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 Interview avec Professeur à l'Université de Georgia aux usa qui s'est reconverti à l'Islam

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maildor
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MessageSujet: Interview avec Professeur à l'Université de Georgia aux usa qui s'est reconverti à l'Islam   Interview avec Professeur à l'Université de Georgia aux usa qui s'est reconverti à l'Islam EmptyVen 13 Juin 2008 - 13:58

:01015: Interview avec Kenneth Honerkamp, Professeur à l'Université de Georgia aux Etats-Unis d'Amérique qui s'est reconverti à l'Islam en 1969 et qui a vécu pendant une trentaine d' années en terre musulmane. Kenneth Honerkamp est titulaire d'un Doctorat de l'Université d'Es Provence en France en 2002 et d'une Magister de l'Université de Georgia, ainsi que d'une Licence en littérature arabe de l'Université El Qharaouiyne en 1981. Points Chauds l'a rencontré et a eu avec lui l'entretien suivant :

Points Chauds : Pouvez-vous vous présentez au lecteur mauritanien ?

Abdel Hadi: Mon nom avant de me reconvertir dans l'Islam était Kenneth Honerkamp. C'est l'Imam de la mosquée où j'ai déclaré ma reconversion à Pencha Our au Pakistan en 1969 qui m'a donné le nom de Abdel Hadi. Après ma reconversion dans l'Islam, j'ai commencé par étudier le Saint Coran dans les environs de Pencha Our, au Nord Ouest du Pakistan alors que j'avais juste 19 ans. Je suis resté là-bas pendant 10 ans pendant lesquels j'ai pu apprendre les sciences islamiques auprès des chefs religieux notamment la grammaire, la conjugaison, la métaphore, le Vigh hanefi…etc. En 1979, j'ai voyagé au Maroc où je me suis inscrit à l'Université El Qharaouiyine, faculté de littérature arabe à Marrakech, grâce à l'assistance de l'Ambassade Pakistanaise. C'est ici que j'ai obtenu une licence en littérature arabe en 1981 avant de rester 5 ans de plus au Royaume chérifien pour dispenser des cours de langue arabe et d'anglais. Je suis revenu par la suite à l'Université El Qharaouiyine à Marrakech où je suis devenu membre du corps enseignant pendant une période de 6 ans. En 1993, j'ai regagné l'Université de Georgia aux Etats-Unis où je donnais et recevais à la fois des cours jusqu'au l'obtention de la Maîtrise en 1995. A partir de là, je me suis dirigé une nouvelle fois au Maroc dans la ville de Fez où je me suis occupé de l'enseignement et de la coordination dans un Institut spécialisé dans l'apprentissage de la langue arabe aux non initiés. Je me suis inscrit également dans une Université doctorante française et réalisé des recherches "Grandes lettres d'Ibn Abad Randi", décédé en 797 de l'Hégire, supervisées par le professeur Daoud Agril, professeur franco musulman. Consacrant l'essentiel de son temps au soufisme de

d'Ibn Abad Randi, il a aiguisé mon intérêt pour cette idéologie, notamment par la réalisation des recherches précitées sur le personnage. Ibn Abad Randi étant un modèle exemplaire dans les bonnes vertus, la littérature…J'ai obtenu le Doctorat en 2002 alors que j'enseignais l'arabe et les étudies islamiques tout en m'efforçant à donner une meilleure image de l'Islam avec des formules claires et en pratiquant les valeurs et les actes qui illustrent la matière que je dispense. Est-ce que vous avez une question relative à cette longue réponse ?

Points Chauds : Votre reconversion dans l'Islam alors que vous êtes originaire du plus puissant pays à l'heure actuelle, ne vous a-t-il pas exposé à un conflit avec soi, sinon une lutte avec l'environnement extérieur à l'instar de ce qui s'est produit avec le Docteur américain Geffroy Lange qui avait expliqué le choc subi dans son livre " la lutte pour la foi" ?

Abdel Hadi : Je suis issu d'une famille catholique. Mon père a appris sur l'un des "Yessaouiyines", bien qu'il ne fût pas très croyant; étant donné qu'il n'est resté chrétien que par le nom. Pour cette raison, je n'avais pas de problème avec la famille, car je ne supposais pas que Yessa était le fils de Dieu et je n'attachais pas beaucoup d'importance aux religions jusqu'à lycée où nous enseignait la philosophie un professeur espagnol du Chili, réfugié politique aux Etats-Unis. C'est ce professeur qui a éveillé en moi la réflexion clandestine des origines de la création de l'être humain et ce que l'homme peut signifier dans cette existence. J'étais également préoccupé par de nombreuses interrogations comme le sens ultime de l'existence qui ne pourrait se limiter aux seuls besoins de la nourriture et enfin la mort. Je n'ai pas pu obtenir du réconfort dans ces méditations dans la philosophie; ce qui m'a finalement conduit à faire des études comparatives sur les différentes religions comme le christianisme et les autres croyances orientales. J'ai rompu donc mes études supérieures pour travailler 2 années successives où j'ai pu me faire des économies avant de prendre la direction des pays islamiques en passant par le Maroc, la Turquie, l'Iran, l'Afghanistan sur ma route vers l'Inde. Le dernier livre que j'avais acheté au cours de ce voyage était le Saint Coran, version anglaise. Depuis, j'ai commencé à m'intéresser à l'Islam dont la lecture était pour moi, non seulement un système de religion, mais également une doctrine politique en premier. En effet, dans mes lectures du Saint Livre, je sentais qu'il s'adressait à mon cœur, à mon esprit, car il est facilement compréhensible, à la différence des autres livres dont je n'ai pas pu déchiffrer les enseignements malgré mes lectures répétées. D'ailleurs, ces derniers livres parlent surtout de l'unicité et des secrets de l'existence à travers les manifestations de la vie. Par contre, le Saint Coran s'adressait à l'esprit par ses formulations qui traite des rapports entre le créateur et sa créature et les relations de l'être avec son environnement. A mon arrivée au Pakistan en 1969, j'ai été surpris par cette société islamique libre dont les membres portent l'habit traditionnel, sont hospitaliers comme s'ils sont tous d'accord sur la manière de vivre, de respecter l'ordre existentiel. J'ai été donc stupéfait par ces bonnes vertus d'où ma passion croissante pour l'Islam. Et comme je parlais la langue"bichno", j'ai visité certains lieux de culte où se rencontrent les mausolées du Bouddha à Bombay, à Kaboul, à Binche jusqu'au Pakistan où j'ai rencontré des gens qui parlent l'anglais plus qu'en Afghanistan. J'ai commencé à discuter avec eux et l'un d'eux – que je confonds au chef religieux Maoudi- m'a offert un livre sur la vie du Prophète Mohamed Paix et Salut sur Lui. J'ai compris par la suite que les gens avec lesquels je vis en ces moments sont les suivistes de Mohamed qui a apporté le Saint Coran; ce qui donc répondait à mes attentes et quêtes. Quand j'ai demandé si je peux devenir musulman, étant convaincu que chaque peuple à ses croyances propres, ils m'ont dit oui. J'ai donc prononcé les deux assertions "Chehadeteine" devant deux témoins à la mosquée et j'ai commencé à enseigner le Coran à partir de sa vision conceptuelle. Par la suite, les gens ont été très généreux avec moi et m'ont offert l'habitat, la nourriture…Ils me disaient aussi que je suis leur frère et qu'ils me garderaient avec eux autant que pourra. Ils me rassuraient également. Je suis resté dans ce village 5 ans avec l'un des plus célèbres chefs du Pakistan. Par la suite, ils m'ont indiqué des écoles qui enseignent la grammaire, la conjugaison, la métaphore et la logique. J'ai m'exercé le métier de tailleur des habits traditionnels pakistanais pour subvenir à mes besoins avant de regagner les écoles sur les frontières avec l'Afghanistan où je suis resté là-bas 10 ans à la quête du sens de l'existence et les mystères qui sont à l'origine de la création du monde. Dieu merci, je n'ai pas regretté cette décision depuis cet instant et je reconnais maintenant que c'était une volonté divine pour me guider sur la bonne voie. Ceux qui vivent aux Etats-Unis ont vécu un état conflictuel entre l'esprit et la raison; ce qui ne m'est pas arrivé, étant donné que j'étais presque sans religion, même si je savais que les réponses à mes interrogations étaient trouvables dans la religion .

Points Chauds : Ils disent qu'un idéologue occidental a découvert l'Islam des livres islamiques et quand il a visité la terre Islam, il a été surpris de constater une disparité considérable entre l'excellente image théorique qu'il a perçu de ses lectures et la regrettable réalité du terrain au point de remercier le créateur pour découvrir l'Islam avant de connaître les musulmans. Au vu de votre expérience, qu'elle l'authenticité de ce constat ?

Abdel Hadi : J'entends des dires pareils et ils attribuent à Jemal Iddin El Evghani qu'il a dit : "j'ai voyagé vers l'Occident et j'ai été surpris d'être en présence de musulmans sans Islam et je suis allé à l'Est où j'étais étonné de découvrir un Islam sans musulmans". Je ne partage pas cette opinion car j'ai vécu 30 ans en terre d'Islam et j'ai visité l'Orient et l'Occident où je suis arrivé au constat selon lequel la Nation musulmane est bien portante. Certes, il y a des problèmes économiques et politiques ainsi que des conflits, mais chaque personne reconnaît que Dieu est unique et vénère Allah et son Prophète Mohamed Paix et Salut sur Lui. Et celui qui se reconvertit dans l'Islam à partir de la lecture des livres et porte un faux jugement sur les musulmans, sa position prouve qu'il est hautain, à la différence du musulman qui est obligé à s'imprégner de modestie, à glorifier ses frères de religion et de considérer autrui meilleur que lui comme l'a dit Abderrahmane Selmi. C'est ce que j'essais personnellement de matérialiser sur le terrain sur les principes de la connaissance et de la réalité fraternelle. Malgré ma présence aux Etats-Unis d'Amérique où je mène ma vie, il ne passe pas un jour, ni une heure sans que j'exprime mes sincères vœux d'être parmi mes frères musulmans n'importe où dans une terre d'Islam. Cela ne veut pas dire que je ne remercie pas Allah qui m'a fixé là-bas, mais les musulmans sont ces croyants au cœur vif qui considèrent comme frère, tout homme ayant la foi au créateur et à son Prophète Mohamed Paix et Salut sur Lui.
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maildor
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MessageSujet: Re: Interview avec Professeur à l'Université de Georgia aux usa qui s'est reconverti à l'Islam   Interview avec Professeur à l'Université de Georgia aux usa qui s'est reconverti à l'Islam EmptyVen 13 Juin 2008 - 14:00

(suite) Points Chauds : Votre appartenance aux Etats-Unis d'Amérique en tant que Nation et à l'Islam en tant que religion, conjuguée à vos longs séjours dans le monde musulman en partant de l'Orient pour finir à l'Occident me conduisent à demander votre opinion sur la relation entre les civilisations; s'il s'agit d'une relation de dialogue ou d'une relation de conflits; étant donné qu'il s'agit de deux ensembles opposés impossible à réunir dans le même panier. La question qui se pose est donc de savoir lequel de ces deux mondes finira par avoir le dessus ?

Abdel Hadi : A mon point de vue, je pense que le dialogue des civilisations ou dialogue civilisationnel est profondément lié à l'enseignement et comme l'avait souligné Edouard Said " il n'existe pas de conflits entre les civilisations, mais une lutte entre les ignorances". Ceux qui parlent de conflits civilisationnels à l'instar de Hingtegton, n'ont pas découvert l'Islam malgré qu'ils soient des professeurs universitaires. Les musulmans ont aussi le droit d'observer ce qui se passe aujourd'hui comme conflit civilisationnel, étant donné qu'il puise du terrain une forme de lutte; alors que le dialogue des civilisations est au bout du compte une chose inéluctable. Il est raisonnable que les musulmans se demandent pourquoi le peuple américain nous témoigne de la haine. En tant que représentatif d'une partie de ce peuple, je dirai que les américains ne méprisent point l'Islam. C'est cet état que j'ai ressenti auprès des étudiants et des hommes de culture qui s'intéressent à la connaissance de l'Islam et des musulmans. Je suis un professeur universitaire qui enseigne annuellement au profit de 200 à 300 étudiants la biographie du Prophète Mohamed Paix et Salut sur Lui (Syra), en plus des concepts généraux du Saint Coran, de la civilisation, de l'Islam, de la langue arabe. Parler de conflit civilisationnel est une invention idéologique …Rires…car le dialogue est l'essence des échanges entre les différentes civilisations. Au cours d'une conférence, j'ai parlé du conflit et des guerres croisades qui ont transformé les hostilités en dialogue…Assurément, l'emportera donc le dialogue basé sur la connaissance mutuelle entre les peuples et l'idée de conflit entre les civilisations empêche le mouvement de connaissance; pour cette raison, l'Amérique a refusé à Tarek Ramadan l'accès de son territoire.

Points Chauds : Ne trouvez-vous pas que les actes armés, notamment les opérations d'El Qaeda, quelles sont la concrétisation de la perception de Samuel Hintegton ?

Abdel Hadi : Je ne sais pas, étant originaire de Georgia où les catholiques qui m'entourent sont des extrémistes qui me disent "si tu n'es pas catholique, tu ne rentreras pas au Paradis".

Points Chauds: L'extrémisme et le terrorisme sont des concepts très courants dans les milieux de la politique et de la communication, l'extrémisme étant resté ce mal incurable devant les efforts de l'humanité; entre intellectuels et hommes politiques, qui des deux est donc responsable de son remède?

Abdel Hadi : Ce sont les intellectuels, car le politicien doit nécessairement avoir une culture. C'est l'un des plus grands problèmes de l'heure car nous sommes en présence d'hommes politiques sans la moindre culture sur l'Islam et les musulmans ainsi que le monde arabe. Ceux à qui si vous demandez les raisons de leur mépris à l'égard des musulmans, vous répondront qu'ils n'aiment pas notre liberté. L'amour de la liberté est chose inné chez les humains. Le problème qui se pose est de comprendre le sens de cette liberté et ses rapports avec l'esclavage, ainsi que les liens de celui-ci avec la raison. J'ai réfléchi à cette question sur laquelle je présenterai une conférence ici en Mauritanie. Le politicien n'était donc pas cultivé, éveillé ou s'épaulant au moins sur les intellectuels et donc incapable de faire quelque chose. Malheureusement, les Etats-Unis connaissent un "mouvement populaire" qui signifie la naissance d'un citoyen populaire. Un courant qui déteste la culture et ses détenteurs, bien que ces derniers envoient leurs enfants à l'Université. Ils considèrent les professeurs universitaires comme des gauchistes en matière d'idéologie politique et sociale, au même moment où ces professeurs affichent des attitudes vaniteuses, du moins certains d'entre eux. Le mouvement populaire ressemble au patient qui refuse le traitement, ce qui fait que je me concentre dans l'exercice de mon métier d'enseignant sur les étudiants, notamment ceux d'entre eux qui ont 22 ans. Pour ceux-ci, j'essais de leur ouvrir une fenêtre sur le monde arabe et l'idéologie arabe et je conduis avec moi chaque année 20 d'entre eux dans mes séjours en terre d'Islam où chaque étudiant est hébergé par une famille marocaine jusqu'à sa maîtrise de la langue arabe. A ce stade, les étudiants commencent à modifier leur perception négative de l'Islam; ce qui me rend optimiste pour l'avenir dans la mesure où le conflit se transformera en dialogue. L'examen de l'étape actuelle suppose que nous sommes au stade Meki.

Points Chauds : Si les guerres se forment dans les esprits comme la paix, et vous accordez un intérêt au soufisme et ses instructions pacifiques et de l'amour d'autrui, comment peut-on se faufiler dans le raisonnement des décideurs pour leur extorquer le désir du conflit et de l'expropriation des richesses stratégiques et du potentiel pétrolier dans le Golfe, au Caucase ?

Abdel Hadi : Je ne comprends pas pourquoi ceux qui s'assoient sur les trônes et s'habillent des cravates; peut-être qu'ils devaient aller selon leur gré et qu'Allah nous emmène mieux qu'eux. Notre peuple américain en a marre de leurs politiques qui a de grosses répercussions négatives à l'intérieur du pays au lieu de façonner notre politique extérieure.

Points Chauds: Bien que l'Islam a appelé à la Choura, mais que les musulmans n'ont pas parvenu à isoler un dirigeant, alors que les peuples de l' Occident destituent leurs gouvernants pour les élire conformément à leurs volontés de manière moderne et pacifique. Cela ne nous impose t-il pas de s'inspirer de l'Occident et de profiter des ses expériences positives en termes de bien et de vérité ?

Abdel Hadi : Mon opinion sur ce sujet est que la démocratie est notre marchandise qui nous est rendue. Ceci est d'autant plus vrai si l'on sait que la Constitution Meki écrite par le Prophète Paix et Salut sur Lui est la première constitution dans le monde qui reconnaît les droits ethniques, abstraction faite des religions et des races. Le Coran insiste sur l'instauration de la justice et ordonne à l'obéissance et à la piété, en plus du respect des lois et des systèmes, l'aide des pauvres, que chacun remplit son devoir en matière d'éducation et de santé. Si les musulmans avaient pratiqué l'Islam à la lettre, ils n'auront jamais besoin de l'Occident. J'ai aimé le soufisme car ces pratiquants sont versés dans les bonnes vertus morales, religieuses, littéraires et idéologiques de l'Islam; sans compter l'absence de conflit entre eux. La Turquie, malgré ce qui se mijote à son sujet, est une terre d'Islam et de croyance où les gens rivalisent sur l'approfondissement des valeurs islamiques et d'échanges qui sont à l'origine des avancées considérables reconnus à cet Etat. Qu'est qui donc empêche la terre d'Islam d'être comme la Turquie qui ne profite pas beaucoup de l'Occident.

Points Chauds : Qu'elle est votre perception pour le règlement de l'épineuse question du problème palestinien et de la Mosquée Al Aghsaa ?

Abdel Hadi : l'application des résolutions internationales qui ont été adoptées depuis longtemps sur cette question.

Points Chauds : Votre nom n'est pas inscrit sur votre carte de séjour, pourquoi ?

Abdel Hadi : Je suis musulman et Professeur Universitaire qui aime à travailler loin des problèmes pour que je puisse faire ce qui importe le plus. Mes étudiants savent que je suis musulman et le nom Abdel Hadi figure sur mon passeport, même s'il m'expose souvent à de nombreux problèmes dans les aéroports américains. J'applique le conseil d'Ibn Atta l'alexandrin " enterre ton âme sur la terre arrosée", …Mohamed El Mehdi complétant " …ce qui poussera de ce qui n'a pas été semé ne croîtra pas", le professeur poursuivant.

Points Chauds : A propos de votre séjour en Mauritanie ?

Abdel Hadi : J'étais chez moi quand le Ministère des Affaires Etrangères m'a contacté et proposé de visiter la Mauritanie. Quand j'ai répondu que j'étais très occupé, ils m'ont prié de chercher un autre professeur reconnu. Entre-temps, j'ai reçu une invitation pour prendre part à des cours de piété à Rabat. Je suis à ma seconde visite de la Mauritanie, car j y étais en 2004 où je m'étais rendu à Maata Moulana.

Points Chauds : Quelles impressions gardez-vous de la Mauritanie ?

Abdel Hadi : C'est un Etat musulman où j'aime rester parmi mes frères de religion. Lors de ma dernière visite, je me suis rendu auprès de mon Cheikh Ould Mechri à Maata Moulana. J'ai assisté au cours et j'ai répondu à l'appel du muezzin pour représenter cette partie du peuple américain instruit. Mes étudiants m'ont chargé également de transmettre leurs salutations au peuple mauritanien. Je voyage beaucoup comme vous l'aurez constaté dans ma biographie. Cependant, je ne suis pas des nantis, car si je suis invité quelque part dans le monde, je ne peux satisfaire cette demande si une partie ne prend pas en charge les frais de mon déplacement. Par ailleurs, j'ajoute que bien que je suis arrivé sur le compte de l'Ambassade des Etats-Unis en Mauritanie, ils ne m'ont pas fait des concessions car je ne la représente pas et j'exprime mes opinions propres.

Points Chauds: Je vous remercie.

Propos recueillis par MM et Moulay



Note: POINTS CHAUDS Bimensuel N°90
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