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 Le protestantisme

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MessageSujet: Re: Le protestantisme   Sam 20 Fév 2010 - 10:36

[quote="Janus"][quote]Jan Hus précurseur de la réforme luthérienne
Citation :
Mon ancetre alors....
PAscal, je ne vois pas où tu veux en venir.

Là où toi tu veux en venir c'est la même chose...mais quel est le but véritable des protestants? Réactualiser le NT?
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florence_yvonne
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MessageSujet: Re: Le protestantisme   Sam 20 Fév 2010 - 11:33

Le protestantisme est bien un schisme de l'église catholique ?
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MessageSujet: Re: Le protestantisme   Sam 20 Fév 2010 - 14:32

Par rapport à l'Eglise catholique, c'est plus qu'un schisme. Nous sommes des hérétiques à leurs yeux!

Je pille toujours le même site! http://www.museeprotestant.org/Pages/Salles.php?scatid=2&cim=129&Lget=FR C'est intéressant d'y faire un tour.
Citation :
Les réformes en Europe

Au XVIe siècle, le désir de réformer l'Église romaine est très répandu en Europe. Des hommes qu'on appelle « Réformateurs » ont proposé des modèles différents mais ils s'accordent sur un certain nombre de principes théologiques définis par Luther.

Citation :
Les réformes en Europe - La Réforme luthérienne

Luther initie un mouvement de réforme de l'Église qui veut rectifier non seulement les pratiques mais aussi la doctrine de l'Église. Il ne veut pas créer une Église nouvelle. Mais devant le refus de Rome, il se résigne à une rupture qu'il n'a pas souhaitée au départ.

Martin Luther (1483-1546)

Ce sont les deux grands ténors, mais il ne faudrait pas que ces deux arbres là cachent la forêt!


Luther est considéré comme le premier des réformateurs religieux du XVIe siècle. L'Église luthérienne, qui compte aujourd'hui 70 millions de membres à travers le monde, se réclame de lui mais aussi l'ensemble du Protestantisme.

Né en Allemagne (Eisleben) en 1483, Martin Luther se destine à une carrière de juriste. Mais lors d'un terrible orage où la foudre tombe à deux pas de lui, il fait le vœu de devenir moine.

Il entre en 1505 au couvent des Augustins d'Erfurt où il devient un moine exemplaire. Ses qualités intellectuelles sont vite remarquées. Il poursuit des études de théologie et devient « docteur en théologie ». Il est un des brillants professeurs de l'université de Wittenberg où il explique et commente la Bible (psaumes et épîtres de Paul en particulier).

C'est en étudiant l'épître de Paul aux Romains qu'il acquiert la conviction que tout homme est sauvé par l'amour gratuit de Dieu. Il en déduit que la vente des indulgences est contraire à l'enseignement de la Bible. Il placarde 95 thèses contre les indulgences sur la porte de l'église de Wittenberg en 1517. Ces thèses vont enflammer l'Allemagne puis l'Europe.

Sa doctrine


La « justification par la grâce seule », ou par « la foi seule » : radicalement pécheur, l'homme est justifié, c'est-à-dire rendu juste, pardonné, donc sauvé, à cause du Christ crucifié, par sa foi au Christ (cf. épître de Paul aux Romains). Cette foi-confiance est elle-même un don gratuit de Dieu. Le chrétien est libéré de la logique rémunératrice des (bonnes) œuvres et des pratiques méritoires.

L'Écriture seule autorité pour le chrétien : la parole de Dieu, c'est-à-dire l'Évangile de Jésus-Christ, que porte l'Écriture biblique, est au-dessus de toute norme de l'Église, fût-elle proclamée par un pape ou un concile. Accessible à tous les croyants, la Parole de l'Écriture ne peut être confisquée ou contrôlée par les clercs.

Le « sacerdoce universel » de tous les baptisés : « nous sommes tous prêtres » : il n'y a pas de différence de dignité, pas de hiérarchie sacrée entre clercs et laïcs, puisque tous ont égal accès à Dieu. Il n'existe que des différences de fonction entre les chrétiens : ceux-ci exercent des métiers différents, « prince ou savetier ou pasteur, tous au service les uns des autres, comme les membres d'un même corps dont le seul chef est le Christ. »

Les sacrements : signes visibles de la grâce de Dieu institués par le Christ. Cette définition empruntée à saint Augustin conduit Luther à ne retenir comme sacrements que le baptême et l'eucharistie (mais non la pénitence, la confirmation, le mariage, l'ordination et l'extrême-onction) et à comprendre le sacrement comme promesse de grâce reçue par la foi (et non plus comme un acte opérant par lui-même le salut).

Une telle compréhension du sacrement bouleverse la doctrine et la pratique traditionnelles de l'eucharistie :

* elle exclut toute idée de la « messe » comme sacrifice offert par les prêtres pour le salut des vivants et des morts ;
* si la promesse de grâce reçue par la foi est constitutive du sacrement, il faut que la Parole soit clairement entendue de tout le peuple : la « messe » ou l'office doit être en langue vulgaire, non en latin ;
* la référence du sacrement aux paroles de son institution par le Christ - « Buvez-en tous » - conduit à une communion pour tout le peuple sous « les deux espèces » : le pain et le vin.


Citation :
Jean Calvin (1509-1564)


Une génération après Luther, le français Jean Calvin est l'organisateur de la Réforme : organisateur de l'Église, de la doctrine, du rôle de l'Église dans l'État.

Citation :
Calvin expose sa doctrine dans son œuvre majeure : L'institution de la religion chrétienne.

L'institution de la religion chrétienne


Né une génération après Luther et Zwingli, la tâche de Calvin n'est pas d'offrir des idées originales, mais d'agencer la vision nouvelle de ses prédécesseurs en un ensemble cohérent. La clarté de l'exposition doctrinale de Calvin aide au rayonnement de sa pensée.

Il reprend le message essentiel de Luther sur le salut gratuit en Jésus-Christ pour celui qui croit. Comme lui, il proclame donc la justification par la foi seule, sola fide, et non par les œuvres. Mais tandis que Luther centre son message sur Jésus-Christ, Calvin, dans la mouvance de Zwingli, le centre davantage sur Dieu, à qui revient toute gloire (Soli Deo gloria, à Dieu seul la gloire).

La doctrine de la gratuité du salut va peu à peu se préciser sous la forme de la double prédestination : Dieu élit les uns pour être sauvés, les autres pour être damnés. Dans cette doctrine les Réformés ont puisé une grande force. Elle est pour eux source de joie dans la mesure où le fidèle reconnaît le fait qu'il a été élu par Dieu à travers la foi qui l'anime. Calvin insiste sur la déchéance de l'homme depuis le péché originel, afin d'exalter la grandeur de Dieu et la grâce du salut.

Comme Luther, Calvin affirme que l'Écriture est le seul fondement de la vérité, sola scriptura. Mais il l'étudie avec les méthodes des humanistes.

Il rejette, comme Luther et Zwingli, le purgatoire, les prières pour les morts et le culte des saints qui, pour lui, n'ont aucun pouvoir d'intercession.

Les ordonnances ecclésiastiques

Calvin garde deux sacrements : le baptême et la Cène. Il se sépare de Luther sur la doctrine de la Cène. Tous deux refusent la doctrine catholique de la transsubstantiation. Mais pour Luther, le Christ est présent dans le pain et le vin de la communion. Pour Calvin, le Christ est présent spirituellement pendant la célébration de la Cène. Comme le corps du croyant est nourri par le pain et le vin, son âme est nourrie spirituellement par le Corps du Christ. Ces deux événements ont lieu conjointement.

Calvin précise son ecclésiologie dans les Ordonnances ecclésiastiques promulguées à Genève en 1541.

Il règle l'organisation de l'Église et son rapport avec les autorités civiles. Ce sont les bases de l'Église réformée qui subsistent encore aujourd'hui avec ses quatre ministères : les pasteurs, les docteurs, les anciens, les diacres.

Calvin distingue le pouvoir de l'Église et celui du gouvernement civil. L'Église obtient une certaine autonomie par rapport à l'État.

Ce sont les deux réformateurs les plus connus, mais il y en a eu d'autres.
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MessageSujet: Re: Le protestantisme   Sam 20 Fév 2010 - 14:39

La réformation ne s'est pas faite sans difficulté, souffrance ou dérapage:
Citation :

La Réforme radicale



Le terme de Réforme radicale désigne un courant complexe et multiforme qui estime que les luthériens et les réformés ne vont pas assez loin, que la Réforme s'arrête à mi-chemin.

La genèse d'un mouvement


La Réforme dite « radicale » naît à deux endroits différents : en Allemagne, dans le sillage de Luther, et en Suisse, dans le sillage de Zwingli, mais en réaction contre eux.

En Allemagne, un ancien prêtre devenu pasteur, Thomas Müntzer, trouve que Luther, trop timoré, s'arrête en chemin et ne va pas jusqu'au bout. Luther réforme l'Église ; il faut aussi, pense Müntzer, réformer la société, la rendre plus juste, abolir les privilèges des seigneurs, donner des droits au peuple, répartir la richesse entre tous.

Alors que Luther demande de se soumettre aux autorités sociales et politiques, Müntzer prêche la révolte. Il est entendu, et les paysans, particulièrement misérables et exploités se soulèvent. Ils seront écrasés, en 1525, à la bataille de Frankenhausen. Müntzer fait prisonnier est torturé puis exécuté. Luther appelle les seigneurs à réprimer sans pitié la révolte des paysans.

En Suisse, entre 1521 et 1524, quelques zurichois trouvent que Zwingli va trop lentement. Ils lui reprochent d'opérer une réforme progressive, par petites étapes, au lieu de trancher nettement. Par exemple, Zwingli, quand il acquiert la conviction que la messe n'est pas biblique, attend trois ans avant de l'abolir et de la remplacer par le culte. Cette lenteur répond à un souci pastoral et pédagogique. Zwingli veut expliquer, convaincre ; il ne change les choses que lorsqu'il estime les gens préparés. Par contre, certains de ses collaborateurs, groupés autour de Grebel, voudraient que les choses soient nettes, que l'on mette chacun devant des choix clairs et des décisions à prendre.


Les anabaptistes

Müntzer et Grebel ont en commun de refuser le baptême des bébés. Il faut, disent-ils, baptiser seulement des adultes convertis après une expérience spirituelle personnelle. Grebel estime nul et non avenu le baptême des enfants. On les appelle anabaptistes, car ils rebaptisent des gens qui l'ont été à la naissance. La rupture avec Zwingli se fera sur ce point.

Alors que Müntzer préconise la révolte armée, Grebel opte pour le pacifisme ; pour lui, un chrétien ne doit pas faire usage de la violence, même pour une cause juste.

Une forte persécution s'abat sur les radicaux ; on les massacre en Allemagne ; à Zurich, on les noie dans le lac avec une sentence à l'humour sinistre : ils ont pêché par l'eau, ils seront punis par l'eau. En 1523, se tient à Schleitheim, en Suisse, un synode appelé « synode des martyrs », parce que presque tous les participants seront exécutés à cause de leurs positions religieuses.

Les différents courants

Après la défaite de Müntzer et la dispersion des amis de Grebel, la réforme radicale se poursuit dans de petits groupes clandestins dont on connaît mal l'histoire. Après un épisode sanglant en 1534-1535 à Munster (qui a inspiré la pièce de Sartre Le diable et le bon Dieu), ils répudient la violence et deviennent résolument pacifistes.

Dans ces groupes, on trouve trois tendances qui souvent se combinent :

* D'abord, l'antipédobaptisme, ou refus du baptême des enfants. Luthériens et réformés veulent une église du peuple, qui ne se distingue pas de la cité. Les radicaux veulent une église de « purs » ; les fidèles doivent se séparer de la masse et rompre avec la cité terrestre, d'où le refus du baptême des enfants. Après 1535, le principal leader de cette tendance est hollandais Menno Simon (qui a donné son nom aux églises mennonites) ; elle se retrouve chez les baptistes actuels.
* Ensuite l'illuminisme ou spiritualisme qui affirme que le Saint-Esprit parle directement aux croyants, leur enseigne des doctrines, leur dicte leur conduite par des illuminations intérieures. Dans cette tendance, on rencontre des gens qui se disent prophètes. On peut voir dans les illuministes les ancêtres des pentecôtistes et des charismatiques actuels.
* Enfin, l'unitarisme ou anti-trinitarisme qui refuse le dogme de la trinité, parce qu'il l'estime non biblique. Il veut accorder la révélation et la raison, puisque l'une et l'autre procèdent de Dieu. Ici, domine la personnalité de Fausto Socin, mort en 1604, un italien installé en Pologne. Cette tendance se prolonge dans le protestantisme libéral et l'unitarisme actuels.

La réforme radicale ne veut rien garder de l'Église existante. Elle entend suivre uniquement le modèle apostolique, et recréer l'Église du Nouveau Testament en faisant table rase de l'héritage des siècles. Les luthériens et les réformés pensent que tout ce que n'interdit pas la Bible est permis. Pour les radicaux, tout ce qu'elle n'ordonne pas expressément est interdit.

Cette réforme n'a jamais réussi à gagner un territoire et à avoir un centre géographique ; elle a failli y réussir en Pologne ; elle a eu une implantation assez forte en Transylvanie (actuelle Roumanie), mais jamais n'a dominé une région. Elle est faite de petits groupes discrets, mais souvent influents, et conduite non pas par des professeurs d'université, comme la réforme magistérielle, mais par des intellectuels marginaux, errant à travers l'Europe (par exemple Servet, Marpeck, Schlatter, Joris, les deux plus connus étant M. Simon et F. Socin). Elle touche surtout des artisans (on dirait aujourd'hui des techniciens). Elle a été abominablement persécutée aussi bien par les luthériens et les réformés que par les catholiques.

Comme on peut le voir, il n'y a pas des gentils d'un côté et des méchants de l'autre. Le XVIe siècle ne sait pas ce que tolérance veut dire.
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MessageSujet: Re: Le protestantisme   Sam 20 Fév 2010 - 14:43

Le Vatican n'a jamais été tendre avec les hérétiques.
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MessageSujet: Re: Le protestantisme   Sam 20 Fév 2010 - 14:50

Pour faire court, en Europe occidentale et continentale on a chez les protestants les luthériens et les réformés, qui se réclament respectivement de Luther et de Calvin.
On voit aussi se développer aux Pays-Bas un mouvement anabaptiste (doopgezind) qui ne baptise que les adultes (et rebaptise ceux qui ont été baptisé enfant).
Un autre mouvement refuse la Trinité: les unitariens.

Quand on passe la manche, c'est une autre paire de manches! Le roi Henri VIII pour pouvoir en toute tranquillité répudier son épouse Catherine et épouser Ann Boleyn fait lui, un schisme avec Rome: c'est l'Eglise anglicane.

Après les soubresauts de l'histoire, l'Eglise anglicane prend son essor sous le règne d'Elisabeth I

Citation :
Élisabeth est la fille d'Henri VIII et d'Anne Boleyn. Elle est portée sur le trône par le parti protestant. On ignore toujours si elle était protestante de cœur. Mais l'appui des protestants lui était nécessaire pour régner.

Élisabeth remet en vigueur l'Acte de Suprématie en réaffirmant qu'elle, la reine, est seul gouverneur de l'Église d'Angleterre.

Elle nomme de nouveaux évêques, et leur fait réviser la doctrine de l'Église. Le résultat est un texte appelé les « 39 articles », reconnu comme texte officiel par les Anglicans. Ces « articles » s'inspirent du protestantisme de Luther, de Calvin et de Bucer.

Pourtant Élisabeth ne rompt pas complètement avec la tradition catholique. Le culte et l'organisation de l'Église en gardent des marques. Élisabeth établit donc un compromis entre éléments protestants et éléments catholiques. C'est pourquoi on appelle souvent l'anglicanisme la « voie moyenne. »

En Grande-Bretagne et dans ses anciennes colonies, l'Eglise réformée s'appelle "presbytérienne".
Quant à l'Eglise anglicane, hors de Grande-Bretagne elle prend le nom d'Eglise épiscopalienne.

Avec ceci, on a le socle pour expliquer les ramifications qui vont naitre par la suite.
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MessageSujet: Re: Le protestantisme   Sam 20 Fév 2010 - 14:50

florence_yvonne a écrit:
Le Vatican n'a jamais été tendre avec les hérétiques.
On est toujours l'hérétique de quelqu'un. Michel Servet a été brûlé vif à Genève parce qu'il était unitarien.
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MessageSujet: Re: Le protestantisme   Sam 20 Fév 2010 - 15:31

Luther => Eglise luthérienne (qui porte aussi le nom d'évangélique dans les régions germanophones)
Calvin => Eglise réformée, Eglises presbytériennes, congrégationalistes.

Anabatisme=> les Mennonites , les Amish, les Huttérites


La Réformation sur les îles britanniques va donner naissance à d'autres mouvements qui vont s'exporter aux Etats-Unis pour nous revenir par la suite.

http://www.museeprotestant.org/Pages/Notices.php?scatid=159&cim=900&noticeid=902&lev=2&Lget=FR

Un pasteur anglais au contact des anabaptistes fonde le baptisme
Ces Eglises anglo-saxonnes arrivent sur le vieux continent au XIXe siècle.

Un anticonformiste lance un mouvement très célèbre: Les Quakers:
Citation :

George Fox, le fondateur est un laïc inspiré. Il rejette tout culte, toute hiérarchie, proclame la fraternité et l'égalité entre les hommes. La « Société des amis » est fondée en 1668 : les participants aux réunions expriment l'illumination intérieure par des discours improvisés, par des gestes et manifestations d'enthousiasme, par des tremblements (quakers = trembleurs).

Le mouvement prône alors le pacifisme et s'oriente vers la mystique et la recherche du Royaume au dedans de soi. Le quaker William Penn, fils d'un amiral, ayant étudié en France auprès de Moïse Amyraut, fonde en 1682 en Amérique du Nord la colonie de Pennsylvanie.

Au XVIIIe siècle, la prédication d'un pasteur itinérant, John Wesley, donne naissance au méthodisme, il finit par se détacher de l'anglicanisme.


Un mouvement dit de Reveil, au sein de l'Anglicanisme, le piétisme en Allemagne, qui insistaient sur l'engagement personnel du Chrétien, et le mouvement (ana)baptiste d'autre part donneront naissance au XIXe siècle au protestantisme évangélique (au sens américain: evangelical)

Citation :
C'est surtout dès le début du XIXe siècle, à la faveur du Réveil (1820-1870) que le terme « évangélique » prend une connotation particulière. Rappelons que le mouvement du Réveil a constitué un élément fondamental de la reconstruction du protestantisme français. Il s'agit d'une phase de re-mobilisation militante qui place au premier plan l'autorité de la Bible et la conversion.

Actuellement, les Églises évangéliques qui s'organisent reconnaissent comme fondamentaux les quatre principes suivants :

* Le biblicisme : la Bible est infaillible et source unique d'autorité. Dans leur approche de l'Écriture, les protestants évangéliques font preuve d'une certaine orthodoxie, c'est-à-dire qu'ils sont attachés à une lecture de la Bible confiante dans l'historicité fondamentale de la révélation.
* La centralité du thème de la Croix : grâce au sacrifice du Christ sur la croix, les péchés de l'homme sont expiés une fois pour toutes.
* La conversion ou « nouvelle naissance » : On devient chrétien à la suite d'une rencontre personnelle avec Jésus-Christ. Les évangéliques s'efforcent de limiter les intermédiaires entre le texte et le lecteur. On adhère à une église, non par la naissance, mais par une profession de foi. Les évangéliques insistent donc sur la liberté de conscience et l'aspect personnel de la conversion.
* L'engagement militant dans le monde : les protestants évangéliques ont pour mission de témoigner, de propager le message de l'Évangile. Leur identité est fondée sur leur foi commune, ils entendent constituer une Église de « professants ». Les mouvements et associations évangéliques sont très actifs dans le domaine social.

http://www.museeprotestant.org/Pages/Notices.php?scatid=64&cim=0&noticeid=887&lev=1&Lget=FR

J'espère que vous y voyez un peu plus clair :-)
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MessageSujet: Re: Le protestantisme   Sam 20 Fév 2010 - 18:44

lhirondelle a écrit:
florence_yvonne a écrit:
Le Vatican n'a jamais été tendre avec les hérétiques.
On est toujours l'hérétique de quelqu'un. Michel Servet a été brûlé vif à Genève parce qu'il était unitarien.

et donc nous unitariens ne sommes pas protestants et nous quakers unitariens le sommes encore moins ....
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MessageSujet: Re: Le protestantisme   Sam 20 Fév 2010 - 18:57

J'aime bien l'idée que le forum est représentatif d'un peu toutes les opinions religieuses Very Happy
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MessageSujet: Re: Le protestantisme   Sam 20 Fév 2010 - 20:05

florence_yvonne a écrit:
J'aime bien l'idée que le forum est représentatif d'un peu toutes les opinions religieuses Very Happy

un peu ... tu dis un peu .... pas plus oecumenique que ce forum ....
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MessageSujet: Re: Le protestantisme   Dim 21 Fév 2010 - 12:12

florence_yvonne a écrit:
J'aime bien l'idée que le forum est représentatif d'un peu toutes les opinions religieuses Very Happy

En plus un cas comme moi qui ai toutes les religions...Meûûhh noon j'rigole...N'empêche qu'il y en a ici qui ont une tendance a penser tantôt l'une et tantôt l'autre...je n'sais tjrs pas quelle voie choisir je me tâte lol!
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MessageSujet: Re: Le protestantisme   Dim 21 Fév 2010 - 13:31

[quote="Janus"][quote="Pascal"]
Janus a écrit:
Citation :
Jan Hus précurseur de la réforme luthérienne
Citation :
Mon ancetre alors....
PAscal, je ne vois pas où tu veux en venir.

Là où toi tu veux en venir c'est la même chose...mais quel est le but véritable des protestants? Réactualiser le NT?
Dire le "but véritable" insinue qu'il y aurait un but officiel et un "but véritable", caché ?
C'est à toi de developper cette spéculation !

Comment veux-tu que des protestants te repondent à une telle question ?

Janus je m'incline face à ton érudition quelque peu hésitante,sous entendue,à mon avis tu devrais t'extérioriser un peu plus sur ce topic,qui devient un peu confus...Je voulais juste savoir; Quel but ont les protestants? n'avez vous pas d'objectif?...Je ne spécule rien je te poses juste une
question...la réforme établit par les personnes que cite L'Hirondelle ne va pas plus loin aujourd'hui? Je pense à une réactualisation de ces textes falsifiés du NT par exemple...
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MessageSujet: Re: Le protestantisme   Dim 21 Fév 2010 - 17:10

Falsifiés? Il faudrait prouver ce que tu avances. C'est facile à écrire, c'est à la mode aussi.
Le protestantisme est un mouvement dynamique en ce sens qu'il annonce dans ces principes que l'Eglise est toujours à réformer: semper reformanda.

On ne va donc pas s'en tenir à ce qu'on dit les réformateurs au XVIe siècle, il faut toujours se remettre en question.

Mais la bible reste la base et plutôt que de modifier (et sur quelle base?) des textes reçus on se pose plutôt la question de la façon dont on les lit.
Prendre la peine d'étudier le texte en version original, en tenant compte non seulement de la langue mais de la culture qu'elle induit, est à mes yeux une chose essentielle.
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MessageSujet: Re: Le protestantisme   Lun 22 Fév 2010 - 10:35

Pascal a écrit:
florence_yvonne a écrit:
J'aime bien l'idée que le forum est représentatif d'un peu toutes les opinions religieuses Very Happy

En plus un cas comme moi qui ai toutes les religions...Meûûhh noon j'rigole...N'empêche qu'il y en a ici qui ont une tendance a penser tantôt l'une et tantôt l'autre...je n'sais tjrs pas quelle voie choisir je me tâte lol!


bon tu veux que je te fasse une proposition ....avec ristourne comprise ??????

Very Happy
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MessageSujet: Re: Le protestantisme   Lun 22 Fév 2010 - 13:52

@Janus,

Citation :
Je partage ce que dit hirondelle.
Pour discuter d'une eventuelle falsification, il faudrait savoir à quoi tu fais allusion, sur quoi tu te bases. Sinon on discute dans le vide.
Parler de falsification à la cantonnade c'est du denigrement gratuit, jusqu'à ce que tu dises precisemment.

Du dénigrement gratuit ça court les forums,mais mon rôle de candide ici m'interdit toute critique acerbe,les falsifications des écritures hiératiques devraient être énoncées et traitées clairement en haut lieu,car il y en a une belle liste à mon avis...

Citation :
Les chretiens ne raisonnent pas en terme de buts, d'objectifs. Ils essaient d'approfondir leur spiritualité autour de ce qui a été communiqué à un petit groupe d'homme au premier siècle

Mais depuis ce temps le devenir de la méditation chrétienne à évoluée...
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MessageSujet: Re: Le protestantisme   Lun 22 Fév 2010 - 21:29

Code:
la bible reste la base et plutôt que de modifier (et sur quelle base?) des textes reçus on se pose plutôt la question de la façon dont on les lit.

Prendre la peine d'étudier le texte en version original, en tenant compte non seulement de la langue mais de la culture qu'elle induit, est à mes yeux une chose essentielle.

Vous devez savoir, lhirondelle, et vous aussi, Janus, combien je suis passionné par cette lecture de la Bible et les débats qui se font sur ce forum, comme dernièrement à propos des livres de Bernard Lamborelle et de James Tabor, comme bien d’autres rubriques sur le même sujet de la lecture des textes bibliques.

J’aimerais beaucoup vous rencontrer participant à ces débats ;

Sincèrement
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MessageSujet: Re: Le protestantisme   Mar 23 Fév 2010 - 15:29

Merci pour l’intérêt que tu manifestes, Janus. Voici les références que tu demandes.

Etude et enseignement : L'ancien testament
Sujet: Quiproquo sur Dieu - Débat

Etude et enseignement :: Le nouveau testament
Sujet : James Tabor et la véritable vie de Jésus.
et
« Le message chrétien, tel qu’il est exprimé dans les écrits retenus au « Canon », est-il révolutionnaire ? »

Mais des débats sur bien d’autres textes bibliques ont eu lieu sur ce forum
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MessageSujet: Re: Le protestantisme   Mar 23 Fév 2010 - 15:35

Quand on voit le nombre de religions qui existent, comment peut-on prétendre qu'il n'y en a qu'une qui détient la vérité ?
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MessageSujet: Re: Le protestantisme   Mar 23 Fév 2010 - 15:37

chtttttttttttt .... tu vas énerver la Sainte Église catholique romaine ............
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MessageSujet: Re: Le protestantisme   Mar 23 Fév 2010 - 15:37

une sainte catholique et apostolique.....
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MessageSujet: Re: Le protestantisme   Mar 23 Fév 2010 - 15:40

romaine, je sais Very Happy
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MessageSujet: Re: Le protestantisme   

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Le protestantisme
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