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 La saga de l'été!

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MessageSujet: Re: La saga de l'été!   Lun 6 Aoû 2007 - 23:44

A votre service!!! Very Happy
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Féminin Nombre de messages : 669
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MessageSujet: 8ème chapitre   Lun 6 Aoû 2007 - 23:48

8ème Chapitre
Carl entra dans son salon tel un conquérant, suivi de peu par Aurore et Adam.
- Bonjour Monsieur, bienvenu au Ranch Grant.
L’homme qui attendait dans le fauteuil fût surpris, manifestement il prévoyait une longue attente et se leva précipitamment, manquant perdre ses gants !
- Bonjour, je suis M. Cribbes, présentement à la recherche de M. Adam De Lancaster, votre contre maître, M. Dougald m’a assuré que je le trouverais ici.
Adam s’avança vers l’homme et lui présenta sa main pour le saluer.
- Je me présente, Adam De Lancaster.
L’homme parut très étonné et serra la main d’Adam avec hésitation.
- je vous prie de m’excuser M. De Lancaster, je m’attendais à un … heu, je veux dires… oh ! Veuillez me pardonner, je suis très maladroit.
- Ne vous excusez pas, vous cherchiez un indien et vous êtes surpris, je com-prends.
- Euh, je… oui. Cela fait une semaine que nous sommes à votre recherche. Nous commencions à désespérer.
- Nous ?
- Oui, Madame De Lancaster a tenue à faire le voyage elle-même pour vous voir.
- Madame De Lancaster ?
- Oui, la mère de feu Cyril De Lancaster.
Carl intervint malgré lui.
- Ce ne serait pas plus simple que vous disiez que c’est sa grand-mère qui le cherche ? Et où est Mme De Lancaster puisqu’elle est avec vous ?
- Madame attend à l’hôtel ! Cribbes paraissais offusquer d’une telle ques-tion ! Elle me charge de vous dires qu’elle vous attend cet après midi au salon bleu.
- Mme De Lancaster m’attend et, pourquoi ?
- Je ne connais pas le sujet pour lequel Madame veut s’entretenir avec vous, Madame m’a simplement chargé d’un message à délivrer. Veuillez m’excusez, je m’empresse de retourner auprès de Madame pour lui annoncer la bonne nou-velle. Bonne journée M. De Lancaster.
Et tout simplement il s’éclipsa, ou plutôt il s’enfouilla ! Quelque peu abasourdi, Adam se retourna vers Aurore et surpris son œil pétillant.
- Un commentaire peut être ?
Aurore ne pus résister !
-« Monsieur De Lancaster, Madame vous attend dans le salon bleu » décidé-ment cette couleur nous poursuit, tu ne trouve pas !
- Je ne savais pas que le haut de forme et la redingote était à la mode !
- Oh ! Père, ce n’est pas bien de se moquer. Cet homme est sûrement à la dernière mode, enfin celle d’Angleterre.
- Oui, et je peux-te dires que cela n’a pas beaucoup changé depuis mon der-nier voyage. Que peux bien me vouloir cette femme ?
- Mon cher Adam, il suffit d’allez la voir. Pour le moment, allons déjeuner les enfants, je meurs de faim.
Ils s’empressèrent de s’attabler devant le petit déjeuner que leur chère Sophie avait préparé. Ils déjeunèrent rapidement.
- Que fait-tu aujourd’hui ma chère fille ?
- Je vais me rendre utile et mettre la main à la pâte.
- Ce qui veut dire ?
Aurore sourit à son père, il avait oublié le moment le plus important de l’année !
- Le barbecue, est ce que ce mot te rappelle quelque chose ?
Carl fût surpris, cela lui était sorti de la tête.
- J’avoue, j’avais oublié.
- Ce n’est pas grave, mais comme cette fête a lieu dans quinze jours et que presque tout le comté est invité, il faut tout organiser. Et pour cela, plus nous serons nombreux, mieux se sera. J’ai prévu de fabriquer les lampions pour le hangar, il faut donc que je m’y mette. Et dès maintenant. Je vous revoie ce soir, au dîner.
Adam intervint malgré lui.
- Aurore, excuse-moi mais cela ressemble à une fuite.
- S’en aie une, je ne me fais encore pas au prochain décès de mon père et il me faut quelques heures de solitude pour assimiler la nouvelle. Cela te convient comme excuse ou dois-je trouver autre chose ?
Elle regardait partout en évitant le regard de son père qui la scrutait, essayant de savoir ce que pouvait bien ressentir sa fille. Depuis la veille s’était devenue une obsession, il n’avait d’ailleurs pas fermer l’oeil de la nuit.
- Non, c’est très honnête comme réponse, fais attention à la colle !
Aurore jeta un regard presque assassin vers Adam.
- Tu as peut être pris le nom de ton père mais je peux t’assurer que cette ré-flexion vient de Loup blanc, et je ne me sers pas de colle pour les lampions. Elle fondrait avec la chaleur des bougies.
Elle disparut en direction de la cour, laissant son parfum flotter dans l’air.
- Pourquoi lui avoir dit de faire attention à la colle ? Tu sais parfaitement qu’il n’en faut pas !
- Oui, je le sais. Puisque c’est moi qui lui ais appris.
Alors là Carl ne comprenait plus ! Ces deux là avaient passé plus de temps en-sembles qu’il ne le pensait.
- Je vais vous laisser Carl. Je vous reverrais ce soir, au dîner.
- Tu veux être seul pour ton rendez-vous ?
- Oui, je vous ferais un rapport ce soir, patron.
Adam souriait. Carl compris que ce n’était qu’une boutade. Les affaires entre sa grand-mère et lui ne le regardaient pas, mais si Adam avait ressentit le besoin d’être soutenu, il l’aurait accompagné avec plaisir. Du plus loin qu’il se sou-vienne, les rapports entre eux avaient toujours été très tendus. Du moins lors-qu’ils s’adressaient la parole, ce qui dû arriver des dizaines de fois depuis qu’Adam était venu au monde. Pour qu’elle se déplace de sa chère Angleterre, cela devait être important. Carl aurait déjà voulu être au dîner, rien que pour savoir ce que le petit-fils répondrait à sa grand-mère. Car, à n’en pas douter, cette femme devait avoir une sacrée bonne raison d’avoir fait un si long chemin elle-même ! Et ce n’était pas pour voir Adam, elle lui avait dit clairement qu’il n’était qu’un sauvage qui ne ferait jamais partie de sa famille. Du jour où elle prononça ses paroles, Adam n’était jamais retourné en Angleterre. Il avait qua-torze ans. Repousser un enfant qui vient de perdre sa mère et sa sœur, cette femme avait un cœur de pierre.
En ce début d’après midi, le soleil tapait déjà fort sur le chemin qui menait à la ville. En passant chez lui, Adam s’était changé, sa maison se trouvait en dehors de la ville et il était très fier de ce petit coin de paradis qu’il avait construit de ces mains. M. Barnes, le charpentier avait été étonné des capacités d’Adam à apprendre en si peu de temps le maniement des divers outils qui servent à la construction. De plus c’est Adam qui avait voulu faire les plans de sa maison et du jardin qui l’entourait et aujourd’hui le résultat était spectaculaire ! Adam en était très fier et les habitants de la ville venaient parfois lui demander conseil pour aménager leur jardin, ce qu’il faisait de bon cœur. Les habitants de la ville l’avaient tout de suite adopté, le fait qu’il soit demi indien ne les gênaient pas. Ils avaient tous dépasser le stade des rancoeurs entre colons et indiens. Adam avait beaucoup œuvré pour que les deux peuples vivent en harmonie, il n’était pas loin de réussir ! Cette ville était presque une exception dans tout l’état, et çà, Adam en était très fier aussi. Mais MC Call était arrivé, la haine avec lui, mais Adam se battrait. Juridiquement parlant, bien sûr ! Pour un indien, il détestait les armes et tout leur dérivé. Mais les lois, il les connaissait bien. Autant pour les gens de cette ville, que pour les habitants de la réserve. Il arrivait à réconcilier pas mal de gens qui étaient en conflit depuis, parfois, des années ! Son sens de la justice était très précis, dans un cas comme dans l’autre. Il était arriver à prouver qu’il ne faisait pas de différence entre un problème indien ou un habitant de la ville et de ses alentours. Lorsqu’il travaillait pour le cabinet d’avocats de la ville, les gens l’avaient surnommé « le magicien » aujourd’hui, il possédait son propre cabinet, l’ampleur de la tâche l’effrayait un peu mais il tiendrait bon ! Son père aurait été fier de lui ! Ce qui le ramena à penser à la mère de son père. Même en pensée, il n’arrivait pas à l’appeler grand-mère ! Il n’avait aucune raison de lui donner ce statut. Sur le papier peut être mais en aucun cas dans son cœur. Elle l’avait haï, depuis le jour de sa naissance. Il se souvenait encore de son air horri-fier lorsqu’elle l’avait découvert chez son père un soir d’automne. Il entendait encore ses vociférations à propos de sauvage en guenille ! Adam s’ébroua pour chasser ce passage douloureux de sa vie et fût surpris de se trouver déjà devant l’hôtel où était descendu la mère de son père. Respirant un bon coup, il s’arma de courage et pénétra dans l’hôtel.
-Bonjour Mme Chadburn, comment vous portez-vous ?
Une petite femme très âgée regarda s’avancer l’homme qui l’interpellait et l’œil soudain très pétillant s’élança à sa rencontre.
- M. De Lancaster c’est toujours une joie de vous voir, vous êtes de plus en plus beau de jour en jour !
- Et vous, vous rajeunissez à chacune de mes visites, vous resplendissez au-jourd’hui !
- Vil flatteur ! Mais j’accepte quand même vos compliments. D’autant plus que vous êtes le seul à m’en faire. A mon âge, je n’intéresse plus les hommes !
Adam pris ce petit bout de femme dans ses bras et l’embrassa avec tendresse sur le front.
- J’espère bien être le seul homme de votre vie. Je ne sais pas me battre !
Elisabeth gloussa et donna une petite tape amicale sur le bras d’Adam pour qu’il la repose à terre.
- Que me vaut votre visite chenapan !
- Vous avez une dame du nom de Lancaster entre vos murs, nous avons ren-dez-vous dans votre superbe salon bleu.
- En effet, une grande dame a demandé à vous voir. C’est votre grand-mère n’est-ce pas ?
- C’est la mère de mon père en effet.
Sa voix était ferme, ce qui était encourageant pour la suite.
- Suivez-moi, je vous montre le chemin.
Adam suivis Elisabeth et se surpris à sourire, elle sentait la lavande. Elle était peut être âgée mais elle restait coquette ! Arrivé devant une porte en chêne, elle s’effaça pour laisser passé Adam, celui-ci en profita pour lui déposer un baiser sur la joue.
- Pourquoi ce baiser ?
- J’adore votre parfum.
Elisabeth rougit, ce qui embarrassa Adam. C’était la première fois qu’elle rou-gissait à cause de lui.
- Mon mari aussi adorait mon parfum.
- je suis désolé si je vous aie blessé, ce n’était pas mon attention.
- Ce n’est pas ça. C’est juste que pendant une seconde, vous m’avez rappelé mon mari. Mais dépêchez-vous, votre grand-mère doit déjà vous attendre.
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MessageSujet: Re: La saga de l'été!   Lun 6 Aoû 2007 - 23:49

..........
Ce qui était faux. Le salon était désert. Adam pris soin de trouver le bon fauteuil afin de ne pas se faire surprendre par l’entrée de la femme qu’il attendait. Il pris celui près de la fenêtre en face de la porte, de cette façon, toute surprise était exclue. Il patienta quelques minutes et se leva lorsqu’il entendit la porte s’ouvrir. Une femme habillée de soie verte fit son entrée, referma la porte et fixa son re-gard sur Adam. Il ne bougea pas et se laissa examiner sans sourciller, soutenant son regard si semblable au sien. Un silence pesant s’installa. Adam ne voulant pas faire le premier pas, attendit que la femme identique à son souvenir daigne lui adresser la parole.
- Vous n’avez aucune intention de me facilité la tâche, n’est-ce pas ?
- En effet.
- Vous avez beaucoup changé, je ne vous aurais pas reconnu si je vous avais croisé dans la rue.
- Cela n’a rien d’étonnant.
- Vous ressemblez énormément à votre père, le saviez-vous ?
- Les enfants ont tous quelques choses de leur parent, c’est la génétique.
- Asseyons-nous, je prends de l’âge et mes os me font souffrir.
Elle choisit le fauteuil en face de lui et déposa sa frêle personne très délicate-ment sur le fauteuil.
- Je suppose que vous vous douter de la raison de ma présence ici ?
- Pas du tout.
La surprise interrompit Annabelle De Lancaster.
- Pour un avocat vous n’êtes pas très au courant de vos affaires !
- Pour une « grand-mère » vous n’avez pas tenu au courant votre petit fils de la mort de son père !
Adam sentait la colère l’envahir, chose qu’il ne voulait pas. Il s’efforça à re-prendre le contrôle de ses émotions et s’obligea à respirer calmement.
- Touché, je crois que je le mérite. Que savez-vous au juste ?
- Que mon père est décédé il y a quelques mois, votre courrier est arrivé le quinze. Du mois dernier.
- Comment !
Annabelle s’était raidit dans son fauteuil. Tiens, elle ressentait des émotions ?
- Comment est-ce possible. Je ne m’étonne plus de votre silence ! J’ai écrit ce courrier moi même, il y a plus de dix mois !
- Quand l’avez-vous posté ?
- M. Cribbes s’en est chargé. Mon notaire me pressait pour vous écrire le plus tôt possible, ce que je me suis hâter de faire.
- Pourquoi tant de hâte. Puisque mon père n’était plus de ce monde.
- Parce que vous êtes son unique héritier ! Il ne s’est jamais remarier malgré…
- Malgré votre soucis d’avoir un héritier digne de vous.
Adam commençait à s’amuser ! Annabelle se trouvait dans une position in-confortable et il commençait à voir où elle voulait en venir.
- Le but de ma visite est simple : étant l’unique héritier, mon fils vous a dési-gner comme seul légataire de toute la fortune des De Lancaster ! Le jour de l’ouverture du testament votre absence avait été constaté et cette cérémonie à été reporté, d’où ma présence ici.
- Si le testament n’a pas été ouvert, comment savez-vous que je suis l’unique bénéficiaire !
- Cyril me la confier sur son lit de mort. Je suppose que c’est une sorte de revanche.
- Une revanche sur qui ? Votre visite n’est ni amicale, ni familiale. Donc, je vous repose la question : que venez-vous faire ici exactement ?
Par ses paroles Adam venait de dire à Annabelle De Lancaster qu’elle n’était pas la bienvenue et que sa visite était tout juste tolérée !
- Bien, puisque vous m’y obligé, je vais être très directe. Si mon fils a dit vrai, vous êtes son seul héritier ! Ce qui revient à dire que je suis à la rue ainsi que ma fille, ses enfants, son mari et deux cousins que votre père avait pris sous son aile. Il veillait à ce qu’ils fassent de hautes études car ils sont très doués. Vous vou-liez la vérité, au jour d’aujourd’hui je n’ai plus un sous et notre notaire menace de nous faire expulser de notre maison ! Le testament étant bloqué je ne peux rien faire sans votre accord !
- Je vais donc être obligé de retourner dans votre pays pour l’ouverture de ce testament ?
- Non.
- Non ? Et par quel miracle allez-vous faire ouvrir ce testament s’il faut que je sois présent ?
- Maître Brown a bien voulu m’accompagner, puisque nous sommes les deux seuls concernés.
- Comment le savez-vous ? Mon père a laissé des instructions, c’est cela.
- Je retire ce que j’ai affirmer tout à l’heure, vous êtes un bon avocat. Vous avez deviné, mon fils à laissées des instructions. Je dois être la seule personne à vous remettre ceci en main propre.
Annabelle se leva et lui remis une enveloppe scellée avec de la cire, le cachet représentait les armoiries des De Lancaster.
- Cyril a laissé pour chacun de nous une enveloppe identique, voici la votre. Celle me concernant est chez Maître Brown.
- Dois-je l’ouvrir maintenant ?
- Faites comme il vous plaira. Nous attendrons dans la pièce à côté.
- Vous attendrez ? Vous voulez ouvrir ce testament maintenant ! Au-jourd’hui ! Sans me laisser de temps pour réfléchir si j’ai envie d’ouvrir cette lettre ou pas. Madame, permettez-moi de vous dires que j’ouvrirais cette lettre si j’en éprouve le besoin. Quand à l’idée d’ouvrir ce testament aujourd’hui, il n’en est pas question ! Je vous ferais savoir mon jour et mon heure ! Au revoir Ma-dame.
Ainsi c’était donc cela. Elle avait fait ce voyage contrainte et forcée et il se re-trouvait à la tête de toute la fortune de son père. Il n’avait aucune idée de l’étendue du patrimoine des De Lancaster, mais il se doutait que c’était quelque chose de colossal. Il n’avait aucune envie de réfléchir maintenant et il préférait partir avant d’exploser de colère. Il sentait monté en lui une telle rage qu’il pré-féra tourner les talons et sortir de cette pièce ! Cette femme venait lui faire la conversation comme s’il ne s’était rien passé !
Il traversa le hall de l’hôtel au pas de charge ! Il donnait l’image d’un homme furieux et prêt à tué quiconque se trouverait sur son chemin. C’est pourquoi il ne rencontra aucun obstacle, tous les gens présents tenaient à la vie ! Chacun d’eux savait pourtant qu’Adam gardait toujours son sang froid en toute circonstance, mais en le voyant à l’instant, ils doutaient tout à coup !
La porte de sa maison alla claquer sur le mur. La colère d’Adam retomba d’un coup ! Il était tellement furieux à l’instant qu’il aurait démonté sa maison ? Cette idée le fis sourire, l’amour qu’il avait mis dans sa construction ne valait pas la colère contre Annabelle. Il se prépara un café et s’installa sous son porche, la lettre de son père posé sur les genoux. Il fixa l’horizon au loin et fit le vide dans son esprit.
Aurore avait des difficultés à se concentrer sur ses lampions, en quatre heures, deux lampions étaient terminés ! Deux. Elle secoua la tête et pris la décision d’aller voir Adam. Elle était sûre de le trouver chez lui. Après l’entretien avec sa grand-mère, il devait se trouver sous le porche, un café à la main. Méditant sur la conversation qu’il venait d’avoir. Il faisait toujours cela après un entretien. Et puis, elle ne pourrait jamais attendre le dîner pour savoir comment cela s’était déroulé !
Adam ne l’entendit pas arriver. Elle choisit le rocking-chair sur sa droite, tenant une tasse de café, elle se laissa glisser sur le siège et attendit.
- Elle est venue pour l’argent.
La voix d’Adam n’était ni amère, ni rancunière, non. Il était égal à lui-même. Il avait constaté, c’est tout.
- J’ai failli dégonder la porte en revenant.
Il glissa un œil vers Aurore mais fut déçu. Elle ne releva pas.
- Si j’avais ta force, hier la porte de ma chambre aurait traversé le ranch.
- Oui, nous sommes en colère, moi j’ai perdu mon père et toi tu vas perdre le tien ! Nous formons un drôle de couple !
- Oui, et nous récoltons leur fortune ! Une montagne de problème en vue !
- Je ne bois jamais, mais j’avoue que là, à l’instant, je regrette de ne pas être ivre.
- Hum ! Adam ivre, cela doit être inoubliable ! C’est un courrier que tu viens de recevoir ?
- Une lettre de mon père.
- Tu veux que je te laisse.
Elle n’en avait aucune envie mais la décision en revenait à Adam.
- Non, reste. Je n’ai pas encore pris la décision de la lire ou non.
- Si tu ne l’ouvres pas, tu ne sauras jamais ce qu’elle contient. J’aurais aimé pouvoir lire une lettre de ma mère lorsqu’elle est partie. Voir des mots couchés sur du papier écrit de sa main, ses sensations, ses sentiments quant au fait qu’elle allait bientôt partir. Mais tu le sais comme moi, elle ne pouvait pas savoir qu’elle mourrait d’une chute de cheval.
- Aujourd’hui c’est ton père qui part. A-tu envie de savoir ce qu’il ressent ?
- Oui, j’ai réfléchi cet après midi. Je lui parlerais ce soir, de cette façon, nous pourrons dormir paisiblement. J’ai tellement de choses à lui dires ! On peut considérer le fait que mon père va bientôt mourir comme une chance. De cette façon nous allons pouvoir parler, pleurer aussi, mais cela est nécessaire, pour lui comme pour moi. Et toi tu pourras dormir dans ton lit, tranquillement.
Elle sourit sur les derniers mots et reprit la parole.
- Je ne veux pas t’influencer, mais je serais toi, j’ouvrirais cette lettre. Quoi-qu’elle puisse contenir, ce sont les derniers mots de ton père que tu pourras lire.

Elle avait parfaitement raison. S’il n’ouvrait pas cette lettre, la question resterait à jamais posé : que contient-elle ? Il pris son courage à deux mains et cassa le sceau.

« Adam, mon très cher fils,

Lorsque tu liras ces lignes je ne serais plus de ce monde. Je suis désolé, la maladie a été très rapide. Je n’ai jamais été très doué, ni très à l’aise pour te montrer mes sentiments. Question d’éducation sûrement. Cependant je veux que tu saches que j’ai aimé ta mère. Ta venue au monde m’a comblé de joie. La perte de ta mère m’a anéanti et j’ai oublié mes devoirs envers mon fils unique, toi. Il faut que tu sache que ta mère et moi étions mariés, tu n’es pas un enfant « illégitime » Tu porte mon nom parce que tu es mon seul et unique héritier. Je te laisse seul juge de gérer ou non les biens matériels que je te laisse. Ne sois pas influencé par l’aspect frêle de ma mère, sous ses dehors de poupée de por-celaine elle cache un cœur de pierre. L’argent est son seul objectif dans la vie. Les apparences sont plus importantes que l’amour ! Pour moi, ce fut le contraire et à force de me battre pour imposer mes choix, je me suis épuisé !
Je n’ai aucuns regrets, Adam, sauf peut être de ne pas m’être occupé de toi comme un père doit le faire. Jouer ensemble, parler de choses et d’autres, t’apprendre à faire la coure aux jeunes filles ! Ne m’en veux surtout pas, je t’assure que j’ai fait de mon mieux ! Je me rends bien compte du cadeau empoi-sonné que je te fais aujourd’hui, mais j’espère que tu réussiras là où j’ai échoué ! Fais de ta vie un chemin bordé d’amour et ne laisse jamais les intérêts de tes biens passer avant ton amour pour les tiens. J’en ai fait l’expérience et je te le dis : cela n’en vaut pas la peine !
Je te sers tendrement sur mon cœur. Au revoir Adam.

Ton père qui t’aime.

Cyril De Lancaster. »
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MessageSujet: 9ème chapitre   Mer 8 Aoû 2007 - 0:05

9......

9ème Chapitre
Adam reposa la lettre sur ses genoux et regarda à nouveau l’horizon. La brume c’était levé. Non. Sa vue était brouillée. Il pleurait. Il s’aperçut que toutes les larmes qu’il avait gardées depuis des années coulaient à présent le long de ses joues. Il ne ferait rien pour les retenir. A quoi bon ! Il ne pouvait aller contre cette joie et cette tristesse mêlée ! Il était le fils légitime de Cyril De Lancaster et son père l’avait aimé ! Mais il n’avait pus se dire au revoir. Il sentit une petite main se poser sur la sienne.
- Je suis désolée.
- Tu vas rire. Je pleure de joie !
Elle fut tellement surprise qu’elle éclata de rire !
-Oh ! Pardon Adam, je suis désolé.
- Arrête de t’excuser. Tu veux bien me tenir dans tes bras ?
Aurore se leva sans réfléchir et se pelotonna contre Adam sur le rocking-chair. Il la serra sur son cœur et donna une impulsion avec son pied pour les bercer dou-cement.
- Tu as avancé avec tes lampions.
- Pas beaucoup, j’ai perdu la main.
- Je pourrais t’aider si tu le veux.
- Tu fais déjà beaucoup pour moi, il faut que j’apprenne à me débrouiller seule. Bientôt je serais livré à moi-même avec pour compagnon un serpent et tu le sais, je n’aime pas les serpents. Que voulait ta grand-mère ?
- Le testament n’a pas été ouvert. Mon père a laissé des instructions et ma présence est indispensable pour cet événement.
Aurore se redressa et l’interrogea du regard.
- Non. Je ne dois pas me rendre en Angleterre. Figure-toi qu’Annabelle est venue escorter de son notaire !
- C’est légal ça ?
- Oui. Mon père avait pris ses dispositions avant de mourir et le notaire savait que nous n’étions que deux personnes à apparaître sur le testament.
- Toi et ta grand-mère.
-Oui.
- Que vas-tu faire ?
- Je ne sais pas encore.
Le regard d’Aurore était doux, ses yeux ne quittaient jamais ceux d’Adam lors-qu’ils avaient une conversation, comme maintenant. De quelle couleur seraient ses yeux lorsqu’elle ferait l’amour ? Adam se sentait troublé tout à coup ! La chaleur et le parfum que dégageait ce corps posé contre le sien lui suggéraient de bien belles images mais, il le savait, ne se réaliseraient jamais. Ce qui ne l’empêchait pas de penser et de l’imaginer criant de plaisir entre ses bras !
- Nous devrions aller retrouver ton père, c’est bientôt l’heure du dîner.
- Déjà ! Dommage, j’aime bien nos conversations, et puis depuis quelques jours, j’ai fais une grande découverte !
- la quelle ?
- Tu es très confortable.
Et sans plus réfléchir elle déposa un baiser sur sa joue. Adam stoppa net le ba-lancement qu’il avait maintenu jusque là et fixa les lèvres d’Aurore. La tentation fut telle qu’il en ressenti une douleur qui se répercuta dans tout son corps. Mon Dieu s’il ne faisait rien maintenant, il allait l’embrasser ! Il se mit debout en remettant Aurore sur ses pieds et parla avec une voix rauque, chargé de désirs purs.
- Je vais préparer les chevaux.
Aurore le retint un instant par la main.
- J’ai fais ou dit quelque chose qu’il ne fallais pas ?
- Non.
Sans plus d’explication il alla s’affairer près des chevaux. Aurore avait vu ses yeux s’assombrir puis se voiler, elle se concentra sur ce qu’il contemplait et se mit à rougir lorsqu’elle réalisa que c’était sur ses lèvres qu’Adam avait fixé son regard.
Le chemin jusqu’au ranch s’accomplit dans un silence entrecoupé par les soupi-res d’Aurore. Adam avait les nerfs à fleur de peau. Qu’est-ce qui lui prenait à soupirer de la sorte, si elle continuait, ils n’atteindraient jamais le ranch ! Tous ses soupirs agissaient sur lui comme le plus puissant des aphrodisiaques ! Et l’envie de la saisir dans ses bras, de l’arracher de son cheval, de la plaquer contre son corps et l’embrasser à pleine bouche le suppliciait abominablement !
Il ne méritait pas toute cette souffrance ! Agir ! Il fallait qu’il agisse. Et tout de suite, avant qu’il ne devienne fou. Avant qu’il ne concrétise ses pensées ! Sur une impulsion subite, il frappa la croupe de son cheval et partit au galop !
- Le premier arrivé aura droit à deux desserts !
Aurore était surprise ! Cela faisait des années qu’Adam n’avait agit ainsi ! C’est avec joie qu’elle envoya son cheval au galop ! Ils arrivèrent essoufflé devant l’écurie. Une surprise les attendait.
- Vous voilà enfin, je vous cherche depuis le début de l’après-midi ! Votre père m’a dit vous trouver dans le hangar, mais vous n’y étiez pas ! Nous étions inquiets ! Pourquoi n’avoir rien dit lorsque vous êtes partie ?
- Bonsoir M. MC Call. Si vous parler de mon père lorsque vous dites « nous » Je vous rassure, il est habitué à mes changement d’idées. J’étais en ville pour chercher des fournitures pour les lampions qui décoreront le hangar le jour du barbecue annuel du Ranch Grant. Mon père ayant invité Adam pour le dîner, nous avons fais le chemin ensemble. Vous voilà rassuré.
Sans rien ajouter, elle descendit de cheval, le confia à Thomas et se dirigea vers la maison.
- Mais enfin Aurore, attendez ! Vous ne pouvez me traiter de la sorte ! J’ai patienté tout l’après-midi tout de même ! Vous pourriez au moins vous excuser !
- M’excuser de quoi ? De vous avoir fait attendre ? Je ne savais pas que vous viendriez. La prochaine fois, prenez rendez-vous !
Elle continua son chemin sans se retourner. Cliff était fou de rage ! Elle ne per-dait décidément rien pour attendre ! Il aurait sa vengeance !
Adam, spectateur silencieux ne pu s’empêcher de s’esclaffer en entendant les dernières paroles d’Aurore. Ce qu’il regretta aussitôt qu’il vit le visage déformer par la rage de MC.Call !
- Tous ça s’est votre faute ! Elle a passé l’après-midi avec vous ! Le soir des noces si je découvre…
Il ne put finir sa phrase. Dougald surgit dont on ne sait où, tenait MC.Call au collet et venait de le soulever de terre !
- Sachez M. le prétentieux que Melle Aurore est aussi innocente que l’oisillon qui vient de naître ! De plus jamais. Non, jamais Adam ne se permettrait de tou-cher, ne serais ce qu’un des cheveux d’Aurore ! Alors si je vous reprends à insi-nuer pareilles choses sur Aurore et Adam, il est évident que vous aurez du mal à voir et à parler, ni même vous déplacer lorsque je me serais occupé de vous ! Ai-je été assez clair !
Adam n’avait jamais vu Dougald en colère. Toutes ces années il avait rouspété en comparaison de ce qu’il constatait aujourd’hui ! Humilié, MC.Call était rouge de frustration ! Il ne pouvait que subir. Que pouvait-il faire face à cette monta-gne en colère ?
- Adam, fais mes excuses à M. Grant. Je suis dans l’incapacité de dîner en face de ce fat. Tu trouveras une excuse valable pour éviter toutes explications embarrassantes, pour tout le monde. Bonsoir Adam.
- Bonsoir Dougald.
Cliff avait retrouvé la terre ferme et remettait de l’ordre dans ses habits. Adam finit de desceller son cheval en prenant bien soin d’éviter de jeter un œil sur MC.Call. Sa tâche terminée, il se dirigea vers la maison. Il passa par la cuisine, ses mains sales avaient besoin de savon.
- Par l’odeur qui se dégage de votre pièce favorite, vous nous avez encore gâ-tés chère Sophie.
Il se lava les mains et se retourna vers Sophie, et malgré la corpulence de celle-ci, il la souleva de terre et la fit tournoyer dans les airs comme une poupée de chiffon !
- Loup blanc ! Repose-moi immédiatement !
- Je suis à vos ordres gente dame. Il l’a salua avec son chapeau de cow-boy, en se courbant à terre et en faisant glisser son chapeau sur le sol dans un grand balancement de son bras droit.
- Cesses tes pitreries et va rejoindre M. Grant et Melle. La cuisine est interdite aux invités !
Mettant ses paroles à exécution, elle poussa Adam vers la sortie et le propulsa dans le couloir. Il souriait encore lorsqu’il franchit les portes du salon.
- Tu m’as l’air bien joyeux ! L’entrevue avec ta grand-mère s’est bien passée ?
- Non. Je viens de me faire mettre à la porte de la cuisine par Sophie.
- Quand comprendras-tu qu’il y à une porte d’entrée à cette maison ?
- Ce n’est pas la porte qui compte, c’est l’accueil dans la maison qui est impor-tant.
- Insinuerait-tu que Sophie accueil mieux que moi !
Carl taquinait Adam.
- Non. Seulement je ne peux résister à la façon qu’elle a de me jeter comme une poupée de chiffon dans le couloir. Elle fait ça mieux que personne !
Carl éclata de rire et Adam l’accompagna de bon cœur ! Aurore arriva dans un bruissement de soie. Adam fut immédiatement attiré par sa présence et resta sans voix ! Aurore était splendide ! Elle avait revêtu une robe couleur ivoire, mettant en valeur sa peau bronzée, ses yeux lavande, ses cheveux d’or qu’elle portait relevé ce qui dégageait son coup de signe : elle était la tentation incarnée !
Et le regard qu’elle glissa à Adam ne démentit pas sa première impression ! Son regard brillait d’un feu intérieur et il le reconnu tout de suite, puisqu’il avait le même lorsqu’il se trouvait en sa présence ! Bon sang, se pourrait-il que… ? Il n’osa aller au bout de sa pensée. Il avait très chaud tout à coup et se réfugia dans son verre d’orangeade en évitant les yeux de « sa tentatrice » ! Cliff arriva et jeta un froid, bienvenu pour une fois, sur l’assemblé.
- Bonsoir M.Grant.
- Bonsoir Cliff, nous attendons Dougald et nous passons à table.
Adam intervint.
- Dougald ne se joindra pas à nous ce soir. Un empêchement de dernière mi-nute. Il m’a demandé de l’excuser.
- J’espère que ce n’est pas grave.
- Il ne m’a pas confié la nature du problème, mais je pense que ce n’est pas grave.
- Bien. Alors allons nous mettre à table, je meurs de faim !
- Aurore, me permettez-vous ?
Cliff avait proposé son bras à Aurore, elle ne pouvait le refuser sans paraître mal polie. Elle décida de prendre sur elle et déposa sa main sur le bras de son « fiancé. Il recouvrit aussitôt sa main de la sienne en lui parlant à l’oreille.
- Vous êtes magnifique ce soir, est-ce en mon honneur ?
Elle ne pouvait pas répondre oui, ce n’était pas la vérité ! Elle s’était préparée pour Adam ! Oui, pour lui elle avait revêtu cette splendide robe.
- Ne répondez pas. Je sais que ce n’est pas pour moi que vous avez fait d’efforts vestimentaires puisque vous ne saviez pas que je serais présent. Comme il n’y a qu’un invité ce soir, à part moi, j’en déduis que c’est pour ce peau rouge. Mais j’ai la satisfaction de savoir qu’il n’aura pas votre virginité. Le moment venu vous me regarderez, moi et moi seul !
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MessageSujet: Re: La saga de l'été!   Mer 8 Aoû 2007 - 0:05

......
Aurore était tellement offusqué qu’elle ne trouva rien à redire à cette déclara-tion ! C’est machinalement qu’elle pris place entre son père et son « fiancé » et durant tout le repas ne dit pas un mot. Retranché en elle-même, elle mangeait des bouts des lèvres, triant les aliments dans son assiette. Au dessert son père lui posa une question qu’elle n’entendit pas.
- Aurore ! Où est-tu donc !
- Pardon père, je pensais aux préparatifs du barbecue.
- Justement ! Je te demandais ou en étais tes lampions ! Adam me disait que tu avais bien avancé.
- Oui, si l’on envisage que deux lampions terminés sur une centaine peut être considéré comme une grande avancé !
- Eh bien, il t’en reste quatre vingt dix huit, et quatorze jours pour les finir !
- Bien observé père !
- De plus Adam pourra te donner un coup de main. J’ai le souvenir d’un jeune garçon très doué pour les lampions !
- Ah je vois, vous faites référence au barbecue de l’année de mes dix huit ans, ce fabuleux jour ou il a fallu confectionner des centaines de ses fameux lam-pions en moins de vingt quatre heures, parce qu’une jeune demoiselle, désigné pour ce travail, faisait la tête parce qu’elle n’avait pas obtenu la robe de ses rêves pour ce barbecue ! Je me souviens que pendant deux jours, j’ai souffert d’ampoules sur presque tous les doigts !
Un sourire moqueur affiché sur son visage, le regard d’Adam pétillait de malice, attendant la réplique d’Aurore. Elle fusa rapidement.
- Je ne faisais pas la tête pour cette fichu robe ! J’étais punie pour ne pas être rentré avant le couché du soleil ! Et à qui la faute ! Je te rappelle que tu m’avais emmené à la réserve voir ta grand-mère et tu m’avais promis que nous serions rentrés pour bien avant le couché du soleil !
- Je ne pouvais pas prévoir que ton cheval se foulerait le pied et que nous se-rions obligés de faire le reste du chemin à pied !
- Peut être, mais nous sommes arrivés juste avant que mon père n’envoie tous les cow-boys disponibles à notre recherche !
- Je m’en souviens ! J’étais dans une colère monstre ce jour là !
- Je vous comprends mon cher Carl. Une jeune fille ne doit pas vagabonder dans la nature à la nuit tombée ! Déclara Cliff.
- Je ne vagabondais pas ! Et puis comment en ai t-on arrivé à cette conversa-tion ? Les explications de cette journée ont déjà été données !
- C’est parce que ton père et moi adorons te voir en colère.
Adam venait d’exposer ses sentiments ouvertement, devant son père ! Comment allait réagir celui-ci ? Ce ne fut pas Carl qui parla le premier.
- Pour ma part, je déteste voir une femme avec les traits déformés par la co-lère !
Un silence stupéfait accueilla ces paroles. Carl ne savait pas comment réagir. Ce MC.Call commençais à lui déplaire fortement. Sa fille n’était laide à aucun mo-ment ! Même en colère elle gardait une beauté presque sauvage.
- Allons prendre un porto Cliff. Adam, tu es le bienvenu.
- Je décline votre offre Carl, je ne bois jamais d’alcool. Du reste, vous avez sûrement des choses à voir avec votre futur gendre, qui ne me regarde pas. Et puis, j’ai de mon côté une affaire que je dois régler au plus vite.
- Oh, j’avais oublié ! L’entrevue avec ta grand-mère c’est passé comment ?
- Bien, je vous remercie.
- Tant mieux, j’en suis heureux pour toi !
Cliff se sentait exclu de la conversation qui se déroulait, il ne comprenait pas ! Ces hommes furetaient pourtant partout ! Ils lui avaient assuré que cet indien ne possédait plus aucune famille ! Communiquerait-il avec les esprits ? Si oui, cet indien était bon à enfermer !
- Bonne nuit Carl, MC Call.
Adam venait de tendre la main à Cliff. Il se passa quelques secondes avant que celui-ci ne daigne la serrer. Il ne fallait pas créer de scandale. Pas si près du but. L’incident d’avant le dîner ne devait pas se reproduire. A aucun prix !
- J’accompagne Adam jusqu’au porche, je vous rejoins dans quelques minutes.
- Oui ma fille prend ton temps. Nous avons pas mal de choses à mettre en or-dre Cliff et moi.
Aurore sortie de la salle à manger suivi d’Adam. Ils progressaient en silence, arrivé au porche ils se retrouvèrent face à face.
- Et surtout, le jour de mon mariage ne me souhaite pas beaucoup de bonheur ! Je ne le supporterais pas.
Adam, étonné, ne dit rien.
- Pour les lampions, je crois que je vais me débrouiller. Cet après midi j’ai en-seigné à Thomas ce que tu m’avais appris, il est très doué.
- Tu ne veux pas de moi !
- La question n’est pas là ! J’aimerais beaucoup que tu sois là. Mais tu as des problèmes à résoudre. Tu pourras réfléchir à tes soucis plus facilement.
- Ils seront vite résolus ! Je n’ai pas l’intention d’éterniser ma décision. J’aurais alors tout mon temps libre pour les lampions.
Elle vit qu’il souriait. Il était si beau, si prévenant, tellement doux et fort à la fois ! Pourquoi ne s’en était-elle pas aperçu plutôt ! Avant que ce MC.Call ne fasse son apparition ! Tout aurait été si simple alors.
- Aurore ?
Adam était presque pris de panique ! Elle fixait ses lèvres sans ce rendre compte de l’effet que cela pouvait produire sur ses sens ! Si elle n’arrêtait pas mainte-nant, il s’enfuirait.
- Adam, je peux te poser une question indiscrète ?
- Oui. S’étonna t-il.
- Quel effet cela dois faire lorsque l’on embrasse celui qu’on aime ?
La foudre lui serait tombée dessus qu’il n’aurait pas réagis autrement !
- Je crois que nous ne devrions pas avoir ce genre de conversation.
- Peut être, mais je me vois mal avoir ce dialogue avec mon père ! Tu es le seul qui me répondra franchement sans détour ! Alors, veux-tu me répondre ou non ?
- C’est une question difficile. Les hommes et les femmes ne réagissent pas de la même façon.
- ça je le sais, ce que je ne sais pas, c’est ce que l’on doit ressentir lorsque l’on est embrassé. MC Call a essayé et je n’ai pas du tout aimé ! Est-ce une réaction normale ?
- Je dois t’avouer que si celui que tu aimes t’embrassait, tu n’aurais aucune envie qu’il arrête.
- Oh ! Alors les livres qui parlent de ce sentiment si profond ne mentaient pas !
- Non, en effet, il existe.
Cette conversation était difficile, presque surréaliste ! Le désir tenaillait Adam sans qu’il puisse faire quoi que ce soit.
- Tu as déjà embrassé une femme ?
Interloqué de son audace, Adam sourit avant de répondre.
- Oui.
- Et c’était bien, enfin je veux dire, elle a aimé ?
- Oui.
- Je voudrais tant savoir ce que l’on peut ressentir lorsque l’on est embrassé par celui que l’on aime.
Elle pensait à voix haute, s’en rendant compte, elle rougit en baissant les yeux.
Adam, attendris, soulevas son menton du doigt et plongea son regard dans les yeux d’Aurore.
- Il est naturel de vouloir rencontrer son âme sœur. De vouloir éprouver des sensations inconnues. Tu les ressentiras un jour.
- Adam.
- Oui.
- Embrasse-moi. Montre-moi si je peux ressentir autre chose que du dégoût lorsqu’un homme pose ses lèvres sur les miennes.
Elle avait presque murmuré la dernière phrase. Adam se noya dans ses yeux lavande. Tremblant, ne sachant quel comportement avoir, ne pensant plus, en-sorceler par la voix d’Aurore, Adam approcha son visage du sien. Juste une fois, juste pour savoir.
- Tu es sûre de vouloir faire cette expérience, car, je te préviens, elle sera peut être désagréable.
- Tu ne me feras pas changer d’avis, je veux savoir.
Et subitement c’est elle qui l’embrassa.
Lorsque Aurore posa ses lèvres sur celles d’Adam, ce fut un feu d’artifice. Rien ne l’avait préparé à cet instant magique, unique. Elle s’accrocha à lui, enfouis-sant ses petites mains dans ses cheveux, se rapprochant de lui jusqu’à ressentir la chaleur de son corps.
Leur baiser était doux, timide et hésitant. Mais il leur fit l’effet d’un tremble-ment de terre !
Adam approfondit son baiser en caressant de sa langue les lèvres d’Aurore, qu’elle ouvrit spontanément sous la caresse.
Plus rien n’existait, plus rien ne comptait que ce corps de femme tremblant de désirs contre lui, il pris son visage entre ses mains et réalisa un de ses fantas-mes : Glisser ses doigts dans les cheveux d’Aurore. Ce noyer dans leur douceur. Elle réagit en gémissant de plaisirs. La tentation incarnée ! Elle détenait un pou-voir contre lequel il ne pouvait rien. Celui d’éveiller le sauvage qui dormait en lui. Leur baiser seul monopolisait leurs sens. Adam perdait complètement pieds. Un abîme de plaisirs s’ouvrait devant lui ! Effrayé de l’ampleur de son propre désir, il repoussa Aurore doucement, haletant et frustré, il ne reconnus pas la voix très rauque qui sortit de sa gorge.
- Aurore ! Je t’en pris ! Il faut arrêter !
Arrêter ? Elle n’en avait aucune envie ! Il y a quelques secondes, elle se trouvait dans un univers complètement inconnu, mais oh combien agréable ! Le baiser qu’il venait de lui donner n’était que pur délice ! Toutes ses sensations que son corps ressentait encore étaient toutes sauf désagréable. Elle se trouvait encore sur un petit nuage lorsqu’elle ouvrit à nouveau les yeux. Elle découvrit alors l’ampleur du désir d’Adam, il ne pouvait le cacher ! Ses yeux étaient devenus verts sombre, presque noir, ils scrutaient ses propres yeux, essayant de compren-dre ce qui arrivait.
- Adam…
Posant immédiatement son doigt sur ses lèvres Adam lui souffla à l’oreille :
- Chut, ne dit rien.
Il déposa un baiser sur son front et s’en alla. Aurore resta interloqué ! Il l’embrassait comme aucun homme ne l’avait fait et il s’enfuyait ? Quel poltron !
Aurore mis ses poings sur ses hanches et fulmina intérieurement.
- Hum ! Quelque chose me dit que tu es en colère après quelqu’un. Ton MC.Call est parti ?
Se retournant vers Dougald, elle le fusilla de son regard étincelant de colère.
- D’une, ce n’est pas « mon MC.Call. Et de deux, les hommes sont de vrai couard lorsqu’il s’agit de sentiment intime ! Figure-toi que…
Mon Dieu ! Qu’allait-elle faire ! Ses sens étaient sens dessus dessous ! Parler du baiser à Dougald était la dernière chose à faire !
- Oublis ce que viens de dire, je suis fatigué et je dis n’importe quoi.
- Il me semblait que ça avait l’air intéressant pourtant, ton regard n’a jamais été aussi brillant !
- Je rentre dires bonsoir à mon père, bonne nuit Dougald.
Et elle le planta là ! Il s’étonna et haussant les épaules il se dirigea vers le bara-quement pour aller se coucher. Il ne comprendrait jamais les femmes !
Elle trouva son père installé au salon, MC.Call lui faisant face devant la chemi-née.
- Tu arrives juste à temps. Cliff prenait congé justement.
Carl se leva serra la main de MC.Call, embrassa sa fille sur la joue et se dirigea vers la porte.
- Je vous laisse en tête-à-tête, bonne nuit Aurore.
- Bonne nuit père, repose-toi bien.
Carl eut l’air étonné, mais ne releva pas. Elle se souciait donc de sa santé ! Un sourire figé sur les lèvres, il sortit du salon et disparu derrière la porte, qu’il prit soin de refermer.
- Votre père à raison, j’étais sur le point de partir. Me raccompagnez-vous ?
La sensation qu’un piège venait de se refermer sur elle lui traversa l’esprit et c’est à contre cœur qu’elle refit le même chemin que plutôt. Mais cette fois l’homme qui l’accompagnait n’éveillait en elle que de l’indifférence. Arrivé sous le porche, MC.Call se retourna et pris la main gauche d’Aurore dans la sienne.
- Je vais vous souhaiter bonne nuit. Pourrais-je espérer un baiser ?
L’embrasser ! Après le baiser d’Adam ! Effacer le goût de ses lèvres qu’elle sentait encore sur les siennes. Pas question ! Diaboliquement, elle sourit, s’approcha de MC. Call et lui planta un baiser furtif sur la joue et s’éclipsa dans un tourbillon de soie !
Cliff resta quat un moment. Puis il haussa les épaules. Après tout s’était déjà un début. Au moins ne l’avait-elle pas repoussé. Presque joyeusement il rentra chez lui.
Aurore se planta devant la chambre de son père, hésitante, elle leva la main deux fois avant de frapper enfin.
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MessageSujet: 10ème chapitre.   Mer 8 Aoû 2007 - 0:08

10ème chapitre
- Entrer.
- Je peux te parler.
- Bien sur ! Tu es toujours la bienvenue. Viens là.
C’était la première fois qu’elle s’asseyait sur le lit de son père. A la mort de sa mère il avait pris une autre chambre que celle qu’ils avaient partagée en tant qu’époux. Elle n’était pas à l’aise, se tordant les doigts nerveusement, elle ne savait par où commencer !
Carl pris ses mains dans les siennes et regarda sa fille tendrement.
- Parfois les mots sont inutiles, parfois ils font souffrir et à d’autre ils sont bénéfiques.
- Je dirais que les miens sont douloureux et doux à la fois !
- Hum ! Tout un programme ! Alors lorsque tu te sentiras prête à dires ses mots, je t’écouterais.
Alors, quelque chose se libéras en elle et calmement elle commença à parler.
- Tout d’abord je ne suis pas d’accord pour que tu meures maintenant. J’ai en-core beaucoup à apprendre. Je ne suis pas d’accords non plus avec le choix de mon futur époux, je l’épouserais pourtant par respect envers toi. Tu es le seul lien qui me reste de ma vie d’enfant, ce cocon d’amour qui m’a fait devenir ce que je suis aujourd’hui. Tu es un père fabuleux, tu m’as toujours soutenue dans mes choix quels qu’ils soient. Tu m’as supporté toutes ces années, les faciles comme les difficiles ! Et pour ça tu mériterais une médaille. Tu ne m’as pas gâtée pour remplacer maman et Jamie, non tu as préféré de longue discutions. Elles n’étaient pas faciles pour moi, ni pour toi, mais elles nous ont aidées à traverser ses épreuves plus que douloureuses. Aujourd’hui je veux que nous parlions encore, profiter du temps qu’ils nous restent pour nous dires ce que nous n’avons peut être jamais osé-nous dires, par pudeur ou par timidité. Je vais commencer par te dires une chose très importante.
Sa voix se cassa, respirant profondément, elle s’arma de courage.
- Papa je t’aime et tu vas me manquer énormément.
Elle pleura en silence et continua de regarder son père. Il pleurait et souriait en même temps !
- Moi aussi je t’aime Aurore, plus que ma vie ! C’est pour cela que je t’ais choisi un mari.
Heureuse tout à coup elle répliqua en riant.
- Tu aurais du t’abstenir pour une fois ! Mon choix ne se serait pas arrêter sur lui !
- Ah ! Et sur qui aurait-tu arrêté ton choix ?
Prise de court, elle ne répondit pas et gêné, elle baissa les yeux sur leurs mains liées.
- Aurore ? Pourquoi ne réponds-tu pas ? Regardes-moi, dis-moi !
- Il y a quelques jours je t’aurais répondu qu’aucuns des hommes de ma connaissance n’était digne d’éveiller mon intérêt ! Aujourd’hui je pense diffé-remment.
- Oh ! Carl sourit. Et puis-je savoir qui a touché ton cœur ?
- Cela ne changerais rien à la situation.
- Détrompe-toi ! Il y a une clause dans le contrat. Si elle se réalise tu es libre de tout attachement envers Cliff.
Aurore était interloqué !
- De quelle clause parle-tu ?
- De celle qui dit que si tu trouves l’homme de tes rêves, l’homme que tu auras choisi d’aimer, alors le contrat serait rompu.
- Adam est au courant de cette clause ?
- Non.
- Mais, pourtant c’est ton avocat ! Vous étiez ensemble le jour de la signature ! Il est obligatoirement au courant !
-Adam a ajouté une clause ce jour là. Tu sais la quelle ?
- Non !
- Si Cliff venait à jouer au poker, jamais il ne pourrait jouer le ranch, il t’appartient. Adam la fait mettre à ton nom ! Je ne suis même plus chez moi ! Même lorsque tu seras mariée, ce ranch est à toi.
- Oui, mais ce que tu ne m’as pas dit, c’est pourquoi Adam n’est pas au cou-rant de l’autre clause !
- Je vais t’expliquer quelque chose. Tu me promets de garder ton calme ?
Le tond de son père était tellement grave qu’elle accepta d’un signe de tête.
- Le jour de la signature de ce contrat, nous étions cinq dans le cabinet du no-taire : Moi, Cliff, Adam et le Père Curtis ainsi que le notaire. Nous avons rédigé les papiers et Adam a fait rajouter la clause pour que le ranch reste à ton nom, ce qui n’a pas plut à Cliff ! Celui-ci a immédiatement exigé de se marier sur le champ ! Ce que nous avons tous refusés, surtout le père Curtis qui à crier au scandale ! Et une idée en amenant une autre j’ai moi même ajouté la clause concernant l’homme de tes rêves ! En voyant la réaction de Cliff, je me suis dit que si tu avais une chance de trouver l’amour, je n’avais pas le droit de la gâ-cher.
- Comment Adam n’est-il pas au courant alors !!
- Il est sortit avant de mettre Cliff en pièces ! Lorsqu’il est revenu, après s’être calmé, le contrat était signé et classé par le notaire.
Aurore réfléchit à toutes ses nouvelles et se surpris à sourire à son père.
- Je vois que cette nouvelle te fait plaisir !
- Oui. Tu dis qu'Adam est sorti pour ne pas casser la figure de ce MC.Call.
- J’entends encore le bruit de la porte claquer contre le mur ! Lorsqu’il est revenu, il a demandé à voir le contrat. Nous n’étions pas encore remis de son éclat. Le notaire lui à affirmer que tous s’était passé comme il l’avait prévu et que rien n’avait été ajouté ! Nous étions tous pressé d’en finir avant qu’il n’y ait un lynchage ! Et nous avons tous oublié la clause que j’avais moi-même rajou-tée ! Voilà pourquoi il ne sait rien.
- Alors Adam n’est vraiment pas au courant de cette clause.
- Non, en aucuns cas il ne peux savoir, mais pourquoi attache-tu tant d’importance à ce détail ?
- C’est très important ! Crois-moi !
Une idée chemina dans la tête de Carl et prenant un air conspirateur, il s’approcha de sa fille et plongea son regard dans celui de sa fille.
- Adam serait-il ?
Il ne fini pas sa phrase, en voyant rougir sa fille, il venait de comprendre !
- Alléluia ! Enfin !
Aurore resta pétrifié devant la réaction de son père ! Que voulait-il dire ?
- Je suis heureux pour vous deux ! Tu ne pouvais choisir mieux ! C’est un mariage grandiose que nous allons célébrer !
- Papa !
- Tu l’aimes oui ou non ?
- Je croix, oui, mais…
- Il n’y a pas de mais qui compte ! S’est-il déclaré ?
- Papa, enfin…
- Ma fille, au cas ou tu ne l’aurait pas remarqué, je n’ai plus beaucoup de temps et je veux voir au moins un de mes petits enfants avant de partir !
- oh !
Aurore était abasourdie. Tout allait trop vite. Tout lui échappait. Il ne fallait pas que son père se fasse trop d’illusions. Calmement elle essaya d’expliquer à son père la situation.
- Attends, attends deux minutes. Adam ne s’est pas déclaré, pour la bonne et simple raison que moi-même je n’ai découvert la vérité ce soir même ! Il est évident que quelque chose ce passe entre nous. Mais nous n’en sommes qu’aux balbutiements !
- T’as t’il déjà embrassé ?
- Papa !!
- Pas de pudeur avec ton père, réponds !
Son père la taquinait ! Son sourire, son œil pétillant et sa mine de conspirateur achevèrent de la convaincre.
- Oui.
- Et ?
- Que veut-tu savoir au juste ?
- Ce que tu as ressenti lorsqu’il t’as embrassé bien sûr ! Le premier baiser que j’ai donné à ta mère, je m’en souvient encore ! Un vrai tremblement de terre ! J’ais été tellement effrayé par mes émotions, que j’ai laissé ta mère au milieu de la grange de son père ! Je me suis enfui en la laissant plantée là !
Aurore éclata de rire !
- Ce n’était pas drôle sur le moment, jeune fille !
Son père avait pris un ton sévère que démentait son visage radieux.
- Pardon papa. Mais figure toi qu’Adam a fait exactement la même chose tout à l’heure !
Ils rirent ensemble et continuèrent à discuter de plein de chose durant le restant de la soirée et une bonne moitié de la nuit.

Adam relut plusieurs fois la lettre de son père. Quel gâchis ! Annabelle, avec son cœur de pierre avait tout balayé d’un revers de main sur la vie amoureuse de son propre fils ! Quelle décision prendre ? Adam ne savait comment réagir ! Et se baiser qu’Aurore et lui venaient d’échanger ! Il ressentait encore les sensations délicieuses parcourant son corps. Il ferma les yeux et s’abandonna à ses fantas-mes. Pourquoi le nier, il rêvait de la tenir dans ses bras, de la caresser de ses mains, de parcourir sa peau de ses lèvres et de la faire crier de plaisir. Il se cou-vrit le visage de ses mains et soupira. Il allait devenir fou ! Il pris la décision de prendre rendez-vous avec Annabelle pour le lendemain, il fallait régler cette histoire au plus tôt, elle avait suffisamment duré !
Le jour se leva enfin, il n’avait pas fermé l’œil de la nuit. Le message pour An-nabelle était prêt. Il lui donnait rendez-vous dans son propre cabinet à quatorze heures, accompagné de son notaire. Il patienta jusqu’à huit heures et enfourcha son cheval. Il déposa le message sur le comptoir de l’hôtel et repartit aussitôt. Il avait envie d’une bonne douche et pris le chemin de la cascade naturelle, à quel-ques kilomètres de là. De toutes façon, il n’avait rien d’autre à faire ce matin. Les lampions, c’était exclu. Son petit déjeuner en ville, il n’était pas d’humeur. Une bonne douche glacée pour calmer le feu qu’il avait allumé en lui, ça oui ! Détendre son corps sous un jet d’eau froide, voilà ce qu’il lui fallait ce matin !
Lorsqu’il arriva le soleil était déjà chaud. Dommage, l’eau serait moins froide que prévue. Il pris le pain de savon qui ne le quittait jamais, il aimait se baigner quand l’envie lui en prenait. Et cela pouvait arriver n’importe où, n’importe quand ! Il s’assura que personne ne se trouvait à proximité. L’idée d’avoir un procès pour attentat à la pudeur parce qu’il se baignait dans un nu intégrale ne l’enchantait guère. Il n’avait pas envie de changer ses habitudes pour ne pas choquer les gens, c’est pourquoi il avait instauré se petit rituel. Et puis son ins-tinct se déclanchait à la moindre alerte et jusqu’à aujourd’hui tous s’était bien passé. Il pris soin de plier ses affaires au fur et à mesure qu’il se déshabillait et lorsqu’il fut nu, plongea dans l’eau et se dirigea vers la cascade en une brassée puissante. Ses muscles roulaient sous sa peau, l’eau fraîche l’apaisait un peu.
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MessageSujet: Re: La saga de l'été!   Mer 8 Aoû 2007 - 0:08

............
Il arriva sous la cascade et offrit son visage au jet d’eau froide et commença à frot-ter son corps coloré par le soleil avec le savon. Il aimait ces instants de commu-nion totale avec la nature, le chant des oiseaux, le bruissement du feuillage qui l’entourait, tout cela le détendait et l’aidait à faire le vide dans sa tête. Il savoura longtemps ce petit plaisir et lorsqu’il commença à frissonner se dirigea vers son cheval pour se frictionner afin de se sécher. Et pourquoi pas se faire réchauffer par le soleil en imitant le lézard ? Tout en se séchant, il pivota pour admirer le paysage et se figea. Elle était là. De l’autre côté de la cascade. Aussi pétrifié que lui. Ils étaient à quelques mètre l’un de l’autre et pourtant il sentait son regard brûlant posé sur lui. Elle portait ses cheveux libre, encore mouillé du bain qu’elle avait du prendre. Un détail attira son regard. Elle était enveloppée dans un drap, celui-ci était humide et révélait plus qu’il ne cachait, les formes plus qu’harmonieuses de son corps ! Un lac glacé ne suffirait pas cette fois-ci. Un feu brûlant se répandit en lui, ravageant tous ses efforts ! Elle était la perfection faite femme. Il ne s’aperçu pas qu’il ne faisait rien pour cacher sa nudité et il vit Au-rore rougir et s’enfuir ! Il ne fit pas un geste pour la retenir. Il devait la laisser partir, il la désirait, oh combien ! Mais elle ne lui appartenait pas. Et ne lui ap-partiendrait jamais. Il secoua sa tête et entrepris de se rhabiller, quand il en vint à son pantalon, il pris conscience de ce qu’Aurore avait découvert un instant plus tôt ! Sa virilité au sommet de sa gloire ! Pour une jeune fille innocente qui dé-couvrait pour la première fois l’anatomie d’un homme dans son plus simple appareil, cela avait quelque chose d’effrayant en effet. Souriant tout à coup, il continua de se vêtir et rentra tranquillement chez lui. Il déjeuna et se prépara pour l’entrevue avec Annabelle.
Elle fut à l’heure. Escorter de son notaire. Un homme très grand, maigre avec un profil de corbeau !
- Entrer. Installez-vous.
Il était arrivé avant eux de façon à préparer son cabinet. A son fauteuil faisaient face deux autres identiques au sien. Il montrait ainsi à ses clients qu’ils étaient sur un pied d’égalité, lui étant seulement là pour les aidés. Il alla s’asseoir et attendit.
Annabelle prit la parole, le notaire très étonné avait perdu ses moyens !
- Alors, qu’avez-vous décidé ?
Droit au but ! Comme d’habitude.
- Bonjour Annabelle, ravis de faire votre connaissance M. ?
Il leurs rappelait la plus élémentaire des politesses ! Il avait été élevé à part égale dans une pension d’Angleterre et dans une réserve mais il n’était pas un sau-vage ! Il se devait de le faire savoir à cette femme.
- Pardon. Veuillez m’excuser. Je me présente Maître Brown. J’étais le notaire de votre père, M. De Lancaster.
- Alors je vous écoute Maître Brown.
- Comme vous le savez, votre père a laissé des instructions quant à l’ouverture de son testament. Il est écrit ici que si vous accepter d’ouvrir ce testament, vous serez la seule personne à prendre des décisions par la suite.
- Quelles décisions ?
- Pour les connaître il faut accepter d’ouvrir le testament Monsieur !
- Et si je refuse.
- Oh ! Ce serait dommage Monsieur ! Tous les biens, en intégralité, iraient à des œuvres de charité !
Adam posa son regard sur Annabelle.
- Le désir de refuser me tente beaucoup !
Il laissa passer un instant et admira le sang froid d’Annabelle ! Pas un seul bat-tement de cils ! Pourtant s’il refusait, elle se retrouvait à la rue.
- Avez-vous pensez à une reconversion, Annabelle ?
Là, il n’avait pas pu s’empêcher de la faire souffrir. Mais son attitude frisa l’admiration !
- Je vous crois assez intelligent pour m’éviter la honte de me retrouver à la rue. Et je vous rappelle que le même sang coule dans nos veines.
- Malheureusement pour moi.
Pour la première fois il la vit réagir et rougir sous son léger maquillage. En y réfléchissant, il venait de se rendre compte qu’il se mettait au dessus d’elle, so-cialement parlant. Il ne l’avait pas prévus mais fut un peu satisfait d’avoir touché un point sensible chez cette femme. Elle lui faisait penser à un iceberg !
- J’accepte l’ouverture du testament de mon regretté cher père, Cyril De Lan-caster.
L’acceptation arriva si vite et dans un moment impromptu que le notaire et An-nabelle ne régirent pas tout de suite. Adam en profita pour se caler confortable-ment dans son fauteuil et admira, encore une fois, la vitesse à laquelle Annabelle reprenait le contrôle de ses émotions ! Cela avait du lui demandé des années d’entraînement !
- Bien ! Je l’ouvre tout de suite !
Le notaire s’empressa d’ouvrir le pli scellé et commença la lecture.

« Moi, Cyril De Lancaster, saint de corps et d’esprit remet en intégralité tous mes biens. Le patrimoine, les bâtiments, les usines, les navires, les entrepôts l’argent placé, les obligations, la charge de mes deux neveux qui sont en études
(Ils sont très doués !) Toutes mes résidences et ce qu’elles contiennent à mon unique héritier : Adam De Lancaster. Cet enfant légitime, né du mariage entre Etoile filante et Cyril De Lancaster est mon seul et unique héritier. Pour ce qui est de ma mère et de ma sœur, je laisse le soin à Adam de décider de leur sort ! Pour ma part il m’indiffère.
Cyril De Lancaster.

PS le contrat de mariage se trouve chez Maître Brown dans une enveloppe blan-che avec le prénom de mon fils marqué dessus »


Un silence effroyable s’installa. Adam regarda par la fenêtre. Annabelle baissa les yeux sur ses mains tremblantes et le notaire replia le testament, lentement, comme pour s’imprégner de la réalité. Aucun d’eux ne repris la parole. Anna-belle se leva silencieusement pour partir lorsque Adam fixa son regard sur elle.
- Veuillez vous rasseoir.
Le tond était doux, ce qui fit changer d’avis Annabelle et elle repris sa place.
- C’est tout ce qu’à écris mon père ?
- Oui, M. De Lancaster. Les détails de tout votre patrimoine sont à mon cabi-net. Je pourrais vous faire parvenir une copie très bientôt, dans les plus bref dé-lais !
Le pauvre bougre ne savait quelle attitude adopter ! Il venait de changer d’employeur en quelques secondes et il était très mal à l’aise, c’était évident !
- C’est vous qui étiez chargé de la bonne marche des affaires de mon père ?
- Oui, j’avais la confiance de votre père au sujet de ses affaires.
- Je suppose que si ce n’était pas le cas, il vous aurait cité dans son testament.
C’était une remarque anodine. Mais Annabelle piqua un fard digne d’Aurore !
- Pardonnez ma maladresse Annabelle, je n’ai rien voulu insinuer.
- Il faut croire que je mérite tous ce qui m’arrive aujourd’hui ! Je n’ai, pour ma défense, que la raison d’avoir été élevée dans un environnement complètement dépourvu de sentiments autres que le prestige, la gloire, les apparences. Je n’ai jamais compris Cyril lorsqu’il me parlait de votre mère, de vous. Il ressentait une telle fierté, un tel amour ! Complètement incompréhensible pour moi ! Vous étiez à des années lumières de ce que j’espérais pour mon fils ! Alors quelque soit votre décision aujourd’hui, sachez que je l’accepterais. Sans contester. J’ai encore un frère qui se fera une joie de m’accueillir. Il pourra m’humilier à loi-sir !
- Hum ! Votre frère vous adorez à ce que je vois.
- Au contraire ! Sachez que j’ai du me battre bec et ongles contre mes frères et sœurs pour pouvoir obtenir, à la mort de mon mari, l’héritage qui revenait de droits à mon fils ! Il n’avait que sept ans lorsque son père est mort, et jusqu’à sa majorité j’ai combattu pour ces droits ! Cyril à toujours pensé que c’était pour moi que je me battait, il avait tord.
Elle s’animait tout à coup, une étincelle d’humanité brillait au fond d’elle. Adam regardait cette femme sous un jour nouveau.
- Maître Brown ne changera strictement rien à ce que mon père avait prévu jusqu’à aujourd’hui. Je ne vous demanderais qu’une seule chose Annabelle.
- Laquelle ?
- Tout les treize juin de chaque année, vous ferez un don de cinq milles livres sterling à notre réserve. Cet argent servira à élever nos orphelins.
- Puis-je vous demandez pourquoi cette date ?
- Je suis devenu orphelin ce jour là. Le jour où ma mère est morte en mettant au monde une petite fille qui n’a pas survécu. Mon père ne vous l’a pas dit ?
- Non.
Les yeux d’Annabelle brillaient intensément.
- Adam ?
- Oui Madame.
- Pourrais-je avoir de vos nouvelles de temps en temps sans passer par Maître Brown.
Cette requête étonna Adam et Maître Brown aussi, à en juger la tête qu’il offrait à ce moment précis !
- Je n’y vois pas d’inconvénient. Ne vous attendez pas à de longues lettres.
- Non, bien sûr. Seulement de petites nouvelles. Je vous donnerais l’adresse de ma fille, de votre tante. Elle sera enchantée d’avoir de vos nouvelles.
- Comment le savez-vous ?
Adam se souvenait de cette petite chipie qui lui tirait les cheveux à la moindre occasion ! Elle demeurait chez son frère en attendant son mariage, elle avait dix sept ans à l’époque et se comportait comme une vraie gamine avec lui ! Avec les autres c’était une autre histoire ! L’apparence d’une jeune fille bien élevée ! Quelle comédienne !
- Elle a confessé sur le lit de mort de son frère, qu’elle vous avait martyrisé lorsque vous veniez chez lui.
- Martyrisé est un bien grand mot ! Disons qu’elle aimait les cheveux longs.
- Elle vous tirait les cheveux ? Et jamais vous…
- Non, je ne me suis jamais plaint. La frapper ne m’a pas traversé l’esprit non plus. C’était une jeune fille exubérante, c’est tout.
- Exubérante ! C’est bien le mot ! Et bien elle n’a pas changé.
- J’en suis heureux. Surtout, Annabelle, ne la changé pas. Si elle est heureuse ainsi, respecter ses choix.
- Je me suis aperçu récemment, que lorsqu’on voulait changer quelqu’un, cette personne préférait mourir que de suivre les idées des autres.
Annabelle se leva, s’approcha d’Adam, se mit sur la pointe des pieds et lui dépo-sa un baiser sur la joue. Trop pétrifié pour réagir, il la laissa faire.
- Au revoir Adam.
Une larme coula sur sa joue, laissant une trace sur la poudre à maquillage. Elle se détourna et franchi la porte avant qu’il ne réagisse !
- Au revoir M. De Lancaster. Je vous fais parvenir les papiers le plus rapide-ment possible.
Adam tendit machinalement sa main, la serra et se retrouva seule dans son bu-reau. Son père avait-il prévu pareil dénouement ? Rien n’était moins sûr !

Assise sur son lit, le regard pensif, Aurore admirait le paysage par la fenêtre grande ouverte sur le jardin. Sa mère avait tant travaillé pour créer ce petit para-dis ! Le résultat était magnifique. Digne du jardin Anglais dont elle s’était inspi-rée. Elle se leva et descendit à la bibliothèque. Il fallait qu’elle sache de quelle difformité était atteint Adam. Cet appendice en haut de ses jambes ! Cela ne pouvait être normal. Elle avait déjà observé son frère et son père lorsque ceux-ci se soulageaient d’un besoin naturel, aucune comparaison n’était possible. Elle se souvenait vaguement que c’était mou et court, mais sûrement pas long et rigide. Elle examinas les rayons à la recherche du livre sur l’anatomie humaine, l’aillant trouvé, s’installa sur le bureau devant les portes fenêtres. Elle feuilleta les pages à la recherche des anomalies et ne trouvas rien. Elle étudias à nouveau tout le livre et compris enfin ! Ce n’était pas une anomalie ! C’était la conséquence d’un désir envers le corps d’une femme ! Son corps ! Adam la désirait. Radieuse tout à coup, elle referma le livre, le remit à sa place et s’en alla en direction du hangar par les portes fenêtres.
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MessageSujet: Re: La saga de l'été!   Mer 8 Aoû 2007 - 0:10

Désolé pour mon (mes?) lecteur(s), mais je file en vacances!!
La suite de cette saga vers le 28 août!!
Bonne lecture Very Happy
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MessageSujet: Re: La saga de l'été!   Mer 8 Aoû 2007 - 0:14

Bonnes vacances petit nuage, nous t'attendrons
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MessageSujet: Re: La saga de l'été!   Mer 8 Aoû 2007 - 17:44

bonne vacances, tu nous feras des photos ?
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MessageSujet: Re: La saga de l'été!   Dim 21 Oct 2007 - 13:45

Salut tout le monde!!

Pour la suite de mon roman, il faudra attendre un peu, non pas qu'il n'est pas écrit, seulement je vais le mettre sur un blog que je vais créer....voilà Very Happy
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J-P Mouvaux
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MessageSujet: Re: La saga de l'été!   Dim 30 Déc 2007 - 15:31

Mais comment avoir la suite ?

Je te présente mes meilleurs voeux pour l'année 2008.
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MessageSujet: Re: La saga de l'été!   Dim 30 Déc 2007 - 20:16

J-P Mouvaux a écrit:
Mais comment avoir la suite ?

Je te présente mes meilleurs voeux pour l'année 2008.

Je vais te la mettre la suite! J'ai voulu la mettre sur un blog, mais je suis une vilaine fille qui manque de temps et...qui n'aime pas trop réapprendre et réapprendre ect...je pense être un peu flémarde sur les bords!!
Alors la suite...je copie/colle sur le net et voilà!
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toniov
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MessageSujet: Re: La saga de l'été!   Dim 30 Déc 2007 - 23:20

C'est en hiver que je découvre cette " Saga de l'été "...je me suis attelé ( c'est le cas de le dire ) à la lecture. J'aime bien les histoires.
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MessageSujet: Re: La saga de l'été!   Lun 31 Déc 2007 - 13:45

Voici la suite.... cheers
11




Le grand jour était arrivé ! Le barbecue annuel du Ranch Grant. Les deux semaines qui avaient précédé ce jour avaient été un véritable tourbillon de préparatif en tout genre, en plus du travail quotidien ! Tout le monde avait accompli une tâche et le résultat était encore mieux que toutes les années précédentes ! Tout le personnel qui travaillait au Ranch avait été mis au courant de la maladie de carl. Chacun, à leur façon, s’était surpassé ! Les abords du hangar étaient littéralement recouverts de lierre, de guirlandes jaune et blanche. Les allées qui conduisaient au hangar retrouvaient une seconde jeunesse grâce aux petits graviers blancs gentiment offerts par un voisin. Les dix tonneaux en fer qui contenaient déjà les braises, s’alignaient en arc de cercle devant l’entrée. L’air fleurait bon la viande grillée. L’intérieur avait retrouvé l’aspect du neuf, quatre cow-boys s’étaient consacrés au nettoyage du sol au plafond. L’odeur du ponçage des planches embaumait l’atmosphère. Aurore, plantée au milieu du hangar, savourait le silence et la tranquillité de l’instant. Les invités ne tarderaient pas et les festivités commenceraient. La journée serait longue, mais qu’importe ! Aujourd’hui était un jour de joie ! Elle inspiras profondément et s’apprêtait à sortir lorsque des frissons sur sa nuque lui informèrent qu’elle n’était plus seule. Et une seule personne provoquait ce genre de réaction sur elle. Adam. Ainsi, après deux longues semaines d’absence, il revenait !

- Les lampions sont très réussis.

- Je ne les aies pas fait toutes seule, Thomas et Petite fleur m’on aidés.

- Petite fleur !

- Oui, elle s’est trouvé une passion pour les lampions, à moins que ce ne soit pour Thomas. Je n’ai pas encore tranché.

- Petite fleur et Thomas ?

Aurore se retourna enfin et affronta le regard d’Adam. Dieu qu’il était beau ! Vêtu d’un pantalon noir, d’une chemise blanche de cow-boy agrémenté d’un collier noir et bleu, tenant un chapeau de même couleur que son pantalon. L’homme qui se tenait devant elle n’avait plus rien à voir avec son ami d’enfance. Elle avait joué, rie, confié tous ses secrets à son ami. Aujourd’hui, c’était un homme qui lui inspirait du désir, de la passion, de la sensualité. L’homme sur qui elle fantasmait, jour et nuit. Elle passait des nuits torrides entre ses bras, se réveillant couverte de sueur. Parfois de longues nuits de désir insatisfait. Et à cet instant il était là, devant elle, dans toute sa beauté sauvage. Car, il avait bau être vêtu, elle le revoyait toujours en tenu d’Adam près de la cascade.

- Pourquoi sourit-tu ainsi ? Qu’ais-je dis de drôle ?

- Rien. Je viens juste de penser que tu portais divinement bien ton prénom.

- Ah !

Alors là, il ne suivait plus !

Il était entré dans le hangar par intuition et avait observé Aurore quelques instants. Sa robe d’un rose délicat, la moulait presque comme une seconde peau et il était resté indécis. Son corps lui disait de la prendre dans ses bras et de l ‘embrasser à l’étouffer. Son esprit lui disait de rester sage et d’entamer une plate conversation. Comme si ses deux semaines de séparation n’avaient pas existées ! Jour et nuit elle le hantait ! Il ne comptait plus le nombre de voyages faits à la cascade pour calmer ses ardeurs ! Il avait pris conscience que jamais il ne pourrait vivre à côté d’elle, la sachant mariée à un autre et avait pris la décision de partir. Peut être reviendrait-il plus tard. Mais pour le moment il devait le lui dire. Et il savait que ce ne serait pas facile.

- Je ne veux pas que tu me fuies Adam. J’ai tellement besoin de toi !

- Je ne te fuis pas. Ce sont plutôt mes instincts que je fuis !

Un sourire penaud sur les lèvres, la confession d’Adam était aussi surprenante que touchante.

- Nous pouvons nous contrôler ! Nous sommes adultes, et si…

- Il ne peut pas y avoir de si ! Si je perds le contrôle, je pars !

- Tu partirais ! Tu me laisserais ! Tu m’abandonnerais ! Je te l’interdis ! Tu m’entends ! Jamais je ne te laisserais t’éloigner de moi. Je ne te laisserais pas faire ça !

Aurore affichait une colère et une peur panique à la fois.

- Et puis si tu perds le contrôle de tes instincts, ce ne sera pas la fin du monde !

L’homme et la femme font l’amour depuis que le monde est monde !

- Non ! Un mari et sa femme font l’amour depuis que le monde est monde ! Voilà toute la différence !

Un sourire gracieux s’afficha sur les lèvres d’Aurore et d’un tond doux et emplis d’appréhension elle déclara :

- Alors, épouse-moi. Fais de moi ta femme.

Le ciel lui était tombé sur la tête. Où il devenait fou. Cette conversation n’avait pas lieu. Il rêvait, oui c’est ça, il rêvait. Sauf qu’Aurore était là, devant lui et qu’elle se rapprochait de lui.

Un bruit de sabots emplis tout à coup le silence. Le premier invité arrivait ! Cliff MC.Call fit son entré. Il repéra tous de suite Aurore et ne prêta tout d’abord aucune attention à l’homme qui ce tenait à ses côtés.

- Bonjour ma chérie ! Vous êtes encore plus radieuse que cette journée !

Pour une fois Adam était d’accord avec lui. Mais le « ma chérie » lui avait fait l’effet d’une gifle !

- Pardonnez-moi M. Je manque de politesse. Bonjour, je me présente Cliff MC.Call, le fiancé de cette ravissante jeune femme.

Spontanément Cliff venait de présenter sa main à Adam. Quel jeu jouait cet escroc pour être aussi amical avec lui ? Etait-il soûl ? Toutes ses questions se bousculaient dans sa tête. Mais l’explication était très simple. Adam se trouvait à contre jour et Cliff ne l’avait tout simplement pas reconnu ! Habillé de cette façon, Adam différait complètement de Loup blanc. Et lorsque MC.Call se trouva assez proche et le vit ; il stoppa net et laissa tomber sa main.

- Désolez, je ne vous avais pas reconnu. Le déguisement est parfais.

Aurore voulu s'interposer, Adam l’en empêcha d’un signe de tête.

- Je vais rejoindre votre père, il est sur le chemin. M’accompagniez-vous Aurore.

- Non, il me reste de petits détails à vérifier.

Elle attendit cependant. Adam voyant le piège ajouta :

- Je viens avec vous, si cela ne vous dérange pas.

- Ce serait impoli de ma part, je n’ai que le choix d’accepter !

- Poltron !

Le mot avait fusé des lèvres d’Aurore, les deux hommes l’entendirent et ils se demandèrent à qui était adressé cet adjectif !

L’activité fut telle qu’Adam et Aurore ne pus converser plus d’une minute ! Les gens riaient, dansaient. Plusieurs activités leurs était proposé, les enfants jouaient avec des fers à cheval dans le corral, qui était déserté par les chevaux le temps de cette fête. A en croire les rires qui leur parvenaient aux oreilles, ils s’amusaient à en avoir mal aux côtes ! Aurore se tenait un peu en retrait pour pouvoir souffler et regarder tous ces gens rassemblé, c’était une réussite. Elle était heureuse pour son père, une bien belle fête, oui. Son attention fut attirée par Dougald qui venait de fondre littéralement sur Sophie, elle n’avait pas quitté les abords des barbecues, veillant à sa façon sur le repas de chacun. Dougald lui parla et même de si loin, Aurore vit rougir Sophie ! Ils s’élancèrent tous deux vers la piste de danse et commencèrent une valse. Aurore qui ne pensait pas que Sophie accepterait, en resta interdite et admira le talent sans conteste du couple qui virevoltait sur la piste. Elle qui pensait rire les trouva tellement mignon qu’elle ne put qu’admirer cette démonstration ! Malgré la différence, plus qu’évidente de leur deux corpulence, ils s’accordaient étonnamment bien. Ils étaient presque majestueux ! Elle ne fut pas la seule à admirer le couple, tous les danseurs leur avaient laissé la piste et c ‘est sous un tonnerre d’applaudissements qu’ils achevèrent leur danse. Sophie regagna ses barbecues et Dougald planta son regard dans celui d’Aurore et lui souris. Elle lui renvoya son sourire et lui fit une révérence, acceptant ses excuses, Dougald lui envoya un clin d’œil et se dirigea vers la table des desserts. Les émotions donnent faim ! L’après midi s’écoula tranquillement, la chaleur était supportable, les tables recouvertes de victuailles se vidaient. Le soir s’installa, les guitares se mirent à jouer de la musique plus douce. Aurore, épuisé, assise sur une botte de paille, regardait le ciel étoilé. Un bruit d’éperons annonçait l’arriver d’un homme, mais ce n’était pas Adam et elle fut déçue.





Dernière édition par le Lun 31 Déc 2007 - 13:56, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La saga de l'été!   Lun 31 Déc 2007 - 13:49

..............




- La nuit est belle ce soir.

MC.Call. Allait-il réitérer la tentative de viol ? Tendu, elle attendit.

- Je vous comprends, vous n’avez même plus l’énergie de parler.

- En effet. Mais cela en valait la peine.

- Oui, je dois dire que c’était une journée parfaite. Allons nous promener, cela vous détendra.

- A condition que vous ne me sautiez pas dessus à la moindre occasion.

- Quelle franchise. J’aime ! Vous avez ma parole, une ballade, c’est tout.

Il tint parole. Ils discutèrent de choses et d’autres et rirent même de quelques anecdotes de Cliff. Lorsqu’il aborda le sujet « mariage » Aurore déclara être épuisé et se sauva vers la maison.

Carl, installé dans le salon attendait Cliff. Lourde charge que d’annoncer à cet homme que sa fille ne voulait pas de lui et que le contrat était donc rompu. Cliff se présenta à l’heure et Carl l’accueilli avec un verre de porto.

- Un petit remontant ?

- Avec plaisir !

- Mettez-vous à l’aise. Ce que j’ai à vous dire n’est pas facile, alors ne m’interrompez pas.

- C’est grave ?

- Cela dépend du point de vue où l’on se trouve ! Tout d’abord, je vais mourir dans peu de temps, une vilaine maladie me ronge. Je vous rassure, elle n’est pas contagieuse. Nous avons passé un contrat ensemble. Je l’ai signé pour assurer l’avenir de ma fille. Aujourd’hui c’est différent. Aurore est amoureuse et celui qu’elle aime ce n’est pas vous.

- Et en quoi cela change-t-il quelque chose ?

- La clause dix huit de notre contrat stipulait que si Aurore trouvait l’homme de ses rêves, il y avait rupture. Donc vous gardez la vallée et Aurore reprend sa liberté.

- Qui es cet homme ? Un nouvel arrivant ? Et que deviens votre projet de faire l’élevage de chevaux ?

- Vous venez de le dire, c’était mon projet, pas celui d’Aurore et je n’ais plus assez de temps pour réaliser mon rêve. L’homme qu’elle aime est une vieille connaissance de la famille. Leurs sentiments sont très récents.

Tous les projets de Cliff tombaient à l’eau ! Cette garce avait trouvé le moyen de lui mettre des bâtons dans les roues ! Mais il ne resterait pas sans réagir !

- Comment s’appelle cet homme !

La réaction de Cliff conforta Carl dans la décision de taire le nom de l’homme que le cœur de sa fille avait choisi. Cliff contenait difficilement sa rage. Son regard dur et froid se posa sur Carl.

- Je refuse la rupture et je trouverais le nom de cet homme par moi-même. Vous ne me connaissez pas mais je vous jure que vous allez apprendre très vite ! Personne ne me traite ainsi ! Je vous garanti qu’il y aura mariage et que cette clause va disparaître de ce foutu contrat !

Il se propulsa du fauteuil sur lequel il s’était installé et passa devant Carl, tel un ouragan et pris soins de claquer violemment la porte ! Celle-ci fit un tel bruit que les murs en répercutèrent l’écho à l’infini ! Aurore se présenta à la porte du salon, Adam à la double porte fenêtre et Dougald le suivi de très peu !

- Waou ! Je crois que je viens de libérer un lion.

- Carl, tout va bien ?

- Papa, ça va ?

- Bon sang, vous faites un raffut d’enfer ! Que ce passe-t-il ici ?

- Je viens d’avoir une conversation amicale avec Cliff, je crois qu’il a mal pris le fait que je rompais notre contrat.

Adam, surpris, entra dans le salon et se posta devant Carl.

- Pourquoi avez-vous rompus le contrat ? Aucunes des clauses que nous avons mises dessus ne peuvent être remplies ! Il n’est donc pas rompu !

- Il y a une clause qui fait que ce contrat est rompu !

- Ah ! Et laquelle ? Peut-on savoir ?

Adam était en colère ! Carl ne l’avait pas mis au courant de cette rencontre de se soir ! Il était pourtant son avocat !

- De la dix huitième.

Il n’y en a que dix sept ! Je vous le rappelle !

- Non. Dix huit clauses dûment signer par toutes les parties !

- Par quel miracle j’aurais signé un contrat sans savoir qu’il contenait dix huit clauses ?

- On ne peu considéré la colère comme un miracle.

Le calme et la décontraction de Carl achevèrent Adam. Il s’écroula dans le premier fauteuil venu et se passa les mains sur le visage.

- Je deviens fou ! J’essais de comprendre, de vous comprendre. Mais là, cela m’échappe ! Je n’aurais jamais raté une chose aussi importante qu’une nouvelle clause. Si c’est le cas il faut que je change de métier.

- Non, tu es un excellent avocat. C’est moi qui ne t’ai pas mis au courant, tu as signé sans savoir que cette clause était sur le contrat.

- Comment ?

-Tu n’étais pas là. Tu te rappelles ce jour là ?

-Comment ne pas m’en souvenir ! Je suis sorti pour ne pas flanquer mon point dans la figure de MC.Call !

-Exact ! Et pendant que tous le monde s’étonnait de ton éclat, d’ailleurs tu claque les portes aussi bien que lui, l’envie d’ajouter cette clause m’est venue et je crois pouvoir te dires que même Cliff l’ignorait avant ce soir.

-Ce qui lui sera aussi facile de la faire annuler ! Et puis que contenait-elle ?

- Je connais les lois, il ne pourra pas contesté cette clause qui stipulais que si Aurore tombait amoureuse d’un autre homme que lui le contrat était annulé, il l’a signé !

Adam se passa les mains sur le visage et inspira lentement.

-Croyez moi, Carl, il contestera et il gagnera sûrement. Je viens de passer ses deux dernières semaines à faire des recherches sur lui. Ce que j’ai découvert n’a rien de reluisant. Cet homme est dangereux. Tous les shérifs, les avocats, les notaires qui ont eus affaire à lui m’ont tous affirmé la même chose. Partout où cet homme passe, il laisse des cadavres, des veuves et des orphelins sans le sous, parce qu’il dépouille leur maris et pères de tous ce qu’ils possèdent aux jeux. Et lorsque ces pauvres hommes ne jouent pas, c’est par le biais d’un notaire et d’une histoire abracadabrante qu’il arrive à ses fins. Une fois qu’il possède les terres, il les revend aussitôt. L’argent lui sert à jouer aux cartes, et cela sans que personnes ne trouve rien à redire ! Et pour couronner le tous, plusieurs accidents sans raison font mourir des propriétaires et MC.Call se retrouve quelques jours après avec les actes notariés des défunts en sa possession et en sa faveur ! Voilà a qui nous avons affaire.

Adam venait de tous dire. Un silence oppressant s’installa.

Aurore resté en retrait, debout à l’entrée du salon, vit tout à coup les murs s’animés et un voile noir passa devant ses yeux.

Le bruit que fit le corps d’Aurore en tombant, ramena les hommes à l’instant présent. Adam fut le premier à réagir.

-Aurore ! Mon cœur. Pardonne moi, je n’aurais pas dus dire tous ça ! Qu’est ce qui m’a pris bon sang ! Il souleva Aurore et la posa délicatement sur le canapé.

Carl, la main sur le cœur, la bouche ouverte ne réagis pas. Dougald, stupéfait de la réaction d’Adam se fit l’impression d’un spectateur assistant à une représentation. La vitesse à laquelle celui-ci avait réagis le laissa pantois ! Et tout à coup il souris, alors depuis le début il avait raison. Aurore et Adam étaient amoureux. Il secoua la tête et posa sa main sur l’épaule d’Adam.

- Ne t’inquiète pas, ce n’est qu’un petit évanouissement, rien de grave.

Adam n’écoutait pas. Il continuait de parler doucement à Aurore. Carl se détendit et constata que sa fille était dans les meilleures mains qui soient ! Que ce grand gaillard soit aux petits soins auprès de sa fille le rassurait pleinement.
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MessageSujet: Re: La saga de l'été!   Lun 31 Déc 2007 - 14:01



........................

Adam approcha un verre d’alcool près des lèvres de la jeune fille et lui fit boire un peu de liquide. La réaction d’Aurore ne se fit pas attendre. Elle recracha le liquide sur sa chemise.

- Je t’ai déjà dit que je n’aimais pas le whisky, dit-elle en repoussant sa main.

- C’est bien possible, mais ce que tu viens de boire n’est pas du whisky.

- Comment pourrais-tu le savoir, tu ne bois jamais.

- D’après la couleur de ce liquide, je crois que c’est du porto.

Aurore se redressa ne sachant comment réagir après cet événement, elle s’affairais dans les plis que faisait l’étoffe de sa robe et la rajusta autour d’elle. Prenant bien soin de ne regarder personne. Elle se sentais seule et désemparé devant cet évidence : elle allait épouser un voleur doublé d’un meurtrier.

Adam l’observait, attentif a ses réactions, il la sentait au bord des larmes et attendait le bon moment pour parler. Carl, confronté à la douleur évidente de sa fille, n’osait se manifester. Dougald trop émotif pour assister aux larmes d’Aurore pris rapidement congé.

- Je vais vous laisser, bonsoir.

- Bonsoir Dougald, a demain. Carl le raccompagna à la porte et referma soigneusement derrière lui, comme pour reculer le moment de se retrouver devant sa fille. Il inspira profondément et rejoignit le jeune couple. Aurore restait prostré, fixant un point invisible devant elle. Adam scrutait son visage et attendait.

- Je ne veux pas épouser ce monstre. Je renonce à tous. Les terres, l’argent, les bêtes, tout. Je ne veux pas avoir affaire à lui, plus jamais. Sa voix était douce, les mots coulaient lentement de ses lèvres tremblantes, doucement, elle regarda son père.

- Papa. Pardonne moi. Tu vas tout perdre. Mais je ne peux pas épouser ce monstre c’est au dessus de mes forces. Tu ne peux pas exiger ça de moi.

Les larmes coulaient sur ses joues, sans qu’elle ne les retienne.

- Nous allons tout annuler ma chérie, tu n’épouseras pas cet individu. Pourquoi n’en a t-on rien sus avant ? Carl s’adressait à Adam.

- Je n’ai pas eus le temps matériel pour enquêter ! Vous m’avez pris pour avocat deux jours avant de signer ce maudit contrat ! C’est un peu court pour rassembler quoi que ce soit sur un inconnu.

- Quel recourt avons-nous ?

- Aucuns, si vous annuler le contrat, vous perdrez tout.

- Mais, la clause que tu as mis sur…

- ne sert absolument a rien puisqu’il y a annulation ! MC Call est un rusé. C’est la première chose qu’il a fait mettre sur ce foutu papier : clause une ; en cas d’annulation de M. Carl Grant le Ranch et tout ce qu’il contient en biens reviendra en intégralité à M. MC Call !!

Carl reçu un coup à l’estomac. Il avait complètement oublié ! Il s’écroula dans le premier siège venu.

- Je voulais ce qu’il y a de mieux pour ma fille. Je voulais la mettre à l’abri de tous soucis, au lieu de ça, je la mets entre les mains d’un bandit ! Quel père indigne je fais !

- Ne dis pas ça papa, tu croyais bien faire. Et puis au début rien ne montrait que c’était un bandit.

- Non, c’est vrai, rien ne transparaissait dans son attitude. Mais ce soir, je me suis retrouvé devant un parfais inconnu. Mais bon sang, qu’est ce qui m’a pris ?

- Vous aviez peur. Pour vous, parce que vous allez bientôt rejoindre votre femme et Jimmy. Pour votre fille, parce que vous avez le sentiment de l’abandonner et de la laisser seule. Mais ce n’est pas le cas, il y a Dougald et moi, ainsi que toutes les personnes présentes aujourd’hui qui peuvent l’aider en cas de besoin. Elle n’est pas seule, loin de là !

-Je m’en rends bien compte ! Mais ce diable d’homme était tellement bien sous tout rapports ! Je voulais qu’elle soit heureuse, à l’abri de tout !

Carl, complètement démoralisé, se couvris le visage de ses mains et les fit glisser lentement et plantant le regard dans celui d’Adam tout en soupirant, il demanda :

- Que peut-on faire Adam, si je ne peux annuler le contrat sans rien perdre, je ne veux pas que ma fille soit lié avec ce type, que me reste t-il comme choix ? Racheter ce contrat au prix fort ?

- Il refusera. Je suis déjà passé chez lui pour lui proposer dix fois la valeur du Ranch.

- Dix fois !?Et ce fou a refusé ?? Et où aurais tu eus l’argent ?

- Oui. Je suis le seul héritier de mon père mais là n’est pas la question. Je pense savoir pourquoi MC Call tient tellement à posséder ce Ranch. Vous souvenez vous de la légende de la grotte bleue ?

- Oui, mais tu l’as dis, ce n’est qu’une légende. Comment as-tu appris son existence ?

- Plume d’argent, ma grand-mère me narrait souvent cette légende lorsque j’étais petit. Elle disait que la grotte se situait aux pieds des collines bleues, et qu’il existait une carte très précise de l’endroit.

- Personne n’a jamais trouvé cette grotte et nous n’avons jamais eus connaissance d’une carte quelconque ! Ce n’est qu’une légende ! Mon aïeul est mort à force de chercher cette grotte, et d’ailleurs, il n’en est jamais revenu ! Personne n’a jamais retrouvé son corps. Son cheval est renté à l’écurie deux semaines après son départ, amaigris et chargé de tout le matériel ainsi que de la nourriture.

Adam était resté assis près d’Aurore et elle le vit sourire et plonger la main dans sa poche de chemise pour en ressortir un caillou !

- Alors cette légende n’en est plus une.

Adam déploya sa main et fit admirer la pierre posée dans sa paume. Carl ouvrit des yeux ronds et Aurore dévisagea les deux hommes. Elle commençait à comprendre ! Elle s’agenouilla devant Adam et caressa la pierre.

- C’est un saphir ! Il y a une grotte sur ce Ranch et elle contient des saphirs !

Voilà pourquoi il était si pressé de découvrir et de savoir où étaient les collines bleues !

Adam admirait le fil du raisonnement d’Aurore. A force de réfléchir, il en était arrivé à la même conclusion. D’une façon ou d’une autre MC.Call savait pour la grotte, et pour les pierres. Mais ce qu’il ne savait pas c’est comment ?

- En trouvant la grotte, j’ai aussi découvert pourquoi votre ancêtre n’était jamais rentré au Ranch. Une énorme poutre le transperce de part en part, il est évident qu’il est mort sur le coup et qu’il n’a pas souffert.

- C’était il y a si longtemps ! Alors d’après toi, il a découvert la grotte et s’apprêtait à rentrer au Ranch pour annoncer la bonne nouvelle.

- Oui, j’en suis persuadé.

Aurore regardait toujours la pierre et fini par entendre l’échange entre son père et Adam.

- Comment peux-tu être sûr qu’il était sur le chemin du retour ?

- D’après la position du corps d’abord. Ses pieds sont tournés vers l’extérieure de la grotte et sa tête vers l’intérieur et il est sur le dos, ce qui veut dire qu’il sortait ! Ensuite ses vêtements, malgré la poussière qui les recouvre, il portait ses plus beaux habits ! Et enfin cette pierre, je l’ai découverte dans l’une de ses poches avec d’autres de toutes les formes possibles. Donc on peut en conclure qu’il s’apprêtait à annoncer la nouvelle de la découverte de cette grotte. Mais une autre chose est évidente aussi. Ce n’était pas un accident, la poutre était sciée à l’autre extrémité.

- Quelqu’un l’a tué ! Je ne te demande pas pourquoi, c’est parfaitement évident !

Oui c’était évident, une autre personne était présente ce jour là et donc savait l’emplacement de la grotte. Mais pourquoi n’avait elle pas été exploité ? C’était un mystère ! Ils réfléchir tout trois et tout à coup, Carl et Aurore parlèrent en même temps.

- Mais comment ta grand-mère pouvait elle être au courant de toute cette histoire !! Dirent-ils en cœur, ce qui fit rire Adam.

- A l’origine, ces terres appartenaient à mes ancêtres indiens et une légende disait ceci : « A toi plume d’aigle, le plus fort et le plus courageux des guerriers j’offre ses terres fertiles en nourriture et en eau. A toi de les conservés et de les transmettrent a ceux qui descendrons de toi. Faites de ses terres un univers de paix et de terre d’accueil pour les égarés. Si tu perds ses terres, pour quelque raison que ce soit, la colline bleue pleurera à jamais ».

Aurore, les yeux brillants, posa les mains sur celles d’Adam.

- C’est une légende magnifique ! Ses saphirs seraient donc des larmes, les larmes des collines ! C’est un lieu sacré en quelque sorte.

- Pour les indiens oui. J’ai à demi enfreins le lieu !

Carl se leva et se dirigea vers la porte.

- Histoire ou légende, moi je suis épuisé. Nous y verrons plus clair demain. Bonne nuit à vous deux.

- Bonne nuit papa.

-A demain Carl. Ne vous inquiétez pas, nous trouverons une solution.

-Oui, je l’espère. Et il quitta le salon, laissant Aurore et Adam seuls.

- Toi aussi tu vas partir et me laisser.
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MessageSujet: Re: La saga de l'été!   Mar 1 Jan 2008 - 15:33

Merci pour cette suite ; en attendant la suite encore.

Bonne année.
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MessageSujet: chapitre12   Ven 4 Jan 2008 - 12:16

chapitre12

Adam n’avait pas bougé, il était toujours près d’Aurore et elle le regardait droit dans les yeux. Il ne pouvait pas partir, il n’en avait ni l’envie, ni le courage. Il ne pouvait pas la laisser avec ses questions, ses doutes.

- Je ne peux pas t’abandonner, je te laisserais lorsque tu me le demanderas.

- Tu as donc passé ses deux dernières semaines à faire des recherches ?

- Oui, entre autre. Annabelle est repartie. Je crois qu’elle était soulagée.

Adam parlait doucement, lentement, comme s’il se concentrait sur la conversation, ce qui intrigua Aurore. Un sourire sur les lèvres, inclinant la tête, elle plongea son regard bleu interrogatif dans celui d’Adam.

- Tu as raison, le bleu nous poursuit.

Aurore éclata de rire et Adam la suivi volontiers, ce qui détendit considérablement l’atmosphère ! Elle se sécha les yeux dès que leur fou rire se fut calmé et spontanément se réfugia dans les bras d’Adam.

- Tu crois que nous allons arriver à nous sortir de ce guêpier ? Dit-elle d’une voie très douce.

- Cela va être difficile, mais nous y arriverons, lui répondit Adam. D’une façon ou d’une autre. En dernier recours, j’ai pensé à t’enlever.

- C’est une bonne idée. Je te donne mon accord.

Ils restèrent silencieux pendant de longues minutes, fermant les yeux, serrés l’un contre l’autre n’écoutant que leurs battements de cœur. Aurore pris la décision de laisser partir Adam.

- C’est la plus belle musique qui soit, les battements de cœur apaisent tous les maux. Je vais aller me reposer, tu devrais en faire autant. Papa voudras sûrement te voir au plus tôt demain.

- Oui, tu as raison, je vais te laisser. Bonsoir Aurore.

Très intimidé tout à coup, il ne savait quel comportement adopter. Il se leva pourtant et commença à se diriger vers la porte. Il stoppa net en entendant son prénom.

- Adam. Attend.

Le ton suppliant qu’elle pris lui fit l’effet d’un appel au secours ! Et se retournant lentement, il reçu un elfe dans les bras qui pris aussitôt possession de son visage entre ses mains et déposa un baiser sur ses lèvres. Il referma spontanément ses bras sur son corps et l’embrassa à pleine bouche ! Leur souffle se mêlait, laissant leur corps exprimer mieux que des mots ce qu’ils ne pouvaient ou n’osaient se dirent.

- Oh ! Mon cœur. Jamais je ne pourrai te laisser à cet homme ! Je te veux. Tu es à moi.

Adam prononça ses mots angoissés sur le ton du désespoir ! Et il repris possession des lèvres d’Aurore, plus sauvagement encore qu’auparavant !

Aurore ne s’en plaignit pas ! Savoir qu’elle avait un tel pouvoir sur les sens d’Adam était grisant ! Et les frissons de plaisir qu’il déclenchait en elle, qui se propageait dans son corps ne l’effrayaient pas, bien au contraire ! Ses mains qui parcouraient son corps tremblant la transportaient dans un monde de volupté. Elle sentait son corps se tendre de désirs, tous ses sens étaient exacerbés et l’ardeur qu’elle même mettait à répondre aux avances d’Adam ne la choquait pas, loin de la. Elle trouvait si naturel de poser ses mains sur la poitrine d ‘Adam, de sentir ses muscles tendus rouler sous ses paumes. De percevoir les battements précipités et désordonné de son cœur, de ne plus distinguer le début ou la fin de son propre corps. Ils ne faisaient plus qu’un.

Adam ne se contrôlait plus. En présence d’Aurore il avait toujours été sur ses gardes et il comprenait pourquoi ce soir ! Ce baiser confirmait toutes ses craintes. Il se sentait comme un papillon irrésistiblement attiré par la lumière.

- Aurore. Dis moi d’arrêter. Dis moi de m’en aller !

Aurore ouvrit les yeux et répliqua d’une voie chargée de sensualité.

- Je n’aie aucune envie que tu partes. Je te veux tout autant que tu me désires. Aucunes des raisons que tu m’avanceras ne changerons rien au faite que nous désirons tout les deux la même chose.

Adam, essoufflé, posa son front sur celui d’Aurore, essayant de rassemblé ses idées et fini par sourire.

- Je ne peux argumenter aucunes choses, mes sens ont pris possession de tout mon corps, mon cerveau en fait parti.

- Et que te disent tes sens. Dit-elle avec une telle sensualité dans la voie qu’Adam déglutit péniblement.

- De t’emmener loin d’ici et de te faire connaître toutes les voluptés qui puissent exister à faire l’amour. De faire se torde ton corps de désirs, de te faire crier de plaisir, de voir ton regard changer au moment de ton premier orgasme. Et plus encore…

Aurore tremblait d’anticipation ! Ils se dévoraient des yeux et chacun imaginait des scènes plus qu’érotique !

Tout s’arrêta subitement. La porte fenêtre venait de voler en éclat ! Abasourdis, Aurore et Adam regardèrent vers le bruit et découvrirent un MC.Call écumant de rage !

- Bas les pattes peau rouge. Je le savais ! Depuis le début, je le savais. Et bien tu ne l’auras pas ! Jamais je ne me laisserais doubler par un indien. Ce Ranch et cette garce seront à moi ! Et tu ne pourras rien faire.

Adam voulu s’avancer mais il fut stopper par le fusil que MC.Call venait de brandir dans sa direction.

- Je serais toi, je resterais sage et je ne bougerais pas. Toi ! Viens ici !

MC.Call venait de s’adresser à Aurore et elle mit un certain temps à réagir ce qui n’arrangea pas l’humeur de MC.Call.

- Viens ici ou je tire sur l’indien ! Cela ferait beaucoup de dégât sur le tapis, ce serait dommage.

Le visage déformé par la haine, un sourire diabolique figé sur les lèvres, MC.Call attendait qu’Aurore se décide. Il donnait l’impression de désirer qu’elle ne bouge pas, afin de tuer Adam.

- Vous n’oseriez pas ! Ce serait un meurtre ! Aurore était horrifié et affolé, et fini par se mettre entre les deux hommes, de cette façon, si le coup partait Adam aurait la vie sauve.

- Tu veux parier. Tuer un peau rouge n’est pas un meurtre, c’est un service. Oh ! Mais je vois que tu es prête à mourir pour lui.

Et avant qu’elle ne comprenne ce qui se passait. Elle se retrouva prisonnière de MC.Call, qui venait de l’attirer brutalement contre lui. Elle remarqua immédiatement qu’il empestait l’alcool et le tabac, tous ce qu’elle détestait !

Adam sentait Aurore en danger, cet homme fou de rage était près à tout. Et la façon qu’il avait de traiter Aurore ne faisait que l’inciter à trouver une solution. Et vite ! Adam réfléchissait, comment ce sortir de ce guêpier ?

Tout à coup, il vit Aurore se figer et son regard fixa un point derrière lui. Il n’eus pas le temps de se retourner. Il avait sentis le danger mais avait mal évalué la distance à laquelle se trouvait son agresseur. Il fut brutalement assommer et s’affaissa sur le sol.

Aurore voulu pousser un cri, mais la main qui venait de se plaquer sur ses lèvres l’en empêcha. Elle se mit à pleurer et regarda le corps inanimé reposant sur le sol d’Adam. Elle essaya de se dégager, en vain. La fermeté avec laquelle MC.Call la tenait, était quasi herculéenne !

- Qu’est-ce qu’on fait de lui patron ?

- On l’emmène avec la fille. Deux otages, cela fera plus de poids pour faire plier Grant. Avertis les autres, on rentre au Ranch. Aller vient ma jolie, tu vas découvrir ta nouvelle demeure.

MC.Call et son acolyte partirent en un grand éclat de rire.

- Bien dit patron ! Je comprends mieux pourquoi vous vouliez passer aux actes ce soir ! La fille est pas mal.

- La ferme Davis. Ramasse ce sauvage et attache le bien. En route, ne traînons pas ici. Je ne voudrais pas tomber sur l’autre brute !

Il devait sûrement faire allusion à Dougald, il n’y avait que lui pour inspirer une telle crainte à un homme comme MC.Call.

- On pourrait l’abattre, comme les autres !

- Oui, mais on va finir par ce faire remarquer à force de semer des cadavres partout. Aller, dépêche-toi.

- Bah, c’est qu’il est lourd cet indien, patron.

- Et bien va demander de l’aide à un gars dehors ! Et fais vite bon sang !

Et sans plus attendre une seconde, il se dirigea dehors, en emportant Aurore. Il la bâillonna, lui attacha les mains et la chargea sans ménagement en travers de son cheval. Il donna de bref ordres à ses hommes qu’elle ne compris pas et enfourcha sa monture en direction de son Ranch.

Le trajet, très inconfortable lui sembla interminable. Elle était ballottée sans ménagement, ses côtes étaient meurtries par la selle. La douleur était très puissante mais elle s’obligea à ne pas gémir, ce bandit aurait été trop satisfait ! Des larmes de douleur, de chagrin et de peur coulaient sur son visage. Comment allait Adam ? Elle ne distinguait pas le cheval qui portait son corps. Sa vue se résumait à une forêt de jambes d’hommes et de chevaux entremêlées. Elle fini par distinguer une barrière blanche. Ils arrivaient au Ranch de MC.Call. Ils mirent tous pied à terre. Aurore fut remise sur ses pieds sans ménagement, la brutalité qu’employait MC Call à son égard ne présageait rien de bon pour la suite…Aurore découvrait pour la première fois ce Ranch. La grande bâtisse, recouverte de glycine ne manquait pas de charme. Les grandes fenêtres blanches, qui pour le moment éclairaient tout le porche de l’intérieur, lui paraissaient immenses. En pleine journée, l’intérieur devait être aussi clair que l’extérieur ! Mais pour le moment, elle ne pouvait l’apprécier à sa juste valeur. Adam fut emmené dans un bâtiment sur l’arrière de la maison principal. Deux hommes se consacrèrent aux chevaux, plusieurs brides dans les mains, ils les menèrent aux écuries.

- Et maintenant, à nous deux. Dit MC Call. Je te fait grâce de la visite, tu auras tout le temps nécessaire pour apprécier ta nouvelle demeure étant donné que tu n’auras aucun droit de mettre ne serais-ce qu’un pied à l’extérieur de cette maison.

Cette tirade avait le mérite d’être claire. Elle se retrouvait prisonnière. Elle essaya de parler mais le bâillon l’en empêcha !

- Pour ce soir je vais te le laisser, ainsi, je ne t’entendrait pas gémir et pleurer sur ton sort. Passe une bonne nuit.

Sans rien ajouter, il la laissa planter sous le porche et s’engouffra dans la maison !

- Venez mademoiselle, je vais vous montrer où vous allez dormir.

Un homme, à l’âge indéterminé, s’était approché d’elle et attendait qu’elle le suive. Il pris soin de ne pas la toucher et lui montra le chemin.

- Venez, je ne vous veux pas de mal. Je ne suis pas un ange mais j’ai jamais fait de mal à une dame, encore moins à une demoiselle. Je ne vous demande pas de me faire confiance, se serait une erreur, juste de me suivre.

Avait-elle le choix de toute façon ? C’était, ou le suivre gentiment, ou être de nouveau brutalisé et peut être pire encore ! Elle opta pour la première solution et fit confiance à son instinct qui lui disait que cet homme ne lui ferait pas de mal. Elle lui emboîtas donc le pas et il la conduisit dans une chambre au premier étage, sur la gauche, en haut de l’escalier monumental qui devait desservir un bon nombre de chambre. Il s’effaça pour la laisser entrer.

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MessageSujet: Re: La saga de l'été!   Ven 4 Jan 2008 - 12:19

.........



- Voici votre petit chez vous. Je vous ai mis de l’eau pour votre toilette et derrière ce paravent, vous trouverez tout ce qu’il vous faut pour les commodités. S’il vous manque quelque chose, dites le moi et je verrais ce que je peux faire.

Elle sauta sur l’occasion ! Elle se retourna et lui fit voir ses poignets ligotés, tout en continuant de le fixer dans les yeux.

- Vous me promettez de ne pas faire d’histoire si je vous libère ?

Elle cligna des yeux et fit oui de la tête. Il retira ses liens. Aurore défit elle-même son bâillon.

- Merci. Savez-vous ce que l’on compte faire de M. De Lancaster ?

- Je n’en sais rien. C’est le patron qui décide. Bonsoir mademoiselle.

- Bonsoir.

Il partis en prenant soin de fermer à clef derrière lui. Bien évidemment ! Aurore se retrouva seule dans cette chambre inconnue. Elle ne lui avait même pas demandé son nom ! Peu importe de toute façon, elle aura probablement l’occasion de le revoir ! Ce MC.Call était le diable en personne. Qu’allaient-ils devenir ? Elle s’affaissa sur le lit et fondit en larmes, désespérée.



Adam ressentit tous d’abord une vive douleur derrière la tête. Il voulu se masser la base du crâne mais s’aperçu qu’il était attaché. Ficeler à un poteau d’une grange, à en croire les odeurs de paille et de foin qui lui parvenait, il ouvrit difficilement les yeux et s’appliqua à ne pas montrer qu’il retrouvait ses esprits. La grange se trouvait dans le noir le plus total, à l’exception d’une lanterne posée près d’un homme fumant la pipe. Il tournait la tête de temps en temps pour voir si Adam se réveillait. Puis il se détournait et continuait de fumer sa pipe tranquillement, tout en scrutant les abords de la grange. Adam réfléchi toute la nuit à un plan d’évasion. Il fallait qu’il reste tranquille et qu’il observe les habitudes de tous avant de passer à l’action. Il ne fallait pas faire n’importe quoi ! Il risquait la vie d’Aurore et la sienne, et lui mort, il ne pourrait plus rien pour Aurore. Alors, il supporterait les humiliations, les coups, les injures qui n’allaient pas manquer de suivrent le temps qu’il faudra.

Au petit matin, MC.Call apparu.

- Salut Douglas. Il est revenu à lui ?

- Probablement. Il est très rusé. Mais je sens qu’il m’épie entre ses cils.

Ce Douglas avait une très bonne intuition, à surveiller !

- Eh bien, nous allons voir ça.

MC.Call s’approcha d’Adam et pris un sceau d’eau sur son passage et le vida sur Adam. Celui-ci ne bougea pas d’un pouce, malgré la fraîcheur de l’eau.

- Tu as raison Douglas, il est réveillé. Alors peau rouge, que dis-tu de mon hospitalité, cet endroit est très accueillant n’est-ce pas !

- J’ai connu mieux.

Une gifle lui répondit.

- Attacher le au poteau dehors. Je vais m’occuper personnellement de lui. Personne ne voudras de lui après être passé entre mes mains. Pas même le croque-mort !

Quatre hommes se chargèrent de l’attacher au poteau qui se trouvait au milieu d’un corral, derrière la maison. Un seul aurait suffi, il n’avait pas l’intention de partir, du moins pas sans Aurore.

- Attacher-le face au poteau et enlever lui sa chemise. Dit MC.Call en jouant avec un fouet, un sourire sur les lèvres.

Il jubilait ! Ainsi, MC.Call voulait le fouetter afin de l’humilier. Peut être pour lui prouver qui était le plus fort.

- Tu vas crier sale peau rouge, je te le garanti ! Je n’arrêterais que lorsque je t’aurais entendu gémir et me supplier.

Le fouet claqua et le premier coup tomba. La douleur le surpris, mais pas un son ne sortis de sa gorge. Adam ne bougeait pas, il restait à supporter les coups en essayant de penser à autre chose, ce qui était très difficile ! Et les coups continuèrent, encore et encore, mais Adam ne disait toujours rien. Il avait dépassé le stade de la douleur. Son esprit tourné vers Aurore, il s’imaginait courant dans la montagne avec elle. Il voyait ses cheveux couleur de blé voler derrière elle, son sourire éclatant et ses yeux pétillants. C’est la dernière image qu’il vit. Il sombra bientôt dans le noir. Il venait de perdre connaissance.

MC.Call ne s’aperçu de rien et continua hargneusement à lever le fouet et le faire claquer sur les chairs meurtries d’Adam. Recouvert de sueur, écument de rage, voyant le dos ensanglanté d’Adam, il stoppa un instant.

- Alors ! Tu n’en as pas encore assez ! Je peux encore continuer si ça te plait tant que ça.

Douglas s’approcha d’Adam et fut étonné de le voir sans connaissance. Cet indien avait du cran ! Il devait bien le reconnaître. Subir plus d’une centaine de coups sans rien dire, il n’avait encore jamais vu ça ! Et se retournant vers son patron, il dit d’une voie presque admirative.

- Je crois que vous pouvez arrêter pour aujourd’hui patron.

- Et pourquoi j’arrêterais ? Je ne suis pas fatigué !

- Vous non. Mais lui, il n’est plus avec nous. C’est moins drôle s’il ne dit rien.

- Il est tombé dans les pommes ?!

- Oui. Mais je pense que c’est normal, vu le traitement qu’il vient de subir ! On lui voit les côtes !

- Il devait être tendre. Ce peau rouge doit avoir la peau délicate.

- En même temps, cela ne fait pas loin d’une demi-heure qu’il reçoit des coups !

- Et alors !

- Alors, cela fait à peu près deux cent coups.

Et l’un comme l’autre savait qu’aucun homme ne pouvait supporter un tel traitement !

- Remettez-le dans la grange et rattachez-le. Même dans son état il pourrait bien nous fausser compagnie.

MC.Call repartis vers la maison, laissant ses hommes se charger de Adam. Deux hommes le détachèrent et deux autres le transportèrent dans la grange.

- Dis donc Douglas, qu’est-ce que cet indien a fait au patron pour qu’il s’acharne sur lui comme ça. Une balle dans la tête ce serait mieux, non ?

- Il doit avoir ses raisons, et tu n’es pas payé pour réfléchir, mais pour exécuter les ordres.

- Bon ça va. Moi ce que j’en disait. N’empêche, c’est bizarre.



Aurore s’éveilla en sursaut. Elle ne reconnaissait pas sa chambre. L’odeur de cette pièce lui était inconnue. Où était elle ? La mémoire lui revint tout à coup !

Comment avait elle pus s’endormir ! Elle venait d’être enlevé et elle s’endormait ! Cela n’avait aucun sens. En colère contre elle-même, elle se leva, fit une rapide toilette et alla s’asseoir sur le fauteuil près de la fenêtre. Elle regarda à travers la vitre et s’aperçu que celle-ci donnait sur le côté de la maison. Un grand érable, probablement centenaire, déployait ses branches au dessus d’un petit corral où s’ébattaient deux adorables poulains, sous la surveillance de leur mère. Elle s’amusa de leur pitrerie et oublia un moment l’endroit où elle se trouvait.

Le bruit de la clef tournant dans la serrure la ramena à la triste réalité. On frappa à la porte ! Elle était prisonnière et on frappait à sa porte ?

- Mademoiselle ? Je peux entrer ?

- Ais-je le choix !

L’homme de la veille, chargé d’un plateau avec un petit déjeuner, pénétra dans la chambre.

- Je vous apporte de quoi manger. Vous avez réussis à dormir ?

C’était une question de politesse. Cet homme était sûrement un bandit, mais il était bien élevé. Cela amusa presque Aurore et elle fus surprise de lui répondre le plus simplement du monde !

- Oui, j’ai dormi un peu. Etrange, n’est ce pas ?

- Non, je ne trouve pas. Les émotions fortes font parfois cet effet.

- Sans doute avez-vous raison. Que compte faire MC.Call de moi à votre avis ?

- Il ne m’en a pas parlé, mais je pense qu’il va vous épouser et mettre la main sur les terres du Ranch.

- Il ne pourra pas vendre le Ranch. Il m’appartient.

- Soyez tranquille. Le patron trouve toujours une solution. S’il ne peut vendre le Ranch, alors il vendra tout ce qui se trouve dessus. Et d’après ce que j’ai entendu, il y aurait un endroit très spécial que le patron a repéré qui pourrait nous rendre tous très riches !

- Il n’y a donc que l’argent qui vous intéresse ?

- Depuis l’âge de mes vingt ans, oui.

- Jamais vous n’avez pensé à trouver un travail, à fonder une famille, avoir des enfants ?

- J’avais tous ça à vingt ans, un fils, une femme, tout. Des renégats mexicains sont passés un jour que j’étais absent. Lorsque je suis revenu de la ville, un chariot emplis de nourriture, j’ai découvert ma femme et mon fils égorgés. Mais mangez, ça va être froid sinon.

Aurore, horrifiée, ne dit rien. A quoi bon de toute façon. Cet homme avait choisi de se venger à sa façon, mais ce n’était pas la bonne. Elle avala un peu de café et regarda à nouveau l’homme.

- Comment vous appelez-vous.

- David.

- Merci pour le petit déjeuner David.

- De rien. Je reviendrais tout à l’heure.

Et il s’en alla, la laissant avec ses doutes et ses peurs. En même temps, qu’aurait-il pus faire ?

Quelques heures passèrent très longuement. Elle regardait toujours les poulains. Après leur sieste, ils c’était mis en tête de taquiner leur mère. Elle admirait la patience que ces juments affichaient ! Se faire mordre constamment, inlassablement sans riposter tenait du miracle ! Tout à coup une des juments remis son poulain à sa place en le mordant fermement. Certes, elles avaient de la patience, mais elle avait ses limites ! Les poulains se calmèrent et retournèrent s’amuser un peu plus loin et plus calmement. Le soleil inondait le corral et les poulains c’était mis sous l’ombrage de l’érable. Cet arbre devait être magnifique à l’automne et son feuillage une splendeur ! Le bruit de pas dans le couloir la fit redescendre sur terre. Elle se retourna, prête à accueillir le visiteur. MC.Call entra, sans frapper.

- Bonjour, dit-il avec un sourire qui ne présageait rien de bon pour la suite.

- Je ne vois ce qu’il y a de bon aujourd’hui. Je veux retourner chez mon père !

- Allons, allons, doucement jeune fille. D’abords je trouve ce jour magnifique moi ! Vous êtes là avec moi, sans personne pour une fois. Et puis le peau rouge qui vous suivait tel un chien a reçu une correction qu’il n’est pas près d’oublier ! Du moins s’il survit.

Aurore régis immédiatement ! Elle se jeta telle une furie sur MC.Call et lui martela la poitrine !

- Que lui avez-vous fait ? Où est-il ? Je veux le voir ! Vous n’avez pas le droit ! Vous n’êtes qu’un monstre !

MC.Call réussi à maîtriser les poignets d’Aurore et les maintint dans son dos. Aurore ulcéré lui cracha au visage. La réaction de Cliff fut tout aussi violente. Il la gifla, la jeta sur le lit et se plaqua sur elle. Aurore en colère ne vit pas le danger à provoquer Cliff. Elle se débattait et lui criait des injures ! Ce qui avait pour effet de décupler la colère de Cliff.

- Je ne vois qu’un moyen de te faire taire !
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MessageSujet: Chapitre 13   Ven 4 Jan 2008 - 12:28

Chapitre 13

Et il lui prit les lèvres ! Son baiser n’avait rien de tendre, sa bouche meurtrissait les lèvres d’Aurore. Elle suffoquait de rage et d’impuissance ! Elle tenta de le mordre et reçu un coup de poing qui la laissa étourdis. Elle reconnu le goût du sang dans sa bouche. Cet homme n’était qu’une bête ! Elle s’affola lorsqu’il entrepris de retrousser ses jupes.
- Non ! Ne faites pas ça ! Non !
- Que tu le veuille ou non, peu m’importe. Tu es là et je vais prendre ce qui devrait m’appartenir. Et j’espère pour toi que tu es vierge, car sinon, toi et ton peau rouge pouvez dire adieu à cette terre !
Aurore se débattait furieusement mais Cliff plus fort gagnait du terrain. Cliff s’acharnait sur Aurore, déchirant ses vêtements, lui meurtrissant les chaires.
- Non ! Vous n’avez pas le droit ! Lâchez moi, par pitié !
Aurore criait. Elle ne voulait pas que cet homme soit le premier, pas comme ça ! Elle se sentait impuissante et gagné par l’affolement elle hurlait !
- Ce n’est pas la peine de t’époumoner ma belle. Personne ne viendra à ton secours. Mes hommes se fichent pas mal de toi et de ce qui pourrait t’arriver ! Je suis le patron ici ! Tâche de t’en souvenir ! Maintenant écarte moi ses foutu jambes !
Aurore perçu quelque chose de froid et de dure sur sa tempe.
- Laisse-toi faire où je fais un joli petit trou dans ta cervelle.
Le calme avec lequel Cliff venait de lui annoncer la situation lui glaça le sang ! Son regard froid, sans expression la déroutait totalement ! S’il avait été fou ou pervers elle aurait compris. Mais Cliff contrôlait parfaitement ses gestes.
- Vous n’oseriez pas ?
- Tu veux parier ? J’adore les jeux. Tous les jeux. Je serais même ravi de t’apprendre comment jouer avec le corps d’un homme.
Oh mon Dieu ! Non ! Elle ne voulait pas apprendre quoi que soit avec lui ! Jamais ! Elle ferma les yeux. Elle sentie une grande paix l’envahir. Elle rouvris les yeux et regarda droit dans les yeux l’homme qui la maintenait sur le lit.
- Vous pouvez tirer Cliff MC.Call, puisse mon regard vous hanter pour l’éternité, car vous n’aurez jamais ma virginité. Elle ne vous appartient pas.
Le calme et la détermination d’Aurore fit flanché l’assurance de Cliff. Cette fille préférait mourir que de ce donner à lui ? Pourtant il n’avait rien de repoussant ! En ville, il pouvait avoir toutes les filles qu’il voulait ! Marier ou non. Et aucunes de ses femmes ne s’étaient jamais plaintes, ni de ses avances ni de ses manières, au contraire !
- tu penseras différemment une fois que je t’aurais fait découvrir ce monde de sensation voluptueuse.
- Cela m’étonnerait. Vous me dégoûter déjà.
- Espèce de…
Un coup venait d’être frappé à la porte.
- J’avais dit que l’on ne me dérange pas !
- Patron, je suis désolé ! C’est le père de la petite, il est en bas ! Dit David à travers la porte.
- Toi, tu ne perds rien pour attendre ! Lui jeta-t-il au visage.
Cliff se sépara d’Aurore à contre cœur, se leva et fit violement claquer la porte et referma à clef derrière lui. Les vêtements déchirés, la lèvre fendue, des hématomes sur presque tout le corps, Aurore ne savait pas si elle tremblait de peur ou de soulagement. Elle se releva péniblement et essaya de mettre un peu d’ordre dans sa tenue, mais baissa vite les bras devant l’ampleur du désastre ! Sa robe était en lambeaux ! Mon Dieu, cet homme n’était qu’une brute ! Il fallait absolument qu’elle trouve une solution, et vite. Un coup fut donné sur la porte.
- Mademoiselle ? C’est David, je peux entrer ?
- Oui.
Ce fut d’une voix très faible qu’elle répondit, mais répondre à une question signifiait que son cerveau fonctionnait normalement, ce qui n’était déjà pas si mal compte tenu de la scène qu’elle venait de vivre.
David entra et stoppa net sur le pas de la porte.
- Mais que c’est-il passé ? Qui vous a fais ça ??
Oubliant de fermer la porte il entra et se pencha vers Aurore, doucement, comme pour ne pas l’effrayer.
- Qui à fais ça, dites le moi.
Aurore le fixa dans les yeux avant de répondre.
- Votre patron, Cliff MC.Call. Vous voyez à quoi il me destine ! Je ne suis qu’un jouet pour lui, rien de plus.
Elle s’exprimait avec un calme que David admira. Mais il n’était pas content du tout. Cela faisait des années qu’il suivait son patron et jamais il n’avait soupçonner celui-ci de prendre les femmes de force ! Au contraire. Toutes celles qui s’étaient ventées d’avoir partagés son lit affirmaient qu’il n’y avait pas amant plus doux ! Alors que ce passait-il avec cette jeune fille, de toute évidence, complètement innocente ? Quelque chose ne tournait pas ronds.
- Je ne sais pas ce qui se passe. Avez-vous besoin de quelque chose ?
- Oui. Une robe, si c’est possible.
- Votre père à pensé à ramener quelques effets vous appartenant, vous y trouverez ce qui vous manque.
- Comment sait-il que je suis ici ? Et pourquoi je ne peux pas le voir ? Et…
Et à quoi bon ! Ce pauvre bougre ne pouvait rien pour elle ! En aurait-il d’ailleurs l’envie qu’il ne pourrait pas l’aider.
- Mon patron la fait prévenir ce matin que vous étiez ici jusqu’au mariage et qu’il ne vous seras fait aucun mal.
- Ca, ça reste à voir ! Si mon père me voyait maintenant, je ne donnerais pas cher de la peau de votre patron. Comment va Adam, avez-vous des nouvelles ? Comment va-t-il ? MC.Call m’a dit qu’il lui avait infligé une correction et qu’il était sans connaissance, en savez-vous plus ?
David parus très gêné. Il évita le regard d’Aurore et s’affaira dans la chambre, remettant quelques objets tombés pendant son affrontement avec Cliff.
- Répondez-moi !
- D’après ce que j’en ais vus, il est sans connaissance et mal en point, mais il est vivant.
Il ne voulu pas lui en dires plus. Lui avouer que l’indien n’avait toujours pas repris connaissance depuis plusieurs heures et qu’il perdait beaucoup de sang ne l’enchantait guère ! Il préférait lui cacher la vérité.
- Pour ce soir, vous serez tranquille. Le patron à une partie très importante en ville.
- Excellente nouvelle ! Puisse-t-il aller au diable !
David souris avant de refermer la porte, la laissant seule.
MC.Call reçu Carl dans le salon de la maison. Carl ne fut pas dupe de ses manières courtoises et ses courbettes.
- Laissez tomber les civilités. Je suis venu reprendre ma fille, ainsi que mon avocat Adam De Lancaster, et je ne partirais que lorsqu’ils seront en sécurités.
- Bien. Alors je vous expose mon point de vue. D’un : votre fille reste ici jusqu’au mariage. Deux : l’indien me sert de monnaie afin de faire tenir tranquille votre fille. Trois : tous deux sont mes prisonniers, afin de m’assurer de votre entière coopération. Si vous venez à contre carrer mes plans. A la première tentative de votre part pour essayer de les libérés, mes hommes ont ordres de les abattre sur le champs ! Vous auriez alors leur mort sur la conscience. Et je sais que vous ne voulez pas ça, n’est-ce pas ? Dit-il d’un ton doucereux.
- Espèce de fumier ! Lâcha Carl.
- Je vous reverrais au mariage. A bientôt donc.
Et il s’en alla ! Il laissa Carl au milieu du salon, abasourdis. Ce qu’il venait d’apprendre le laissai sans réaction. Carl se dirigea vers le porche et rejoignit Dougald qui avait préféré attendre dehors. Il se mis péniblement en selle et tourna les brides.
- Alors ? Interrogea Dougald, où sont-ils ?
- Ils sont prisonniers jusqu’au mariage. Et si nous essayons de les délivrés, ils seront abattus.
Les mots sortaient péniblement mais distinctement ! Ce qui ajoutait à l’horreur de la situation !
- Aba… Dougald ne pus finir. Trop difficile et trop douloureux. M’enfin, quoi ! Ils ne pouvaient donc rien faire ? Ce fumier pouvait s’en tirer comme ça !
- Mais Carl…
- A la maison. Nous en discuterons à la maison.
Et le silence les accompagna jusqu’au Ranch Grant. Carl mis péniblement pied à terre et laissa sa monture libre de faire ce qu’elle voulait, peu lui importait le sort de cette bête. Il venait de perdre son plus précieux trésor. Sa vie n’avait plus aucuns sens. Il s’affala dans le premier fauteuil venu et se concentra sur la couleur du whisky qu’il venait de se servir. Dougald l’avait suivi, non sans avoir mis les chevaux entre de bonnes mains, et le scrutait attendant une réaction, qui ne vint pas. Carl, anéantis, plongeait dans le désespoir le plus profond !
- Carl ! Il y a sûrement une solution ! Et puis, on ne peut pas rester sans réactions ! Il faut tirer Aurore de là bon sang !
Dougald hurlait, mais Carl ne le regardait même pas !
Lysie entra et se dirigea vers Carl, elle s’agenouilla devant lui et posant les mains sur ses genoux pour attirer son attention déclara doucement.
- M. Grant ! Nuage gris demande si vous acceptez de le recevoir. Il est seul.
Nuage gris ? Que venait faire le chef de la réserve chez lui ? Et seul en plus ! Ce devait être très important ! Mais après ce qu’il venait de vivre, plus rien n’était important, non rien.
- Qu’il entre. Dis doucement Carl.
Deux mots. C’était déjà un début pensa Dougald.
Nuage gris entra. C’était un indien d’une quarantaine d’années. Grand, bien charpenté. Il avait revêtus une grande tunique sur un pantalon de peau très finement décoré de perle de couleur vive. Il portait les cheveux longs et trois plumes s’accrochaient à sa chevelure. Il ressemblait beaucoup à Adam, pensa Dougald, mais il n’y avait là rien d’étonnant puisque Nuage gris était un de ses cousins.
- Bonjour. Je suis venu dès que j’ai appris pour petit soleil et Loup blanc.
- Vous l’appeler encore comme ça ? S’étonna Carl.
- Pourquoi ? Elle a changé ses cheveux de couleur ?
Carl ne pus s’empêcher de s’esclaffer !
- Non ! Elle est toujours aussi blonde.
- Alors, c’est toujours notre petit soleil.
- Oui. Mais il va bientôt s’éteindre, votre petit soleil. Un homme me la volée et si je fais quoi que se soit pour la délivrer. Il la tuera.
- Hum ! Petite fleur avait raison. Elle a vus la mort dans les yeux de l’homme aux yeux de glace. Je suis venu pour vous demander la permission de sauver petit soleil et loup blanc. Nous avons discuté. Tous les miens sont d’accords. Nous voulons votre permission, pour votre fille.
- Mais ils vont la tuer !
Nuage gris s’était assis en tailleur devant Carl et le regarda dans les yeux.
- Nous ne voulons ni la mort de petit soleil, ni celle de loup blanc. Nous connaissons parfaitement les lieux où ils sont retenus. Nous les surveillons depuis quelques jours déjà. Loup blanc nous avait mis en garde contre l’homme aux yeux de glace. Nous savons de quoi ils sont capables. Nous avons vus cet homme battre à mort loup blanc. Nous voulons le délivrer, ainsi que petit soleil.
- Battu à mort ! Adam est mort ?
- Non. Mais il ne tiendra pas longtemps sans soins. Je reste ici, le temps que vous réfléchissiez.
Et il attendit.
Carl n’arrivait pas à penser ! Dougald n’y tenant plus se posta entre les deux hommes assis l’un en face de l’autre, attendant il ne savait quoi !
- Carl ! Donnez votre accord ! Il faut agir ! De toute façon Aurore préfèrera mourir que d’appartenir à l’homme qui auras tué celui qu’elle aime !







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nuage
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MessageSujet: Re: La saga de l'été!   Ven 4 Jan 2008 - 12:37

..........

Nuage gris sursauta à cette annonce.
- Petit soleil a enfin entendu son cœur ?
Un sourire béa sur les lèvres, nuage gris regarda Carl.
- Je ne vois rien de drôle.
- Non. Je suis content. Loup blanc vivra. Petit soleil lui apportera la chaleur.
Cet indien parlait par énigme. Carl avait des difficultés à comprendre où il voulait en venir.
- Carl !
- Oui. C’est bon, vous avez mon accord. De toute façon je les aie tués tous les deux le jour ou j’ai apposé ma signature à côté de celle de ce voleur.
Nuage gris se leva et salua les deux hommes.
- Ne vous inquiétez pas. Nous serons très prudent. Les miens et moi même aimons beaucoup petit soleil et nous ferons tous ce qui l’est possible de faire pour qu’ils vivent, tous les deux.
Il disparus, les laissant seuls.
- Tu croix qu’ils pourront me la ramener ? Saine et s…
- Oui, Carl. Ils peuvent beaucoup, même faire des miracles !
- Oui, un miracle. C’est ce qu’il nous faudrait. Oh mon Dieu !
Carl réagissait rétrospectivement à ce qu’il venait d’accorder ! Et il disparu dans l’escalier. Il ne voulait pas que Dougald voie les larmes couler à flots sur son visage !
Dougald regarda cet homme anéanti par la douleur et le désespoir et, secouant la tête, il se mit en quête d’une activité quelconque. Tout, plutôt que de penser à ce qui allait bientôt se dérouler à quelques kilomètres de là !

La nuit arriva, le soleil couchant jetant ses derniers rayons sur l’horizon. La fraîcheur de la nuit apaiserait la sensation d’étouffement que subissait Aurore. Elle s’était changée. La robe déchirée gisait en un tas de tissus désordonnés sur une chaise. Elle faisait le vide dans son esprit comme Adam le lui avait appris. Elle venait à peine de réussir lorsqu’un bruit venant du dehors attira son attention. Elle ne parvenait pas à localiser le bruit. Son esprit lui disait que c’était important, qu’il fallait qu’elle se concentre ! Le jour se fit en elle ! Nuage gris ! C’était son signal ! Ce bruit, qu’aucuns des cow-boys ne percevraient jamais, elle l’entendait ! Elle se dirigea vers la fenêtre, en prenant bien soin d’avoir des réactions très naturelles. Se brosser les cheveux ! Oui. Elle défit sa tresse et entrepris de brosser ses cheveux. Elle scrutât la pénombre et fini par repérer nuage gris. Par signaux, il lui expliqua ce qu’il attendait d’elle. Elle releva toute la masse de ses cheveux et les laissa retomber sur ses épaules, son signal visuel à elle qui lui signifiait qu’elle avait compris. Le dîner étant passé, elle éteignis la lampe à pétrole et s’assit en tailleur sur le lit, attendant l’heure.

Son corps n’était que douleur. Qui avait réussis à atteindre son esprit pendant son état d’inconscience ? Adam se concentrait. La solution apparu assez clairement ! Il n’y avait que nuage gris pour imiter aussi lamentablement le cri du coyote ! Mais c’était suffisant pour ne pas éveiller les soupçons des cow-boys. Ils ne possédaient pas une ouïe aussi développée que la leur et heureusement !
Il faudrait quand même que quelqu’un se charge de dire à nuage gris qu’il devait s’entraîner plus sérieusement ! Adam réussit à ouvrir les yeux et laissa son regard glisser aux alentours. Deux cow-boys à la porte et deux autres faisant le tour de la grange, marchaient à l’extérieur. Espérons que nuage gris soit plus efficace en attaque qu’en imitation ! Adam referma les yeux. Bon sang ! Il repensa au premier coup de fouet et frissonna, ce qui réveilla la douleur quasi insupportable ! Il fallait tenir. Ne pas reperdre connaissance, il fallait aider nuage gris. Etait-il venu seul ? Le silence s’installa. Adam n’entendait plus marcher à l’extérieur. Un souffle passa sur ses poignets et fut étonné de se sentir libre de tous liens. Les deux hommes de la porte s’étaient évanouis ! Nuage gris se matérialisa devant lui. Sans un mot, il lui signifia de le suivre, mais Adam ne le pouvait pas et le fit comprendre à nuage gris. Trois indiens apparurent et aidèrent Adam. Ses jambes ne lui obéissaient plus ! La douleur fut intolérable et il reperdit connaissance ! Nuage gris fis signe de se replier et la grange se vida comme par magie !

Aurore entendit le signal. Elle retira sa robe, se retrouva en penty et brassière, mais pour ce qu’elle avait à faire autant être à l’aise ! Et puis au diable ce qu’elle portait ! Elle enjamba le rebord de la fenêtre, glissa sur la droite, attrapa une grosse branche de la glycine et se laissa doucement descendre. Elle s’appliquait à ne pas faire de bruit. Imiter le bruit du vent qui souffle sur le feuillage. Cela faisait des années qu’elle ne s’était pas entraîner mais elle fut étonnée de retrouver des gestes méthodiques et mécaniques. Lorsqu’elle toucha le sol de ses pieds nus, elle se plaqua contre le mur et continua vers la droite, toujours vers la droite. Elle retint sa respiration. Quelqu’un était là. Elle le sentait. Elle ferma les yeux. Le romarin ? Nuage gris ! Il n’y avait que lui pour sentir le romarin, c’est lui qui le cultivait pour la réserve ! En rouvrant les yeux elle le découvrit devant elle. Pas un de ses muscles ne fus surpris d’une telle apparition et c’est avec naturel qu’elle le suivi, aucune protestation ne franchi sa gorge lorsqu’il la recouvrit d’une couverture. Il faisait chaud mais elle était assez intelligente pour savoir que sa tenue et sa chevelure étaient beaucoup trop repérables dans la nuit ! Quelle ne fut pas sa stupéfaction de découvrir le nombre d’indiens qui étaient venu pour les délivrer ! A partir du vingtième elle renonça.
Ils rebroussèrent rapidement chemin. Ils s’éparpillèrent en plusieurs groupes, histoire de brouiller les pistes. Nuage gris suivi d’Aurore prirent vers le nord. Tous ça s’était passé si vite ! Elle prenait maintenant conscience qu’elle retrouvait la liberté ! Au bout de quelques minutes nuage gris cria à Aurore.
- Adam est vivant. Nous allons au camp le rejoindre.
Quelle délicatesse de la mettre au courant ! Elle s’étonnerait toujours des prévenances des indiens. Quel est l’imbécile qui les avait traités de sauvage ! Le trajet lui paru long. Arriver au camp, elle n’attendit pas que son cheval se fut arrêter pour descendre et manqua de perdre l’équilibre ! Elle couru vers le tipi d’Adam qui n’était jamais démonté, tant ses visites étaient imprévues. S’engouffrant à l’intérieur, elle bouscula quelqu’un, s’agenouilla près d’Adam et découvrit avec effroi son corps. Son dos n’était qu’une plaie béante, par endroit les os de ses côtes étaient visibles ! Oh mon Dieu ! Prenant son courage à deux mains, elle se pencha et caressa la joue d’Adam.
- Je vais te soigner. Tu vivras. Ne me laisse pas.
Elle repris ses esprits et découvris qu’elle n’était pas seule dans le tipi. Petite fleur s’affairait autour du feu. Nuage dansant préparais une pâte qui guérissait.
Nuage gris fit son entrée et d’un regard circulaire analysa la situation.
- Tu es rouillé nuage gris, elle est entrée avant toi.
Plume d’aigle ! Elle ne l’avait pas remarqué ! Pourtant, avec sa chevelure blanche, son éternel calumet à la bouche et son air toujours ronchon, il ne passait jamais inaperçu !
- Elle vole avec les ailes de l’amour. J’étais battu d’avance.
Plume d’aigle planta son regard dans celui d’Aurore.
- Tu le soigneras. Applique doucement et par petites touches de libellule la pâte toutes les heures. Demain je reviendrais.
Et il disparut. Aurore regarda nuage gris.
- Ils vont savoir que nous sommes ici ! Ils seront là avant demain matin.
Nuage gris tourna la tête de droite à gauche.
- Hum, hum. Non. Nous avons pris quelques précautions afin qu’ils ne se doute pas que nous sommes aller là bas.
Aurore, curieuse, l’interrogea du regard.
- Les chevaux étaient ferrés, les foulards qui bâillonnent tous les cow-boys viennent de tous les Ranchs des environs et nous avons laissés des traces de bottes, qui n’appartiennent à personne, tout autour de la maison et de la grange où vous étiez. Nous nous sommes disperser et un groupe est revenu sur nos traces, de façon à les effacer. L’homme aux yeux de glace n’était pas là.
- Il est en ville dans je ne sais quel saloon pour une partie de cartes.
- Je sais. L’homme qui était devant la porte de la chambre où tu étais nous la dit en tendant ses poignets pour qu’on l’attache. Tu l’avais prévenu ?
- Non. Il n’avait peut être pas le désir de se battre. Vous n’avez…
- Non, nous n’avons fait de mal à aucuns d’entre eux. Ils sont tous vivants. Ils auront quelques mots de tête, mais rien de plus.
- Vous auriez pus les tuer. Regarde ce qu’ils ont fais à Adam !
- Un seul à fais ça, et il n’était pas là. Pourquoi faire payer les autres.
- Adam n’avait rien fait non plus ! Pourquoi s’est-il acharné sur lui de cette façon !
- Seul l’homme aux yeux de glace pourra te répondre. A demain petit soleil et repose toi. Nous veillons.
Aurore soupira et se plaça près d’Adam. Petite fleur avait disparue. Nuage dansant lui remis un pot de terre emplie de pâte qui guéri et l’encouragea par gestes.
Aurore s’agenouilla et commença à appliquer la pâte. Bientôt, les muscles endoloris par l’effort, la sueur recouvrant son corps, elle fini enfin l’application. Adam reposait sur le ventre et à aucun moment ne donna l’impression d’avoir repris connaissance. Elle s’allongea près de lui et posa sa main sur la sienne.
- Adam, mais qu’a-tu donc fais ? Aucun être humain ne devrait subir un tel traitement !
Epuisée, elle s’endormit.
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nuage
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MessageSujet: Re: La saga de l'été!   Ven 4 Jan 2008 - 12:40

...........

Nuage gris passa toutes les heures et réveilla doucement Aurore pour qu’elle applique la pâte. Au petit matin, lorsqu’il pénétra dans le tipi, il trouva Aurore appliquant presque sensuellement la pâte. Si Adam avait la chance de survivre, il serait le plus heureux des hommes.
- Bonjour petit soleil.
- Bonjour nuage gris. Il n’a toujours pas repris connaissance ! Dit Aurore, des sanglots dans la voix.
- Je baigne dans un nuage de douceur et je ne veux pas revenir à la réalité.
Ce n’était qu’un souffle, mais Adam avait bel et bien parlé !
- Heureux d’entendre le son de ta voix ! Dis nuage gris.
Aurore, trop émue pour parler, posa simplement sa main sur celle d’Adam. Celui-ci mêla ses doigts aux siens et souffla tous bas.
- Désolé, je crois que je vais me rendormir.
- Ce n’est rien, repose toi. Elle posa ses lèvres sur ses doigts et regarda sourire Adam avant que celui-ci ne replonge dans le sommeil.
Aurore le veilla trois jours. Elle ne s’absentait que pour des besoins naturel et faisait une rapide toilette à la rivière qui se trouvait derrière le camp. Une des sœurs de nuage gris lui avait prêté une de ses robes. Elle s’habitua très vite à la mode indienne et trouva confortable sa nouvelle tenue vestimentaire. Sa poitrine n’était plus emprisonnée et ses jambes se mouvaient avec une aisance déconcertante. Le troisième jours, alors qu’elle revenait de la rivière, elle surpris Adam assis essayant de se lever.
- Adam ! Non. Ne bouge pas !
- J’en ai assez ! Je veux aller dehors.
- Mais tu ne peux pas voyons !
- Alors appelle quelqu’un, mais je veux allez à la rivière.
- Il n’est pas question que tu mettes les pieds dehors, avec ou sans l’aide de qui que ce soit.
- Tu ne comprends pas ! Je dois allez me soulager dehors. Et maintenant !
Aurore fut surprise. Il ne se rappelait donc pas qu’elle avait veillé à son bien être durant ses trois jours ! Lui faisant sa toilette chaque fois qu’il se souillait ! Une idée lui vint.
- Attends.
Elle fouilla rapidement le tipi et trouva ce qu’elle cherchait. Une grande terrine.
- Tiens. Je sors pour que tu sois à l’aise, mais toi, tu ne bouges pas de ce tipi et tu fais ce que tu as à faire dans ce pot.
Sans lui laisser le temps de réfléchir elle sorti rapidement et attendis devant le tipi, les bras croisés. Nuage gris passa au même moment.
- Comment va loup blanc ce matin !
- Bien mieux. Figure toi qu’il s’était mis dans la tête d’aller se soulager dehors !
- Hum ! Et qu’a tu fais ?
- Je lui ai mis un pot de terre sous le nez et je suis sortie.
- Alors je repasserais plus tard.
Nuage gris s’éloigna et Aurore constata que son corps était secoué d’un fou rire ! Qu’ y avait il de si drôle ? Elle laissa passer quelques minutes et s’arma de courage pour affronter le courroux d’Adam, car celui-ci n’allait pas manquer de lui dire ce qu’il pensait de ses manières ! Elle fut surprise de le trouver allongé sur le ventre, la tête cachée dans ses bras repliés. Elle s’approcha et constata que la poterie avait emplie ses fonctions. Mais Adam demeurait muet.
- Adam. Tu te sens bien ?
- Tu me demandes si je me sens bien ! Je me sens humilié !
- Oh non Adam ! Jamais tu ne dois te sentir humilié face à moi. Jamais tu m’entends !
Aurore obligea Adam à la regarder et doucement lui expliqua avec une voix très douce.
- J’ai veillé sur toi pendant des jours et des jours, je t’ai lavé, je t’ai soigné et à aucun moment je n’ai été rebuté de quoi que ce soit ! Je connais parfaitement ton corps et je n’ai pas honte de t’avoir langé tel un nouveau né ! Alors si je te dis que tu ne dois pas sortir de ce tipi, même pour te soulager, tu ne sortiras pas de ce tipi. Enfin pas avant d’avoir retrouvés assez de forces.
Aurore finie sa tirade en souriant et tous le temps qu’elle parla, elle vit Adam les yeux brillants écouter avec effarement.
- Je suis resté inconscient combien de temps ?
- Trois longs jours. Les plus longs de toute ma vie. La peur de te perdre ne m’a pas quitté durant tous ce temps. Tu as faim ?
- Non.
Adam semblait perdu. Il s’assoya et regarda autour de lui.
- Tu désires quelque chose ?
- Non. Il fixa Aurore et déclara : Je n’ai pas sus te protéger, ni de veiller sur toi et je n’ai pas pus te délivrer. J’avais juré ! Aurore, j’avais juré.
Le corps d’Adam tremblait. Elle s’assura aussitôt s’il ne faisait pas de fièvre en plaquant sa main sur son front. Il ne bougea pas et continua à fixer Aurore.
- J’avais juré de te protéger. J’ai échoué.
- Non, dit-elle en posant ses doigts sur ses lèvres, tu ne pouvais rien contre cette bande de vauriens. Un homme contre dix, ce n’est pas ce que j’appelle une situation équitable. Et puis ce que tu dis est faux. Tu m’as sauvé, sans le vouloir.
- Ah ! Et quand ? Lorsque j’étais attaché ou lorsque j’étais inconscient !
- Lorsque MC.Call m’a demandé de choisir entre le viol ou la mort.
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nuage
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MessageSujet: Chapitre 14   Sam 5 Jan 2008 - 15:00

Chap 14
Elle vit la douleur passer dans le regard d’Adam. Il serra les mains d’Aurore.
- Il t’a touché ? Demanda-t-il doucement.
- Non. Je lui ai affirmé que je préférais mourir que de lui appartenir, ne serait ce qu’une fois, que je ne lui appartenais pas. Je voyais ton visage dans mes pensées et tu m’as aidée à faire un choix. Je préférais partir en n’ayant connu que toi, même si nous n’avons pas fait l’amour, je suis à toi et à personne d’autre.
Adam pris le visage d’Aurore dans ses mains, tremblant, les yeux émerveillés.
- Mon petit soleil, je ne te mérite pas, je fais un piètre héros. Et pourtant…
- Loup blanc. Tu parles trop.
Et elle l’embrassa. Son baiser était plein de respect et de douceur. Et dire qu’elle avait failli ne pas le revoir ! Ne plus goûter ses sensations qu’elle appréciait de plus en plus. Une toux discrète les sépara.
- Désolé de vous déranger, dit nuage gris, mais il faut partir. Prenez vos affaires.
Il disparu ! Partir ? Maintenant ! Et pourquoi ?
- Que ce passe-t-il ?
- Si mon cousin te dit de partir c’est que c’est important. Prends tes affaires, nous partons, tous de suite.
Adam se leva péniblement, s’appuyant sur la canne que nuage gris venait de rapporter.
- L’homme aux yeux de glace vous cherche. Il pose des questions partout. Je vous emmène en lieu sûr. Vous ne pouvez pas rester ici, il vous retrouvera facilement, et je ne veux pas qu’ils vous fassent de mal.
- Où allons nous, demanda Aurore.
- Dans la grotte secrète.
- Où est cette grotte ?
Nuage gris souris à Aurore.
- Tu ne changeras jamais, petit soleil, si je te dis que cette grotte est secrète. Crois-tu vraiment que je vais te dires où elle se trouve ?
Ils sourirent tous les trois.
- C’est un endroit qu’aucun cow-boy ne connaît. A part plume d’aigle et moi, aucuns indiens ne peut s’y rendrent. Maintenant en route, le chemin est long. Loup blanc, te sens tu capable ?
- Je tiendrais le temps qu’il faudra, et puis, j’ai une bonne infirmière.
Son regard caressa Aurore et elle rougis !
- Tu vois Aurore, je vais finalement sortir de ce tipi.
- Oui, je vois.
Les chevaux attendaient devant le tipi. Tous les indiens présents leur firent leurs adieux et ils se mirent en marche. Le soleil commençait à monter dans le ciel. La marche débutât lentement. Cinq cavaliers les accompagnaient et deux chevaux étaient chargés de vivrent, ainsi que d’accessoires en tout genre. Ils escaladèrent des vallées, traversèrent des ruisseaux, s’arrêtent de tant à autres pour reposer les chevaux. Ils ne parlaient pas, les mots étaient inutiles. Aurore admirait le paysage et découvrait une nature sauvage. Ici les arbres poussaient ou bon leur semblaient, des prairies s’étalaient à perte de vue. Des biches s’enfuyaient à l’approche de leur petit convoi. Nuage gris s’appliquait à suivre l’orée de la forêt qui se trouvait sur leur gauche, pourtant, le soleil se trouvait toujours sur leur droite. Tournaient-ils en rond ? Où était-ce une ruse pour ne pas repérer la grotte. Possible que ce soit aussi pour brouiller les pistes, au cas ou MC.Call aurait envi de les suivrent.
L’après midi touchait à sa fin. La journée avait été chaude et longue. Adam fini par gémir et nuage gris se retourna vers lui.
- Tiens encore un peu, nous sommes presque arrivés.
- Combien de temps, demanda Adam d’une voix rauque.
- Dix minutes, un quart d’heure, pas plus.
- Alors ça ira.
Peut être, mais il était très pâle. Ses traits tirés montrait combien il devait souffrir et depuis un bout de temps déjà. Aurore se maintint près de lui, lui insufflant le courage nécessaire pour parvenir au bout de son calvaire. Ils découvrirent la grotte, qui en fait n’était ni plus ni moins qu’une maison creusée dans la roche ! Il y avait même des fenêtres ! Si nuage gris ne s’était pas arrêté en face de l’entrée de la grotte, ils seraient passés devant sans la remarquer ! Elle se fondait littéralement dans le décor ! Sa façade était recouverte de lierre et ses fenêtres se confondaient avec le branchage ! Une vraie merveille !
Adam restait assis sur son cheval, épuisé par la longue marche.
- Je crois que je vais avoir besoin d’aide. Je ne peu plus bouger un muscle.
- Je suis là. Laisse toi tomber, je te retiendrais. Ne suis-je pas aussi fort que toi ? Déclara nuage gris, je me souviens qu’à une époque, c’est toi qui m’a porté.
- Tu n’avais qu’une jambe de cassée.
- Oui, mais je ne pouvais dévaler de mon cheval sans goûter la poussière.
- Qu’elle corvée ça à été ! Tu gémissais tout le temps parce que je ne te tenais pas bien !
- C’est parce que cela me déplaisait d’être aidé, j’avais ma fierté !
- Serais-ce une façon détournée de me faire comprendre qu’il ne faut pas que je grogne après toi, si tu ne t’y prends pas bien pour me faire descendre de cette bête ?
- Oui, mais quelque soit la manière, elle sera de toute façon douloureuse. Prêt ?
- Oui. Au cas ou je retomberais dans les pommes, merci pour tous.
- Fais attention à toi et à petit soleil.
Nuage gris tendis les bras et captura délicatement Adam. Ses gestes étaient sûrs et léger à la fois ! Comment un homme de cette corpulence pouvait avoir des gestes aussi doux. On aurait dit une maman louve avec un de ses petits ! Il pris bien garde de ne pas toucher le dos d’Adam et finis par le poser au sol sans que celui-ci n’est proférer un seul son !
- Alors, comment te sens-tu ?
Le soulagement était tellement visible sur le visage de nuage gris qu’Adam afficha son premier sourire depuis quatre jours !
- Bien. Tu ferais une bonne mère.
L’humour d’Adam réchauffa le cœur d’Aurore et nuage gris ne releva pas.
- Nous allons repartir maintenant. Je reviendrais d’ici à une semaine, en attendant vous avez de quoi tenir. Nous continuerons à surveiller les alentours.

Aurore fut éblouie par l’intérieur. Une grande pièce accueillante précédait une cuisine ! Un fourneau, un évier doter d’une pompe à main. Un cellier dans le fond de la grotte où ils déposèrent tous le matériel. Une chambre spacieuse, séparée par une alcôve creusée dans la roche, un lit trônait au milieu de la pièce. Un lit assez grand pour accueillir deux personnes. Tous les meubles étaient en bois clair. C’était le grand luxe au milieu de nul part !
- Nous sommes au pays magique.
Aurore ne cessait de tourner sur elle même, complètement admirative ! Adam oublia la douleur, tant le visage de cette femme était radieux à cet instant. Nuage gris contempla la scène et se promis de les protéger, coûte que coûte ! Ces deux la avaient le droit d’être heureux et de vivre enfin en paix.
- Je vous laisse. Vous pouvez faire du feu dans ce fourneau, la fumée n’est pas détectable, elle se perd dans les méandres de la montagne.
- Qui a construit cet endroit ? Questionna Aurore.
- Un Hermite qui aimait le confort.
Ils sourirent tous et se dirent au revoir. Adam et Aurore suivirent des yeux leurs compagnons de voyage et lorsqu’ils ne furent plus qu’un point sur l’horizon, Adam entra dans la ’’maison’’ et s’activa autour du poêle. Aurore le suivait des yeux et attendait silencieusement.
- Bon. J’ai compris. Tu veux bien m’aider ? Le ton était doux mais elle percevait un soupçon d’exaspération.
- Je vais te dire ce que je vais faire. D’abords, le lit, pour que tu ailles te reposer. Ensuite je rentrerais du bois et j’allumerais ce
fourneau, enfin, je préparerais notre repas et nous mangerons et je ne veux aucunes protestations !
- Je n’ai ni l’envie, ni la force de me chamailler avec toi.
- Bien. A ton avis, il y a des draps dans cette armoire ?
- Ouvre. Tu verras.
- Je mets ton manque d’enthousiasme sur le compte de la fatigue.
Aurore, souriante, fit un rapide inventaire. Hermite ou pas, cet homme avait des dons de femmes d’intérieur ! Tout était propre et bien plié. Il y avait tous ce dont une famille pouvait avoir besoin dans une maison. Des draps, des couvertures, quelques tapis indiens et une nappe ! Le luxe !
- Je n’en reviens pas, dit Aurore. Elle fit rapidement le lit, installa Adam, entrepris de lui ôter sa chemise et lui passa la pâte qui guéri sur les quelques plaies qui s’étaient rouvertes le temps du voyage.
- Repose toi le temps que je m’occupe du dîner.
A peine avait-elle terminé sa phrase, qu’elle constata qu’Adam s’était endormi ! Elle s’activa pendant près de deux heures et lorsque tout fut près elle s’approcha d’Adam.
- Cela sent très bon. Je ne savais pas que tu cuisinais.
- Moi non plus.
Adam essaya de rire et fini par grimacer.
- Je croix qu’il va falloir attendre encore un peu avant de me faire rire.
- Je suis d’accords. Mais goûte, tu n’auras peut être plus envie de rire après.
- Rassure toi, mon estomac est très solide.
Ils mangèrent en silence, assis tous les deux en tailleur sur le lit. Adam lui remis son assiette vide et lui souris, malgré son visage fatigué.
- C’était délicieux.
- Les carottes un peu trop cuites, la viande très grillée et, tu dis que c’était délicieux ! Tu es trop poli.
- Non. J’aime la cuisine tel que tu la faite, je t’assure.
Il déposa un baiser sur le bout de son nez.
- Bonne nuit, petit cordon bleu.
Elle riposta aussitôt !
- Ne prononce plus le mot « bleu » devant moi ou je ne réponds plus de rien !
- Pardon mon cœur, c’est venu tout seul.
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nuage
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MessageSujet: Re: La saga de l'été!   Sam 5 Jan 2008 - 15:03

Il l’embrassa sur le front et se remis à plat ventre et sombra instantanément dans le sommeil. Aurore le regarda s’abandonner aux bras de Morphée, contemplant son profil elle caressa rêveusement son bras. Son hâle, accentué par la couleur des draps blancs, le faisait ressembler à un apollon se reposant après la chasse. Mon Dieu, elle divaguait maintenant ! Elle se leva précipitamment et rangea rapidement la cuisine, fit sa toilette et se coucha aux côtés d’Adam qui dormait paisiblement. Elle ferma les yeux et s’en sans apercevoir glissa dans le sommeil, bercer par la respiration régulière d’Adam.
Ils dormirent tous les deux jusqu’au matin. Adam ouvris les yeux et aperçu une masse de cheveux blonds, tel des rayons de soleil qui s’étalaient tout autour du visage d’Aurore. Il resta un long moment à contempler la femme qui dormait à son côté. Il s’émerveilla de sa beauté et, fasciner par sa grâce naturelle ne pus s’empêcher d’avancer sa main, de caresser cette masse soyeuse qui le perturbait tant. Il ne désirait pas la réveiller, juste profiter du spectacle qu’il contemplait pour la première fois. Elle lui était tellement chère ! Il fini par se lever à demi en prenant garde de ne pas l’éveiller, tout en continuant de l’observer. Il suivi de ses doigts le contour de son visage, sans la toucher. Il sourit tout à coup.
- Le soleil est déjà très haut dans le ciel. Café ou thé ?
- Comment sais tu que le soleil est haut, il n’entre pas dans la pièce. Répondit-elle d’une voix encore ensommeillée.
- J’ai faim.
Aurore s’étira et ouvris les yeux, pour constater qu’Adam fixait sa poitrine, d’un regard qui la troubla énormément. De quoi avait il faim exactement ? Il remonta sur son visage, la caressant du regard, laissa une empreinte brûlante sur son corps, plongea ses yeux dans les siens et déclara d’une voix chargée de désir.
- Je vais faire du café, bien fort.
Il se leva, rompant ainsi le charme sous lequel ses sens venaient d’être littéralement envoûtés ! Elle se leva, s’habilla et le rejoignis dans la cuisine. Un terrain moins dangereux que la chambre.
- Comment aimes tu tes œufs ?
- Hum, loup blanc sait cuisiner ?
- Oui. A point ou fondant ?
Elle devait se concentrer sur les paroles qu’il prononçait, voire son torse nu sous sa chemise ouverte n’arrangeait en rien l’état dans lequel elle se trouvait depuis le réveil !
- Peu importe, j’ai faim et je mangerais n’importe quoi !
Elle pris conscience de ses paroles ambiguës et fis semblant de n’y apporter aucunes importance. Elle mis la table et ils dévorèrent leurs œufs, tout en dégustant leur premier café.
- Ton café est délicieux.
- Et les œufs ?
- Pas mal. Comment va ton dos ce matin ?
- Cela pique encore un peu, mais je me sens beaucoup mieux. Que dirait tu si nous explorions les environs, histoire de repérer notre nouveau territoire.
- Je pense que c’est une bonne idée. Mais quelques pas, pas plus. Tu dois d’abords reprendre un maximum de force. Cette histoire de territoire, c’est une coutume indienne ?
Adam souris et regarda Aurore décidément très belle dans cette robe indienne ce matin.
- Je ne sais pas. J’ai juste envie d’essayer de savoir où je suis. Pourquoi avoir mis cette robe ?
- Je les trouves très confortable, tes cousines m’en ont fournies quelque une et puis, là où nous sommes personnes ne s’offusqueras de me voir habiller ainsi.
- Je lave tu essuie, cela te conviens t-il ?
- Oui.
Ce petit rituel du matin avait quelque chose de très intime et pourtant ils accomplissaient tout deux les différentes tâches avec un naturel déconcertant. Après avoir nettoyé la cuisine, ils se dirigèrent vers la porte d’entrée et, tout doucement ils avancèrent dehors sous le soleil déjà très haut dans le ciel. L’odeur de la forêt venait jusqu'à eux. Un mélange de terre, de feuilles, d’humidité et un parfum qu’Aurore n’arrivait pas à définir. Elle aspira à plein poumon, ferma les yeux et se concentrant sur ce parfum. Elle pouvait savoir d’où il venait mais n’arrivait toujours pas à l’identifier. Elle ne se rendit compte de rien. Elle se laissa guider par ses sens, lentement elle avait levé les bras à hauteur de ses épaules et pivotait vers le parfum. Elle marcha, sans ouvrir les yeux et fini par arriver devant un buisson recouvert de petites fleurs jaunes. Elle se pencha gracieusement et huma leur parfum.
- Chèvrefeuille. Dit-elle doucement.
Adam, resté en retrait, l’avait seulement suivi du regard, fasciné par sa grâce. Elle se déplaçait mue par une étrange force. Sur le chemin qui menait à ce buisson il y avait des obstacles qu’elle avait évités sans hésitations !
Elle venait d’ouvrir les yeux et il ne trouva pas les mots pour décrire ce qu’il voyait. Tel Ève, c’était une femme qui contemplait le paradis avec des yeux émerveillés !
- Adam, cet endroit est unique. Magnifique et splendide. La nature est belle.
Aurore parlait d’une voix douce, envoûtante, gorgé de respect. Elle avait compris qu’elle faisait partie intégrante de cet équilibre et caressa les fleurs sans les cueillir. Elle sentait qu’elles seraient beaucoup plus utiles dans cet nature que couper dans un vase.
Adam s’approcha d’elle, la pris dans ses bras et posa son menton sur sa tête. Ils regardèrent dans la même direction, découvrant un paysage grandiose. Cette nature sauvage qui s’étendait devant eux, leur offrant son plus beau spectacle, les laissa sans voix. Des prairies suivies de vallées, se succédaient à perte de vue. Une petite rivière coulait au loin, elle serpentait dans le paysage, décrivant des arabesques insolites. Un peintre avait du créer ce paysage un jour de grande inspiration.
- Je n’oublierais jamais cet endroit. Dis doucement Aurore.
- Il est inoubliable. Regarde sur ta gauche, tout doucement. Souffla Adam à son oreille.
Elle déplaça son visage et vit une louve, un petit dans sa gueule, se déplacer lentement. Elle disparu à l’orée du bois et refis quatre fois le même chemin avec, à chaque fois un petit.
- Que fait elle ?
- Elle a dus mettre bas cette nuit mais pas à l’endroit qu’elle désirait. Elles les déplacent pour les mettre à l’abri de tous danger.
- Tu croix qu’elle a fini ?
- Oui, pourquoi ?
- Des fourmis rouges me confondent avec leur garde manger. Elle avait parlé doucement, mais très vite, elle se mit à danser sur place, pour enlever ce bataillon armés de très bonnes dents, et fini par gagner la bataille !
- Je croix que je n’aime pas les fourmis ! La pâte qui guéri, est-elle aussi faite pour les morsures de fourmis ?
Adam riait et ne pouvant pas lui répondre, lui fit oui de la tête.
- Ce n’est pas drôle loup blanc Adam De Lancaster !
Elle repartie vers la maison tel une furie ! Adam la suivi, beaucoup plus lentement. Le fait d’avoir ris lui avait rappeler que son dos n’était pas guéri ! Loin de là. Il la trouva dans la grande pièce d’entrée penchée sur ses jambes, déposant une très légère couche de pâte.
- Elle sent très bon cette pâte. Sais-tu ce qu’elle contient ?
- Je crois que tu n’aimerais pas le savoir.
- Tu as probablement raison. Je me souviens encore de l’odeur de cette mixture que ta grand-mère m’avait appliqué sur mes boutons lorsque j’avais la rougeole. Quant j’ai sus ce qu’elle avait mis dedans, je me suis enfermé dans mon cabinet de toilette et je me suis lavé de la tête aux pieds ! Et deux jours plus tard, les boutons avaient disparus !
- C’est vrai que ce remède ne sens pas bon, mais il est efficace.
Adam regarda le mouvement des mains d’Aurore, passant et repassant sur ses jambes. Une chaleur incroyable s’installa dans ses reins et il préféra fuir.
- Je vais me reposer, je me sens un peu fiévreux et je te le dis tout de suite : je vais bien. A tout à l’heure. Il n’avait aucune envie qu’elle le suive ! Dans l’état où il se trouvait, il se sentait capable de la culbuter sur le lit ! C’était la dernière chose qu’il voulait. Si un jour ils devaient faire l’amour ensemble, se serait d’un commun accord.
Il disparu dans la chambre. Il disait qu’il était fiévreux et qu’il allait bien ! Aurore secoua sa chevelure et préféra se concentrer sur ses maudites morsures qui lui faisaient un mal de chien. Elle occupa son temps à dépoussiérer la grotte et s’appliqua à rendre leur éclat aux meubles. Elle avait découvert une cire dans le fond d’un placard. Sentant bon le miel, le parquet retrouvait un aspect neuf. Distribuant des tapis ça et là, Aurore créait son petit intérieur et admira le résultat. Les joues rosies par l’effort, ses yeux pétillant d’admiration, elle admira le résultat.
-Satisfaite ?
Elle se retourna et souris à Adam. Diable ! Cet homme était magnifique au réveil !
- Oui. Quant pense tu ?
- C’est propre et cela sens bon.
-Et moi, je sens mauvais. Je vais rapidement me laver.
Elle passa auprès d’Adam pour aller chercher des vêtements de rechange. Il la stoppa et essuya le bout de son nez. La caresse, légère et très brève, avait suffis pour rallumer le volcan qui couvait en elle.
- Tu sens le miel. Dis t-il sensuellement. C’était la première fois qu’il s’adressait à elle aussi ouvertement ! Et cela n’arrangeait pas ses sens ! Effrayés par ses sentiments, elle courue se réfugier dans le petit cabinet de toilette, contiguë à la chambre.
Adam souriait. Il aimait assez l’idée qu’elle soit dans les mêmes affres du désirs que lui.
Ils passèrent leur première journée à faire mille activités, prenant bien soins de s’éviter ! Ils échangèrent à peine quelques mots au dîner. Aurore se coucha la dernière, traînant dans la cuisine pour nettoyer les vestiges du repas, espérant que le temps passé à cette activité, laisse le temps à Adam de s’endormir ! Elle se rendait compte de sa fébrilité à rejoindre Adam. Mais elle avait peur aussi. Que pensait il vraiment ? Il la désirait, elle n’en doutait pas. Mais avait il des sentiments pour elle ? Ressentait-il les mêmes émotions qui l’habitaient ? Toutes ces questions sans réponses qui se bousculaient dans sa tête ne la menaient nulle part ! Epuisée, moralement et physiquement, elle posa la dernière assiette et se prépara pour la nuit.
Elle économisa tous ses mouvements, ne voulant pas réveiller Adam.
- Je ne dors pas.
Elle fut surprise et sursauta ! Décidemment, ses nerfs étaient mis à rudes épreuves !
- Tu devrais.
- Ta bataille de casserole m’en a empêché. Qui à gagner ?
- Moi, mais je ne battait pas, je rangeai.
- Aller, couche toi et dors. Tu en as assez fait pour aujourd’hui.
Il ouvrit les draps, la pris dans ces bras, déposa un baiser sur sa chevelure et lui souffla à l’oreille :
- Je ne toucherai pas ce soir, mon dos est encore douloureux. Mais ce n’est pas l’envie qui m’en manque. Un jour prochain viendra, et alors… pas même une bataille de vaisselle ne pourra m’arrêter.
Déposant un baiser léger comme le vol d’un papillon, sur ses lèvres tremblantes, il lui souhaita une bonne nuit.
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toniov
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MessageSujet: Re: La saga de l'été!   Dim 6 Jan 2008 - 17:40

Je continue ma lecture.
Je trouve que tu reussis à donner aux personnages une dimension psychologique qui les rend tous attachants. Meme le " méchant ". Cela fait qu'on se prend au jeu.
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MessageSujet: Re: La saga de l'été!   

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