui de tes descendants, la vallée est indispensable à la bonne marche de ce ranch !
- Jusqu’à présent tu t’en ais bien sorti sans cette fichue vallée, pourquoi aujourd’hui cette vallée serait primordiale pour moi ?
- Oui nous nous en sommes sortis, mais à quel prix ! Nous avons perdu ta mère et ton frère je ne veux pas que tu te tue à la tâche !
Cela était sans appel, elle n’aurait pas le dernier mot, du moins pas ce matin, qu’a cela ne tienne, elle irait faire une promenade à pied près de la source, elle faisait partis du Ranch, certes elle était à la limite mais elle appartenait au Ranch ! A cette pensée, son visage s’illumina d’un sourire et elle se dirigea vers la porte.
- Bien, je te laisse, je vais voir si je peux être utile à quelqu’un.
Carl regarda partir sa fille et eus l’impression d’avoir gagné trop facilement cette joute verbale, que pouvait bien cacher ce revirement d’attitude ? Il secoua sa tête et souris, il s’était qu’elle ne monterait pas mais peut être avait-elle trouvé un moyen de détourner son interdiction. Il se dirigea vers la porte et disparut vers l’arrière de la maison. Il s’arrêta devant les écuries et appela Thomas, un jeune palefrenier qui travaillait pour lui, il savait pouvoir compter sur lui pour suivre discrètement sa fille, il voulait s’assurer qu’elle serait bien présente a ses propres fiançailles.
- Thomas prend ton fusil, suis mademoiselle Aurore et si tu te fais prendre dit lui que tu chasse le lapin pour moi. Et s’il lui prend l’envie de s’enfuir fais-le moi savoir immédiatement !
Thomas déglutit en entendant la nouvelle mission, il détestait suivre sa jeune patronne, elle allait toujours par monts et par vaux, ce n’était pas une tâche facile que de suivre une jeune fille qui connaissait parfaitement la région. Et puis qu’elle idée de vouloir faire surveiller sa fille quand déjà elle possédait le meilleur garde du corps de tout l’Ouest américain, mais ça ils le savaient tous, alors son patron avait sûrement une sacré bonne raison de la faire surveiller et la meilleure façon de garder son boulot c’était encore d’obéir sans poser de questions !
- Oui monsieur Grant, j’y vais tout de suite !
Carl Grant le regarda partir et disparaître aussitôt derrière les baraquements des cow-boys du ranch.
Ce jeune Thomas commençait à lui plaire, il venait de prendre la même direction que sa fille quelques minutes plutôt !


*

Aurore marchait depuis une bonne heure lorsqu’elle aperçut les premiers hibis-cus, plus loin de petits arbustes couverts de petites fleurs blanches très odorantes, signe qu’elle n’était plus très loin de l’oasis naturelle située au pied d’une petite montagne. Une source pure coulait à ses pieds, pas de quoi abreuver un troupeau de bœufs ou de chevaux mais un petit ruisselet qui persistait à vouloir exister au milieu de nul part, elle était tellement insignifiante, qu’elle n’était répertoriée sur aucune carte. Elle avait contribué à la pérennité de toute une population d’indien au siècle dernier, aujourd’hui, ils n’étaient plus qu’une poignée a prolongé une tradition ancestrale et à venir se désaltérer à la source qu’ils avaient merveilleu-sement surnommée « l’eau des ancêtres. Pour les Indiens cette eau qui venait des entrailles d’une montagne devait nécessairement venir de façon magique. Aurore s’approcha de la source et s’agenouilla sur la petite plate forme naturelle usée par le temps et le nombre de genoux posés à sa surface, elle s’inclina et plongea les mains dans l’eau claire et porta le breuvage très frais à ses lèvres, elle but quel-ques gorgées et ferma les yeux pour savourer ce moment unique. La paix inté-rieure qu’elle ressentait en ce lieu était unique, inexplicable, un bien être incroya-ble la pénétrait par tous les pores de la peau, et l’eau qu’elle buvait apaisait tous ses maux, du moins le pensait-elle.
- Tu es tombé de ton lit ce matin ?
Comme d’habitude elle ne l’avait pas entendu venir, elle avait beau se concentrer et percevoir tous les bruits de ce qui l’entourait, il l’a surprenait toujours, depuis sa plus tendre enfance c’était ainsi. Il apparaissait dans les moments où elle s’y attendait le moins. Elle leva les yeux et posa son regard sur l’homme qui lui faisait face. Son meilleur ami.
- Bonjour loup blanc, non je ne suis pas tombé de mon lit, d’ailleurs je n’ai pas dormi.
Elle détourna le regard pour ne pas qu’il voie la peine assombrir ses yeux.
- Ce qui explique tes traits tirés, cela aurait-il un rapport avec l’homme que tu dois épouser ?
Il s’assit en tailleur devant elle et plongea son regard vert dans ses yeux. Il avait tout d’un indien, les cheveux, les habits, sa façon de se déplacer tout en lui criait son appartenance à ce noble peuple, sauf les yeux : ils étaient d’un beau vert pro-fond, ce qui donnait une expression particulière à son regard, troublant et capti-vant à la fois. Quoi qu’il en soit tous ceux qui approchait Loup blanc ne restait jamais indifférent devant lui !
- Je vois que cela ne te comble pas, tu n’as pas le comportement d’une future jeune mariée.
C’était une affirmation, il avait analysé et jugé. Aurore soutenait son regard qui lui réchauffait toujours le cœur et ce depuis qu’elle était toute petite. Elle l’avait tou-jours considéré comme son meilleur ami, il était constamment à son côté lors-qu’elle en avait besoin, à la mort de sa mère quand elle n’avait alors que quatorze ans, à la mort tragique de son frère jumeau l’année de ses seize ans et aujourd’hui veille de ses vingt et un printemps et pour ce qu’elle considérait comme une mar-che à l’échafaud !
- En effet je ne suis pas très enthousiaste à l’idée d’épouser un homme qui m’est complètement indifférent.
Loup blanc plissa les yeux et se pencha vers elle.
- Alors pourquoi l’épouser si tu ne l’aimes pas, ne peux-tu avoir le choix ?
Aurore eus un sourire désabusé.
-J’avais le choix jusqu’à ce qu’arrive Cliff MC Call avec sa maudite vallée bleue.
Ses paroles furent prononcées d’une façon amère. Loup blanc entendit le déses-poir dans la voix d’Aurore et quelque chose lui fit mal à l’intérieur de lui, c’était la première fois qu’il la voyait avec cet air aussi triste et désemparé depuis la mort de Jamy, il ressentit qu’elle n’avait plus aucuns choix possible et cela le révoltait, se servir d’une femme comme monnaie d’échange pour acquérir de la terre et de l’eau dans cette époque avait quelque chose d’absurde. Et puis il était bien placé pour savoir que l’infâme marchandage était tous ce qu’il y avait de plus légale à son grand désespoir ! Aillant eus un père « blanc » loup blanc avait eus accès à un enseignement et comme il était très brillant il avait eus la possibilité de faire de haute étude, l’argent de son père y était pour beaucoup et il avait achevé ses étu-des en décrochant une licence d’avocat avec mention ! Il enrageait à l’idée de ne pouvoir aider Aurore et de la laisser aller vers cet homme que lui non plus n’aimait pas du tout ! Il avait de bonnes raisons de ne pas l’apprécier, la semaine précédente il avait enquêté sur Cliff MC Call et ce qu’il avait découvert n’avait rien de réjouissant pour l’avenir d’Aurore. Son futur mari était un joueur de poker qui n’avait aucuns scrupules, tricher était une seconde nature chez lui mais mal-heureusement aucune preuves matérielles ne venait corroborer tout ses fait ! La seule personne qui aurait pu témoigner que MC Call était un tricheur était décédée dans des circonstances assez bizarres, mais là aussi, aucunes preuves ! Cet homme avait l’intelligence et la fourberie d’un loup sauvage. De plus la vallée bleue ap-partenait jusqu’au mois précédent à une vielle dame très âgée et à son décès, elle avait légué cette vallée à MC Call ! Comment ? Même le notaire avait été incapa-ble de dire quant cette vielle dame avait modifié son testament ! Le premier léga-taire n’était autre que le père d’Aurore ! Toute cette affaire était louche et Loup blanc faisait l’impossible pour rassembler ne serais ce qu’une once de preuve contre les façons de faire de MC Call. Et pour couronner le tout, aujourd’hui il demandait la main d’Aurore de façon que Carl Grant ne puisse refuser parce que jusqu’à ce jour il pensait pouvoir obtenir la vallée pour sa fille ! Loup blanc se posait une question, une seule : MC Call ferait-il chanter Carl Grant ? Ce n’était pas impossible, ce MC Call avait assez de pouvoir et d’hommes de main pour faire peur à n’importe quel homme puissant ou non. Pour l’heure Loup blanc es-sayait de gagner du temps, de retarder ce mariage mais il fallait ruser très finement pour ne pas que MC Call ne puisse sentir le piège. Loup blanc avait déjà obtenu un délai de trois mois entre les fiançailles et le mariage avec l’aide du prêtre qui cria au scandale lorsque MC Call avait voulu épouser Aurore juste après la signa-ture du contrat de mariage chez le notaire. Pour ne pas effrayée Aurore, Carl Grant et Loup blanc tenait à passer sous silence cet épisode chez le notaire qui avait été des plus pénible pour tout le monde. Cette situation était presque irréelle. Comment un seul homme avait pu manipuler autant de personnes à la fois cela restait un mystère ! Pour le moment son attention fût attirée par un bruit particu-lier. Aurore fût alerté par le changement à peine perceptible de Loup blanc, elle l’interrogea du regard.
- Tu as été suivi, je peux même te dires par qui.
Aurore ne lui demanda pas, depuis quelques jours déjà elle avait repéré Thomas, le jeune palefrenier du ranch de son père. Aurore se leva et appela Thomas :
- Viens dires bonjour, ne sois pas timide !
Le jeune Thomas apparu derrière le bouquet d’arbre qui bordait la source, il était armé d’un fusil, il retira son stetson pour saluer Aurore.
- Bonjour Mademoiselle Aurore, bonjour à vous monsieur loup blanc.
Tout en parlant, il tournait son chapeau dans tous les sens, signe chez lui d’une grande nervosité !
- Que fais-tu par ici, te serait-tu perdu ?
Aurore ne pus s’empêcher de s’esclaffer en entendant la question de loup blanc et elle essaya de se camoufler derrière son propre chapeau pour ne pas embarrasser le jeune Thomas.
Quelque peu vexé de la question de loup blanc il se redressa et bomba le torse.
- Non je ne suis pas perdu, je chasse le lapin pour Monsieur Grant !
Aurore ne voulait pas regarder loup blanc, sinon elle aurait vu ses yeux moqueurs, oh ! Ce n’était pas méchant mais la plaisanterie était vraiment trop facile avec Thomas, il prenait au sérieux toutes les missions de son père, et depuis quelque temps cela consistais à suivre Aurore dans tous ses déplacements afin, dû moins le pensait-elle, qu’elle ne se volatilise pas et quand bien même l’aurait-elle fait où serait-elle aller ?
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J-P Mouvaux
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MessageSujet: Re: La saga de l'été!   Mer 18 Juil 2007 - 17:44

On attend la suite.
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MessageSujet: Re: La saga de l'été!   Jeu 19 Juil 2007 - 14:01

Vous aimez?

...la suite :


2ème Chapitre
Il était vingt heures et Aurore s’apprêtait à descendre l’escalier pour rejoindre son père afin d’accueillir les personnes invitées à cette soirée qui serait assurément la plus longue et la plus difficile de toute son existence lorsqu’elle serait stopper net sur la première marche de l’escalier par la voix furieuse de son père :
-Aurore ! Ce n’est pas un enterrement, ce sont des fiançailles bon dieu !
Aurore ferma les yeux, il était évident que cette fois, elle avait sûrement dépassé les bornes. Elle avait revêtu une somptueuse robe noire !
- Je sais que je ne vais pas à mon enterrement mais pour moi ma vie s’arrête ce soir.
Le ton d’Aurore était résigné et elle n’eut pas le courage de regarder son père, si elle l’avait fait-elle aurait fondu en larmes. Son père dû le sentir et c’est d’un ton calme qu’il s’adressa à sa fille.
- Je t’attends au pied de l’escalier lorsque tu te seras changé, peu importe la couleur tu es toujours très jolie, mais pas de noir.
Il se retourna et descendis les escaliers. Aurore s’en retourna vers sa chambre et commença à se dévêtir pour ensuite mettre la robe que Lysie avait préparée, une somptueuse robe bleue, posée bien en évidence sur le lit mais Aurore n’avait pue se résoudre à la mettre. A présent c’est dans un état second qu’elle s’habillait et elle ne sus jamais comment, quelques minutes plus tard, elle se retrouvait au pied des escaliers au côté de son père pour commencer ce qu’elle appelait son calvaire.
- Tu es splendide !
Carl Grant n’avait pas tors, Aurore était magnifique, le bleu de sa robe s’harmonisait à merveille avec ses yeux et le chignon que lui avait confectionné Lysie, d’où s’échappaient quelques boucles, la faisait paraître plus grande. Cela lui réchauffa le cœur de savoir que cela plaisait à son père.
Ils se dirigèrent vers le salon où devait se dérouler la soirée, Cliff Mac Call attendait, lui aussi, il était debout devant la cheminée, un verre d’alcool à la main, lorsqu’il vit Aurore et son père il se déplaça pour venir les saluer.
- Bonsoir Aurore, je me réjouis de vous voir si en beauté ce soir, votre retard est excusé.
Cliff s’inclina tout en prenant sa main pour l’embrasser. Aurore réprima un frisson de dégoût et inclina la tête pour le saluer à son tour puisque aucun son n’aurait pu franchir ses lèvres.
Cliff ne fût pas dupe et c’est avec un sourire moqueur qu’il déclara :
- Votre embarras est-il dû à l’émotion de ce soir ?
Elle ne pouvait lui répondre, c’était au-dessus de ses forces ! Elle se tourna vers son père pour trouver un appui quelconque.
Carl ne pouvait ignorer cet appel au secours venant des yeux de sa fille et c’est avec un calme qu’il était loin de ressentir qu’il affirma :
- Aurore est très tendu lorsqu’une soirée débute et quand elle s’aperçoit que tous se passent pour le mieux elle se détend, alors faites comme moi Cliff, soyez patient et vous verrez, ma fille n’a pas son pareil pour organiser une soirée !
Aurore regarda son père avec étonnement ! Il venait de mentir délibérément ! Elle n’avait en aucun cas fait quoi que ce soit pour organiser cette soirée et elle ne pouvait absolument pas savoir qui s’était chargé de ce travail !
Cliff ne vît pas l’étonnement d’Aurore.
- Il ne peut en être autrement, je vous l’accorde et je suis très heureux d’épouser très bientôt une perle aussi rare.
Aurore était au supplice, c’était encore pire que tout ce qu’elle avait imaginé, elle était sûre qu’elle ne tiendrait pas jusqu'à la fin, c’était impossible !
Les invités arrivaient par petits groupes et venaient tour à tour se présenter et dire bonsoir à leurs hôtes d’un soir. Personnes ne s’étonnaient du sourire à peine amorcée d’Aurore, tout le monde devait mettre son manque d’enthousiasme sur le compte de l’émotion, car, chacun se doutait plus ou moins de leur présence ici ce soir.
La soirée se déroulait à merveille. L’attention d’Aurore fût attirée par l’entrer d’un homme, quelque chose en lui était familier, elle était sûre de l’avoir déjà vu et pourtant c’était un inconnu ! L’homme était très grand, large d’épaule, de très longues jambes, une démarche féline, les cheveux noir couper très court, le visage très masculin, le front large et dégagé, les pommettes hautes et à peine anguleuse, le menton très volontaire, et à cet instant un sourire éblouissant venait d’apparaître sur ses lèvres pleines. Cela n’avait duré que quelques secondes, elle espérait que personne ne se fût aperçu de ce regard examinateur qu’elle venait de poser sur cet homme qu’elle ne connaissait pas, ce n’était pas dans ses habitudes de dévisager les inconnus. L’homme se dirigeait à présent vers elle et son père, elle ne pouvait détacher son regard de cet apollon, qui était-il ?
Son père devait le connaître, il lui serra la main comme à un vieil ami.
- Bonsoir …Adam.
Pourquoi son père venait d’hésiter sur le prénom de l’inconnu ? Décidément cette soirée n’était vraiment pas ordinaire.
- Bonsoir M. Grant.
L’homme que son père venait d’appeler Adam s’inclinait devant elle et lui pris la main
- Bonsoir Melle Grant, je suis ravi de vous revoir.
Ravi de la revoir ? Quand l’avait-elle vu pour la première fois ? Et cette voix chaude et profonde, elle était persuadée de l’avoir déjà entendu mais où et quand ?
Aurore se rendit compte que son père la regardait avec amusement, Adam attendait au côté de son père, pas moins amusé, son regard aussi lui rappelait quelqu’un, ses yeux d’un vert profond n’étaient pas si répandus que cela ! Elle se sentait de plus en plus gêné.
Carl eu pitié de sa fille, la soirée était suffisamment chargée en émotion et c’est avec beaucoup de discrétion qu’il se pencha vers elle et lui souffla à l’oreille, de façon à n’être entendue que d’elle :
- Tu ne reconnais pas Loup blanc !
Aurore était abasourdie ! Elle était à mille lieux de faire le rapprochement entre Loup blanc et l’homme qui se tenait devant elle, splendide au demeurant dans sa tenue de soirée qui lui allait à la perfection. Aurore se remit rapidement du choc et c’est avec le plus splendide des sourires qu’elle n’eut jamais donné qu’elle répondit à Adam :
- Bonsoir L… Adam.
Elle s’était reprise à temps ! Mon dieu, comment un homme pouvait-il être si différent selon les habits qu’il portait ? Loup blanc était depuis sa plus tendre enfance un ami et ce soir pour la première fois elle s’était retrouvée devant celui-ci sans savoir que c’était lui, elle n’en revenait pas !
Loup blanc se pencha vers Aurore et lui souffla à l’oreille :
- Bluffant, non ?
Aurore le regarda avec son regard pétillant et lui répondis dans un souffle :
- C’est plus réussi que ton costume de shérif lorsque tu avais quatorze ans !
Carl Grant failli s’étouffé avec la gorgée de champagne qu’il s’apprêtait à avaler et Adam piqua un fard à peine visible sous le hâle de sa peau bronzée ! C’était une première, elle, Aurore avait fais rougir Loup blanc ! Décidément cette soirée était pleine de surprises ! Peut être que se serait moins difficile que prévu après tout ?
- C’était déloyal de ta part de me rappeler l’épisode le plus humiliant de toute ma vie !
Adam avait parlé d’une voix profonde et moqueuse. Aurore lui offrit son plus beau sourire.
- C’était trop tentant ! Et puis s’est de ta faute, tu ne m’avais pas du tout dit que tu serais présent ce soir, j’aurais certainement moins appréhender cette soirée si j’avais su que j’aurais un ami à mes côtés pour cette épreuve !
Adam lui rendis son sourire et lui répondis :
- M’aurais-tu reconnu si je t’avais dit que je serais présent ce soir ou aurait-tu guetté l’arriver de Loup blanc en costume de cérémonie indienne ?
Aurore fixa Adam quelques secondes et elle fut surprise de se rendre compte qu’il avait raison, elle aurait attendu Loup blanc en costume d’indien.

Toute cette scène très touchante n’avait pas échappé à Cliff MC Call qui se tenait non loin de là et qui ne perdais jamais sa fiancée des yeux. Ce maudit peau rouge venait d’obtenir ce qu’il désespérait de voir sur les lèvres d’Aurore ce soir, un sourire, et quel sourire ! Ce fumier ne perdait rien pour attendre, bientôt il serait hors d’état de nuire et définitivement. Ce n’était pas un petit avocat de campagne qui allait lui faire suivre les lois, surtout un sang mêlé, les lois il les faisait lui-même !

Un serviteur vint à l’entrée du salon où tout le monde était rassemblé pour annoncer que le repas était servi et que les personnes présentes étaient invitées passer à table. Cliff s’approcha d’Aurore et lui présenta son bras afin qu’elle pose sa main dessus pour la conduire à table. Aurore ne pouvait refuser, mais se n’est pas l’envie qui lui manquait, elle regarda Adam et celui ci, rien qu’avec son regard si expressif, lui insuffla toute l’énergie qui lui manquait et c’est avec un calme apparent qu’elle posa sa main sur le bras de Cliff et ils se dirigèrent vers la salle à manger. Le repas se déroula normalement, les personnes autour de la table bavardait gaiement et appréciait le repas. Aurore s’était rendu compte que tous les plats qui étaient servi ce soir n’étaient autres que tous ces plats préférés. Elle m’était un point d’honneur à goûter et savourer ce que contenait son assiette pour ne pas embarrassée la personne qui s ‘était donné beaucoup de mal pour lui faire plaisir ! Elle parla peu durant le repas, son père et Cliff étaient près d’elle et ils passaient leur temps à bavarder avec leurs voisins respectifs, elle se faisait l’impression d’un bibelot que l’on aurait posé ici pour faire joli. Elle aurait aimé échanger son point de vue sur le déroulement de la soirée avec Loup blanc mais celui-ci était à l’autre bout de la table, qui ce soir lui paraissait immense. Il posait parfois son regard sur elle mais jamais très longtemps, sûrement pour ne pas attirer la curiosité des personnes présentes. Une dame d’un certain âge se tourna vers Aurore pour entamer une conversation.
- Ce repas est tout bonnement succulent ! Bravo ma chère Aurore, Cliff vous avez trouvé la perle rare, je puis vous l’affirmer !
Cliff ne pouvait pas ne l’avoir entendu, elle était assise à côté de l’homme qui monopolisait la conversation avec Cliff, ce qui ne dérangeait absolument pas Aurore mais cette dame avait constaté le manque d’égard par apport à sa future femme et le lui rappelait d’une façon qui passa inaperçue. Cliff posa son regard bleu dépourvu de chaleur sur Aurore et répondit d’une voix traînante :
- Je suis ravi que le repas vous ait plût, le contraire m’aurait quelque peu étonné, j’ai constaté que vous aviez un solide appétit !
Cliff venait de faire une allusion très grossière quant à l’embonpoint de cette gentille dame, Aurore s’apprêtait à riposter quand Carl Grant se leva et pris la parole :
- Mesdames et messieurs je vous annonce que le café sera servi sous la tonnelle à l’extérieur et qu’un orchestre vous distraira pour le reste de la soirée, pour ma part un verre de champagne serra le bienvenu, ma cuisinière, cette très chère Sophie, s’est surpasser ce soir, je dois bien l’avouer !
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MessageSujet: Re: La saga de l'été!   Jeu 19 Juil 2007 - 14:02

......

Il accompagna ces paroles d’un petit geste envers son ventre à peine rebondi d’avoir bien mangé, ce qui fit rire tout le monde !
- Mais avant que vous ne vous leviez j’aimerais vous annoncer une excellente nouvelle !
Mon dieu, le moment tant redouter arrivait, son père allait sceller son avenir et plus rien ne pourrait changer cela !
- Cliff MC Call à demander la main d’Aurore et celle ci a accepté ! Toutes mes félicitations mes enfants !
Son père accompagna ses paroles en levant son verre et toutes les personnes autour de la table en firent autant, y compris Loup blanc qui ne regarda qu’Aurore, ce qui n’échappa pas aux yeux de MC Call.
Aurore reposa sa serviette sur la table et s’apprêtait à se lever de table lorsque Cliff se pencha vers elle.
- Voulez vous m’accorder votre première danse ma chère Aurore ?
Le ton était des plus mielleux, repoussant à souhait, mais elle ne pouvait refuser.
- Je vous l’accorde M. MC Call.
- Vous pouvez m’appeler Cliff, ma chère Aurore.
Peut être mais elle n’en avait aucune intention. Elle ignora superbement sa requête et le suivi dehors où les musiciens venaient d’entamer une valse. Cliff enlaça Aurore et commença à valser. Ils virevoltaient au gré de la musique, leurs pas s’accordaient étonnamment bien, du moins en apparence car Aurore luttait en permanence contre la force que mettait Cliff à vouloir la maintenir contre lui, elle aurait voulu être à des kilomètres d’ici.
- Détendez-vous Aurore, je vous sens très crispée, pourtant vous êtes dans mes bras, n’est ce pas l’endroit le plus sûr pour une future femme que d’être dans les bras de son mari ?
Que répondre ? Elle désirait se détendre mais pas dans les bras de cet homme qui allait devenir son mari.
- Je désire aller me rafraîchir, me le permettez-vous ?
- Bien sûr !
Il l’a regarda s’éloigner, elle ne perdait rien pour attendre, le moment venu d’en faire sa femme, elle regretterait tous les affronts qu’elle lui infligeait depuis le début de cette soirée ! Pour le moment il allait se distraire avec une coupe de ce merveilleux champagne. Son futur beau-père avait du goût en matière de champagne, il n’en avait jamais bu d’aussi bon. Il pris une coupe sur une des dessertes mis à la disposition des danseurs et la vida d’un trait. Un homme le regarda en haussant les sourcils d’un air interrogateur, mais il ne le remarqua pas et pris une deuxième coupe qui pris le même chemin que la première, son regard était vide de toute expression mais les gens qui s'avançait vers lui percevait une tension nerveuse prête à exploser et l’évitaient le plus discrètement possible.
Aurore courut presque jusqu’aux toilettes pour fuir Cliff, arriver devant la porte elle changea d’avis et pivota sur elle-même, elle fila droit vers l’arrière de la maison pour échapper aux sons de la musique qui lui rappelait un peu trop ce pourquoi ils étaient tout rassemblés ce soir. Un cauchemar, c’était un cauchemar. Elle posa son regard sur le banc placé sous une alcôve naturelle faite par un rosier que sa mère avait planté des années plutôt, elle aurait été fière du résultat, c’était magnifique ! Aurore s’asseya sur le banc et posa ses mains jointes sur ses genoux, la tête droite et elle se força à regarder devant elle et à faire le vide dans sa tête.

Adam regardait le ciel étoilé ainsi que la lune et perçu le bruit d’une robe sur le dallage qui séparait la maison de l’alcôve que Miriam, la mère d’Aurore avait imaginée et dessinée. Il vit Aurore s’asseoir droite et raide, la douleur et le désespoir semblaient l’habiter. Il devina plus qu’il ne vit les larmes couler sur son visage, il s’apprêtait à aller la rejoindre lorsqu’il entendit un bruit de pas et s’abstint de bouger. Personne ne pouvait le voir, mais lui voyait tout et celui qui s’approchait avait tout d’un prédateur pistant sa proie plus qu’un fiancé cherchant sa promise.
Cliff fulminait, elle lui avait menti, ce n’est pas pour se rafraîchir qu’elle était partie mais pour le fuir ! Elle allait devoir apprendre que lui, Cliff MC Call ne supporterait pas une femme qui mentait pour pouvoir se débarrasser de lui !
- Je vous retrouve enfin ! M’attendiez vous ? Je trouve cet endroit parfais pour un premier baiser !
La voix de Cliff surpris Aurore, son cœur battait très fort et elle se mit à trembler, elle avait peur !
- Je… ne.
Aurore s’était levé brusquement et regardait Cliff qui s’approcha d’elle, elle recula mais fut arrêter par le banc qui se trouvait maintenant derrière elle. Cliff s’avança et parla d’une voix basse, mais ferme.
- Vous faites tout pour me fuir ce soir, mais viendras un jour où vous ne le pourrez plus et ce jour là je vous ferai regretter tout ce que vous me faites subir depuis quelque jour, je vous le garantis ! Et pour l’heure vous allez m’embrasser, comme une fiancée doit le faire.
Il s’avança vers Aurore qui voulu s’enfuir mais Cliff fut plus rapide, il l’enlaça brutalement et de sa main gauche attrapa sa nuque et posa violement ses lèvres sur celles d’Aurore. Ce fut pour elle le summum de l’horreur, le goût, l’odeur, la texture des lèvres qui agressaient les siennes, jamais elle n’aurait cru possible de détester un baiser ! Aurore réagit violement, elle trouva la force de le repousser et le gifla de toutes ses forces. La réaction de Cliff ne se fit pas attendre, il la repoussa sur le banc, la fit s’allonger et commença à lui retrousser sa robe. Aurore fut tellement surprise, d’abord par sa propre gifle, ensuite par la réaction de Cliff, qu’elle ne prit pas gardes aux conséquences, elle commença à reprendre ses esprits et pris peur ! Cliff allait la violer, là, sur le banc, ici et maintenant ! Non ! Non !
- Non !
- Je me fous que vous le vouliez ou non, je prends ce qui m’appartient !
Cliff la tenait par les épaules et la secouait d’avant en arrière, Son beau visage déformé par la rage qu’elle percevait avec la clarté de la lune. Plus aucun son ne sortait de sa bouche, elle était paralysée par la peur. Comment un homme pouvait se transformé autant en si peu de temps !
Adam serrait les poings et ne pus se cacher plus longtemps, Cliff venait de se jeter sauvagement sur Aurore.
- Votre père vous cherche Aurore.
Cliff se retrouva sur ses pieds en un clin d’œil, la voix de ce peau rouge avait le don de le refroidir aussi sûrement qu’une douche glacée !
- De quoi te mêle-tu l’Indien !
Adam garda tout son calme et encouragea Aurore du regard, celle-ci compris très vite et s’éclipsa plus vite qu’une biche aux abois, Cliff ne pus réagir à temps et foudroya du regard celui qui se trouvait devant lui.
- M. Grant réclamait sa fille, je n’ai fait que mon devoir MC Call.
- Ton devoir serait de retourner dans ta réserve et d’y crever !
Cela avait le mérite d’être clair, cet homme le détestait !
Dougald apparut presque par enchantement et se dirigea très lentement vers les deux hommes.
- Bonsoir messieurs, belle soirée n’est ce pas ?
Un splendide cigare figé dans la bouche, les pouces glissés dans la ceinture de son pantalon, il affichait un calme presque insolite compte tenu des propos hurlés par Cliff quelques secondes plutôt ! Il ne pouvait pas ne pas les avoir perçu, pourtant rien dans son comportement ne laissait penser qu’il avait entendu quoi que ce soit !
- Bonsoir Dougald.
Adam s’était repris car encore une seconde et il aurait perdu tout son sang froid légendaire. Par contre Cliff avait un mal fou à cacher sa haine et s’agitait en tous sens. Mais il ne fit rien, la taille impressionnante et la carrure hors normes de Dougald devaient sûrement y être pour quelque chose, même Adam qui mesurait plus d’un mètre quatre vingt dix, ce sentait petit auprès de lui !
- Oui, bonsoir Dougald, je vous laisse, je vais rejoindre les invités.
Cliff tourna les talons et déguerpi assez rapidement malgré son envie manifeste de jeter son poing à la figure d’Adam !
- Tu viens d’échapper de peu à une correction où je ne m’y connais pas.
Dougald venait de parler très lentement, il remis correctement sa veste et enleva son cigare de sa bouche tout en regardant Adam, celui-ci lui sourit et regarda le cigare.
- Depuis quand fumez-vous ?
Sa voix avait une intonation normale et le ton était moqueur. Dougald regarda le cigare qu’il tenait toujours à la main, il le fit rouler en tous sens et déclara tranquillement :
- Petite mise en scène improvisée au dernier moment, ça à marcher non ? Et puis ta métamorphose n’est pas mal non plus. A propos, où sont passés tes cheveux ?
- Sur le plancher de la cuisine de M. Grant, Sophie et Lysie ont pensé que cela serait plus correct pour cette soirée plutôt qu’une queue de cheval, elles trouvaient que cela faisait un peu trop féminin et mes cheveux longs n’allaient pas avec le costume !
Les deux hommes sourirent au même instant et Dougald pris Adam par l’épaule pour se diriger vers la maison.
- Viens Adam, je t’offre une coupe de champagne, nous l’avons bien mérité !
- Pour ce qui est de la correction, je ne pense pas que j’aurais perdu contre MC Call.
- Peut être, mais tu aurais sûrement perdu le droit de revenir ici pendant un bout de temps, cela aurait été dommage vu le rôle que tu joue auprès d’Aurore ses jours ci !
Adam, surpris, interrogea Dougald du regard.
- Eh oui mon garçon, les gens parlent beaucoup ses derniers temps, ils t’on beaucoup aperçu en ville et comme ce n’est pas dans tes habitudes, ils ont cherché à savoir et ce sont vite rendu compte que tu voulais venir en aide à la fille de M. Grant ! Les gens ne sont pas idiots, de plus ils sont de ton avis, Aurore ne devrait pas épouser un type comme MC Call, mais ce porc à la loi avec lui ! Il a peut être beaucoup de succès auprès des femmes grâce à son physique mai comment à t-il pu si prendre non d’un chien ! Je ne comprends pas !
Les deux hommes s’étaient rendu sur la terrasse où se déroulait le bal et aperçurent Aurore avec son père, elle était très pâle, mais au moins était-elle en sécurité, du moins pour le moment ! Adam regarda au tour de lui, les invités valsaient, se désaltéraient, bavardaient, tous se passaient très bien. Dougald avait raison, si quelqu’un avait surpris une bagarre entre lui et ce MC Call, il n’aurait pas pesé lourd dans la balance de la justice, car il était intimement persuadé que MC Call avait corrompu plusieurs représentants de la loi. Dans cette ville et ailleurs, car comment pouvait-il agir seul, c’était impossible, plus il y pensait, plus il sentait au fond de lui que cet homme se jouait de M. Grant et de sa fille. A qu’elle fin, ça il ne l’avait pas encore découvert mais il y arriverait bon sang ! Il mettrait le temps qu’il faudrait, mais cet homme ne toucherai pas Aurore, elle méritait beaucoup mieux que ce mufle qui se comportait comme un animal en rut ! Il ferait tout ce qui faudra pour reculer ce mariage, quitte à enlever Aurore s’il le fallait !
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Wiwi
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MessageSujet: Re: La saga de l'été!   Jeu 19 Juil 2007 - 19:54

Bonjour tite Nuage, tu viens de me tuer. ^^° Je ne te savais pas si talentueuse. Hormis quelques fautes d’orthographes (rien de méchant), le reste, c’est du tout bon. L’histoire d’Aurore se boit comme du petit lait. En tout cas, tu joues bien sur les nerfs, j’espère que tu ne vas pas laisser la p’tite au griffe de l’autre bouzeux de Mc Call, hein ?!!! J’attend la suite.
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J-P Mouvaux
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MessageSujet: Re: La saga de l'été!   Jeu 19 Juil 2007 - 19:59

Et après ?
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nuage
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MessageSujet: Re: La saga de l'été!   Jeu 19 Juil 2007 - 20:49

Wiwi! Razz contente de te revoir...c'est vrai? C'est bien?
Deux ans d'écriture...la suite demain, un chapitre par jour!
Comme les carrés de chocolat, faut pas en abuser lol!
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nuage
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MessageSujet: 3ème chapitre...   Ven 20 Juil 2007 - 9:41

*
3ème chapitre
Aurore tremblait toujours, où était Adam, que lui était-il arrivé, pourquoi ne revenait-il pas, elle était très inquiète car lorsqu’elle s’était sauvée, MC Call et Adam était près de se battre. Lorsqu’elle était entrée en courant dans la maison, elle s’était heurtée à Lysie qui portait une pile de drap propre pour finir de pré-parer les chambres de quelques invités qui habitaient très loin du Ranch. Lysie avait fait disparaître ses draps, avait emmené sa jeune maîtresse dans sa cham-bre, réparé les dégâts fait à sa coiffure en un clin d’œil et n’avait posé aucune question.
- Vous pouvez redescendre Melle Aurore, courage !
Lysie avait déposé un rapide baiser sur la joue d’Aurore et elle s’était éclipsée. Aurore était redescendu près de son père.
- Détends-toi ma fille, tout se passe le mieux du monde, cesse de t’agiter comme ça, tu vas faire croire aux gens présents que tu n’es pas heureuse, et sou-ris un peu ! Tu fais une de ses tête on croirait que tu viens de voir un fantôme tellement tu es pâle, tu n’es pas malade au moins ?
Son père lui demandait si elle n’était pas malade, malade, oui, mais d’inquiétude quant au sort d’Adam !
- Tout va bien père, juste un peu de fatigue, cela va passer.
Décidément c’était la soirée des mensonges et le regard de son père lui confirma qu’il n’en croyait rien et elle lui sourit timidement comme pour s’excuser.
- Au moins souris-tu, c’est déjà un début.
Elle vit enfin Adam au côté de Dougald, elle regarda avidement son visage et ne découvrit aucunes traces de lutte, elle fut quelque peu soulagée et commença à se détendre un peu.
Carl avait suivi tous les mouvements de sa fille et commença à comprendre ce qui s’était passé durant la dernière demi-heure qu’avait durée l’absence de celle-ci. Personnes n’avaient d’œil poché, donc la situation devait être sous contrôle, mais il se promit de garder un œil sur Cliff. Celui-ci avait eus un comportement des plus bizarre ce soir, cela ne ressemblait pas du tout à l’homme qu’il avait côtoyé ces derniers jours, quant à Adam, il s’était que ce jeune homme se com-portait comme un frère avec Aurore et ne s’inquiétait pas de l’intérêt très mar-quer qu’il portait à sa fille. Ils se connaissaient depuis qu’ils savaient marcher et depuis toujours Adam la défendait contre tous les malheurs qu’elle pouvait ren-contrer et jamais il n’avait eus d’attitude équivoque envers Aurore, d’ailleurs, du plus loin qu’il puisse se souvenir, Adam n’avait jamais touché physiquement Aurore. Pas même le jour de l’enterrement de son frère Jamie, il s’était tenu à l’écart et la soutenait simplement de son regard si expressif et cela avait suffit à Aurore pour supporter la cérémonie, elle s’était effondrée dans les bras de Lysie passé la porte de sa chambre mais pas durant tout le temps que Adam fut pré-sent, rien que pour cela Carl lui en était reconnaissant.
Cliff réapparu en fin de soirée, personnes n’avaient l’air de regretter son absence et tous les gens présents ne lui posèrent la moindre question sur l’endroit où il avait bien pu passer la soirée ! Il se dirigeait à présent vers Aurore et son père.
- Cher futur beau-père, cette soirée est très réussie, je suis heureux de faire bientôt parti d’une si belle famille qui est la vôtre. Cliff avait employé un tond doucereux, mais son regard était aussi froid que la glace en hiver !
- Je suis ravi que cette soirée de fiançailles vous plaise Cliff, elle a été organisée dans ce but, pour que chacun et chacune puisse se réjouir comme moi de votre futur bonheur ! Mais danser avec ma fille, elle a besoin d’un peu d’exercices et vous voir valser me distraira un peu et ce sera une magnifique manière de clôturer cette soirée, allez …
Tout en parlant Carl avait poussé Aurore dans les bras de Cliff, celui-ci se réjoui de la reprendre dans ses bras, il en gardait un souvenir très agréable, ce n’était pas du tout le cas d’Aurore, elle devint très pâle et c’est avec résignation qu’elle suivit MC Call sur la piste de danse. Ils se mirent à valser, Aurore voyait défiler tous les visages autour d’elle mais elle ne ressentait rien, ne pensait rien, elle avait fait le vide dans sa tête et dans son corps, dorénavant plus rien ne l’atteindrait. Elle se sentait condamné à vivre avec cet homme et pour cela elle abandonnait, elle avait perdu, le droit à la liberté, à la joie de vivre, à l’amour.
Adam observait le couple et ressenti une douleur vive dans la poitrine, elle abandonnait, elle s’avouait vaincu, Cliff la dominait, physiquement et morale-ment, il venait de voir le regard d’Aurore, il était vide de toute émotion, même la peur avait disparu ! Cliff venait de tuer l’âme d’Aurore. Carl s’approcha du cou-ple et demanda poliment à Cliff s’il pouvait inviter sa fille pour une danse, ce qu’il accepta bien volontiers car il venait de passer des instants délicieux, il pen-sait qu’Aurore commençait à l’apprécier, ce qui le réjouissait, content de sa per-sonne il se dirigea vers la desserte ou était servi le champagne sans plus s’occuper du père ou de la fille. L’orchestre entamait une valse très lente, Carl et Aurore valsait en harmonie et plusieurs couples s’arrêtaient pour les admirer.
- Je suis très fier de cette soirée ma fille, je sais j’ai tendance à me répéter mais ce soir je crois avoir tout les droits même celui de radoter !
- Oui père, cette soirée se déroule comme tu l’avais prévu.
La voix d’Aurore n’était qu’un murmure et son regard fixe et sans expression surpris son père qui manqua un pas, ce qui les fit trébucher un instant.
- Je croix que je me fais un peu vieux pour ce genre d’exercices, Adam devra me remplacer pour achever cette valse, n’est ce pas Adam ?
Adam regardait le couple se diriger vers lui tout en valsant et ne fut pas surpris d’entendre Carl lui demander de le remplacer auprès de sa fille.
- Ce sera avec plaisir M. Grant que de conduire Aurore.
Elle ne s’aperçu pas tout de suite du changement de cavalier, une sensation de bien être et surtout une odeur épicée lui fit lever les yeux vers son cavalier.
- Lou... Adam ?
- Aurait-tu quelque chose contre mon prénom, cela fait deux fois ce soir que tu butes dessus !
Adam la taquinait, elle le savait, son regard pétillait et il avait beaucoup de mal à retenir son sourire. Aurore retrouva un peu de sa gaieté et amorça un sourire.
- Tu peu sûrement faire mieux que cette grimace !
A cette déclaration elle sourit franchement
- Merci Adam.
Tout était dit, elle savait ne pas avoir à exprimer ce qu’elle ressentait au fond d’elle-même, ils communiquaient depuis longtemps ainsi, sans se parler.
- De rien, je t’ai déjà dit que je serais toujours là lorsque tu en aurais besoin.
- Tu avais dix ans, je pensais que tu aurais oublié la promesse faite à une enfant de six ans.
- Lorsque l’on fait une promesse, enfant ou adulte, c’est une promesse, les années ne change rien.
- Adam, tu es le seul homme que je connaisse qui tienne ses promesses !
Adam avait du mal à tenir cette conversation avec Aurore dans ses bras, elle était légère et aérienne, ses pieds touchaient à peine le sol et lui-même avait l’impression de marcher sur un nuage ! Elle lui arrivait au menton et le parfum que dégageait sa chevelure était enivrant, il ressentait la chaleur de son corps à travers l’étoffe de sa robe, toutes ses sensations se diffusaient dans son propre corps, la première fois, c’était la première fois qu’il s’approchait d’elle et qu’il la touchait et c’était aussi effrayant qu’il l’avait imaginé ! Tous ses sens étaient concentrés sur Aurore, tous, sans exception !
Aurore percevait la chaleur des mains d’Adam à travers le tissu de sa robe, elle découvrait leur douceur à la pression à peine perceptible qu’elles exerçaient sur son corps pour danser. Adam la conduisait doucement, presque sensuellement, c’était très plaisant, mais indubitablement grisant ! De toute façon, après MC Call, n’importe quel danseur aurait été plaisant ! Ils continuèrent à danser sans plus se parler, goûtant les sensations nouvelles qui les transportaient tous les deux vers un monde inconnu. Dougald s’approcha du couple.
- Pourrais-je avoir le privilège de la dernière danse Melle Aurore ?
Le retour sur terre fut très brutal, l’un comme l’autre avait oublié où ils se trou-vaient et c’est presque avec soulagement qu’Adam délivra sa cavalière pour qu’elle danse avec Dougald.
Aurore repris vite ses esprits et souris au contre maître de son père.
- Je serais enchantée de valser en votre compagnie chère Dougald, merci pour cette danse Adam, tu es un excellent cavalier, mes compliments !
- Il faudra remercier Lysie et Sophie, ces deux dernières semaines ont été très chargées pour elles ! Mais heureusement, j’apprends vite paraît-il !
Le tond était très espiègle et il n’avait aucune honte à avouer que c’était une femme de chambre et une cuisinière qui lui avait appris à danser.
Aurore et Dougald sourirent franchement en imaginant la plantureuse Sophie dans les bras d’Adam, dansant sur le plancher de la cuisine.
- Au prochain barbecue annuel, je ne manquerais pas d’inviter cette chère Sophie à danser ! Déclara Dougald
Aurore imaginait très bien la scène : Dougald, très grand et corpulent, Sophie, très petite et très ronde, l’image était si réelle qu’elle ne pus s’empêcher de s’esclaffer !
- Je t’interdis de rire jeune fille où je te laisse planter là !
- Cher Dougald, je suis impatiente de participer à ce barbecue pour le plaisir de vous voir évoluer tous les deux, ce sera une expérience unique.
Sur cette déclaration, Dougald mit un point d’honneur à faire tourbillonnée Au-rore, tant et si bien qu’elle cria grâce avant la fin de la valse, tant elle était es-soufflée.
- Dougald, par pitié, je jure de ne plus rire de toi.
- J’espère bien, en attendant, je te garde dans mes bras, ton futur fiancé n’est apparemment pas de bonne humeur après ta danse avec Lou..., heu, Adam. Désolé, c’est l’habitude.
- Je comprends très bien, moi aussi j’ai un peu de mal à me faire à l’idée que Loup blanc est décidé de prendre le prénom que son père lui a donné, jus-qu'à ce soir, je ne l’avais jamais appelé « Adam.
- Son père devait avoir le sens de l’humour pour donner ce prénom au pre-mier enfant demi- indien par sa mère et demi anglais par son père, un comte en plus, preuve que l’amour n’a pas de frontière !
- Détrompe-toi Dougald, l’amour à des frontières, pour moi cette frontière a pour nom « la vallée bleue. Je ne pourrais jamais connaître l’homme, qui quel-que part m’est destiné.
Elle fini sa phrase dans un murmure, et baissa la tête vers le sol pour que per-sonne ne voie les larmes brillées dans ses yeux.
- J’aurais pourtant juré que tu l’avais déjà rencontré…, j’ai du me tromper.
- Oui, Dougald, tu t’es trompé, je n’ai pas encore rencontré l’homme de ma vie, et je ne le rencontrerais jamais à présent.
C’était un constat, triste et douloureux. Dougald regarda autour de lui et aperce-vant Carl et MC Call en grande conversation il proposa un verre de rafraîchis-sement à Aurore qui l’accepta avec plaisir. Ils se dirigèrent tous deux vers la table où étaient posé diverses boissons et se désaltérèrent en silence.
Aurore se sentait lasse tout à coup et s’excusa auprès de Dougald.
- Je croix que je vais rejoindre mon père, cette soirée est assez avancé pour que je m’éclipse sans que personnes ne trouve cela louche, je suis épuisée.
- Je pense que ton père n’y verra aucun inconvénient, d’autant que plusieurs invités sont déjà partis, bonne nuit Melle Aurore.
- Bonne nuit Dougald, pendant que j’y pense, rassemblez-vous les jeunes veaux demain pour le marquage ?
- Oui et je parie que tu veux être présente pour ce petit rodéo.
- Parie gagné ! Je ne raterais pas une occasion de voir tous ces cow-boys se casser la figure pour attraper les bêtes, c’est un spectacle donc je ne me lasse pas !
- Un de ses jours jeune fille, je te mettrais un lasso dans les mains et je te mettrais au défi d’attraper l’une de ses bêtes !
- Je serrais ravie de relever ce défi, et ce dès demain si tu es d’accords.
Aurore le mettait au défi, lui, Dougald, le meilleur au lasso à milles lieu à la ronde, bas ça alors !
Avant qu’il ne reprenne ses esprits, elle se dirigea vers son père en ignorant l’individu qui se tenait à ses côtés.
- Père, verrait-tu un inconvénient à ce que je me retire maintenant, je me sens très lasse et demain c’est une grande journée, Dougald rassemble les veaux pour le marquage.
- Ce n’est pas la place d’une jeune fille de votre condition que d’accompagné des cow-boys dans la poussière et l’odeur que dégage ce genre de spectacle est immonde !
Aurore tourna son regard vers MC Call et souris en répondant d’un tond miel-leux :
- L’odeur des bêtes m’est agréable contrairement a certaine, et j’ai été éle-vée dans ce ranch, donc je me dois de tous savoir quand a son fonctionnement, il faut que je me familiarise avec mes futures obligations car je suis l’unique héri-tière et vous n’y connaissez rien, n’est ce pas ?
- Il n’y a aucun problème, j’engagerais un contre maître pour faire fonc-tionner ce ranch, je ne veux pas d’une femme cow-boy, je veux une vraie femme dont je puisse être fier.
- En résumer, vous voulez une poupée de salon prête à dire oui a tout ce que vous direz et ferez.
- Non, je ne le formulerais pas ainsi, mais j’avoue que l’image est plaisante.
- Eh bien, MC Call, vous avez choisi la mauvaise héritière car j’entends continuer ce que mon père et grand-père avant lui ont commencé à bâtir et je ferais prospérer ce ranch que vous le vouliez ou non. Bonsoir père, bonsoir M. MC Call.
Et sans plus s’attarder, Aurore pris congé des derniers invités et disparu dans l’escalier. MC Call était tellement abasourdis par les dernières paroles d’Aurore qu’il pris congé sans même se plaindre.
- Je ne sais pas le quel des deux est le plus à plaindre, Aurore ou ce MC Call.
Dougald s’était approché de Carl pour le saluer et avait entendu les dernières paroles d’Aurore.
- Je me posais la même question Dougald, lirait-tu dans les pensées mainte-nant !
- Pas plus qu’avant patron, mais je ne peux m’empêcher de penser que ce mariage n’est peut être pas la bonne solution.
- Le mariage ou le marié ?
La question resta sans réponse, Dougald comme Carl espérait qu’Aurore ne souffrirait pas, quoi qu’il puisse arriver.
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MessageSujet: 4ème chapitre....   Dim 22 Juil 2007 - 14:29

......4ème chapitre
Le soleil pointait à l’horizon, malgré la fatigue et la tristesse, Aurore s’habillait silencieusement, ses gestes étaient mécaniques, elle ne pensait à rien, la nuit avait été très longue, elle n’avait même pas défait ses draps.
Elle descendit les escaliers pour se diriger vers la cuisine, un café serait le bien-venu après une nuit blanche. Sophie préparait le petit déjeuner, une odeur de pâtisserie vint chatouiller les narines d’Aurore.
- Quelle agréable odeur pour commencer une belle journée !
Sophie se retourna brusquement.
- Melle Aurore, vous m’avez fait une de ces peurs ! Que faites-vous déjà levé ?
- Désoler de t’avoir effrayée, il fait si beau aujourd’hui, je n’ais pas voulu perdre de temps, il y a beaucoup de travail et je croix que je ne serais pas de trop !
- Il est évident qu’il y a beaucoup de travail en ce moment, mais vous au-riez pus vous reposer encore un peu, vous n’êtes pas indispensable pour le mar-quage tout de même !
- Détrompe-toi ! J’ai eus une riche idée de défier Dougald hier au soir.
Aurore souris sur ses dernières paroles et trempa ses lèvres dans le café corsé, comme elle l’aimait. Sophie la fixa un instant.
- Comment ça, vous avez défié Dougald, qu’elle riche idée vous est passée par la tête ?
Sophie craignait le pire, avec sa jeune maîtresse, elle s’attendait à tout, à tout, mais pas à ce qu’elle entendit !
- Au lasso.
Sophie resta comme statufié dans la cuisine pendant qu’Aurore se coiffait de son chapeau de cow-boy.
- Oh ! Pendant que j’y pense, merci, Adam est devenu un excellent danseur.
Elle plaqua un baiser sur la joue rebondit de Sophie et disparu en direction du corral où l’attendait sûrement sa jument préférée.
L’effervescence régnait déjà aux alentour du pré où l’on avait décidé de marquer les jeunes veaux. Dougald était en pleine action et Aurore ne se lassait jamais de le voir évoluer avec aisance, un lasso à la main, les rennes dans l’autre et son cheval qui anticipait quasiment touts les changements de direction, c’était pres-que un ballet gracieux, du moins lorsqu’il ne pleuvait pas et qu’il n’avait pas de cape pour gêner ses mouvements.
- Qu’est ce qui te fait sourire bêtement dès le matin jeune fille ?
Dougald était près d’elle et tenait son chapeau à la main, c’était sa façon a lui de dire bonjour, il n’aimait pas perdre de temps en manifestation affective.
- Rien, il fait beau, c’est tout. A d’autre, il était persuadé qu’elle mijotait quelque chose, il ne se passait pas une journée depuis qu’elle avait vue le jour, sans qu’il ne se passe quoi que ce soit qui est un rapport avec sa présence. Tous les cow-boys présents la respec-taient, mais ça ne les empêchait pas d’être quelque peu distrait par sa présence, son apparence, le fait qu‘elle soit une femme aux formes plus qu’épanouies, les perturbaient un peu malgré eux et cela provoquaient parfois quelques incidents, sans gravité, mais parfois un peu gênant.
- Combien en avez vous marqué jusqu'à maintenant ?
- Cent cinquante, il en reste quatre vingt à peu près.
Aurore parut étonné, jamais cela n’avait été aussi vite !
- Déjà ! Mais il est à peine six heures trente, comment est ce possible ?
Dougald eut un grand sourire et fit pivoter son cheval, de telle manière qu’elle puisse voir tout le pré dans son ensemble.
- Nous avons une nouvelle recrue depuis ce matin, et je dois dires qu’il est épatant, ha !
D’un coup de chapeau sur la croupe, Dougald venait de filer vers le corral, im-proviser pour la circonstance, pour rejoindre ses hommes qui attrapaient les veaux, pendant que d’autres les marquaient. Ce fut à ce moment qu’elle vit un cow-boy monté sur un cheval pie, le lasso tournant au-dessus de sa tête coiffée d’un chapeau noir, il avait fier allure mais un détail l’intrigua, ou plutôt non, plusieurs détails en fait ! Il n’avait pas de selle et ne tenait pas les rennes, son corps ne faisait qu’un avec le cheval et son lasso faisait mouche à chaque fois ! Pas étonnant que cela se fasse plus vite que d’habitude !
- Je me demande pourquoi il ne venait pas avant ! Si j’avais su qu’il se dé-brouillait aussi bien avec un lasso, je l’aurais embauché depuis longtemps !
Son père venait de la rejoindre et regardait le spectacle.
- Oui, apparemment il est excellent, mais qui est ce ?
Son père la regarda avec effarement !
- Aurore, tu vas finir par le vexer, regarde bien !
Vexer qui ? Décidément cela ne lui réussissait pas de se lever de bonne heure ! Elle regarda vers les hommes à cheval et finit par repérer le cavalier au cheval pie, le cheval lui rappela un autre cheval et la solution apparut comme par en-chantement !
- Loup blanc.
La douceur de cette constatation ne perturba pas Carl.
- Aurore, depuis hier soir il a pris le nom de son père.
- Adam ?
- Oui, Adam.
- Pourquoi ?
- Il te l’expliquera lui-même, il y tient !
- Père, depuis ces derniers quinze jours, tout ne tourne plus rond autour de moi, que se passe t’il ?
- Tu grandis Aurore et les choses changes, c’est ainsi, nous n’y pouvons rien.
Ils étaient plongés tous deux dans leurs pensées, regardant Adam et Dougald évolués ensemble en parfaite harmonie, les mots étaient superflus tant le specta-cle était magnifique !
Dougald revint vers eux, un sourire carnassier aux lèvres.
- Prête jeune fille ?
- Je me demandais si tu m’avais oublié !
- Oublié un défi ? Moi, Dougald Craker ! Aucune chance.
Carl les regarda tous deux.
- Qui t’a défié Dougald, Adam ?
- Non, ta fille.
Carl n’eu le temps que de regarder sa fille sauter allègrement la barrière, enfour-cher sa jument et piquer des deux avec son contre maître vers les veaux qui res-taient à marquer. Sa fille allait se rompre le coup si elle persistait a vouloir défier Dougald au lasso, car ce ne pouvait être qu’un défi de ce genre étant donné qu’il n’acceptait que ce genre de défi, il était contre les armes et n’en portait aucunes, les bagarres était pour lui une perte de temps et d’énergie et la seule passion que l’on lui connaissait était le lasso ! Carl s’apprêtait à vouloir les rejoindre lorsque Adam se matérialisa devant lui.
- Je serais vous, je regarderais tranquillement.
Adam lui demandait de regarder sa fille se tuer et de ne pas bouger, c’était in-concevable !
- Serait-tu devenu fou Adam, tu me demandes de regarder ma fille se tuer ! Je ne le permettrais pas ! Je te rappelle que j’ai déjà perdu un fils dans des cir-constances similaires. Je ne veux pas revivre la même chose ! Jamais !
Adam retint Carl et l’obligea à rester tranquille.
- S’il vous plait, regarder, vous pourrez me mettre votre poing sur la figure après, si cela vous chante, mais pour le moment, admirer !
Adam était devenu fou, il n’y avait que cette explication, le cabinet d’avocat qu’il venait d’ouvrir lui était sûrement montée à la tête, ce ne pouvait être que cela ! Adam souriait à Carl, le pauvre homme était terrorisé à l’idée qu’Aurore est pu défier Dougald, il le comprenait, mais il savait qu’Aurore ne courrait au-cun danger, absolument aucun !
- M. Grant, regarder.
Carl se plia de très mauvaise grâce à la demande d’Adam et regarda en direction de sa fille. Ce qu’il vit le laissa sans voix et c’est les bras ballants, la bouche ouverte, qu’il admira la démonstration de sa fille.
Aurore se déplaçait avec aisance sur sa jument, le lasso voltigeait au-dessus de sa tête et atteignait la bête avec une précision incroyable, l’aisance à laquelle elle se déplaçait frisait la perfection ! Elle était éblouissante, vivante et la joie se lisait sur ses traits. Elle était à sa place, parmi tout ses cow-boy, bien que ce soit une femme, elle avait sa place parmi eux, et à en croire les hourras de tous ses hommes, elle venait d’obtenir la première !
- Bonté divine ! Qui t’a appris ses ruses de sioux !
Dougald venait de se faire battre à plates coutures, par une fillette de surcroît !
Carl, qui venait d’entendre Dougald regarda Adam, il n’eut pas besoin de poser la question, elle se devinait dans son regard !
- Oui, je suis le fautif, je savais qu’elle gagnerait, cela fais des années qu’elle s’entraîne, elle voulait atteindre la perfection avant de vous faire une démonstration.
- Et quelle démonstration !
Carl ne trouvait plus les mots, c’était étonnant et très impressionnant, mais bon sang, quelle fierté il ressentait en cet instant !
Dougald se rua littéralement sur Adam et le foudroya du regard.
- C’est toi qu’il faut remercier je présume !
Carl s’interposa entre eux, il ne voulait pas que Dougald fasse du mal à Adam.
- Tu ne toucheras pas à un seul de ses cheveux, je te le garantis !
- Je ne veux pas le frapper !
L’étonnement se liait à la confusion sur le visage du contre maître.
- Je suis vexé qu’elle ne soit pas venue vers moi pour que je lui apprenne le maniement du lasso ! Je suis déçu, c’est tout.
Aurore descendait de sa monture sur les dernières paroles de Dougald.
- Tu ne m’aurais jamais appris tes propres ruses, tu es trop mauvais perdant pour çà !
Tous les hommes présents savaient parfaitement qu’elle avait raison et ils parti-rent tous d’un grand éclat de rire, Dougald y compris !
- Je ne savais pas que marquer les bêtes pouvait être aussi amusant !
Cliff venait de les rejoindre, il avait revêtu pour la circonstance, un costume de cow-boy qui sortait tout droit d’un magasin chic, les gilets en soie étaient très peu répandu chez les cow-boys, et un jour, il regretterait d’avoir acquis un cha-peau en laine, c’était beau mais sous la pluie, cela devenait très inconfortable ! Carl alla à sa rencontre et le salua.
- Bonjour Cliff, vous venez de rater une démonstration époustouflante, cela faisait des années que je n’avais moi-même vu quelque chose d’aussi incroya-ble ! Je n’arrive d’ailleurs encore pas à bien réaliser !
Cliff regardait Carl Grant s’agiter et parler comme un gosse qui aurait assisté à un spectacle quelconque, plus il regardait autour de lui, plus il trouvait tous ces hommes quelque peu dérangés dans leur façon de s’interpeller et de se taper très fort dans le dos, seul l’Indien ne bougeait pas. Parmi toute cette agitation il finit par apercevoir l’objet de sa présence en ce lieu de si bon matin, Aurore, il cons-tata qu’elle était recouverte de poussière, ses joues étaient roses de plaisirs, ses yeux brillaient intensément, et elle était littéralement congratulée par tous les hommes présents ! Que s’était-il passé avant qu’il n’arrive ? Il n’aimait pas que tous ces mâles se pressent autour de sa future femme, non pas du tout, elle lui appartenait et personne ne la toucherait dorénavant ! Ses pensées s’arrêtèrent là, bousculant quelques hommes il se fraya un chemin jusqu'à Aurore et lui prenant le bras lui souffla à l’oreille :
- Ma chère Aurore, j’espère n’être pas en retard pour vous empêcher de vous donner en spectacle !
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MessageSujet: Re: La saga de l'été!   Dim 22 Juil 2007 - 14:30

Aurore réprima un sursaut de dégoût et affronta le regard de MC Call, elle n’avait pas oublié sa petite démonstration de la nuit précédente et lui en voulait amèrement.
- Bonjour, MC Call, mais vous venez de tout manquer, quel dommage.
Elle souriait, elle venait de parler d’une voix qu’elle espérait calme et forte, car après sa petite représentation, elle se sentait un peu fébrile, ses genoux trem-blaient encore et elle bataillait avec ses gants qu’elle avait quelque difficulté à retirer. Mais dans le fond, l’absence de MC Call quelques minutes plutôt n’était pas une mauvaise chose, sa présence l’aurait probablement déstabilisée ! Tandis qu’elle jetait un regard a Adam, un regain d’énergie l’envahi tout entier en cons-tatant la fierté qu’elle lisait dans son regard ! Elle avait réussi !
- Qu’est-je manqué de si spécial ? Demanda Cliff.
Carl regarda Cliff comme un fol échappé d’un asile, il demandait ce qu’il avait raté, décidément cet homme correspondait de moins en moins à l’idée qu’il s’était faite de lui. Carl s’approcha de sa fille et posa un bras sur ses épaules tout en l’attirant à lui.
- Vous venez de manquer la plus belle démonstration de lasso de tous les états de ce pays, et je n’exagère absolument pas !
- Ce genre de jeu ne m’inspire pas, je dois avouer que je ne m’intéresse pas à ce genre de distraction.
Cliff avait un tond quelque peu condescendant en prononçant ses paroles et ce ne fut pas du goût de Dougald qui le foudroya du regard.
- Ce n’est peut être pas de votre goût mais Melle Aurore vient de faire hon-neur à la gente féminine, et plus jamais je ne dirais que les femmes n’ont pas leur place dans un corral ! Déclara un Dougald furieux après cet olibrius déguisé en cow-boy.
Tous les hommes présents furent de l’avis de leur géant préféré et se remirent à parler tous en même temps, ce qui créa une belle cacophonie !
- Eh bien qu’elle profite de ces derniers jours, car une fois que nous serons mariés, je ne permettrais pas a ma femme de se montrer en spectacle devant tous ces hommes ! Elle aura sa place auprès de moi et nul part ailleurs.
Cliff hurla cette déclaration plus forte qu’il ne l’aurait voulu, mais la fureur l’habitait, une femme ne devait pas égaler l’homme, il ne le permettrait pas !
- M. Grant, comment pouvez vous laisser votre fille se donner en spectacle de cette manière !
- Je n’avais pas l’intention de la laisser faire, mais je ne le regrette pas et je dois dire que je suis immensément fier aujourd’hui d’avoir donné le jour a cette jeune fille qui est capable de manier un lasso comme aucun homme ne l’a fait jusqu’à aujourd’hui. Je regrette que cela ne soit pas à votre goût, mais les faits sont là, Aurore est exceptionnelle et vous ne pourrez rien y changer.
Carl était en colère après Cliff, comment pouvait-il réagir de cette façon, était-il imbécile, aucun homme ne pouvait ignorer ce que sa fille venait d’accomplir. Cliff réfléchi à toute allure, il se rendait compte que Carl n’appréciait pas sa façon de penser, il sourit d’un air qu’il pensait penaud et contrit et répliqua d’une voix douce.
- Veuillez me pardonner pour cet éclat, mais j’avoue avoir réagit un peu for-tement face à cet événement, la peur qu’Aurore aurait pu se rompre le coup je suppose.
Adam, qui était resté à l’écart n’en crut pas un seul mot, que tramait donc cet individu ! Pour le moment il n’en avait encore aucunes idées, mais viendrait un jour ou il trouverait ! Comment pouvait-il empêcher ce mariage qui était contre nature, deux êtres ne pouvaient être aussi différents l’un de l’autre que ce MC Call et Aurore. Un joueur de poker, habituer aux arrière salles de saloon, aux costumes bien coupés et très soucieux de son apparence et Aurore pleine de vie et d’insouciance, ce moquant comme d’une guigne du tissu qu’elle pouvait bien porter, et bien décidée à faire tourner ce ranch, coûte que coûte. Ce MC Call avait du pain sur la planche s’il voulait changer Aurore, oui, ce serait difficile, très difficile, mais en même temps il ne pouvait oublier la scène de la veille, lorsque MC Call avait voulu forcer Aurore, cet homme était vil, aussi sûrement qu’il était demi indien et il ne permettrait à personne de faire du mal a Aurore, non, a personne.
Aurore profita de toute cette agitation pour s’élancer vers les écuries, c’était bien beau tout ça, mais sa jument était trempée de sueur et si elle ne la bouchonnait pas tout de suite elle risquait d’attraper un coup de froid malgré le doux été qui s ‘annonçait. Aurore, concentrée sur sa tâche ne prêtait pas attention a tout ce qu’il l’entourait, c’est avec étonnement qu’elle découvrit Adam, tout près d’elle.
- Adam ! Un de ces jours il faudra que tu m’apprennes comment tu fais pour arriver si près des gens sans jamais qu’on ne devine ta présence, c’est aga-çant !
Son sourire démentait son agacement, elle finit son travail dans les écuries et se présenta en sueur, couverte de poussière devant Adam, les mains sur les han-ches.
- Quel est le programme aujourd’hui ?
- Ton père souhaite ta présence au petit déjeuner, il a invité MC Call, je croix qu’il ne pouvait faire autrement.
- Oh non, par pitié, pas pour le petit déjeuné, je ne vais pas pouvoir avaler quoi que ce soit avec cet homme me regardant avec son regard lubrique posé sur moi !
- Tu ne peux refuser sans vexer un de ces deux hommes.
- Tu n’es pas invité je suppose.
- Ton père m’a effectivement demandé de partager ce repas avec vous, mais je ne sais pas si c’est une bonne idée.
- Bonne idée ou pas c’est mon père qui souhaite notre présence à tous deux, donc ne le faisons pas attendre et allons déjeuner, cet homme ne fera pas la loi dans ce ranch, du moins, pas tant que mon père sera présent. Je file me changer, je suppose qu’il n’aime pas les odeurs d’écurie non plus.
Adam regarda partir Aurore et souris a sa dernière déclaration, il est certain qu’il n’aurait pas aimé les odeurs qu’Aurore dégageait en sortant à l’instant des écu-ries. Ses pas le conduisirent vers le baraquement des cow-boys, lui-même avait bien besoin d’une grande toilette pour être présentable à la table de M. Grant. Ce n’était pas la première fois qu’il déjeunait avec la famille Grant, mais quelque chose avait changé depuis la veille, un homme le détestait et il aurait bien du mal à garder son calme si d’aventure cet individu se permettait des gestes ou des paroles déplacées envers Aurore, que Carl fut présent ou non. La douche lui fit du bien et c’est d’un pas calme et détendu qu’il emprunta le chemin qui condui-sait à la maison. Il buta sur Dougald, quelques mètres plus loin.
- Alors Adam, près pour le troisième round ! Dougald aimait plaisanter et ne perdait jamais une occasion, et voyant Adam aussi décontracté à la perspective de déjeuner en face de ce fat, il n’avait pus résister.
- Je ne savais pas que l’invitation se déroulait sur un ring, je ne vois pas comment ce petit détail a pus m’échapper ! Adam souriait en entrant dans le jeu de Dougald, plaisanter avant d’affronter cette épreuve dédramatisait la situation ou il se trouvait. Carl Grand le considérait comme quelqu’un de la famille, Au-rore l’aimait comme un frère et Dougald lui avaient appris tous ce qu’il savait comme à un fils, mais ce matin il y avait un homme là bas qui le détestait en tant qu’indien ! Cela ne le dérangeait pas d’être indien, il en était plutôt fier au contraire, mais l’homme qui allait épouser Aurore le considérait comme infé-rieur, et ça, il n’aimait pas du tout. Dougald et Adam s’approchèrent de la salle où était dressée la table du petit déjeuner, déjà occupé par Carl et MC Call, ce dernier se contracta à la vue d’Adam et laissa sa phrase inachevée. Carl voyant Cliff troublé intervint rapidement.
- Venez partager notre petit déjeuné, j’aime être entouré de gens que j’apprécie !
Cette phrase avait le mérite d’être claire ! Cliff était prévenu, gentiment, mais fermement !
- Alors, Dougald, combien de nos bêtes avez vous marqué ce matin ?
- Toutes celles qui pâturaient dans la plaine du sud, ils nous restent celles de l’Ouest et du Nord, après nous en aurons fini le marquage, pour peu qu’Adam et votre fille nous donne un coup de main, se sera fini en un rien de temps !
- Je n’y vois pas d’inconvénient, ils nous ont prouvés tous deux qu’ils étaient parfaitement capables d’accomplir cette tache sans encombre. Et se tournant vers Adam avec le regard pétillant, Carl lui posa la question qui lui trottait dans la tête depuis qu’il l’avait vu ce matin.
- Adam, pourquoi n’avoir jamais rien dit au sujet de tes compétences a che-val et du maniement du lasso, si j’avais su que tu étais si bon, je t’aurais embau-ché depuis longtemps !
- Le lasso est un passe temps pour moi, mon métier c’est de défendre les gens et de les guider dans diverses démarches.
Aurore venait de faire son apparition aux portes de la salle et affirma d’une voix très claire :
- Et je puis vous l’affirmer, père, Adam est encore plus incroyable en tant qu’avocat qu’il ne l’est au lasso !
Au son de sa voix les hommes se levèrent tous en même temps et Cliff en profita pour venir la saluer, prenant sa main, il déposa un baiser très léger sur sa joue, surprise, Aurore n’avait pas anticipé son geste et resta sans réaction un quart de seconde, décidément ce MC Call prenait des libertés qu’elle ne lui permettait pas ! Elle le foudroya du regard et tout en s’asseyant auprès d’Adam, donc loin de lui, elle parla d’une voix douce, mais très ferme.
- A l’avenir, M. MC Call, abstenez-vous de faire des démonstrations de ce genre, elles sont très déplacées devant ma famille, et elle me mette très mal a l’aise, de plus je vous rappelle que nous ne sommes que fiancés, pas mariés.
Elle tremblait de rage contenue avec un mélange de peur, comment allait-il prendre le fait qu’elle vienne d’affirmer qu’Adam faisait partis de la famille et qu’elle n’acceptait pas ses débordements d’affection !
Cliff n’eus pas l’air affecter le moins du monde, et ignorant la répartie quelque peu cinglante de sa future épouse, il se détourna d’elle et commença une discu-tions avec Carl.
- Avez vous commencé les moissons, plusieurs fermiers affirment que le blé est en avance cette année.
- En avance peut être, mais dans ce ranch, nous ne sommes pas pressé, le blé nous le récoltons lorsqu’il est mûr, il se conserve beaucoup mieux de cette fa-çon. Un blé cueilli trop jeune peu, dans certain cas, être complètement inutilisa-ble, donc perdu, et ça, nous ne pouvons pas nous le permettre, il y a beaucoup trop de gens qui dépendent de cette récolte. De plus nos champs de blé sont si-tués au sud Est de notre ranch, il y fait plus frais qu’ici, mais le vent qui souffle la bas permet de sécher rapidement le blé une fois qu ‘il est à maturité.
- Au sud Est de votre ranch ! N’est ce pas là bas qu’il y a de petites collines de couleur bleues, demanda Cliff.
- En effet, elles sont de couleurs bleues, comment l’avez vous appris.
- Une conversation entre cow-boys, je ne sais plus trop où, mais je me sou-viens qu’ils avaient parlé de collines bleues sur les terres de votre ranch, je serais curieux de les voir, ce doit être un beau paysage.
Adam regarda MC Call, il ne voulait sûrement pas admirer des collines, qu’elles soient bleues, vertes ou rouges, non, il y avait quelque chose de louche dans son intérêt pour ces collines.
Carl s’amusa a la pensée voir Cliff MC Call, chevaucher pendant près d’une demi-journée pour atteindre ces fameuses collines bleues, puisqu’il fallait contourner la vallée bleue.
- Mon cher Cliff, il vous faudra camper, ce n’est pas la porte à côté !
- Pas si nous traversons mes terres, cela nous fera gagner du temps.
Carl était surpris, pour gagner du temps, il allait en gagner, en traversant les terres de la vallée, ils atteindraient les collines en moins de deux heures !
- Il est vrai quand passant par la vallée nous arriverions avant le repas de midi, même en partant dès maintenant.
Cette phrase que venait de prononcer Dougald fit rapidement son chemin dans l’esprit calculateur de Cliff, la porte qu’il attendait, elle allait lui faire gagner du temps !
- Et si nous y allions, dès maintenant. Votre cuisinière est parfaitement capa-ble de nous préparer un pic nique rapidement, je brûle d’impatience de découvrir ces collines se dresser devant moi. Bien sur, si votre emploi du temps vous le permet Carl, je ne voudrais pas entraver la bonne marche de votre ranch !
Cliff fut content de lui, personne ne pourrait soupçonner son réel intérêt pour ces collines, du moins pas tant qu’il jouerait au parfait gentleman, ce qui lui coûtait un peu, jouer les messieurs bien élevés demandais presque plus de concentration qu’une partie de poker.
Voir la vallée enthousiasmait Carl, avoir l’opportunité de constater quel impacte pouvait produire le fait de traverser d’ouest en Est son ranch, sans pour cela perdre une journée, était l’occasion rêvée.
- Quand dit-tu Dougald ?
- Je suis partant pour une ballade, patron, les veaux peuvent attendre une journée, de toute façon, nous sommes en avance aujourd’hui ! Nous aurions dû finir cet après midi ! D’un sourire et le regard pétillant, il s’était tourné vers Adam et Aurore.
- Alors c’est décidé, nous partons dans une demi-heure ! Cela convient à tout le monde ?
Par cette question, Carl demandait la présence de tous ceux autour de la table, cela n’enthousiasmait pas Aurore, et au regard qu’elle jeta rapidement sur Adam, il était évident que cette petite ballade ne l’emballait pas plus qu’elle ! Non pas que la perspective d’une chevauché ne leur soit agréable, non, loin de la, mais accompagner ce MC Call était une corvée dont ils se seraient bien passé tous deux !
Carl demanda a Sophie de préparer un pic nique pour six personnes, a Thomas de faire seller les chevaux et donna rapidement des ordres pour le reste des hommes afin de ne pas les laissés oisifs le temps de son absence, rendez vous fut donné devant le perron de la maison dans la demi-heure suivante. Aurore alla se changer, une robe n’était pas en effet très adéquate pour monter à cheval, pen-dant qu’elle mettait une tenue plus décontractée, Lysie tressa ses cheveux.
- Une ballade a cheval vous fera le plus grand bien Melle Aurore, ce soir vous serez fatiguée et vous pourrez dormir.
- J’espère, Lysie, j’espère.
Ce fut tout, tenir une conversation devenait pénible. Tout lui échappait, elle ne contrôlait plus rien, elle n’avait même plus la volonté d’affronter son père, refu-ser cette promenade n’avait pas de sens. Sauf celui d’afficher ouvertement son aversion à être en compagnie de ce MC Call, la présence de Dougald et d’Adam atténuerait certainement ses avances, du moins l’espérait-elle ! En sortant sur le perron, elle découvrit que l’on n’attendait plus qu’elle, évidemment. Son regard se posa sur Adam, sa transformation en cow-boy lui allait décidément très bien, il était magnifique, et elle s’aperçut que cela la troublait un peu. Tout en mar-chant, elle baissa rapidement son regard sur ses bottines et se mit en selle.
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MessageSujet: Re: La saga de l'été!   Dim 22 Juil 2007 - 14:30

C’est avec grâce et légèreté qu’elle accompli tous ses gestes, Adam n’en perdis pas une miette, mais personne ne le remarqua, son stetson cachait son regard, du moins le pensa t’il.
Dougald admira leur évidente non indifférence et coula un rapide œil vers MC Call. Pas de problème de ce côté, il était en grande conversation avec Carl et de plus, tous deux leurs tournaient le dos. Il faudrait qu’il aborde le sujet avec Adam un de ces jours, depuis hier soir, quelque chose avait changé entre eux, ils ne le savaient peut être pas encore, mais il les connaissait depuis leur naissance, serais ce le cow-boy Adam qui troublait Aurore plus que ne le faisait Loup blanc l’Indien, qu’elle avait toujours considéré comme un frère ? Il se secoua, les soi-rées mondaines ne devaient pas lui réussir, voilà tout.
Thomas arriva, suivi d’un cheval chargé du pic nique. Carl se retourna et d’un grand sourire annonça le départ.
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MessageSujet: Re: La saga de l'été!   Dim 22 Juil 2007 - 18:59

Purée, j'arrive en retard, la plume du petit nuage s'envole.
Et voilà! deux jours d'absence et je ne sais plus ce qui se passe.

En résumé c'est quoi
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MessageSujet: Re: La saga de l'été!   Mar 24 Juil 2007 - 8:49

En résumer c'est un livre que j'ai écrit...une sorte de thérapie lorsque rien ne va
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MessageSujet: Re: La saga de l'été!   Mar 24 Juil 2007 - 20:36

jean a écrit:
Purée, j'arrive en retard, la plume du petit nuage s'envole.
Et voilà! deux jours d'absence et je ne sais plus ce qui se passe.

En résumé c'est quoi

Un roman d'amour palpitant. Il faut reprendre depuis le début.
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MessageSujet: 5ème chapitre...   Mer 25 Juil 2007 - 11:10

.... 5ème chapitre
- Tout le monde est là, alors nous pouvons y aller ! Cliff, nous vous suivons, du moins pour traverser vos terres, ensuite nous donnerons la tête de ce petit convoi à Dougald. Cet homme connaît mieux le ranch que moi-même !
Ils se mirent tous en route, avec plus ou moins d’enthousiasme et suivirent leur guide. Ils se dirigèrent plein sud-est, ce n’était pas difficile, il fallait laisser les montagnes sur la gauche, elles se situaient au Nord-est, donc, parallèles à leur route. Ils pénétrèrent bientôt dans une partie boisée, à la limite des deux ranchs, la traversèrent et débouchèrent sur une clairière étonnement lumineuse. Ils dé-rangèrent quelques lapins, ce qui fit sourire Aurore et, tournant un regard vers Adam, vit que celui ci observait le jeune Thomas, ce dernier regarda le paysage autour de lui en essayant d’ignorer les deux personnes qui l’observaient en sou-riant de toutes leurs dents ! Ils continuèrent ainsi quelques mètres et commencè-rent une descente très douce vers une vallée très verdoyante, le paysage était magnifique, à couper le souffle, on aurait dit une oasis au milieu de nul part ! Cliff se rengorgea en voyant les regards émerveillés des personnes qui l’accompagnaient !
- Splendide, n’est ce pas ?
Aucuns d’entre eux n’eus l’envie de rompre le charme. La vallée bleue était là sous leurs yeux ébahie et sa beauté n’avait rien d’une légende, elle était réelle-ment bleue, la rivière, qui traversait de part en part ce paysage grandiose, venait ajouter une touche de fraîcheur à ce tableau exceptionnel !
Carl fut le premier à s’en remettre.
- Les bras m’en tombe, qui aurait pu croire que quelque chose d’aussi beau pouvait exister, pas étonnant que les gens croient à une légende !
- Patron, je commence à comprendre, cette vallée serait parfaite pour les juments et leurs poulains.
C’était une évidence ! Voilà la réponse à la question d’Aurore ! Son père avait toujours caressé le rêve d’élever des poulains et de devenir le meilleur dans l’élevage de chevaux, sont rêve prenait forme, c’est avec étonnement qu’elle compris l’insistance de son père à la voir épouser ce MC Call. Mais cela ne le rendait pas plus plaisant pour autant, et l’épouser restait encore une idée qu’elle avait beaucoup de mal à accepter !
- Si tout le monde est d’accord, se serait l’endroit rêvé pour faire une petite pose, je meurs de soif !
A l’étonnement général, Carl mi-pied a terre et se dirigea vers Thomas.
- Dis-moi mon petit, Sophie a-t-elle pensé à un petit désaltérant par hasard ?
- Oui M. Grant, je vous donne cela tout de suite !
Thomas descendit de sa monture précipitamment, et fouilla fébrilement dans les sacoches que Sophie avait remplies de victuaille, se redressant d’un coup, il brandit une bouteille de vin blanc triomphalement.
- J’ai trouvé !
Adam sourit en secouant la tête, ce jeune homme était encore bien innocent.
- Nous voyons thomas, et bien apporte-nous des verres, nous allons nous re-poser ici même, le paysage est parfait !
Dougald trouvait son patron de plus en plus étrange dans son comportement, le lieu était peut être idéal, mais pour une personne qui n’aimait pas perdre son temps en futilités, Carl agissait très bizarrement ses derniers temps. Et se reposer au milieu de la matinée n’était pas habituel, non, loin de là. D’ailleurs cela lui fit penser que depuis un certain temps déjà, Carl limitait très sérieusement ses dé-placements, que ce soit à cheval ou en voiture. Il lui déléguait de plus en plus de choses, ne s’occupant presque exclusivement de ses chevaux, ceux ci vivaient près du ranch, à quelques minutes de sa maison. Et sa principale activité était de les voir évoluer, choisir les juments et les étalons qui pourraient éventuellement lui offrir le poulain idéal, et admirer les jeunes poulains s’ébattrent et s’affronter du haut de leurs quelques semaines d’existence. Non, vraiment, plus il y pensait, plus il était persuadé que quelque chose ne tournait pas rond.
- C’est le paysage qui vous rend si pensif.
Adam s’était matérialisé près de lui, sans qu’il ne l’entende, comme d’habitude.
- La vue est belle, mais je ne pensais pas au paysage. M. Grant m’inquiète un peu, il n’agit pas comme d’habitude, je le trouve même fatigué, pas toi ?
- J’ai remarqué un changement dans ses façons d’agir, et je le trouve très préoccupé, marier sa fille a un inconnu pour assuré son avenir, n’est pas aussi facile que ça.
- Toi qui est avocat, comment tu peux comprendre le fait que Carl marie sa fille a cet énergumène, moi, j’avoue que ça me dépasse ! Ne peux-tu rien faire ?
- La vallée bleue, Dougald, la vallée bleue, et non, je ne peux rien y faire, j’étais présent lors de la transaction, et tout est légal !
- En apparence peut être, mais tu ne m’enlèveras pas de l’idée que ce filou a un but à atteindre, lequel, je ne sais pas, mais il va falloir ouvrir l’œil !
- Ne vous en faite pas Dougald, je surveille quasiment tous ses faits et gestes depuis un certain temps.
- Ravis de l’apprendre, mais soit prudent, cet homme n’est pas un ange.
- Je sais, mais soyez rassuré, mon sang indien est très méfiant de nature !
Adam s’était détourné de la superbe vue qui était devant lui et affichait un sou-rire très confiant en prononçant cette dernière phrase.
Ils se désaltérèrent, ravis de profiter de cet endroit sublime. Cliff fut le premier à s’agiter.
- Cette petite pose m’a revigoré, je suis prêt pour continuer. Nous y allons ?
Ce personnage ne manquait pas de toupet ! Aurore venait tout juste de s’émerveiller devant un vol d’oiseau magnifique, lorsqu’elle entendit la voix de ce MC Call, l’atterrissage était dur ! Elle ne se ferait jamais à cette voix qui, a chaque fois qu’elle l’entendait, lui rappelait celle d’un ours en colère.
- Vous avez raison Cliff, allons-y, plus vite nous serons devant ses collines, plus vite nous serrons de retour au ranch.
Le petit convoi se remit en marche, Adam resta en arrière, il n’avait pas envie de faire la conversation à qui que ce soit. Son esprit vagabondait au grès des scènes qu’il remarquait ici et là. Un écureuil, dérangé dans sa quête de nourriture, un serpent s’enfuyant au bruit des sabots des chevaux. Un vol d’aigle à l’affût d’une proie, voir toutes ces petites choses le laissait toujours en paix avec lui-même, il avait besoin de cette nature, il n’était pas indien pour rien.
- Qu’est ce qui te fait sourire ainsi, Adam.
Cette fois, c’est lui qui fut surpris ! Il ne l’avait pas entendue venir vers lui, et pourtant, elle était bien là.
- Je regarde l’activité autour de nous, c’est très enrichissant.
- Je ne vois rien qui me fasse sourire en tout cas !
- Si tu avais vu l’œil indigné de l’écureuil de tout à l’heure, je t’assure que tu sourirais aussi.
- Indigné dis-tu ? Comment peut tu savoir qu’il était indigné, il se promenait peut être, tout comme nous.
- Disons que c’est une intuition, mais je te jure qu’il n’était pas content.
- Pourquoi veut-tu que l’on t’appelle Adam, maintenant ?
- Tu as le don de sauter du coq à l’âne !
- Tu sautes bien de branches en branches avec ton écureuil indigné !
Adam partis d’un grand éclat de rire. Elle l’étonnerait toujours, il adorait ses réparties qui étaient toujours très pétillantes.
- Je me suis installé en ville, en tant qu’avocat.
- Tu as ouvert ton cabinet ! Et tu ne me disais rien, Aurore secoua la tête, cela ne me dit toujours pas pourquoi tu veux prendre le nom que ton père t’a donné !
- Disons que la plaque n’était pas assez grande, et puis, cela n’aurait pas fais sérieux. Tu pourrais regarder une plaque d’avocat où il y aurait écris : Loup blanc, fils d’étoile filante et de nuage dansant, de la vallée bleue.
- Tu as raison, c’est un peu long, mais loup blanc tout court, c’est bien, non ?
- C’est trop vague et, cela ne fait pas sérieux, Adam de Lancaster, ça c’est un beau nom, non ?
- J’avais oublié ton nom ! C’est vrai, c’est beau et … distingué ! Aurore souris à Adam, elle avait oublié que son père était un aristocrate Anglais.
- A propos, comment se porte ton père, je me souviens vaguement de lui, c’était il y a longtemps maintenant.
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MessageSujet: Re: La saga de l'été!   Mer 25 Juil 2007 - 11:10

Le regard d’Adam s’assombris, et très triste tout a coup, il plongea son regard dans les beaux yeux lavande d’Aurore.
- Il est décédé l’année dernière, d’une longue maladie. Je n’ai reçu le courrier que le mois dernier, beaucoup trop tard pour lui dire au revoir.
- Je suis désolé, elle avait posé sa main sur celle d’Adam, c’est triste que tu n’ais pus le voir auparavant.
L’entente entre père et fils avait toujours été excellente, ils se voyaient aussi souvent que possible, le père d’Adam faisait le voyage très régulièrement d’Angleterre pour voir son fils, et veillé à son éducation, autant dans son pen-sionnat que dans sa famille indienne. Quant à sa famille qui résidait en Angle-terre, elle n’avait jamais voulu le rencontrer, savoir qu’il existait, était déjà un très gros effort de leur part, avait-il dit ! Mais peu importait, Adam se fichait de tout ça, savoir que son père et sa mère s’étaient aimés corps et âmes lui suffisais amplement !
Adam ne se rendit pas compte qu’il jouait avec les doigts d’Aurore, et lorsque son regard se posa sur leurs doigts entrelacés, son corps réagit violemment. Il lâcha la main d’Aurore, une guêpe l’aurait piqué, qu’il n’aurait pas réagis autre-ment !
- Désolé, Aurore, je ne voulais pas être brusque, mais tu ne m’as pas habitué aux manifestations affectives, et depuis que ma mère est morte, personne ne m’avait touché comme tu viens de le faire.
C’est vrai qu’Adam était très jeune lorsque sa mère, étoile filante, était partie rejoindre la terre des ancêtres en mettant au monde une petite fille morte née. Elle le revit, debout, raide et fier du haut de ses treize ans, devant le corps de sa mère et de sa petite sœur. Pas une larme n’avait coulé de ses yeux, il avait dispa-ru pendant deux semaines, personne ne sue jamais où il était allé. Aurore se re-mémorait cette période de sa vie, elle et Jamie l’avaient cherché partout, ainsi que le père d’Adam, fou de douleur, celui ci n’était reparti en Angleterre que lorsque Adam avait réapparu un matin de printemps en affirmant qu’il était de-venu un homme, et que, dorénavant il assumerait sa propre existence ! A cette époque, le père d’Adam, réussi à le convaincre de faire des études pour encore mieux subvenir à ses besoins. C’est pourquoi, d’un commun accord, ils s’étaient rendus visite à tour de rôle pendant de longues années. Un jour, alors qu’il ren-dait visite à son père, dans une de ses propriétés, sa grand-mère paternelle leur rendit visite et fut très choqué de « l’accoutrement de ce sauvage » et l’avait sommé de se changer sur-le-champ, ce que ne fit jamais Adam. Il était revenu sur sa terre où il avait vu le jour et n’était jamais retourné en Angleterre.
- Tu devrais rejoindre la tête du convoi, nous sommes bientôt arrivés, et je ne voudrais pas avoir de problème avec ton cerbère de fiancé, jusqu’ici il était oc-cupé avec ton père, mais depuis tout à l’heure, il se retourne souvent pour voir où nous sommes.
- Puisse t’il se torde le coup, ce serait plus simple pour tout le monde.
Avec un sourire, Adam regarda Aurore rejoindre Dougald d’un air tout à fait naturel, il la vit s’adresser à lui et celui-ci partit dans un grand rire avant de se retourner vers Adam.
- Il paraît que tu as inventé un nouveau proverbe, je le trouve génial !
Cette chipie ne perdait rien pour attendre. Adam vit l’œil, plus qu’espiègle de « la chipie » se poser sur lui. Il se jura de se battre, coûte que coûte, pour qu’elle garde cet esprit de joie de vivre, comme à l’instant. Aurore rejoignit ensuite son père et MC Call, ces deux la ne s’était pas séparé depuis le départ et continuaient de converser, ne s’occupant pas de ce qui les entouraient, pourtant, ils perdaient beaucoup à ne pas admirer le paysage, c’était grandiose ! Dougald pris la tête du petit convoi, ils venaient de franchir les limites des terres de MC Call, durant près d’une heure, ils cheminèrent presque en silence, savourant la paix qui ré-gnait autour d’eux. Ils s’arrêtèrent aux pieds des collines et observèrent le som-met de la plus haute, qui se trouvait au milieu de deux autres. Le pic des collines avait la particularité d’être de couleur bleue, la végétation, la lumière et l’air, tout cela mélangé faisait apparaître aux yeux de toute une vraie palette de cou-leurs incroyable.
- Je ne suis pas déçu, c’est grandiose ! Déclara MC Call tout en mettant pied à terre, je ne suis pas mécontent d’être enfin arrivé, je commençais à avoir faim, le grand air sans doute.
- Moi aussi, je meurs de faim, affirma Carl en descendant de sa monture, mon ventre crie famine depuis que ces collines sont en vues.
Dougald observa son patron et se demanda si c’était vraiment la faim qui le tra-vaillait, ces traits tirés attestaient qu’il était quasiment à bout de force, bon sang, que lui arrivait-il ?
- Tout va bien Carl ? Demanda Dougald.
- Oui, tout va bien ! Pourquoi cette question ?
Carl avait vraiment l’air étonné ! Ne voulait-il pas se voir faible ? En tout cas, Dougald ne lui reposerait pas la question, l’œil furibond de son patron venait de le rappeler à l’ordre, plus de question !
Ils s’installèrent autour d’un petit feu de camp, que Thomas avait aménagé avec l’aide d’Adam. Ils se restaurèrent tranquillement, se régalant de la vue autant que de la nourriture. Cliff mangeait très vite et bientôt, il se leva en déclarant.
- Je vais aller me dégourdir les jambes, si cela ne vous dérange pas. Ces col-lines sont absolument magnifiques ! Et sans plus se préoccuper de ceux qui l’accompagnaient, il commença à s’éloigner. Il s’arrêta net en entendant la voix d’Adam.
- Je serais vous, je prendrais mon arme.
Cliff se retourna, regarda l’homme qui venait de lui parler et le fusilla littérale-ment du regard, si une personne avait eu un doute jusqu’ici, il venait de s’envoler ! La haine se lisait sur le visage de MC Call, sans qu’il puisse la cacher à qui que ce soit !
- Je n’ais pas besoin de vos conseils, et je n’ais pas besoin d’armes. Que peut-il m’arriver ici ?
Son regard confirmait son ton, sec et froid. Dougald se leva et remis lui-même l’arme de MC Call dans ses mains.
- Adam à raison M. MC Call, vous pourriez avoir à vous défendre, il y a beaucoup d’animaux sauvages dans cette région, en particulier les ours et, quel-ques serpents.
La voix de Dougald était polie, mais il était clair qu’il n’aimait pas la façon que ce MC Call s’adressait à Adam.
- Des ours, dites-vous. Nous n’en avons croisé aucun jusqu’ici, pourquoi se montreraient-ils maintenant !
Carl intervint avec un sourire en direction de ce pauvre ignorant.
- L’odeur de la viande grillée est suffisante, croyez-moi ! Ne vous éloignez pas trop quand même, il est difficile de retrouver son chemin lorsqu’on ne connaît pas le terrain.
- Je n’ais pas l’intention d’aller très loin, rassurez-vous.
Sur ces derniers mots, il tourna les talons !
- Je ne sais pas ce que vous en pensez, mais je trouve qu’il agit bizarrement ! Pourquoi ne l’accompagne-tu pas Aurore ?
- Il ne me l’a pas proposé, je ne voudrais pas m’imposer.
Aurore était plutôt soulagé de ne pas avoir été convié à cette promenade, de toute façon, elle aurait demandé à Adam ou Dougald de les accompagner, rester seule avec ce MC Call ne lui disais rien du tout !
- Pour ma part, déclara Carl, je vais me reposer sous ce bel arbre, le tas de feuille qui est dessous me paraît très confortable et très indiqué pour une petite sieste ! A tout à l’heure.
Passant devant sa fille, Carl se dirigea vers l’arbre qui se trouvait à proximité du campement.
Dougald regarda Adam et Aurore et fut surpris de voir leur étonnement faire écho aux siens.
- Depuis quand ton père fait une sieste l’après midi ?
- Je n’en ai aucune idée, je suis aussi surprise que toi Dougald, et toi Adam, savais-tu que mon père se reposait dans la journée ?
-Non, j’ignorais que ton père était un adepte de la sieste.
- C’est vraiment surprenant, depuis quelques jours, j’ai l’impression d’avoir un autre père, en fait, en y réfléchissant bien, il a changé depuis qu’il a signé ce fichu bout de papier chez le notaire. Vous savez, ce papier sur lequel j’ai été vendu à cet individu.
La voix d’Aurore se brisa et les yeux pleins de larmes elle courut vers le sous bois qui bordaient la clairière où ils avaient établi le campement.
Dougald suivis Aurore des yeux et se tourna vers Adam qui était resté près de lui.
- Tu devrais essayer de lui parler, peut être de lui dires que tu fais tout ce qui est en ton pouvoir pour ne pas que ce mariage est lieu.
- Elle serait désespéré si je n’arrive pas à obtenir de preuves, autant qu ‘elle ne sache rien, se sera plus facile pour elle.
- Au point ou elle en est, cela m’étonnerais qu’elle soit encore plus désespé-rer !
Adam se tourna vers celui qui venait de lui parler, se leva et pris la même direc-tion qu’Aurore.
Bon sang, la voir dans cet état le mettait au supplice, il n’avait jamais supporté de la voir souffrir. Et toute cette histoire était insensée, depuis le début, ce MC Call était un requin, il le savait, le ressentais dans sa chaire, mais pour le mo-ment il ne pouvait rien prouver, rien !
Il aperçut Aurore, lovée contre un arbre, pleurant toutes les larmes de son corps en s’accrochant aux petites branches, pour ne pas tomber sous le poids de la douleur qui, de toute évidence, étais trop lourdes pour ses frêles épaules. En d’autre circonstance, Adam aurais souris de la voir s’accrocher ainsi a un arbre. En s’approchant d’elle, il remarqua que tout son corps tremblait de gros sanglots qu’elle n’arrivait plus à contenir et sans plus se poser la moindre question, il pris Aurore dans ses bras et posa sa tête contre sa poitrine et la garda ainsi un bon moment contre lui, sans rien dire, de toute façon les mots était inutile.
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Wiwi
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MessageSujet: Re: La saga de l'été!   Ven 27 Juil 2007 - 12:52

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MessageSujet: 6ème....   Ven 27 Juil 2007 - 22:24

Very Happy Very Happy .........6ème chapitre

Aurore courrait, elle ne savait où, mais loin, loin de tout ça, de tout ce qui lui rappelait que bientôt, elle appartiendrait à un homme qui la dégoûtait ! Mon Dieu, s’étais impossible, cela ne pouvait pas arriver, c’était un cauchemar, elle allait se réveiller et voir que tout était comme avant, comme avant ! La douleur fut tel qu’Aurore s’agrippa au premier arbre venu et s’accrocha à lui pour ne pas tomber sur le sol. Aurore venait de comprendre que bientôt, elle serait mariée à un homme qu’elle n’aimait pas et qui lui inspirait plus de répulsion qu’un ser-pent
Et pourtant elle devrait lui offrir ce qu’elle avait gardé pour l’homme qu’elle aurait aimé, sa virginité. Elle savait d’avance que MC Call ne serait pas tendre, elle le soupçonnait même de savourer à l’avance le plaisir qu’il aurait à la voir souffrir lorsqu’il ferrait d’elle sa femme. Cette certitude ne la quittait pas depuis le matin et à force d’imaginer la scène, la frayeur de ses moment à venir l’avait fait suffoquer et elle se retrouvait accrocher à un arbre. Elle se sentit arracher à l’arbre et se retrouva contre une poitrine. Elle garda les yeux fermés, l’odeur de cet homme était reconnaissable entre mille, ces gestes tendres et l’absence de question aussi. Adam, toujours là, présent, sans rien demander, sans rien exiger en retour, simplement là.
Adam attendit que les sanglots d’Aurore s’espacent et lui dit ce qui lui passaient par la tête.
- Suis-je plus confortable que cet arbre ?
Aurore pouffa de rire et c’est avec le sourire et les yeux rougis qu’elle regarda Adam.
- Oui, tu es plus confortable que cet arbre et ton parfum est plus agréable que le sien.
Tout en affirmant cette phrase, Aurore se mouchait et essuyait ses larmes.
- Je ne porte pas de parfum, les animaux me repéreraient trop facilement et alors, adieu les grillades au feu de bois.
- Et bien cela doit être ton odeur naturelle que mes narines apprécient, tu sens la nature et cet arbre sent la résine.
- Normal, c’est un pin.
- Botaniste en plus !
- Pendant mes études j’ai passé beaucoup de temps dans la bibliothèque et je croix y avoir lu tous les livres qui pouvaient s’y trouver, y compris les livres qui relataient la faune et la flore d’une forêt comme celle-ci, tu n’imagine pas tout ce qu’elle peut renfermer comme secret !
- je croix que je ne tiens pas plus que cela à savoir qu’il y a un million de petites bestioles, toutes plus laides les une que les autres, qui grouillent partout autour de nous !
- Il n’y a pas que de vilaines bestioles, regarde !
Lentement, tendrement, Adam fit pivoter Aurore, afin que son regard puisse avoir la même trajectoire que le sien et qu’elle découvre ce qu’il avait découvert quelques instants plutôt.
Aurore posa sa tête contre la poitrine d’Adam et se laissa envahir par la magie de l’instant. Un tout petit faon tétait avidement sa mère, celle ci tournait ses oreilles dans tous les sens afin de percevoir le moindre petit bruit.
- Tu sais que nous avons de la chance, c’est un moment très rare, presque exceptionnel !
Adam venait de lui murmurer à l’oreille et elle sentait son souffle chaud dans son coup, elle frissonna et lui répondit en chuchotant à son tour.
- Chut, tu vas les faire fuir !
Il sourit, en cet instant il n’avait aucune envie de faire fuir qui que ce soit et sur-tout pas la mère et son petit, car alors, Aurore ne serait plus contre lui, et il n’aurait plus cette sensation fabuleuse qu’il ressentait à tenir Aurore simplement contre lui. Sa chaleur lui était devenue presque indispensable depuis la veille, depuis qu’il avait découvert qu’elle était douce, chaude et son parfum agissait sur lui comme une drogue dont il ne pouvait se passer.
Aurore ne dit rien, le fabuleux cadeau de cet instant suffisait à son bonheur, un instant parfait, en quelque sorte. Elle aimait le contact des bras d’Adam autour de sa taille, la légère pression de son menton sur ses cheveux, la respiration calme et régulière qu’elle ressentait contre son dos, tout cela contribuait à la détendre, la paix commençait à la gagner. Elle ferma les yeux et écouta les bruits de la forêt, les oiseaux et leur chant, le bruissement des feuillages, elle aspira profondément et huma les odeurs de toute cette flore, rouvrant les yeux, le re-gard vague, elle fixa la mère et son petit.
- Merci, depuis mon enfance, tu es toujours là, présent, apaisant.
Elle se retourna très lentement et planta son regard dans les yeux d’Adam.
- Lorsque je serais mariée, sera-tu toujours là ? Pourrais-je toujours compter sur ton soutient en toute circonstance, ou tout cela sera fini ?
Adam, d’abord surpris qu’elle se retourne, ne prêta pas attention à ces paroles, tout occuper qu’il était à goûter l’instant présent et scrutant son regard, il finit par en comprendre le sens.
- Bien sûre, je serais toujours présent, je te l’ai déjà confirmé plus d’une fois et ce n’est pas maintenant que je vais me dérober.
Il pris son visage entre ses mains et la dévisagea.
- Aurore, je serais toujours là, tu appelles, je viens.
Son ton était doux et ferme à la fois. Aurore venait de découvrir une autre facette d’Adam, la persuasion, depuis qu’elle le connaissait, c’était la première fois qu’elle avait la certitude de pouvoir compter sur lui.
- Ce ne sera pas facile, il te déteste.
- Je sais, mais cela n’empêchera rien.
Aurore leva sa main droite et la posa sur la joue d’Adam et les yeux pleins de larmes contenues lui sourie.
- Tu es très courageux.
- Ne suis-je pas Loup Blanc, un Indien se doit d’être courageux.
A cet instant, l’un comme l’autre ressentir comme un appel, une attirance mu-tuelle, comme étonner, leur regard se soudèrent, mais l’un comme l’autre n’avait le courage de briser ce moment unique. Adam découvrit l’étonnement d’Aurore, s’était sûrement la première fois qu’elle ressentait ce genre d’émois, pour lui, c’était une autre histoire, cela faisait des années qu’il cachait ce qu’il éprouvait pour elle. Depuis le décès de son frère, elle venait d’avoir seize ans et le jour de son anniversaire, elle lui était apparue en robe de dentelles blanches et il avait cru voir un ange, à cet instant il avait eus comme une révélation, cette femme était son âme sœur, la moitié de lui-même, la femme avec qui il voulait finir ses jours. Mais aujourd’hui, c’était différent, il n’avait plus le droit de la toucher, elle était promise à un autre. Il ferait tout pour empêcher ce mariage, tout, quitte à l’enlever et la cacher jusqu’à sa majorité, elle devait choisir son mari, celui qu’elle voudrait pour vieillir auprès de lui, pas cet homme.
Aurore regardait Adam avec l’impression de le découvrir pour la première fois, cette chaleur qu’elle ressentait au plus profond de son être, ce tremblement de tous ses membres, ses frissons le long de la colonne vertébrale, était ce cela que l’on décrivait dans les livres comme étant les signes du désir ? Mon Dieu, Adam ? Serait ce lui, l’élu de son cœur ? L’homme qu’elle attendait, celui avec lequel elle désirait finir ses jours ! La voix tremblante, elle voulut parler.
-Adam…
Il posa son index sur ses lèvres.
- Chut, ne dit rien. Il est temps de rejoindre le campement, souriant tout à coup, les yeux espiègles, ton père devrait avoir fini sa sieste.
Elle avait complètement fait abstraction du lieu où elle se trouvait, avait-elle rêvé ce moment ou Adam avait bien failli l’embrasser ! Son éternel ange gar-dien, Loup blanc, qu’elle avait toujours considéré comme un autre frère, protec-teur, jamais il n’avait eus de geste qui aurait pus faire penser qu’il avait des sen-timents autre que ceux d’un frère pour sa petite sœur. Il avait perdu la sienne et elle avait toujours pensé que la relation qu’il avait, la sensation de se sentir tou-jours en accord venait du fait qu’il voyait en elle la sœur qu’il n’avait pas connu. Aujourd’hui elle pensait différemment, le trouble qu’elle avait ressenti quelques minutes plutôt n’avait rien à faire dans une relation entre frère et sœur !


Dernière édition par le Ven 27 Juil 2007 - 22:25, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La saga de l'été!   Ven 27 Juil 2007 - 22:24

Il désirait tellement l’embrasser, la serrer contre lui, sentir son parfum de la-vande emplirent ses narines, prendre ses cheveux à pleines mains et se perdre dans leur douceur, oui, mais il ne le ferait jamais. Reprenant difficilement ses esprits, il se dirigea vers l’endroit où étaient attachés les chevaux, elle le suivit, ne sachant comment se comporter, ses mains tremblaient encore et elle sentait toujours la chaleur des mains d’Adam sur son visage, leur douceur, et si un jour il posait ses mains sur son corps, comment réagirait-elle ? Prenant tout à coup conscience des pensées qui l’habitait, elle stoppa net sa marche et regarda Adam avec l’impression de le voir pour la première fois ! Elle le désirait ! Corps et âme.
Adam, vérifia que les chevaux avaient encore de l’eau et s’assura qu’ils étaient toujours bien attacher, il entendit Aurore s’arrêter et la découvrit pétrifié sur place, le regard fixer sur lui.
- Que se passe t’il ?
Réalisant qu’elle le dévisageait effrontément, elle rougit comme une pivoine et baissa rapidement son nez vers le sol pour ne pas qu’il voit qu’elle le désirait, cela devait sûrement se voir dans ses yeux, il avait toujours su quand elle disait la vérité et quand elle jouait à mentir.
- Rien, je viens de me souvenir d’une chose que j’ai oublié de faire, ce n’est pas important.
Sa voix était rauque, hésitante et très peu convaincante, ils le savaient tous les deux, mais Adam fit celui qui ne remarquait rien, et continua à marcher de sa démarche souple et légère, vers le campement. Ils arrivèrent très rapidement, contrairement à ce qu’ils pensaient, ils étaient les seuls à reparaître au camp, Carl et Dougald étaient absent, MC Call n’était en vu nul part et même Thomas n’était pas là. Où était-ils tous passé ?
- Où sont-ils tous ?
Aurore venait de remarquer l’absence des hommes, le feu brûlait, le café chauf-fait encore, les chevaux se reposaient un peu plus loin, mais nulles traces de ceux qui devaient théoriquement se trouver à cet endroit, assis et bavardant, non, le vide complet !
- Ne t’inquiète pas Aurore, ils ne doivent pas être bien loin, la bûche qui se consume n’est pas là depuis longtemps, regarde.
Il lui avait appris à observer des petits détails tel que celui ci, la bûche était en-core froide sur le dessus, donc elle était sur le feu depuis très peu de temps.
- Moins de cinq minutes ?
- Exact ! Je suis heureux que tu te souviennes des diverses choses que je t’ai apprises, ton père doit être dans les parages, Pourquoi ?
Aurore ferma les yeux et huma l’air ambiant.
- L’odeur de son éternel cigare, elle ouvrit les yeux instantanément, il m’avait promis d’arrêter de fumer cette horreur !
- De toute évidence, il n’a pas tenu sa promesse.
- Je t’ai déjà dit que tu étais le seul homme que je connaisse qui tienne ses promesses, n’avait-je pas raison ?
Carl trouva sa fille et Adam accroupis près du feu.
- Vous avez froid tous les deux, pourtant il fait bon je trouve.
- Père, n’essaie pas de faire diversion, j’ai un odorat et je sais m’en servir figure-toi, tu avais dit que tu cesserais de fumer !
Les mains sur les hanches, les yeux assombris par la colère, Aurore se tenait devant son père et le foudroyait du regard.
- Tu es magnifique lorsque tu es en colère, tu me rappelles ta mère, elle avait le même regard lorsque je rentrais plus tard que prévu et parfois c’est mon che-val qui me rentrait !
- Très drôle, mais ne détourne pas la conversation, le docteur t’a prévenu de ce que tu risquais si tu continuais de fumer ! Tu tiens donc si peu à la vie, tu veux me laisser seule ! Je te le redis aujourd’hui, je ne te laisserais pas faire ! Elle regarda Adam. Cet homme est encore plus têtu qu’une mule !
Aurore se dirigea vers sa monture d’un pas rageur, laissant Adam et son père près du feu.
- Du café Adam ?
- Oui, merci. Pourquoi n’écouter vous pas votre médecin, en général leurs suggestions ne sont pas mauvaises.
Carl tendis une tasse de café à Adam et alla s’installer sur la souche, près du feu et tout en regardant les flammes, Carl répondit à la question.
- C’est vrai, ce foutu docteur à raison, mais ce que tu ne sais pas, c’est que cela ne fera aucunes différences dans un an.
L’air lugubre de Carl aurait du l’alerter mais il ne compris pas.
- Dans un an ? Pourquoi cette date butoir ? Je ne comprends pas.
Carl regarda Adam dans les yeux et courageusement se jeta à l’eau.
- D’abord, promet moi de garder le secret, quoi qu’il puisse arriver, tu es avo-cat, tu te dois de garder ça pour toi, nul ne doit être au courant, ni ma fille, ni Dougald, encore moins Cliff, je peux compter sur ton silence ?
- Je garderais le silence, de plus je vous rappelle que je suis votre avocat, donc je suis tenu au secret en quelque sorte.
- Bien.
Jetant un regard circulaire, Carl s’assura que personne n’était à porter d’oreille et planta son regard dans ceux d’Adam.
- Ne bouge pas, ne serais ce qu’un cil. Ce que j’ai à t’apprendre n’est pas facile à dire et je n’irais pas par quatre chemins. Dans un an, je serais mort et enterrer, je suis condamné, les docteurs que j’ai vus sont tous formels, il n’y a plus rien à faire. Comprends-tu maintenant ?
Malgré un coup à l’estomac en apprenant la nouvelle, Adam ne cilla pas.
- Je commence à comprendre certaines choses, en effet, mais pourquoi ne pas m’en avoir parlé plutôt ?
- Il fallait d’abord que je digère l’information et que je l’accepte.
- Pourquoi ne pas en avertir Aurore, c’est votre fille, votre unique descen-dance. Elle a le droit de savoir que son père va mourir, ne serais ce pour vous dires combien vous allez lui manquer. Je la connais, elle vous en voudra de n’avoir rien dit, et à moi aussi, je risque de perdre son amitié, et je ne pourrais plus l’aider lorsque vous ne serez plus là. Je sais que je vous ais donné ma parole de garder le silence, mais je ne suis pas d’accord, vous devez le lui dires.
- Et ajouter encore à sa peine, n’a t’elle pas encore assez souffert, de plus je lui impose un mari, ce qui n’a pas l’air de l’enchanter ! Et il faudrait que je lui annonce que je vais mourir ? Je n’ai pas ce courage, excuse-moi.
- Elle accepterait peut être beaucoup plus facilement le fait que vous vouliez assurer son avenir et la marier à MC Call, le jour de la signature chez le notaire, si j’avais su quel document vous vous apprêtiez à signer, j’aurais tout fait pour vous en dissuader.
- Pourquoi crois-tu que j’ai gardé le silence sur la nature de ce rendez-vous, je savais que tu ne serais pas d’accord, mais je veux cette vallée et pour l’avoir j’ai fais ce que j’ais fais, il n’y a pas à revenir là dessus, c’est clair ?
-Vous la voulez pour vous ou pour votre fille.
- Pour ma fille voyons, de cette façon le ranch sera de nouveau entier, comme du temps de mon arrière-grand-père, mes petits enfants n’auront pas à se battre pour obtenir ce bout de terrain, tu as vu comme cette vallée est fabuleuse, elle est parfaite pour les chevaux.
- Avez vous pensez, que peuvent être vos petits enfants ne reprendrais pas la succession du ranch, cela arrive beaucoup aujourd’hui, les enfants ne suivent pas forcément le chemin des parents. Pour Aurore la question ne se pose pas, il est évident qu’elle aime cette vie et ne l’échangerait pour rien au monde, même contre un mari qu’elle n’aurait pas choisi. Mais cela ne sera pas facile, MC Call ne connaît rien au fonctionnement d’un ranch, il est plus a l’aise dans un saloon avec un jeu de cartes devant lui, avez vous pensez qu’il pouvait perdre le ranch a une partie de poker ?
- Moi non, mais toi oui ! J’ai vu la clause ajoutée au bas du contrat, c’était toi n’est ce pas ?
- Oui, MC Call était furieux, je me devais de protéger les intérêts de votre fille et les votre. Mais je me méfie de lui, il ne s’est pas beaucoup battu contre cette clause, j’espère seulement qu’elle contera devant un tribunal en cas de problème.
Adam regarda ses mains jouer avec sa tasse de café, elle était toujours pleine et le café froid, il le jeta dans le feu et leva les yeux.
- Votre fille est de retour, profitez en, le plutôt sera le mieux, croyez-moi, c’est la meilleure solution, pour nous trois.
Carl dévisagea Adam, pour eux trois ? Il avait raison, évidemment, Aurore ne pardonnerait pas facilement à Adam de lui avoir caché le prochain décès de son père. Elle n'admettrait pas mieux le fait que son propre père ne lui ais rien dit.
- Tu as raison, je lui dirais ce soir, après dîner, tiens-toi prêt pour la consoler.
- Merci Carl.
Les mots étaient superflus, la vérité était bonne à entendre, même si parfois elle faisait mal c’était la meilleure issue possible.
- J’ai aperçu Thomas et Dougald en grande conversation à l’ombre d’un ro-cher, je n’ai pas voulu les déranger, alors je suis revenu prendre un café, il en reste ?
Elle paraissait gêner, il faut dire qu’elle était partit en colère mais les deux hommes savaient d’expérience qu’elle décolérait tout aussi vite.
- Bien sûr qu’il reste du café ma fille, as-tu aperçu Cliff sur ton chemin ?
- Je l’avais complètement oublié celui là ! Non, je ne l’ai pas vu.
Carl souris et secoua la tête en regardant sa fille.
- Aurore, ce n’est pas gentil, c’est ton futur mari, tu pourrais au moins t’inquiéter de son absence tout de même.
Aurore se servi un café et alla s’asseoir près de son père.
- Je ne m’inquiète pas, il est assez grand pour retrouver son chemin tout seul et si ce n’est pas le cas et bien tant pis pour lui.
« Et tant mieux pour moi »
Cette phrase elle ne la dit pas mais chacun d’eux l’entendit !
Carl fût le premier à l’apercevoir, manquant s’étouffer avec son café ! Sa fille assise en face de lui ne le vit pas et elle s’adressa à son père d’un tond très es-piègle.
- Père, tu deviens sale en vieillissant, depuis hier cela fait deux fois que tu recraches du liquide !
- Bon sang, qu’est ce qui vous est arrivé ?
Tous les regards se tournèrent en direction de celui de Carl et tous furent aussi surpris que lui !
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J-P Mouvaux
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MessageSujet: Re: La saga de l'été!   Mar 31 Juil 2007 - 23:22

La suite ! La suite !
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MessageSujet: 7ème chapitre   Mer 1 Aoû 2007 - 10:33

7ème Chapitre
Cliff venait de réapparaître, couvert de poussière et les vêtements déchirés par endroit. Que s’était-il passé ?
- Ne vous alarmez pas, je n’ai rencontré ni serpent, ni ours, ni rien du tout. Ma curiosité ma simplement joué un mauvais tour ! Je voulais voir les collines de plus près et lorsque je suis redescendu mes pieds ont heurté une pierre et j’ai perdu l’équilibre, rien de bien grave à part quelques égratignures ! Je vois qu’il reste du café, puis j’en avoir s’il vous plait.
Cliff venait de s’adresser à Aurore, qui l’ignora superbement ! Thomas fût le premier à réagir.
- Tenez, j’allais justement en prendre moi-même.
Thomas lui tendit sa propre tasse qu’il n’avait pas encore touchée.
Furieux, Cliff lui arracha la tasse des mains et s’asseyant près du feu s’adressa à carl.
- Votre fille est difficile, vous l’avez trop gâté.
- Peut être, mais personne jusqu’à vous ne s’en était plein avant.
Bon sang, ce freluquet commençait à lui chauffer les oreilles et l’idée qu’il ce fût trompé à son sujet commençait à se faire un chemin dans sa tête, le désir de posséder la Vallée bleue avait-elle faussé son jugement ? Ce n’était pas impossible.
Aurore ignorait le sujet de leur conversation, dès que Mac Call s’était adressé à elle, ses pas l’avaient conduite en direction des chevaux.
Adam analysait la situation, Cliff couvert de poussière, oui, mais les toiles d’araignées dans ses cheveux ne pouvaient pas venir d’une pente de colline ! De l’intérieure d’une grotte peut être, mais sûrement pas comme il l’affirmait. Ce soudain goût pour l’exploration fût très suspect aux yeux d’Adam, que cherchait ce joueur de poker dans une grotte sur la colline ? Tout en se posant la question, le regard d’Adam se posa sur les flans de la colline. Depuis quand y avait-il des grottes par ici, il n’en avait jamais entendu parler.
- Patron, il serait temps de renter, la nuit sera là dans quelques heures main-tenant.
- Tu as tout à fait raison Dougald, levons le camp !
Ce qui fût fait en un rien de temps, tout le monde paraissait presser de rentrer au ranch, y compris Mac Call qui jeta sur le feu ce qui restait de son café qu’il avait à peine touchée.
Le retour se déroula dans un silence presque religieux, chacun perdu dans ses pensées. Prétextant la fatigue et qu’une bonne douche était indispensable Cliff se dirigea vers son ranch, à l’allure avec laquelle il se déplaçait, personne ne le cru fatigué !
Dougald fût le premier à mettre pieds à terre à l’arriver au ranch.
- je ne suis pas mécontent d’être de retour, le ciel se couvre, il pleuvra avant ce soir.
- Tu es pessimiste, Dougald, je ne vois que des nuages sombres sans pluie.
- Et toi, Adam tu es un optimiste, moi je dis qu’il va pleuvoir.
- Et je maintiens le contraire.
Il était évident pour tout le monde que ces deux là voulaient détendre l’atmosphère plus que pesante qui régnait depuis le départ du camp des collines.
Carl descendit de cheval et remis les rênes à Thomas.
- pluie ou pas je vais de ce pas prendre une douche, cette petite ballade à été très plaisante et je n’ai pas été déçu ! Cette vallée est vraiment magnifique. Adam, j’aimerais te compter parmi nous ce soir, j’ai de petits détails à te faire-part après dîner.
Adam souris, une façon habilement orchestrer pour qu’il soit présent lors de la conversation qu’il devait avoir avec sa fille, comment allait-elle réagir, seul l’avenir pouvait répondre.
- Quels détails, père.
- Des détails entre ton père et son avocat.
- Son avocat ?
Aurore paraissait surprise, personne ne l’avait informé !
- Personne ne ta mis au courant ? Carl était surpris. Jamais il n’avait eus de secret a caché. Et aujourd’hui, sans le vouloir cela s’était produis !
- Il est évident que chacun de vous s’est bien gardé de me dires le nom de ton avocat.
Elle se retourna vers Adam, tout en le fusillant du regard.
- Tu comptais me l’annoncer le jour de mon mariage ?
Aurore se laissa glisser à terre majestueusement et se dirigea vers la maison, la tête haute.
- Là, je crois qu’elle est très, très en colère après toi, pourquoi ne pas lui avoir dit !
Carl était soucieux tout à coup, oui pourquoi ne pas lui avoir dit en effet. Ce n’était qu’un petit détail sans importance pour eux, mais pas pour Aurore, çà s’était évident !
Malgré tout le dîner fût joyeux, Adam et Dougald à la même table était toujours très houleux mais toujours sur la plaisanterie ! Au dessert Carl se leva.
- Dans mon bureau cher maître, allons mettre les derniers détails sur le pa-pier.
- Oui, allez finir de comploter et de sceller mon avenir.
Aurore se leva sur cette phrase, et monta dans sa chambre, en prenant bien soins de claquer la porte, pour que tous ces messieurs entendent !
- La soirée s’annonce difficile ! Je rentre au dortoir, si vous avez besoin de moi, vous savez où me trouver.
- Bonsoir Dougald, à demain.
- A demain patron, bonsoir Adam.
- Bonsoir.
Dès que Dougald fût sortis Adam se tourna vers Carl.
- il a raison, se sera difficile ce qui prouve qu’il ne faut pas attendre pour lui dire, Carl. J’irais même tout de suite si j’étais vous. Plus vous attendrez, plus elle nous en voudra.
Adam avait raison. Carl respira un grand coup et commença à gravir l’escalier.
- Tiens-toi prêt. Cela ne va pas être facile.
- ça ne l’est pour personne.
Aurore, perdu dans ses pensées, se coiffait lorsqu’elle entendit frapper.
- Entrer.
C’était presque un murmure. Carl entra dans la chambre de sa fille. Elle vit se matérialiser son père dans le miroir de sa coiffeuse, et surprise se retourna, fai-sant voler sa superbe chevelure !
- papa !
- Tes cheveux sont magnifiques, ta mère et moi avons toujours été étonnés de leur couleur.
Aurore venait de se remettre de sa surprise et repris son air renfrogné.
- Tu n’es pas venu tenir une conversation sur les qualités ou les défauts de ma chevelure, alors j’écoute. Plus tu seras bref, mieux se sera.
- Tu veux que je sois bref, ça m’arrange, ce que j’ai à t’annoncer n’est pas facile, ni à dire, ni à entendre. Voilà, comme tu le sais j’ai vus plusieurs méde-cins. Ils sont tous d’accord sur le fait que je ne serais plus de ce monde dans un an.
Carl s’aperçu un peu tard de sa brutalité, il venait de se débarrasser de ce poids qui lui pesait depuis quelques jours. Scrutant le visage de sa fille par le biais du miroir, il attendit l’explosion, qui ne vint pas.
Accusant le coup, Aurore regarda son père.
- Depuis quand le sais-tu ?
Surpris, Carl se mit à bafouiller.
- heu. Depuis trois mois environ.
- trois mois.
- oui.
- et comment s’appelle cette maladie.
- Elle n’a pas de nom, tout ce que je sais c’est que le foie est mal en point et que d’après les médecins ç’ a s’annonce mal.
- Ils peuvent se tromper sur leur diagnostique.
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MessageSujet: Re: La saga de l'été!   Mer 1 Aoû 2007 - 10:34

..... - Non, Aurore, j’ai vu plus d’une douzaine de médecins, ils ont tous affirmés la même chose, je suis désolé.
Aurore se surpris à sourire.
- Tu dis que tu es désolé, c’est donc pour ça que tu veux me voir marier le plus vite possible !
- Je veux te savoir en sûreté, oui, et heureuse, avec des enfants aussi.
- eh bien, tu as faux sur toute la ligne. Je ne serais ni heureuse, ni en sécurité avec l’homme qui va devenir mon mari. Et sache que je suis décidé à ne pas avoir de descendance. Si cet homme veut un enfant, il faudra qu’il me viole, car je ne me laisserais pas approcher facilement.
La voix d’Aurore était très douce mais néanmoins très ferme. Ces paroles firent froid dans le dos de Carl, et en même temps cela ne l’étonnait qu’à moitié. Ces deux derniers jours, il avait constaté le manque d’égard que les deux jeunes gens se témoignaient.
- Je te laisse, ça va aller ?
-Oui, bonne nuit père.
Alors c’était tout, pas de cries, pas de larmes, pas de colère. Carl était abasourdi et tout en refermant la porte, il jeta un dernier coup d’œil à sa fille. Elle avait repris son brossage, aucune expression ne se lisait sur son doux visage.
Adam faisait les cents pas, passant et repassant au pied de l’escalier, le fait de ne rien entendre l’inquiétait beaucoup. Lorsqu’il vit Carl en haut de l’escalier avec une expression perplexe sur le visage, il regretta de ne pas avoir assister à l’entretien entre père et fille.
- Comment va t’elle ?
- Je t’avouerais que je n’en sais rien !
- Comment cela, je ne comprends pas !
- Moi non plus.
- Elle n’a rien dit ?
- Non, ni cries, ni larmes, rien de rien. A croire que ma mort l’indiffère complètement.
- ça, s’est impossible Carl, elle a forcément dit quelque chose.
- Oui, qu’elle ne voulait pas d’enfants de Cliff, et qu’elle ne se laisserait pas faire dans le lit conjugal.
- Vous lui annoncer que vous allez mourir et elle vous répond qu’elle se fera violer plutôt que d’avoir une descendance !
Adam n’en revenait pas, mais que s’était-il passer là haut.
- je vais me coucher Adam, cette soirée est vraiment détestable.
C’était le moins qu’on puisse dire. Adam pris la décision de monter dans la chambre d’Aurore. Comment avait elle pus dire une chose pareille à son père ! Il ne prit pas la peine de frapper à la porte.
- Aurore Grant, tu es…
Adam trouva la chambre vide.
- Aurore.
Pas de réponse. Il regarda dans le cabinet de toilette, personne. Elle avait dispa-ru. Par où était-elle passée ? Il était resté au pied de l’escalier, elle ne pouvait pas être passée par-là ! La pensée lui vint qu’elle pouvait avoir descendu le long du treillage de sa fenêtre, comme autrefois. Ne suivant que son instinct, il se dirigea vers la fenêtre et entrepris de prendre le même chemin. Il était sûr de lui, et il savait où la trouver. Il marcha vers la petite colline, derrière la maison, et aperçu bientôt une forme blanche agenouillée devant une tombe. Le cimetière où repo-sait tous les Grant depuis la création du Ranch. Cela datait de l’époque des pion-niers, ceux qui cherchaient de l’or. Le créateur de ce Ranch avait reçu des terres, mais il n’avait jamais trouvé d’or ! Il avait pourtant passé sa vie à en chercher, mais sans jamais en trouver. Sa femme avait fini par élever un peu de bétail et avait construit peu à peu un magnifique Ranch, un des plus prospère de toute la région. Elle avait réussi à racheter toutes les terres environnantes sauf cette fa-meuse Vallée Bleue. L’homme qui tenait ce ranch voisin ne voulait vendre qu’à une condition ; qu’elle l’épouse, ce qu’elle avait refusé toute sa vie ! A croire que l’histoire se répétait, l’aïeul d’Aurore portait le même prénom !
Adam était arrivé à la petite barrière qui délimitait le cimetière et souris en pen-sant que pour une fois Aurore l’entendraient arriver. Du plus loin qu’il se sou-vienne cette fichue barrière grinçait d’une façon des plus sinistre ! Il poussa la barrière, et comme prévu elle protesta vigoureusement !
- Je n’ai pas envie de parler.
- Moi non plus.
- Alors, que fais-tu là ?
- Je suis juste une présence, au cas ou.
- Au cas ou quoi ? Que je crie, que je pleure, j’ai dépassé tous ça.
- Je suis là c’est tout.
Aurore était agenouillé devant la tombe de sa mère, ses cheveux répandus autour d’elle, formant comme un halo de lumière et regardait fixement le bouquet de fleur tout frais. Il décida de s’asseoir en tailleur devant la tombe de Jimmy et de fixer les fleurs.
- Adam.
- Oui.
- Tu veux bien me tenir dans tes bras ?
Il pivota vers Aurore et la pris dans ses bras, elle cala sa tête sur sa poitrine.
- Tu sais que je t’ai toujours affirmé que…
- Je sais Adam, je sais.
Sans plus rien ajouter, ils restèrent dans un silence profond. Adam s’aperçu bien-tôt qu’elle s’était endormi et se jura de ne pas bouger de façon à la laisser récu-pérer un peu de sommeil qu’elle avait perdu ces derniers jours. Il goûta, un peu honteusement, ses instants précieux. Respirant profondément l’odeur que ses cheveux dégageaient, il n’aurait su dire si c’était la lavande ou la rose qui pré-dominait. Toujours est-il qu’il se posa la question une bonne partie de la nuit, histoire de détourner son esprit du corps plus qu’attirant posé contre lui. L’aube finie par pointer. Adam décida de porter Aurore dans sa chambre, le jour se le-vait et avec lui la douceur de la nuit s’évaporait. La barrière grinça, le chemin jusqu’à la maison fût paisible, la montée de l’escalier un peu houleux, déposer Aurore dans son lit fût la pire des tortures et à aucuns moments elle n’ouvrit l’œil ! Morte d’épuisement, elle dormait profondément. Adam pris le fauteuil près du lit et s’assit, attendant son réveil. Il voulait être sûr que tout allait bien.
Le soleil remplissait la chambre de ses doux rayons. Aurore s’étira et s’apprêtait à se lever lorsqu’elle suspendit tous ses gestes. Elle venait d’entendre une respi-ration ! Elle dirigea son regard vers le bruit et découvrit Adam, profondément endormi dans son fauteuil favori. Tous les événements de la veille lui revinrent à l’esprit. Cet homme, assis, le coude posé sur le bras du fauteuil, la tête soutenu par sa main, lui apparaissait ce matin comme un ange. Aurore resta assise et pris ses genoux entre ses bras, posant sa tête sur ses genoux elle admira l’homme endormi. Adam remua quelques instants plus tard et ouvrant les yeux s’aperçu qu’il était épié.
- Bonjour, bien dormi ?
- Le lit est sûrement plus confortable que ce fauteuil.
Réalisant ce qu’elle venait de suggérer, Aurore piqua le plus beau fard de sa jeune existence !
Adam lui répondit en souriant malicieusement.
- Le rouge te va très bien.
-Oh !
Une taie d’oreiller traversa la chambre en direction du fauteuil mais n’atteignit pas son but. La porte venait de s’ouvrir sur Lysie. La taie atterrie sur le plateau du petit déjeuner !
- Melle Aurore, en vingt ans c’est la première fois que je récolte pareil ac-cueille !
Lysie paraissait plus étonnée qu’en colère.
- Désolée Lysie, ce projectile ne t’était pas destiné.
- Ah, et qui visiez vous si ce n’est moi dans votre chambre ?
Réalisant dans qu’elle situation elle allait se trouver, le silence fût ce qu’elle trouva de mieux.
- C’est moi qu’elle visait, bonjour Lysie.
Surprise, Lysie venait de lâcher le plateau.
Regardant les dégâts et souriant tout à coup, Adam se leva et regarda Aurore.
- Je croix que ce matin tu ne sois obligée de descendre prendre ton petit déjeuner dans la cuisine.
Aurore pris le parti de prendre les événements avec la même décontraction.
- Oui, tu as raison. Tu déjeunes avec moi ?
- Avec plaisir.
Tout ce dialogue était plus qu’ambigu !
- Laisse-moi dix minutes et je te rejoins.
- A tout de suite donc, Lysie, voulez-vous un coup de main ? Je vais dans la même direction que vous.
La pauvre femme était resté plantée, tel une statue au seuil de la porte !
- Euh, oui, merci.
Tel un automate elle ramassa le plateau et tout ce qu’il contenait et Adam se chargea de le rapporter à la cuisine. Lysie suivi Adam et ne pu retenir plus long-temps la question qui lui brûlait les lèvres depuis qu’elle l’avait aperçu dans la chambre de sa jeune maîtresse.
- Vous avez passé la nuit ensemble ?
- Nous avons « partagé » la même chambre. Aurore dans son lit, moi sur le fauteuil. Rassurée ?
Adam s’était retourné en prononçant ses derniers mots et le visage espiègle de celui ci fini d’apaiser les tourments de Lysie.
- Loup blanc, tu es incorrigible, et heureusement que c’est moi qui suis entré la première dans la chambre ! Je ne sais comment aurait réagis M. Grant face à cette situation.
- Quelle situation Lysie ?
Carl venait d’apparaître dans l’embrasure de la porte de la cuisine et Adam failli lâcher le plateau de surprise. Cette journée démarrait d’une façon inhabituelle !
- Bonjour M. Grant.
- Bonjour, Carl.
- Drôle de réponse à ma question ! Mais bonjour à tous les deux, et mainte-nant j’aimerais une vraie réponse.
Ils se regardèrent, mais ne surent pas comment aborder le sujet ! Ce fût Aurore, qui descendait l’escalier, qui donna la réponse à son père.
- Au fait que Lysie est arrivé au milieu d’une bataille de taie d’oreiller, dans ma chambre.
- Tu joues toute seule maintenant.
- Non, c’est avec Adam que je jouais.
Un silence religieux s’installa.
- Et, que faisait-tu dans la chambre de ma fille ?
- Il veillait sur mon sommeil depuis le fauteuil de maman.
- Et pourquoi ce plateau à l’air d’avoir traversé un champ de bataille ?
- Il se trouvait sur la trajectoire du missile.
- Eh bien, je suis heureux que cette journée commence aussi joyeusement, dé-solé pour le gâchis Lysie.
- Ce n’est rien M. Grant, du moment que tout va bien.
La conversation dans ce couloir avait quelque chose d’irréel. La suite ne s’arrangea pas. Sophie apparue dans le couloir, son visage était très perplexe.
-Il y a un monsieur bizarre qui demande un certain M. De Lancaster ! Je lui ai dit que je ne connaissais personne de ce nom, mais il n’a pas eus l’air de me croire ! Il s’est assis dans le salon et m’a demandé d’aller chercher mon maître ! M. Grant, je suppose qu’il parlait de vous. Il a une de ses allures ! Vous n’allez pas en revenir.
Sophie pivota sur elle-même et reparti dans sa cuisine.
- Qui est cet homme ?
- Il n’y a qu’un moyen de le savoir Aurore, et ce moyen c’est d’allez dans le salon.

Ils se dirigèrent tous les trois vers le salon, avec chacun une question sur le bord des lèvres : Que voulais cet homme à Adam ?
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MessageSujet: Re: La saga de l'été!   Lun 6 Aoû 2007 - 19:25

La suite ... la suite !!!
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nuage
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MessageSujet: Re: La saga de l'été!   Lun 6 Aoû 2007 - 23:44

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MessageSujet: Re: La saga de l'été!   

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La saga de l'été!
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