Forum des déistes, athées et inter-religieux

Forum de partage sur la spiritualité et la philosophie. Nous accueillons toutes vos opinions et témoignages relatifs aux enseignements religieux, à l'athéisme ainsi qu'à la morale dans un bon climat
 
AccueilPortailS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 Sigmund freud cinq leçons sur la psychanalise

Aller en bas 
AuteurMessage
florence_yvonne
Admin
Admin
avatar

Féminin Nombre de messages : 31500
Age : 58
Localisation : L'Hérault
Date d'inscription : 28/03/2006

MessageSujet: Sigmund freud cinq leçons sur la psychanalise   Jeu 4 Nov 2010 - 12:39



Dernière édition par florence_yvonne le Ven 10 Déc 2010 - 18:21, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Chribou
Exégète
Exégète
avatar

Masculin Nombre de messages : 10004
Age : 58
Localisation : Québec
Date d'inscription : 25/04/2008

MessageSujet: Re: Sigmund freud cinq leçons sur la psychanalise   Jeu 4 Nov 2010 - 17:08

Le seul problème c'est qu'il est devenu quelque peu controversé notre bon vieux Sigmund:


Interview François Lestavel avec Michel Onfray sur son nouveau livre:« Le crépuscule d’une idole. L’affabulation freudienne » aux éd. Grasset, 600 pages.

Paris Match. Pourquoi vous en prenez-vous aujourd’hui à la psychanalyse ?
Michel Onfray. On m’a toujours enseigné Freud en disant qu’il avait soigné, guéri, découvert l’inconscient. Dans le cadre de l’Université populaire de Caen, j’ai voulu revenir sur sa pensée. J’ai donc lu les 6 000 pages de son œuvre complète, que j’ai croisées avec sa correspondance et le dossier des antifreudiens, notamment “Le livre noir de la psychanalyse”, dont Elisabeth Roudinesco et les siens avaient dit que c’était un livre négationniste. Je suis tombé de ma chaise en découvrant que Borch-Jacobsen et Van Rillaer disaient vrai sur Freud et que les autres mentaient.
J’ai découvert ses manipulations, ses mensonges, les destructions de preuves, les guérisons qui n’en sont pas, que ce soit celle d’Anna O., de “l’homme aux loups” ou du petit Hans.

Que répondez-vous à ceux qui vous accusent déjà de n’apporter rien de nouveau ?
Que je ne fais pas mes livres avec ceux des autres ! J’ai rédigé 40 pages de bibliographie, où je rends hommage à ceux qui m’ont permis ce travail. Mais ce que je propose d’original, c’est une lecture nietzschéenne du freudisme, dans laquelle je montre que la psychanalyse, c’est l’autobiographie de Freud. J’invite les gens qui prétendent que je ne dis rien de neuf à me citer un article – et même une référence – dans lequel quelqu’un défendrait cette thèse-là. Il n’y en a pas. Freud a fait de ses fantasmes personnels – le désir de coucher avec sa mère et d’en finir avec son père – des vérités scientifiques universelles.

Freud faussaire, incestueux, mégalomane, mauvais fils, renégat… Ne risquez-vous pas désormais de passer pour un réactionnaire, voire un antisémite ?
Je trouve singulier que l’on fasse de moi un antisémite alors que Freud fait des dédicaces élogieuses à Mussolini, soutient le régime austro-fasciste de Dollfuss, négocie avec le cousin de Göring pour que la psychanalyse puisse perdurer sous le régime nazi ! Voilà des faits. Ce n’est pas le miroir qui est coupable de la laideur de celui qui s’y ­regarde.

Selon vous, il ne serait même pas à l’origine de l’émancipation sexuelle...
Freud est misogyne, phallocrate, homophobe. Il est obsédé par la masturbation qu’il considère comme une maladie, critique l’homosexuel comme quelqu’un d’inaccompli, considère que la femme est un sous-homme puisqu’il lui manque le pénis auquel elle aspire en permanence. Il dit que la sexualité n’est pas faite pour être libérée, mais que c’est sa répression qui rend possible la civilisation. C’est par la suite, avec le freudo-marxisme et Mai 68, que l’on s’est servi de la psychanalyse pour produire la révolution sexuelle. Mais Freud n’aurait pas du tout aimé cela. Il a d’ailleurs détesté “La fonction de l’orgasme”, de Wilhem Reich.

Vous condamnez sa vénalité. Etait-il si obsédé par l’argent ?
Lui dit que l’argent, c’est de la matière fécale, mais il fait savoir par la suite qu’il est hors de question de soigner les gens gratuitement, il y a des dispensaires pour ça. Dans sa correspondance avec sa femme, Martha, il affirme qu’il veut de l’argent, une réputation. Il désire être connu, reconnu et riche, et cherche tous les moyens pour atteindre cet objectif. Pour chaque séance, il se fait payer aux alentours de 450 euros actuels, en espèces bien sûr, à raison de 8 à 10 patients par jour, cinq jours par semaine...

Pourquoi affirmez-vous que la psychanalyse est un terrorisme intellectuel ?
Parce qu’on n’a pas le droit de ne pas être d’accord avec elle, ou alors, c’est qu’on est malade et qu’on a besoin... d’une psychanalyse. On n’a le droit de la critiquer que si l’on est soi-même psychanalysé. Cela revient à dire qu’on a le droit de ne pas croire en Dieu que si l’on a un doctorat en théologie !

En comparant la psychanalyse à une religion, voire à une secte, vous allez faire bondir un certain nombre de gens...
Peut-être, mais Freud est dans le performatif. Comme le prêtre prononçant les vœux du mariage, il dit et la chose est. Il affirme que le complexe d’Œdipe est universel, donc il l’est. Où sont les preuves ? Nulle part. Cette fiction est devenue une vérité enseignée, une parole d’évangile censée marcher pour tout le monde, sur toute la planète, y compris dans les familles africaines ou chez les Esquimaux...

Vous relatez ses erreurs de jeunesse, n’est-ce pas le cas de toute personne qui cherche ?
Je ne lui reproche pas de s’être trompé, mais de ne pas l’avoir admis quand c’était le cas. Même quand il croit avoir trouvé la panacée avec la cocaïne et guéri ainsi un ami qui en meurt, Freud falsifie les résultats.

Vous affirmez aussi que ses disciples ont écarté une partie de sa correspondance et de ses écrits...
Oui, jusqu’en 2053. Il y a un caisson inaccessible qui contient des correspondances avec Mina, sa belle-sœur et ­maîtresse, un entretien avec son fils, Olivier... Cet embargo sur les archives est extraordinaire pour quelqu’un qui n’a rien à cacher !

Vous ne pouvez pas nier que certains patients se sentent mieux après une psychanalyse. Sont-ils des menteurs ?
Non, la psychanalyse guérit sur le principe de l’effet placebo. Quand vous allez à Lourdes, il y a plein de béquilles accrochées à la grotte laissées par ceux qui sont repartis sur leurs deux jambes. Ce n’est pas la preuve que la source est miraculeuse. Cela montre juste la puissance de l’autosuggestion. Et prouve que, de temps en temps, on obtient des succès par la pensée magique.

Du surréalisme à “Psychose”, de Hitchcock, il y a bien quelque crédit à accorder à l’héritage freudien ?
Ce n’est pas à moi de dire ce qu’il faut garder ou jeter. Freud considérait d’ailleurs que les surréalistes n’avaient rien compris à ce qu’il proposait. L’écriture automatique, la peinture onirique de Tanguy ou Dali auraient-elles été possibles sans lui ? Impossible de le dire. Mais c’est une supercherie de faire croire que c’est Freud qui a inventé l’inconscient. Paradoxalement, son intérêt réside dans tous ceux qui l’ont dépassé ou mal interprété : Breton et le surréalisme, Reich et le freudo-marxisme...

A la fin du livre, vous vous en prenez à Lacan. Voulez-vous vraiment vous fâcher avec tout le monde ?
Lacan était un personnage qui délirait. Il n’ajoute rien à Freud, si ce n’est un peu de surréalisme, et un talent pour embarquer les gens dans des discours faits de “nœud borroméen” et d’“objet petit a”... auxquels on ne comprend rien. A 17 ans, en entrant à la fac, je me disais qu’il devait être génial et moi vraiment trop con. Mais après plus de trente ans de philosophie, de lectures, je constate que le lacanisme n’est qu’un épiphénomène parisien, relativement mondain, d’un histrion qui a fait fortune, dans tous les sens du terme.

Sauveriez-vous au moins Françoise Dolto du naufrage ?
Surtout pas ! C’est même pire, car Lacan n’a fait des dégâts que chez les intellectuels. Dolto, elle, reprend Freud et y ajoute la puissance de France Inter. Elle devient la conseillère des mères de famille, qui lui téléphonent parce que leur enfant de 8 ans fait encore pipi au lit et qu’elles ont des angoisses existentielles. Elle répond sûre d’elle-même, en racontant des choses extravagantes, culpabilise les parents, leur dit comment il faut s’y prendre. Et là, le freudisme devient une pensée commune. Et puis, il y a des choses qu’on ne dit pas sur elle, par exemple qu’elle a été d’abord maurrassienne, vichyste, pétainiste...

Etes-vous prêt au débat médiatique, certainement très virulent, que va déclencher la parution de votre livre ?
Je vais au combat en sachant qu’un petit groupe qui fait la loi va se déchaîner en calomnies : “Antisémite ! Mensonges ! Approximations !” Ces gens-là ont une poignée d’amis qui font la pluie et le beau temps à Paris ; ils vont me couvrir d’ordures. C’est prévu, c’est clair. Et après ? Moi, j’ai 50 bouquins derrière moi et de nombreux lecteurs. Je ne suis ni vendu aux groupes pharmaceutiques, ni défenseur des thérapies comportementales et cognitives. J’expose des faits. A eux d’y répondre.


Revenir en haut Aller en bas
florence_yvonne
Admin
Admin
avatar

Féminin Nombre de messages : 31500
Age : 58
Localisation : L'Hérault
Date d'inscription : 28/03/2006

MessageSujet: Re: Sigmund freud cinq leçons sur la psychanalise   Jeu 4 Nov 2010 - 20:41

Michel Onfray lui même est très controversé.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé




MessageSujet: Re: Sigmund freud cinq leçons sur la psychanalise   

Revenir en haut Aller en bas
 
Sigmund freud cinq leçons sur la psychanalise
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» Sigmund Freud, L'avenir d'une illusion, explication d'un extrait
» Edward Bernays. Ce démoniaque neveu de Sigmund Freud
» pieds bandés
» Sigmund Freud, qu'avez-vous à dire pour votre défense ?
» L'écriture Automatique

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Forum des déistes, athées et inter-religieux :: SCIENCES :: Sciences humaines :: Philosophie-
Sauter vers: