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 le nom de DIEU dans les églises

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Lucael
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MessageSujet: Re: le nom de DIEU dans les églises   Jeu 4 Nov 2010 - 22:34

né de nouveau a écrit:
Celui qui a crée ce site, Didier Fontaine, a édité deux livres dont un qui s'appelle "Le nom divin dans le Nouveau Testament".
Et lui contrairement à moi, a suivi quelques études :
- Diplômé de Lettres Classiques de l'Université Jean Monnet de Saint-Étienne,
- Diplômé de Grec Biblique et d'Hébreu Biblique auprès de l'Institut Catholique de Toulouse,
- Certifié de Langues Bibliques auprès de l'Institut Catholique de Toulouse.
Un aperçu de son ouvrage est disponible ici :
http://www.areopage.net/name.html
Bonne journée,
Pierre
Ce livre est très intéressant, c'est une bonne compilation de choses bien connues par les exégètes et les spécialistes depuis longtemps. Le chapitre 6 notamment explique bien que c'est la prédication de Paul aux Gentils et l'hellénisme qui a coupé les racines du christianisme avec le judaïsme. Logique, d'ailleurs, les Juifs des premiers siècles étaient un peu comme les habitants du village d'Astérix: fous et se battant tout le temps. Ca faisait un peu désordre dans le bel empire romain.
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MessageSujet: Re: le nom de DIEU dans les églises   Jeu 4 Nov 2010 - 22:46

Tu as raison Lucaël, si les romains n'avaient pas détruit Jérusalem en 70, les différentes factions juives y seraient arrivées toutes seules assez rapidement :°)
Bonne nuit, au plaisir,
Pierre
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MessageSujet: Re: le nom de DIEU dans les églises   Sam 6 Nov 2010 - 16:44


Bâtiment : L'église Notre-Dame-des-Victoires est une basilique de l'église catholique. Quand l’'église a été bâtie, elle appartenait au couvent des augustins. La première pierre a été posée par le roi Louis XIII le 9 décembre 1629. C’est d’ailleurs lui qui en avait imaginé ce nom. Il était convaincu que la vierge Marie l'avait aidé pour emporter certaines victoires.
Pendant la révolution française, l'église et le couvent ont été dévalisés. L’ensemble servit ensuite de marché ! Après la révolution, l'église fut de nouveau consacrée pour devenir basilique en 1927.
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lhirondelle
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MessageSujet: Re: le nom de DIEU dans les églises   Sam 6 Nov 2010 - 16:54

C'était la mode, à cette époque de mettre le tétragramme dans les églises avec , parfois, des graphies fantaisistes.
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MessageSujet: Re: le nom de DIEU dans les églises   Sam 6 Nov 2010 - 17:53

lhirondelle a écrit:
C'était la mode, à cette époque de mettre le tétragramme dans les églises avec , parfois, des graphies fantaisistes.
mode ou pas mode le tétragramme existe sur des milliers de batiments.
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MessageSujet: Re: le nom de DIEU dans les églises   Sam 6 Nov 2010 - 17:54

Oui, et ... ?
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MessageSujet: Re: le nom de DIEU dans les églises   Sam 6 Nov 2010 - 20:21

Et cela veut dire que jusqu'à une époque récente on considérait le tétragramme comme représentant le nom de Dieu !
Les mouvements issus du protestantisme et principalement les évangéliques font tout leur possible pour effacer toute trace du nom. Dernier exemple en date, ils ont demandé à l'éditeur de la Bible Reina-Valera(espagnol) qui utilise Jéhova de le remplacer par Seigneur.
As-tu regardé le livre de Didier Fontaine ?
Bonne soirée,
Pierre
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MessageSujet: Re: le nom de DIEU dans les églises   Sam 6 Nov 2010 - 20:42

Le tétragramme est traditionnellement rendu, dans les bibles protestantes, par l'Eternel. Le Seigneur, dans la Tob, pour rendre le tétragramme, est mis en petites capitales et il est expliqué en notes que cette façon de faire rend le tétragramme.
Il ne s'agit pas " de le faire disparaître" mais de se mettre à l'écoute de la tradition juive.
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MessageSujet: Re: le nom de DIEU dans les églises   Sam 6 Nov 2010 - 20:53

lhirondelle a écrit:
Le tétragramme est traditionnellement rendu, dans les bibles protestantes, par l'Eternel. Le Seigneur, dans la Tob, pour rendre le tétragramme, est mis en petites capitales et il est expliqué en notes que cette façon de faire rend le tétragramme.
Il ne s'agit pas " de le faire disparaître" mais de se mettre à l'écoute de la tradition juive.
mais le mot SEIGNEUR n'est pas la signification du tétragramme pas plus que ETERNEL.
Et que dit la TOB exactement?
Citation :
Le SEIGNEURá: le nom personnel du Dieu d’Israël était Yahweh ou Yahwoh (on en ignore la prononciation exacte). Vers le IVe siècle av.J.C., les Juifs prirent l’habitude de ne plus prononcer ce nom (pour ne pas risquer de le prononcer à tort, voir #Ex 20:7), mais de dire Le Seigneur (le plus souvent) ou de le remplacer par d’autres expressions, telles que Je suis (v.14), Le Nom (#Lé 24:11). Lorsque le texte hébreu donne le nom personnel Yahweh ou l’un des noms de remplacement, ceux-ci sont traduits par le SEIGNEUR, JE SUIS, le NOM, en lettres majuscules

-ác’est ainsi qu’on m’invoquera #Os 12:6; Ps 135:13
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MessageSujet: Re: le nom de DIEU dans les églises   Sam 6 Nov 2010 - 20:59

J'ai dit: "dans les notes!"

Je ne vois pas l'utilité de mettre quatre consonnes qu'on arrive pas à vocaliser dans un texte destiné à être lu, alors qu'on peut mettre un nom lisible et que tout le monde sait ce que ce nom veut rendre.

Mais si vous voulez couper les cheveux en quatre, allez-y, je vous laisse à vos exercices de coiffeur.
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MessageSujet: Re: le nom de DIEU dans les églises   Sam 6 Nov 2010 - 21:00

Livre de Didier Fontaine

6. Une période trouble
35-135 ap.J.-C
Résumé

Quel fut le contexte historique dans lequel progressa le christianisme ? Autrement dit, dans quelles circonstances furent réalisées les premières copies du Nouveau Testament, avec ou sans le nom divin ?

Le chapitre 6 met en lumière plusieurs évènements historiques : la rupture du christianisme d'avec le judaïsme, les premières persécutions contre les chrétiens, le passage du message apostolique à la Gentilité et enfin l'avènement de l'apostasie et de l'hérésie..

Dès les évangiles, on perçoit une nette hostilité des chrétiens envers “les Juifs”, c'est-à-dire envers les chefs religieux du judaïsme pharisien, qui sont accusés d'avoir provoqué la mort de Jésus, et d'être les meurtriers des prophètes (Matthieu 27:24,25, Marc 7:1-13, 12:38-40, Luc 11:37-54, Jean 19:14,15, Actes 2:22,23, 1 Thessaloniciens 2:14-16). Cependant, on ne saurait qualifier les invectives chrétiennes d'antijudaïsme dans la mesure où, à l'époque, les chrétiens étaient eux-mêmes des Juifs . Il faut plutôt comprendre que le christianisme, d'abord secte ou dissidence du judaïsme, a fait ses premières armes polémiques dans sa propre matrice. Pour les chrétiens, les chefs religieux étaient d'autant plus condamnables qu'ils empêchaient au peuple d'être sauvé (cf. Matthieu 23:13).

Rejetés par les Juifs, les chrétiens vont donc s'adresser aux Gentils (comparer Matthieu 10:5,6 et Matthieu 28:29), d'abord avec prudence, puis plus pleinement (Actes 10-11, 13:46, 18:6). Mais aussitôt dissociés des Juifs dont ils bénéficiaient de la prérogative de religion autorisée (religio licita), les chrétiens sont persécutés, et beaucoup de ceux qui avaient fréquenté les apôtres ou les diciples immédiats du Christ, qui donc connaissaient, employaient le Nom, et étaient susceptibles de l'écrire en hébreu, périssent dans les arènes et les cirques.

C'est alors qu'éclate la révolte juive contre Rome, qui se solde en 70 par la chute et la destruction de Jérusalem. La communauté chrétienne qui y subsistait est dissoute, en grande partie si ce n'est totalement. Quelques temps plus tard, vers 80-90, une “bénédiction” est ajoutée à la prière des Dix-Huit Bénédictions (Shemoneh Esrei) : la bénédiction des hérétiques (birkat ha-Minim), qui, en fait, est une malédiction destinée aux Nazoréens, c'est-à-dire les chrétiens. Vers la même époque, ou peu après, les rabbins se préoccupent de savoir s'ils doivent laisser brûler ou non les écrits des hérétiques (les sifrei ha-Minim) en cas d'incendie, car ils contiennent le tétragramme (Talmud de Babylone, Shabbat 116a). Ainsi, on possède bel et bien des témoignages de la rupture entre judaïsme et christianisme, et ces témoignages indiquent de surcroît que les judéo-chrétiens (les minim, les hérétiques, pour les Juifs qui ne reconnaissaient pas Jésus) avaient des écrits portant mention du Nom.

En 135, une seconde révolte juive éclate, menée par Bar Kokhba. Elle se solde également par la chute et la destruction, cette fois-ci complète, de Jérusalem. Durant celle-ci, les chrétiens font les frais de leur neutralité, et sont persécutés par les Juifs insurgés. Ce dernier soubressaut sonne le glas du judéo-christianisme garant, ou dépositaire, du glorieux nom divin. Dès lors, le christianisme ne sera plus transmis que par des personnes n'ayant pas connu le Christ, et surtout n'étant plus du tout de la même patrie.

Les Pères apostoliques tels que Clément de Rome, Ignace d'Antioche, Papias d'Hiérapolis, ou les rédacteurs de La Didachè et de l'Epître de Barnabé, attestent encore d'une certaine filiation, ou affection, pour la religion juive, avec une compréhension assez claire de l'identité de Jésus et de Dieu. Mais des apostasies (Marcion...) et hérésies (gnosticisme, simonisme, ménandrisme, docétisme...) surgissent et sèment la zizanie. En particulier, Marcion (mais il n'est pas le seul) purge le Nouveau Testament de toutes ses composantes juives. C'est le début de l'antijudaïsme, qui ne fera que progresser, et qui explique fort bien la disparition du nom divin, YHWH, dieu barbare, démiurge anthropomorphe et violent des Juifs, au profit du Seigneur Tout-Puissant, inommable et transcendant.
7. Controverses & Corruptions
Résumé

Un Dieu inommable

Persécutés par les Romains, marginalisés et exclus des synagogues par les Juifs, les judéo-chrétiens essaiment et forment différentes communautés qui ne marqueront guère l'Histoire (nazoréens, ébonites, elkasaïtes). Mais déjà s'annonce la relève.

Le chapitre 7 commence par considérer les cas de Justin (100-165), Irénée de Lyon (130-202), Clément d'Alexandrie (150-215), qui certes n'étaient pas agrammatoi (ἀγράμματοί) et idiôtai (ἰδιῶται comme les premiers disciples de Jésus (cf. Actes 4:13). De fait, il est montré combien et comment les paradigmes mentaux des premiers Pères de l'Eglise ont dénaturé le christianisme primitif.

Influencé par la superstition juive concernant l'ineffabilité de Dieu, les Pères vont lui adjoindre des concepts philosophiques tels que la transcendance ou l'apophase. Le Dieu prêché par Jésus, YHWH, trop présent parmi les réalités terrestres, et trop anthropomorphe, est remplacé par un Dieu sans nom, et qui ne peut être nommé, car, pensent-ils, quiconque nomme un individu a un pouvoir sur la personne nommée ; de plus, le Dieu suprême ne saurait avoir de nom puisqu'il est de toute éternité, et que personne n'a pu lui donner de nom... Ce type de considérations, présentes chez Platon (Cratyle 400d, Timée 28c, Parménide 142a) et Philon d'Alexandrie (De Vita Mosis I, 75) se retrouvent abondamment chez Justin (ex. Seconde Apologie VI, 1-2), ou Clément d'Alexandrie (ex. Stromates V, 82, 1-2,4). Or leurs écrits, avec les écrits apocryphes qui de la même manière décrivent un Père sans nom (Ascension d'Isaïe 8:7), ou alors pourvu du nom de Jésus (Evangile de Philippe II, 54, 5-8), vont durablement marquer les esprits et créer des confusions.
La divinisation de Jésus Christ

Outre l'influence des Pères, des phénomènes historiques vont favoriser l'oubli du Nom au profit de celui de Jésus. En effet, les attentes eschatologiques du peuple juif, et l'attente de l'avènement du Messie précisément au moment où Jésus a débuté son ministère (cf. la prophétie de Daniel), furent cristallisées sur la personne de Jésus par ses disciples. Or le supplice de la croix (σταυρός), le plus horrible et infamant de l'époque, marque une déception violente et cruelle à l'origine de ce que le Pr. G. Theissen a décrit comme une dissonance religieuse. Sous cette appellation, il désigne la maîtrise cognitive d'une dissonance (attentes eschatologiques/supplice de Jésus) et suggère qu'elle a provoqué une élévation (certes paradoxale au premier abord) de la figure du Christ. Car, au départ, les disciples de Jésus attendaient un Messie guide et guerrier amené à régner temporellement (Marc 9:31-32, Luc 19:11, 24:21, Actes 1:6). On imagine donc le choc lorsqu'ils comprirent que l'Agneau de Dieu (Jean 1:29) serait sacrifié (Isaïe 53:7).

Il faut aussi tenir compte des cultes à mystères, ou à visée sotériologique, qui se répandaient au premier siècle (Mithra, Éleusis, Dionysos, la Grande Mère, Isis, Artémis, Cybèle, Attis, etc.), constituant une concurrence au christianisme. Theissen montre pareillement que la divinisation de Jésus, provoquée par la dissonance religieuse, s'est affermie par une surenchère sur la concurrence (cf. 1 Corinthiens 8:5-6)

Mais le principal concurrent restait l'empereur, objet du culte impérial. Après Auguste, les Romains ont pris l'habitude de manière presque systématique de placer les empereurs (de leur vivant ou non) au rang des dieux (gr.ἀποθέωσις, lat. consecratio, apotheosis, relatio inter divos). Par exemple, Domitien (81-96) exigea d'être appelé Dominus et deus noster (notre Seigneur et Dieu) tandis que Dioclétien (284-305) institua l'adoratio, rite imposant aux dignitaires de s'agenouiller en sa présence.

Empereur et divinités concurrentes étaient appelés en outre du titre de Seigneur (dominus ou kyrios). Le chapitre 7 montre également l'emploi de ce vocable a pris une valeur de plus en plus religieuse aux yeux des chrétiens, et a participé à la divinisation de Jésus.

On le voit, de multiples événements ont provoqué, favorisé ou catalysé la divinisation de Jésus. Mais est-il exact d'affirmer que la divinisation de Jésus est un processus exclusivement historique, qui ne plonge pas ses racines dans la prédication de Jésus, et les textes mêmes du Nouveau Testament ? Pour répondre à cette question, des passages comme 1 Jean 5:20 / Jean 17:3, Tite 2:13 / 1 Timothée 2:5-6, Jean 1:1 et 20:28 / Jean 17:3 et 20:17 sont analysés, comparés et mis en lumière, de même que ceux qui traitent de la double nature de Jésus (Jean 1:18, Philippiens 2:6 - 1 Corinthiens 8:6, Romains 5:15).

Un dernier facteur concerne l'usage des nomina sacra (noms sacrés). Par nomina sacra on entend des abréviations spéciales de mots considérés comme sacrés par les copistes : d'abord kyrios, theos, puis Iêsous, Christos, pater, uios, sôter et toute une palette de termes courants et connotés, tels David, mêter, stauros, Israel, etc. Ces abréviations étaient spéciales dans la mesure où elles n'avaient pas de rapport avec le gain de place, et qu'elles étaient surmontées d'une barre horizontale. Cela avait pour effet de les mettre en valeur, un peu comme notre CAPITALISATION attire l'attention sur des passages importants. Ces nomina sacra ont probablement été inventés par l'Ecole d'Alexandrie à une période très précoce (p.ê. 90-100 ou même avant). On peut conjecturer qu'au départ, les manuscrits du Nouveau Testament (tout comme ceux de la Septante), portaient le nom divin en hébreu. Quand ils furent portés à l'attention des copistes alexandrins, qui étaient de fins éditeurs et critiques textuels, ceux-ci inventèrent les nomina sacra pour remplacer le tétragramme. Car c'est une évidence qu'à Alexandrie, où avait officié Philon (c.20-50), tout ce qui était procédait du judaïsme n'était pas en odeur de sainteté (cf. Apion et le Contre Apion ! Ou encore le pogrom de 38), et était repensé dans la matrice hellénique. Les copistes procédèrent donc à une recension du texte du Nouveau Testament et produisirent un archétype purgé du Nom.

En effet, quand on considère la copie des manuscrits, on s'aperçoit qu'avant 100-125 AD, la manuscrits de la LXX portent le tétragramme. C'est aussi à cette période que le Nouveau Testament est enfin achevé, ou complet. Or, entre 100-200 AD, il ne subsiste guère de témoins du NT. A partir de 200, en revanche, les témoins se multiplient, et ce que l'on constate c'est qu'ils accusent l'absence du nom divin dans la LXX... On peut donc conclure que c'est dans cette période, entre 100-200 AD que le retrait du tétragramme a eu lieu, et dans la LXX, et, vraisemblablement, dans le NT.

Cela dit, qu'indiquent les témoins du NT situés entre 100-200 AD ?

Il y en a 20 seulement (et pas 5000) ! Sur ces 20, en raison de leur état fragmentaire ou du passage qu'ils contiennent, seuls 2 intéressent notre recherche du Nom à cette époque : le P45 et le P46 (le P52 étant détérioré à cet endroit, et ne permettant pas de se prononcer avec certitude). Ils révèlent les nomina sacra, et ont été produits sans doute par l'école d'Alexandrie (ils ont été retrouvés à Fayoum, ou sa proximité, en Egypte). De même, les dix-huit autres manuscrits de cette période proviennent d'Egypte et contenaient probablement les nomina sacra.

Il est facile de déduire que notre connaissance du NT pour la période de 100-200 AD ne s'appuie que sur le travail éditorial alexandrin.
Selon nous, ce travail éditorial a été réalisé sous l'influence hellénistique : Dieu ne peut être nommé, Dieu n'a pas de nom ; ce qui est juif n'est pas universel. Le fait que les manuscrits les plus anciens viennent d'Egypte, et qu'à Alexandrie, grand centre culturel de l'époque, se trouvait une structure importante et organisée pour la copie des manuscrits (les écrits d'Homère y avaient fait l'objet d'une édition critique avec apparat), cette même Alexandrie où se mêlaient, s'interpénétraient et surtout s'affrontaient la culture juive et la culture grecque, tend à nous faire penser que le nom divin a été retiré des copies judéo-chrétiennes du NT à Alexandrie, dès 100-125. Déceler les nomina sacra dans les manuscrits les plus anciens, mais non les autographes ou leurs copies judéo-chrétiennes qui ont disparu très vite (supports périssables), prouve simplement que le NT a fait l'objet d'un processus éditorial précoce.

Les corruptions textuelles liées aux controverses christologiques et au retrait du Nom
Dès que le Nom a été retiré, de très nombreuses confusions sont apparues dans le texte du NT, portant sur l'identité des deux Seigneurs : Dieu et Jésus. De plus, avec l'apparition de nombreuses sectes ou communautés dissidentes, des controverses sur la nature de Jésus sont nées et ont perduré jusqu'au IVe s. au moins. De ces controverses, les manuscrits gardent une trace évidente, puisque les copistes n'hésitaient pas parfois à conformer le texte du NT à leur théologie. Une cinquantaine de variantes impliquant la divinisation de Jésus sont précisément analysées, puis nous résumons les travaux de Bart Ehrman qui montrent de même combien les controverses christologiques pouvaient affecter le texte du NT.

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MessageSujet: Re: le nom de DIEU dans les églises   Sam 6 Nov 2010 - 21:01

Sur un forum, il vaut mieux éviter les citations trop longues: peu les lisent.
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MessageSujet: Re: le nom de DIEU dans les églises   Sam 6 Nov 2010 - 21:08

Le fait de ne pas mettre le tétragramme permet d'identifier l'éternel à Jésus !
A partir du moment ou Dieu n'a plus de nom, Il devient anonyme (pléonasme)et peu à peu Son identité se confond avec celle de Jésus car comment comprendre des passages comme "mon seigneur à dit à mon seigneur......." certains mouvements comme les évangéliques et les christiens n'hésitent d'ailleurs plus à dire que le Christ est le Dieu des écritures hébraïques !
Voila à quoi on arrive en effaçant le Nom !
Pour la citation, je l'ai faite uniquement pour toi car je sais que tu n'hésiteras pas à la lire :O)
Bonne soirée, à bientôt,
Pierre
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MessageSujet: Re: le nom de DIEU dans les églises   Sam 6 Nov 2010 - 22:33

Je n'ai jamais entendu dire que Jésus était l'Eternel. Au contraire, on fait bien la distinction entre le Père et le Fils.
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MessageSujet: Re: le nom de DIEU dans les églises   Sam 6 Nov 2010 - 22:57

Tu ne connais donc pas les christiens ou autres chrétiens bibliques ?
Tu n'y perds pas grand chose :O)
Certains avancent même que Yah, diminutif du nom de Dieu qui se retrouve dans Alleluia et dans nombre de noms bibliques, est un diminutif de Yahou (Jésus).
J'ai déjà croisé des évangéliques qui tiennent le même discours.
Mais je sais que ce n'est pas ton cas, ni celui des protestants qui croient à la trinité.
Bonne nuit,
Pierre
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MessageSujet: Re: le nom de DIEU dans les églises   Sam 6 Nov 2010 - 23:01

lhirondelle a écrit:
Je n'ai jamais entendu dire que Jésus était l'Eternel. Au contraire, on fait bien la distinction entre le Père et le Fils.
1 ¶ Psaume appartenant au recueil de David. Déclaration du Seigneur Dieu à mon Seigneur le roi : Viens siéger à ma droite, je veux contraindre tes ennemis à te servir de marchepied.

et en traduisant comme cela le psaume 110 les trinitaires entretiennent la confusion entre le SEIGNEUR DIEU et le SEIGNEUR JESUS.
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MessageSujet: Re: le nom de DIEU dans les églises   Sam 6 Nov 2010 - 23:27

Ton argumentation est tellement ridicule que je n'ai même pas envie de répondre.
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MessageSujet: Re: le nom de DIEU dans les églises   Dim 7 Nov 2010 - 9:30

lhirondelle a écrit:
Ton argumentation est tellement ridicule que je n'ai même pas envie de répondre.
surement faute d'argument ce qui serait plus juste.
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MessageSujet: Re: le nom de DIEU dans les églises   Dim 7 Nov 2010 - 9:35

Si cela t'amuse de le croire, eh bien crois-le.
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MessageSujet: Re: le nom de DIEU dans les églises   Dim 7 Nov 2010 - 9:44

lhirondelle a écrit:
Si cela t'amuse de le croire, eh bien crois-le.
c'est pas seulement croire c'est une vérité et le fait de changer le tétragramme en un nom impersonnel a arranger les trinitaires car plus personne ne sait de quel SEIGNEUR il est question exactement.
il y a que la DARBY qui a l'honnêteté de mettre un *astérique devant *SEIGNEUR DIEU pour le différençié du SEIGNEUR JESUS.
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lhirondelle
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MessageSujet: Re: le nom de DIEU dans les églises   Dim 7 Nov 2010 - 10:19

Tu es trop drôle, Alain! Tu crois vraiment que les "trinitaires" ne font pas la distinction?
Explique-moi comment l'idée de trinité peut subsister quand il n'y a plus trois personnes distinctes. lol! Comme si les trinitaires était patripassiens alors que c'est juste l'inverse!
Allez développe, c'est trop amusant!
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florence_yvonne
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MessageSujet: Re: le nom de DIEU dans les églises   Dim 7 Nov 2010 - 10:37

On se calme SVP merci
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MessageSujet: Re: le nom de DIEU dans les églises   Dim 7 Nov 2010 - 11:58

¶ Psaume appartenant au recueil de David. Déclaration du Seigneur Dieu à mon Seigneur le roi : Viens siéger à ma droite, je veux contraindre tes ennemis à te servir de marchepied.
et voilà comme il est aussi rendu dans MATTHIEU dans la TOB
Matt 22:44 Le Seigneur a dit à mon Seigneur : Siège à ma droite jusqu’à ce que j’aie mis tes ennemis sous tes pieds ?
voilà un amalgame pour entretenir la confusion et pour faire croire que le SEIGNEUR DIEU et le même que le SEIGNEUR JESUS.
voilà comme le rend CHOURAQUI.
1. De David. Chant.
Harangue de IHVH-Adonaï à mon Adôn: Siège à ma droite,
jusqu’à ce que je place ton ennemi pour escabelle à tes pieds.
et voilà comment il est aussi rendu dans MATTHIEU et le livre des actes.
Harangue de IHVH-Adonaï à mon Adôn:
donc pas de confusion concernant le mot SEIGNEUR.

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MessageSujet: Re: le nom de DIEU dans les églises   Dim 7 Nov 2010 - 12:34

Ta déduction est toujours aussi risible. Comme si on lisait MT 22, 44 sans lire les versets suivants.

Naturellement, tu n'as toujours pas répondu à ma question.
Pourquoi faire une confusion quand on est trinitaire, puisque les trinitaires distinguent trois personnes alors que ce sont les patripassiens qui ne font pas de distinction?

Tu as déjà assisté à un culte dans les églises qui professent la trinité? Tu as déjà entendu une prédication qui confondent le Père et le Fils?

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MessageSujet: Re: le nom de DIEU dans les églises   Dim 7 Nov 2010 - 14:31

c'est risible ue pout toi et c'est là une subtilité des traducteurs trinitaires pour la majorité et de ce fait entretenir le fait que JESUS est DIEU.
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lhirondelle
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MessageSujet: Re: le nom de DIEU dans les églises   Dim 7 Nov 2010 - 18:54

Et nous n'avons toujours pas de réponse à la question!
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MessageSujet: Re: le nom de DIEU dans les églises   

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le nom de DIEU dans les églises
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