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 Le Christianisme: amour et douleur

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Ilibade
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MessageSujet: Re: Le Christianisme: amour et douleur   Jeu 21 Fév 2008 - 7:20

Toniov a écrit:
Je suis croyant, j'ai la foi.
Je me méfie des religions car elles divisent les hommes.
Il faut en effet se méfier (mais pas trop) DES religionS, et se concentrer sur LA religion UNIVERSELLE, celle que l'on rencontre dans toutes LES religions. La foi n'est pas une croyance, mais une certitude, et on avance dans LA religion par la ferme conviction que cette religion est celle de tous, comme un chemin qui pointerait vers le centre d'un cercle, quelle que soit l'orientation du rayon qui s'impose pour ceux qui sont sur la circonférence. Tous les rayons d'un cercle ont une direction différente, mais tous convergent vers le même centre du cercle. (C'est une certitude).

Le message universel des religions est, amon avis, le suivant: " Le monde a un sens ".
Au contraire, toutes enseignent deux sens, le bon et le mauvais. C'est parce que, autour d'un axe droit qui représente l'équilibre, on peut dévier d'un côté ou de l'autre. Cela forme une oscillation, comme si l'on frappe la corde d'une guitare. Mais si on la frappe dans un sens, elle a tendance à revenir dans l'autre sens, et c'est cette oscillation qui produit le son. Et donc, il ne peut pas y avoir un seul sens, mais logiquement au moins deux.

Les adultes sensés discutent entre eux sans se faire la guerre, mais il y a beaucoup d'adultes qui ne sont pas sensés.
L'homme droit n'a pas de sens, il cherche à rester au milieu, sur l'axe d'équilibre, afin d'éviter les conséquences de l'action déviante. C'est la loi du karma des orientaux, qu'on appelle encore la loi des causes et des effets. Cette loi est en physique la loi de l'action et de la réaction. Elle dit ceci :

Toute cause qui agit dans un sens entraîne un effet en sens contraire.
Cela veut dire : tous ceux qui prient pour la paix obtiennent la guerre et vice versa. Tout ceux qui espèrent une chose obtiennent le contraire de ce qu'ils espèrent et vice versa, ceux qui n'espèrent rien obtiennent tout. Tout ceux qui veulent vivre meurent et vice versa. Comprendre cette loi, c'est comprendre pourquoi LES religions et tous les systèmes humains politiques et doctrinaux, nous amènent vers le chaos divin, c'est-à-dire le chaos collectif, quand la pagaille est à son point maximal. C'est que tous ces systèmes veulent diriger dans un sens au lieu de maintenir le milieu et l'équilibre, et c'est seulement la gestion du milieu qui peut garantir la permanence des choses. Il faut donc être capable des deux sens pour être réellement religieux, c'est-à-dire insensé. Et lorsqu'on est capable des deux sens, on n'a plus aucune raison d'avoir un sens plus qu'un autre. On aime L'UN ET L'AUTRE. C'est le christianisme, c'est-à-dire LA religion UNIVERSELLE, qui existe en filigrane dans tous les systèmes religieux.

Etre chrétien, soufi, bouddhiste, khrisnaïte, taoïste, etc., c'est la même chose, même si ces mouvements dans le temps ne l'ont pas encore perçu. L'être juste, c'est celui qui n'est ni bon ni mauvais, ni vrai ni faux, ni dans un sens, ni dans l'autre. Les adultes sensés discutent entre eux et font le bruit (le son) et les guerres, et seuls les adultes insensés deviennent libres dans le silence et la vraie paix.
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le serpent
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MessageSujet: Re: Le Christianisme: amour et douleur   Ven 22 Fév 2008 - 13:45

Ilibade a écrit:
Ce qu'on appelle simple, c'est ce qu'on ne peut pas diviser, ce qui est insécable. Dieu est simple, car on ne peut pas le diviser.

Voilà une théorie bien audacieuse, les peuples de l'antiquité l'ont pourtant fait sans le moindre complexe: le dieu créateur se divise en dieu du ciel + dieu de la mer + dieu de la terre, qui se divise lui même en un dieu pour chaque ville, pour chaque région, pour chaque colline.

Si dieu était aussi "simple" et "insécable" qu'on le pense, ses saintes écritures seraient certainement moins contradictoires les unes envers les autres.
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Ilibade
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MessageSujet: Re: Le Christianisme: amour et douleur   Ven 22 Fév 2008 - 17:13

Je pense qu'il n'en est rien ! Les peuples de l'Antiquité nommaient dieu tout principe brillant et identifiable, alors que le Dieu dont nous parlons ici, est sans identité, sans éclairage et sans distinction possible. Il représente la cause de toute manifestation existentielle, et on retrouve cette notion dans les métaphysiques des grandes traditions de l'Orient ou de l'Occident.

Dieu est absolument indivisible, car étant à la fois Unique et Multiple, on ne connaît aucun mode de la pensée qui puisse lui faire subir une opération quelconque. C'est pourquoi, il est généralement rapporté comme le Zéro, et l'on sait que 0 est unique, en même temps qu'il est multiple de tout nombre : N x 0 = 0. Il est donc multiple par excellence.

Enfin, il est indivisible, car 0 / N = 0. Il fait alors face à tous les diviseurs possibles à l'infini sans jamais être divisé. Voilà quelque chose de curieux, car c'est à la fois quantitatif et non quantitatif. C'est pourquoi, les traditions le nomment Absolu.

Aussi, cette façon d'exposer la métaphysique est la moins audacieuse de toutes.

Prenons un autre point de comparaison. Un point immatériel n'a pas de volume (ou d'étendue). Son volume est alors 0. Mais une infinité de points immatériels qui occuperaient l'espace tout entier auraient à eux tous, un volume égal lui aussi à 0, car Nx0 = 0. Cela dépasse nos possibilités de représentation géométrique. Il suffit de se dire qu'un tel infini peut très bien se localiser dans le volume d'un noyau atomique, dans le volume d'une planète ou dans n'importe quel volume que la conscience pourrait envisager ! Dans ce Dieu rien n'est grand et rien n'est petit.

Citation :
Si dieu était aussi "simple" et "insécable" qu'on le pense, ses saintes écritures seraient certainement moins contradictoires les unes envers les autres.
Les écritures ne sont contradictoires que par rapport à la situation de la Chute et souvent en fonction des discours nombreux qui sont ceux de principes différents entre eux. C'est comme un traité de mathématique qui explore plusieurs hypothèses ou plusieurs situations. Mais en réalité, ces contradictions sont explicables et donc, il doit être possible de les lever sans aucune difficulté. Personnellement, je ne vois pas où il y aurait des contradictions insolubles.
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le serpent
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MessageSujet: Re: Le Christianisme: amour et douleur   Lun 25 Fév 2008 - 6:10

Ilibade a écrit:
Je pense qu'il n'en est rien ! Les peuples de l'Antiquité nommaient dieu tout principe brillant et identifiable, alors que le Dieu dont nous parlons ici, est sans identité, sans éclairage et sans distinction possible. Il représente la cause de toute manifestation existentielle, et on retrouve cette notion dans les métaphysiques des grandes traditions de l'Orient ou de l'Occident.

J'avais un exemple concret en tête: les sumériens. J'aurais du le citer au lieu de rester dans le vague et d'autoriser ainsi la confusion avec n'importe quel tribu animiste:

Dans le système sumérien, un dieu suprême règne sur le monde des dieux. Il commande à des dieux de rang légèrement inférieur qui ont eux même des petits dieux à leur service, un peu comme la pyramide féodale du moyen age, chaque dieu ayant en "fief" un domaine particulier.

Ilibade a écrit:
Dieu est absolument indivisible, car étant à la fois Unique et Multiple, on ne connaît aucun mode de la pensée qui puisse lui faire subir une opération quelconque. C'est pourquoi, il est généralement rapporté comme le Zéro, et l'on sait que 0 est unique, en même temps qu'il est multiple de tout nombre : N x 0 = 0. Il est donc multiple par excellence.

Quelle est l'intérêt de réduire la notion du divin à une équation mathématique ?

Ilibade a écrit:
Citation :
Si dieu était aussi "simple" et "insécable" qu'on le pense, ses saintes écritures seraient certainement moins contradictoires les unes envers les autres.
Les écritures ne sont contradictoires que par rapport à la situation de la Chute et souvent en fonction des discours nombreux qui sont ceux de principes différents entre eux. C'est comme un traité de mathématique qui explore plusieurs hypothèses ou plusieurs situations. Mais en réalité, ces contradictions sont explicables et donc, il doit être possible de les lever sans aucune difficulté. Personnellement, je ne vois pas où il y aurait des contradictions insolubles.

Le premier commandement à lui tout seul est inconcilliable avec lui meme.

"Tu adoreras ton Dieu et tu le serviras lui seul" qui se traduit bien souvent dans la bible par "tu extermineras jusqu'au dernier tous les habitants de telle ou telle cité" et "tu aimeras ton prochain comme toi même" qui, à première vue, signifie juste le contraire.
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daniel
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MessageSujet: Re: Le Christianisme: amour et douleur   Lun 25 Fév 2008 - 13:07

chat-man a écrit:
Manger le cerveau d'un mort pour s'approprier sa force procède de la même dynamique que la communion eucharistique à ton avis?

lol!

oui et non, disons que dans ce cas (chez les peuplades où ça se pratique) c'est plutôt pour s'approprier la force de l'autre, de son "ennemi" ... comme dans hilghtlander !
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daniel
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MessageSujet: Re: Le Christianisme: amour et douleur   Lun 25 Fév 2008 - 13:13

'tite réflexion, en passant, si on réflèchit bien, l'amour mène, au plus haut, à la fusion, tandis que la haine, au pire, à la séparation, au mieux, à la solitude, dans ce qui resteraient comme pleines stériles et vides ... à une mort définitive, si l'on veut, en dernière instance ...
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Ilibade
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MessageSujet: Re: Le Christianisme: amour et douleur   Lun 25 Fév 2008 - 17:13

Le Serpent a écrit:
Dans le système sumérien, un dieu suprême règne sur le monde des dieux. Il commande à des dieux de rang légèrement inférieur qui ont eux même des petits dieux à leur service, un peu comme la pyramide féodale du moyen age, chaque dieu ayant en "fief" un domaine particulier.
Cette répartition en un arbre ou arborescence hiérarchisée est le résultat d'une observation des phénomènes et donc de ce qui a une certaine objectivité. Ce dieu suprême existe aussi dans l'AT à travers la notion d'IHWH. Mais ce n'est pas de ce dieu là que nous parlons, lorsque l'on évoque le dieu Père. Car le Père est dans un état de l'existence qui n'est ni lumineux, ni obscur, mais d'une nature non manifeste et donc dépourvue de toute notion de brillance au sens du mot deva d'où l'on a tiré le mot dieu. Pour donner un exemple, Mircea Eliade dans l'Histoire des religions, évoque au sujet des animismes la même idée. Les animistes ont aussi la notion du dieu Père, mais c'est un dieu très éloigné des hommes et auquel personne ne rend de culte. Il est cette image de l'existence invisible et causale.

Citation :
Quel est l'intérêt de réduire la notion du divin à une équation mathématique ?
Si Dieu peut s'envisager dans les discours sur le plan qualitatif, pourquoi ne l'envisagerait-on pas aussi dans son rapport aux quantités ? La notion de l'Absolu se réduit d'elle-même par simple logique au néant. Et le formalisme mathématique peut aider la méditation et la réflexion de ce que peut représenter le Non-Etre par rapport à l'Etre, ce rapport étant un rapport de puissance. Les mathématiques nous enseignent que la puissance 0 de tout nombre est 1, et ainsi, on peut déduire que par l'anéantissement de soi, l'être composite devient 1. Par la rencontre du zéro, l'être Un est produit. Ou encore, le Non-Etre produit l'Etre ! Ceci est la base de toutes les traditions métaphysiques complètes et cela représente le symbole de la crucifixion, celui du samadhi hindou et de la vacuité bouddhique.

Citation :
Le premier commandement à lui tout seul est inconcilliable avec lui meme.
Le premier commandement de la tradition biblique est celui-ci :
Genèse 1:22 Elohîms les bénit pour dire: «Fructifiez, multipliez, emplissez les eaux dans les mers, le volatile se multipliera sur terre.»
Le volatile représente ce qui est céleste et donc intellectuel, spirituel.

Ce commandement est suivi d'un autre commandement :
Genèse 1:29 Elohîms dit: «Voici, je vous ai donné toute l’herbe semant semence, sur les faces de toute la terre, et tout l’arbre avec en lui fruit d’arbre, semant semence: pour vous il sera à manger.
Genèse 1:30 Pour tout vivant de la terre, pour tout volatile des ciels, pour tout reptile sur la terre, avec en lui être vivant, toute verdure d’herbe sera à manger.» Et c’est ainsi.

Et donc, lorsqu'on parle de premier commandement, il convient de préciser de qui on parle ou de qui est ce premier commandement. Car s'il existe des contradictions dans le texte, c'est parce que notre intelligence doit les lever, ou en comprendre la raison, et donc, si un interdit contredisant ce commandement survient dans le chapitre 3, ce n'est certainement pas sans une vraie raison.
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le serpent
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MessageSujet: Re: Le Christianisme: amour et douleur   Mar 26 Fév 2008 - 11:14

Ilibade a écrit:
Le Serpent a écrit:
Dans le système sumérien, un dieu suprême règne sur le monde des dieux. Il commande à des dieux de rang légèrement inférieur qui ont eux même des petits dieux à leur service, un peu comme la pyramide féodale du moyen age, chaque dieu ayant en "fief" un domaine particulier.
Cette répartition en un arbre ou arborescence hiérarchisée est le résultat d'une observation des phénomènes et donc de ce qui a une certaine objectivité. Ce dieu suprême existe aussi dans l'AT à travers la notion d'IHWH.

Et pour cause, puisqu'il vient de la même mythologie... mais en perdant tout son côté "humain".

Ilibade a écrit:
Mais ce n'est pas de ce dieu là que nous parlons, lorsque l'on évoque le dieu Père. Car le Père est dans un état de l'existence qui n'est ni lumineux, ni obscur, mais d'une nature non manifeste et donc dépourvue de toute notion de brillance au sens du mot deva d'où l'on a tiré le mot dieu. Pour donner un exemple, Mircea Eliade dans l'Histoire des religions, évoque au sujet des animismes la même idée. Les animistes ont aussi la notion du dieu Père, mais c'est un dieu très éloigné des hommes et auquel personne ne rend de culte. Il est cette image de l'existence invisible et causale.

Citation :
Quel est l'intérêt de réduire la notion du divin à une équation mathématique ?
Si Dieu peut s'envisager dans les discours sur le plan qualitatif, pourquoi ne l'envisagerait-on pas aussi dans son rapport aux quantités ? La notion de l'Absolu se réduit d'elle-même par simple logique au néant. Et le formalisme mathématique peut aider la méditation et la réflexion de ce que peut représenter le Non-Etre par rapport à l'Etre, ce rapport étant un rapport de puissance.

C'est surtout un rapport binaire: 0 ou 1, comme dans n'importe quel ordinateur.
Dieu serait-il une calculette ?

Ilibade a écrit:
Les mathématiques nous enseignent que la puissance 0 de tout nombre est 1, et ainsi, on peut déduire que par l'anéantissement de soi, l'être composite devient 1. Par la rencontre du zéro, l'être Un est produit. Ou encore, le Non-Etre produit l'Etre ! Ceci est la base de toutes les traditions métaphysiques complètes et cela représente le symbole de la crucifixion, celui du samadhi hindou et de la vacuité bouddhique.

Citation :
Le premier commandement à lui tout seul est inconcilliable avec lui meme.
Le premier commandement de la tradition biblique est celui-ci :
Genèse 1:22 Elohîms les bénit pour dire: «Fructifiez, multipliez, emplissez les eaux dans les mers, le volatile se multipliera sur terre.»
Le volatile représente ce qui est céleste et donc intellectuel, spirituel.

(je parle des premiers commandements judéo-chrétiens, ceux qui ont été prétendument gravés par une puissance divine le haut d'une montagne).

C'est une tendance très moderne de rechercher une "explication spirituelle" à un certain nombres d'écrits qui étaient à prendre au pied de la lettre par leurs auteurs, ce commandement là devrait être pris au pied de la lettre.

"Emplissez les eaux dans les mers, le volatile se multipliera sur terre" signifie également: "ne videz pas les eaux des mers, le volatile cessera d'exister sur terre.", exactement le genre de conneries qu'on est en train de faire.
Par moment, j'ai l'impression que Yahwe est un scientifique de la fin du XXIe siècle qui est remonté 6000 ans en arrière et qui a essayé d'expliquer aux hommes ce qu'ils devaient faire pour préserver la planète, sans utiliser la moindre métaphore.

Ilibade a écrit:
Ce commandement est suivi d'un autre commandement :
Genèse 1:29 Elohîms dit: «Voici, je vous ai donné toute l’herbe semant semence, sur les faces de toute la terre, et tout l’arbre avec en lui fruit d’arbre, semant semence: pour vous il sera à manger.
Genèse 1:30 Pour tout vivant de la terre, pour tout volatile des ciels, pour tout reptile sur la terre, avec en lui être vivant, toute verdure d’herbe sera à manger.» Et c’est ainsi.

Et ceci renforce cette impression.

Ilibade a écrit:
Et donc, lorsqu'on parle de premier commandement, il convient de préciser de qui on parle ou de qui est ce premier commandement. Car s'il existe des contradictions dans le texte, c'est parce que notre intelligence doit les lever, ou en comprendre la raison, et donc, si un interdit contredisant ce commandement survient dans le chapitre 3, ce n'est certainement pas sans une vraie raison.

Ah bien sûr, c'est pas les commandements qui sont idiots, c'est nous.
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Ilibade
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MessageSujet: Re: Le Christianisme: amour et douleur   Mar 26 Fév 2008 - 21:02

Et pour cause, puisqu'il vient de la même mythologie... mais en perdant tout son côté "humain".
Non, ce n'est pas ce que j'exprime. Je dis que c'est le cas de TOUTES les arborescences de divinités de TOUTES les mythologies. Ces concepts ne sont liés qu'à la conscience humaine, et IHWH ne déroge pas à cette notion. Par ailleurs, ce n'est pas le côté humain qu'IHWH a perdu, mais son côté divin. (Voir plus loin).

C'est surtout un rapport binaire: 0 ou 1, comme dans n'importe quel ordinateur.
Ce n'est pas un rapport mais une fusion. Que l'on écrive 10 ou que l'on écrive IHWH-Elohim, cela revient exactement au même. IHWH = 1 et Elohim = 0. Aussi, à côté d'une apparence numérique ou mathématique, il existe aussi une traduction purement qualitative de cette union. Pour les religieux, les mathématiciens et les métaphysiciens, cet équilibre entre deux termes incompatibles représente le Verbe. C'est le principe qui rend possible le langage.

Ce n'est qu'après la chute de l'humain, c'est-à-dire par une erreur de conscience, que le mental a séparé IHWH d'Elohim. C'est pourquoi IHWH n'a de réalité que dans la conscience humaine en chute. Mais cela n'existe plus dans une conscience religieuse. Le 1 tout seul ne peut pas générer un langage. De même, le 0 tout seul ne peut pas générer de langage. Seule leur combinaison et leur coopération peut faire exister un langage et produire la Création. C'est pourquoi, dans le texte biblique, comme dans les traditions d'Asie, le véritable créateur de la conscience est le Verbe, et le créateur de la réalité consciente, subjective et objective est le mental. Cette séparation d'IHWH d'Elohim, c'est-à-dire cette séparation d'IHWH de Dieu, en fait le Fils prodigue du NT. C'est donc bien un principe opposé à Dieu que l'homme voit en IHWH, comme si IHWH avait perdu son aspect divin, alors que dans la réalité, IHWH et Elohim sont Un. Evidemment, dans cette opposition que fait le Mental, Elohim devient Satân, l'adversaire.

(je parle des premiers commandements judéo-chrétiens, ceux qui ont été prétendument gravés par une puissance divine le haut d'une montagne).
Les commandements dont tu fais allusion, ne sont pas les premiers commandements de la tradition. Il est vain de vouloir porter un jugement sur une tradition en l'abordant dans le désordre. Pour comprendre comment les contradictions sont apparues, il faut partir du point de départ, car une arborescence logique est un ensemble ordonné.

C'est une tendance très moderne de rechercher une "explication spirituelle" à un certain nombres d'écrits qui étaient à prendre au pied de la lettre par leurs auteurs, ce commandement là devrait être pris au pied de la lettre.
Non, je pense au contraire que c'est une tendance très ancienne et qui a touché d'abord ceux qui ont rédigé ces textes, d'une époque à l'autre et d'une contrée à l'autre. Les commandements d'IHWH ne peuvent être pris au pied de la lettre que dans le référentiel dans lequel ils sont définis, c'est-à-dire celui de l'être individuel, et non le référentiel universel.

Ah bien sûr, c'est pas les commandements qui sont idiots, c'est nous.
Voilà ce que j'appellerais un instant de lucidité. Il est en effet beaucoup trop facile de juger ce qu'on ne comprend pas. Les textes ne seront décryptés que par ceux qui en réalisent une étude, crayon en main, schémas à l'appui, et en méditant chaque concept, chaque mot, chaque lettre, comme dans un traité de mathématique. Il n'existe aucune contradiction dans les textes qui n'ait sa raison d'être, et même une erreur doit pouvoir être reconnue comme telle par un examen rigoureux.

Beaucoup de gens considèrent IHWH comme Elohim. Pas les textes ! Et pourtant, par un esprit de synthèse, IHWH et Elohim sont fusionnés. L'explication de cela est logique : pour pouvoir fusionner des contraires, il faut d'abord les discerner. Pour connaître le vrai, il est bon de connaître le faux. Pour entendre le Verbe divin, il est indispensable de s'enfoncer dans la confusion de Babel, afin de mieux cerner ce qui n'est pas confus.

S'il n'y avait que des 1 ou s'il n'y avait que des 0, aucun ordinateur ne fonctionnerait. Mais par leur coopération, l'Existence devient effective. Le Prologue de Jean et le Livre de la genèse disent la même chose. Le Verbe est Créateur. L'homme limité dit quant à lui : Seul IHWH est créateur. C'est là une erreur. Mais c'est parce qu'IHWH est l'Ego, et que l'Ego est le principe de l'individualité, et que nos êtres individuels n'ont qu'une perception centrée sur cette individualité, et se refusent à comprendre l'importance de leur relation au TOUT. Quand ils méditent sur le TOUT, l'Ego disparaît et IHWH revient en conscience dans le giron d'Elohim, comme le Fils prodigue. Alors, le Verbe devient chair, devient concret et le Mental accède à l'intelligence des textes.
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MessageSujet: Re: Le Christianisme: amour et douleur   Mer 27 Fév 2008 - 10:17

Et bien, je vais te laisser en haut de ta montagne ou tu dois de temps en temps te sentir bien seul... j'ai retrouvé récemment dans mes archives une lettre extraordinaire d'un pasteur qui m'explique comment "interpréter" certains passages de l'AT avec une symbolique très différente de la tienne et de la mienne... en tout cas, très éclairante.
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MessageSujet: Re: Le Christianisme: amour et douleur   Mer 27 Fév 2008 - 11:11

le serpent a écrit:
Et bien, je vais te laisser en haut de ta montagne ou tu dois de temps en temps te sentir bien seul... j'ai retrouvé récemment dans mes archives une lettre extraordinaire d'un pasteur qui m'explique comment "interpréter" certains passages de l'AT avec une symbolique très différente de la tienne et de la mienne... en tout cas, très éclairante.
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MessageSujet: Re: Le Christianisme: amour et douleur   Mer 27 Fév 2008 - 15:02

Le zéro que l'on associerait au néant est une approche toute mathématique.
En thermodynamique on peut approcher une limite correspondant à une entropie nulle mais c'est une façon d'eluder une approximation definissant un état energétique minimal.
La capacité à réagir est intrinséquement présente et elle fait partie des elements constitutifs de la matière.
Pour ce qui est de l'antimatière il ne s'agit qu'une forme d'energie opposable.
Les systèmes mathématiques n'existent que par la définition de constantes.
Le zéro ou néant produisant le 1 ou le non etre est pour moi un non sens.
Les microprocesseurs sont aussi des circuits qui permettent certains états transitoires grace à une energie extérieure.
L'etat porte fermée n'engendre pas l'etat porte ouverte sauf par l'intervention d'une force exterieure qui joue sur sa propriété ou fonction.
On peut penser que l'homme a certaines capacités et d'autres dont il n'a pas idée et qui sont liées à l'intervention de forces mystérieuses. C'est l'objet d'un mysticisme pour certains comme moi, qui se rajoute à l'incertitude scientifique et l'occurence de phenomènes inexpliqués.


Dernière édition par chat-man le Mer 27 Fév 2008 - 19:39, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Le Christianisme: amour et douleur   Mer 27 Fév 2008 - 18:55

pourquoi toujours associer le christianisme à la douleur !?

permettez-moi, pour l'occasion, le temps d'un post, de rebaptiser ce sujet :

le christianisme et la douceur !

en fait, pour moi, jésus c'est avant tout un regard (doux) et un sourire ...



Dernière édition par daniel le Jeu 28 Fév 2008 - 8:58, édité 1 fois
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Ilibade
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MessageSujet: Re: Le Christianisme: amour et douleur   Mer 27 Fév 2008 - 21:45

Le Serpent a écrit:
Et bien, je vais te laisser en haut de ta montagne ou tu dois de temps en temps te sentir bien seul
De quelle montagne parles-tu ? Le fait d'être seul est-il un inconvénient ? Mais je crains que tu changes de sujet, prenant Ilibade pour un sujet de discussion.

J'ai retrouvé récemment dans mes archives une lettre extraordinaire d'un pasteur qui m'explique comment "interpréter" certains passages de l'AT avec une symbolique très différente de la tienne et de la mienne... en tout cas, très éclairante.
Très intéressant ! Il faut nous exposer cela ! Je me suis efforcé de faire transparaître une interprétation du texte biblique qui se conforme aussi aux traditions orientales et à certains aspects de la science d'aujourd'hui. Je sais que mon exposé est très rare en Occident. Mais ma religion est réellement une convergence de tous ces courants de l'esprit. Il faut dire aussi, que la tradition biblique est entièrement empruntée aux doctrines de l'Inde, non sans avoir au préalable subi une inversion de sens.

Chat-man a écrit:
Le zéro ou néant produisant le 1 ou le non etre est pour moi un non sens.
Pas pour les mathématiciens ni pour les mystiques. Pourquoi penser que les mathématiques ne seraient pas impliquées dans les concepts des traditions sacrées ? Maintenant, il est vrai que le non-être est un non sens, car ce qui a sens est double, puisque qu'un sens s'oppose toujours à un sens opposé. Or le Non-Etre peut-il être double ?

L'etat porte fermée n'engendre pas l'etat porte ouverte sauf par l'intervention d'une force exterieure qui joue sur sa propriété ou fonction. L'état porte fermée ou porte ouverte sont deux états d'une logique de circuit, donc d'un verbe exprimé. Dire que la puissance zéro engendre le 1, cela se conçoit indépendamment du nombre considéré, et donc de toute quantité objective formalisée. Lorsque Jésus est anéanti sur la croix, il meurt. Passant par le zéro (le Père), il est ressuscité et redevient 1. Evidemment, ce 1 est en réalité un 10, le 1 glorieux. Si cette façon de dire les choses peut pour certains, exprimer mieux la raison d'être du NT, alors pourquoi devrais la taire ? Evidemment, on s'est un peu écarté du thème, mais dans une discussion religieuse, c'est assez inévitable.
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chat-man
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MessageSujet: Re: Le Christianisme: amour et douleur   Jeu 28 Fév 2008 - 0:50

Je ne te reprends pas c'est assez abscons.
Plus que la logique binaire je pense que c'est le savoir que l'on a réuni sous l'appellation de géométrie euclidienne qui a influencé certaines conceptions bibliques. L'expression des 10 sefirots est aussi un moyen de tirer le geometrique vers l'humain.
Serais tu informaticien?

Je crois que la base soixante utilisée par les sumériens dont je suspecte l'adoption liée aux propriétés geometriques du cercle et du triangle ne les a pas empeches d'ignorer le symbole du zero qui apparaitra bien plus tard au cours de l'histoire.
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MessageSujet: Re: Le Christianisme: amour et douleur   

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Le Christianisme: amour et douleur
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