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 cathares

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florence_yvonne
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MessageSujet: cathares   Jeu 30 Mar 2006 - 14:37

On leur donnait, ou ils se donnaient à eux-mêmes, le nom de cathares, d’un mot grec qui veut dire pur. Ils se tenaient à part de l’Église de Rome et de ses cérémonies, niaient son autorité, enseignaient la simplicité apostolique, et rejetaient les doctrines des sacrements, du purgatoire, de la messe, etc. Quelques-uns d’entre leurs chefs, que l’on désignait sous le nom de bons hommes, semblent avoir tenu certaines graves erreurs manichéennes ; mais on ne les connaît guère que par les récits de leurs adversaires. Ce que l’on sait sûrement, c’est que leur vie austère et pure formait un contraste frappant avec celle des prêtres et des moines, et leur donnait un grand ascendant sur le peuple. Nous ne pouvons douter que parmi les cathares ne se trouvassent de vrais enfants de Dieu qui firent pour leur foi le sacrifice de leur vie. D’ailleurs nous avons vu que ceux des disciples de Valdo dispersés, qui vinrent parmi eux, leur apportèrent des lumières qui contribuèrent à épurer leurs croyances. Comme les cathares étaient surtout nombreux dans la ville d’Albi et la contrée environnante, on les désigna sous le nom d’Albigeois.
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florence_yvonne
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MessageSujet: Re: cathares   Dim 18 Mar 2007 - 10:37

On définit les cathares comme des chrétiens dualistes. Ils n'avaient pas de lieu de culte, peu de sacrements et niaient l'eucharistie. On définit cette église hérétique comme un christianisme médiéval dans lequel, le clergé, les bons-hommes rejetaient le Pape de Rome, symbole du mal qui persécute et excommunie.

L'incarnation du Christ


L'essentiel de la différence avec les catholiques réside dans le refus de l'incarnation du Christ, de sa réalité charnelle, de sa passion et de sa résurrection en quelque sorte "matérielle". En essayant de traduire la relation concrète de ces événements par le concept de "bonne nouvelle", les cathares ne font que déplacer le problème sur le plan "symbolique". Si l'enseignement et les rites de l'église catholique reposent sur le sacrifice rédempteur de Jésus, les Cathares lisent autrement les écritures et pour eux le Christ est venu délivrer un message, offrir aux hommes la clef de leur salut. De nature divine il ne s'est pas incarné mais n'a pris que l'apparence humaine. Dieu n'aurait pas permis qu'il subît l'affreux supplice de la croix. Les tortionnaires du Golgotha n'ont crucifié qu'une ombre. Il n'y a donc pas eu rédemption mais appel. Jésus est venu tirer les âmes déchues de leur sommeil et leur proposer un modèle de vie. Il a attisé les étincelles divines enfouies dans le corps de chacun. La fin du monde ne sera pas catastrophique mais aura lieu progressivement avec le départ des âmes sauvées ; Satan restant seul dans son néant.

Une réponse au problème du mal


Les bons-hommes cherchent à donner une réponse au problème majeur de la théologie chrétienne : l'existence du mal. Impossible pour eux de croire que le Dieu chrétien soit à l'origine du mal et ils refusent la solution catholique du libre arbitre, supposant une intention maligne de Dieu qui laisseraient ses créatures choisir entre le bien et le mal. Puisque Dieu est parfait et qu'il est le créateur de toute chose, comment a-t-il pu créer le mal ? Pour certains dualistes dit mitigés, le Dieu bon est supérieur au Dieu mauvais et le mal n'est que la création d'un ange rebelle, déchu, tombé du ciel, Lucifer (voir l'excellent livre de D'Ormesson, l'archange Gabriel). Lucifer est le seul auteur de la création du mal. Pour d'autres, les dualistes absolus, le bien et le mal sont sur le même pied d'égalité et c'est la réalité seulement qui est une création satanique. Les hommes qui peuplent la terre sont donc des damnés qui se reproduisent. Cette deuxième conception se retrouve chez les cathares qui dénonceront la procréation pour obtenir l'extinction du monde. Les cathares furent considérés comme des manichéens à cause de leur credo dualiste.

Le salut


En persécutant et excommuniant, l'église catholique est complice et productrice de mal. La doctrine cathare est finalement plus optimiste que l'église romaine qui juge qu'un enfer éternel attend les pécheurs. L'église des bons-hommes croit au salut des âmes, assuré pour chacun, qui se purifie au fil de ses vies successives.

Dissidents plutôt qu'hérétiques


Les cathares sont incontestablement des chrétiens mais des chrétiens dissidents, critiques. S'ils ne vénèrent pas la croix, s'ils prêchent, par l'exemple, la pratique des préceptes évangéliques, s'ils refusent des sacrements catholiques, les cathares reprennent des éléments de la théologie dominante et font constamment référence à des écritures reconnues par l'église romaine : les Évangiles. Les causes de leur persécution sont peut-être à rechercher ailleurs que dans leur doctrine.
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MessageSujet: Re: cathares   Dim 18 Mar 2007 - 10:41

Enseignement et Prédication


Les lieux de vie du catharisme ne se trouvent ni dans les grandes vlles (Toulouse, Albi), ni dans les châteaux frontaliers (Queribus, Peyrepertuse)i. Alors que les moines catholique (bénédictins, cisterciens) fuient le monde en s'isolant, les religieux cathares ouvrent leurs maisons au coeur des bourgs. Ces maisons communautaires tiennent de multiples fonctions : hospice, école, atelier, ... Nombreuses dans les ruelles des bourgades, elles participent pleinement à la vie économique et locale, et certainement plus activement que le curé de sa paroisse. Chez les cathares, ceux qui prient, travaillent ! Ce qui chamboule la hiérarchies des classes prônée par l'Eglise.

Contrairement aux clercs catholiques qui prêchent en latin, les religieux cathares prêchent en occitan.

Dans le clergé cathare, les femmes occupent une place égale à celle des hommes. Les cathares suivent la "Règle de Justice et de Vérité" des préceptes évangéliques. Le moindre manquement (mentir, jurer, tuer un animal, ...) constitue un pêché qui invalide la force de l'Esprit. Le pêcheur doit alors recevoir un nouveau consolament.

Le christianisme cathare n'utilise aucun symbole religieux. Sa spiritualité ne recherche Dieu qu'en dehors du visible. Il n'existe donc ni croix, ni temple, ni château, ni colombe cathare.
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MessageSujet: Re: cathares   Dim 18 Mar 2007 - 10:49

Glossaire cathare



Absolution
Dans l'Eglise cathare, le pouvoir d'absolution se manifestait par le sacrement du consolament, qui remettait les péchés et sauvait les âmes.

Abstinence
Les religieux cathares pratiquaient en permanence l'abstinence et jeûnaient un jour sur deux au pain et à l'eau en pratiquant dans l'année trois périodes de carême. Le reste du temps, ils faisaient maigre, c'est-à-dire se contentaient d'une nourriture végétarienne, mais incluant le poisson..

Ames
Selon les conceptions médiévales héritées d'Augustin, la créature humaine est triple : corps, âme (c'est à dire souffle vital lié au corps) et esprit éternel. Pour les cathares, la part spirituelle et éternelle du composé humain correspond aux âmes des créatures célestes de Dieu, tombées en la prison des corps charnels, qui sont la fabrication du mauvais. Ces âmes préexistantes à la production continue des corps physiques, sont donc toutes bonnes et promises au salut éternel. Ce salut est assuré par le sacrement du consolament qui réunit l'âme et l'esprit de la créature divine. Dans l'attente du salut, les âmes tombées doivent transmigrer de corps en corps, se réincorporer.

Ancien
Supérieur d'une communauté religieuse cathare masculine qui avait notamment la charge de conduire les novices à l'ordination du consolament, qui devait leur être conférée, dans sa propre maison, par un membre de la hiérarchie (évêque, Fils ou diacre).

Anges
Les anges symbolisaient pour les cathares les créatures spirituelles et bonnes de Dieu en son royaume, dont les créatures humaines en ce bas monde abritaient une étincelle tombée.

Animaux
Suivant le précepte évangélique, les cathares ne tuaient aucune créature vivante, pas même un animal. Devant l'Inquisition plusieurs d'entre eux préférèrent s'avouer hérétiques plutôt que de tuer un chien ou une poule. Dans la même optique, ils ne consommaient aucune nourriture d'origine animale (viande, oeufs, laitages) sauf le poisson, tenu à l'époque pour naître de l'eau.

Aparelhament
( ou servici)
Cérémonie de pénitence collective administrée une fois par mois, par le diacre au sein des communautés religieuses cathares.

Apôtres
Les cathares se donnaient eux-mêmes le nom d'Apôtres car prétendant être les seuls successeurs légitimes des Apôtres, dont ils avaient hérité le pouvoir de remettre les péchés et de sauver les âmes par le consolament.

Baiser de paix
(ou caretas)
La pratique chrétienne du baiser de paix clôturait les lithurgies cathares.

Baptême
Dans les rituels cathares, le sacrement du consolament par imposition des mains est appelé baptême. Les cathares ont conservé bien des traits du baptême primitif : imposition des mains conférant l'Esprit aux seuls adultes ayant demandé à le recevoir en connaissance de cause et déliant tous les péchés. Pour eux, le baptême d'eau de l'Eglise romaine était jugé insuffisant.

Bénédiction du pain
Cérémonie cathare correspondant à l'eucharistie et commémorant les gestes et les paroles du Christ lors de la dernière cène. A table, avant chaque repas, le pain était béni puis partagé entre tous les convives, y compris les laïcs, par le plus âgé des religieux présents. Il symbolisait la Parole divine que devaient répandre les Apôtres et n'était l'objet de nulle transubstantiation en corps et sang du Christ.

Bible
Les Ecritures saintes des cathares étaient celles du christianisme, c'est à dire la Bible, mais excluaient les textes postérieurs des Pères de l'Eglise et des conciles, qui fondent le catholicisme. Ils privilégiaient le Nouveau Testament par rapport à l'Ancien et rejetaient la Genèse, qui était pour eux le récit de la mauvaise création par le mauvais créateur.

Bon homme, Bonne Femme
Religieux(se) ayant reçu le consolament et pouvant le transmettre. Synonyme : Bon Chrétien, Bonne Chrétienne; Parfait(e) pour l'Inquisition.

Chair
Pour les cathares, la chair, d'origine maligne, appartenait au monde du visible et du corruptible; elle symbolisait le péché, la concupiscence et la mort. C'est la raison pour laquelle il leur était inconcevable que le Christ ait pu s'incarner autrement qu'en apparence. Désignée sous le terme de "tunique de peau" ou de "prison charnelle", la chair figurait l'enveloppe emprisonnant l'âme tombée et n'était pas appeler à ressusciter pour le Jugement dernier. Dans l'éternité du salut, l'âme retrouverait au contraire son corps spirituel de créature divine, demeuré auprès du Père après la chute des anges.

Chasteté
A la différence des moines catholiques, les membres du clergé cathare prononcaient leur voeux à un âge avancé, au terme d'une vie matrimoniale bien remplie, et n'accordaient guère de valeur à la virginité. Leur voeu de chasteté ne représentait donc pas une menace pour la démographie européenne, comme la polémique dominicaine l'a parfois prétendu.

Cimetière
Les cathares, qui n'attachaient aucune valeur sacrée aux corps et ne croyaient pas à la résurrection de la chair, n'observaient aucun rite particulier pour l'ensevelissement des défunts.

Consolament
Unique sacrement cathare. A la fois baptême, pénitence, ordination, extrême-onction, il s'administre par imposition des mains.

Croix
Pour les cathares, la croix, instrument de mort, n'était nullement objet de vénération, mais de rejet. Ils n'utilisèrent jamais de symbole religieux en forme de croix.

Diable
Le personnage du diable prend corps dans la chrétienté de l'An Mil à partir de plusieurs figures bibliques : le dragon de l'Apocalypse, le serpent de la Genèse, le roi de Babylone et l'ange déchu Lucifer. Les cathares voient en lui le Prince de ce monde - selon les termes de l'évangéliste Jean - qu'ils assimilent au mauvais créateur mis en scène selon eux par l'Ancien Testament sous le nom de Jéhovah.

Diacre
Premier "ordre" de la hiérarchie cathare qui compte au-dessus de lui les Fils et les évêques. Chargés de la visite des maisons religieuses, pour administration et discipline, sur l'étendue d'une circonscription de l'ordre du canton à l'intérieur de chaque Eglise, ils administrent tous les mois la pénitence collective du servici ou aparelhament aux communautés d'hommes ou de femmes.

Dualisme
S'oppose au monisme. Idéologie de l'affrontement de deux principes contraires, l'un bon et l'autre mauvais. Les cathares posent que le monde visible provient du mal et appartient au mal, alors que le monde de Dieu, le royaume, est l'invisible au-delà.

Eglise
Les cathares se sont organisés en Eglises, synonymes d'évêchés, autour d'évêques élus et consacrés. Pour la pratique de leur culte, ils ne reconnaissaient nul édifice sacré, ni église, ni chapelle, et prêchaient que "c'est le coeur de l'homme qui est la vraie église de Dieu" et non "un quelconque édifice de pierre ou de bois".

Enfer
Dans la logique dualiste du catharisme, l'enfer c'était ce monde visible, illusoire et transitoire et qui aurait une fin, à la "fin des temps" lorsque la dernière âme divine "consolée" l'aurait quitté. Alors, toutes les âmes ayant été sauvées et rendues à l'éternité du royaume divin, le mal et son bas monde se recroquevillerait sur leur néant, ce qui excluait la possibilité d'une damnation éternelle.

Eucharistie
Les cathares rejetaient ce sacrement, car ils ne croyaient pas en la réalité du corps, du sang, ni de la mort du Christ; ils n'attachaient aucune valeur rédemptrice au sacrifice du Christ sur la croix, ni aucune foi à la transsubstanciation de l'hostie, à l'autel, en son corps réel.

Endura
Observance, par le malade consolé, de la règle de Justice et de Vérité.

Evêque
Les communautés cathares étaient administrés par des évêques ordonnés sur le mode de l'Eglise primitive. Comme les évêques catholiques, ils détenaient le pouvoir d'ordination sur les communautés de leur Eglise. Au-dessus des évêques, aucun pouvoir centralisateur semblable à la papauté n'était discernable. A la fin du XIIème siècle, il existait une Eglise de France, une de Lombardie et quatre évêchés en Occitanie (Toulousain, Alibigeois, Carcassès et Agenais). En Occitanie, vers 1225, un cinquième évêché fut détaché de celui de Carcassès, celui du Razès.

Femme
Dans la théologie cathare, nulle discrimination théorique ne frappait la femme qui apparaissait constituée, comme l'homme, d'une âme divine tombée et enfermée dans un corps façonné et sexué par le diable. De fait, les femmes ont été nombreuses dans les rangs du clergé et des fidèles du catharisme occitan et italien.

Fils (majeur, mineur)
Attestés dès la fin du XIIème siècle, les Fils sont les coadjudicateurs de l'évêque cathare. Ayant déjà reçu l'ordination épiscopale, le Fils majeur succédait à l'évêque dès la mort de ce dernier, tandis que le Fils mineur devenait Fils majeur. L'on consacrait alors un nouveau Fils mineur.

Hiérarchie
Les cathares condamnaient la hiérarchie de l'Eglise romaine, qu'ils estimaient corrompue, depuis l'autorité suprême de la papauté jusqu'aux curés qui desservaient les paroisses. Ils étaient organisés en Eglises autonomes chacune dirigée par un évêque et ses Fils ou coadjudicateurs, qui avec leurs diacres et leurs Anciens, en constituaient la hiérarchie.

Icônes
Les cathares refusaient tout symbolisme tendant à sacraliser la visible, puisque selon eux, Dieu ne se manifestait que dans l'invisible et que le visible appartenait au monde du mal. Ils assimilaient le culte catholique des statues des saints à une idolâtrie de caractère païen.

Incarnation
Les cathares refusaient de concevoir que le Fils de Dieu ait pu s'incarner dans un coprs matériel fabriqué par le Mauvais et se soumettre à la dégénérescence et à la mort; ils ne croyaient qu'en la nature divine du Fils.

Jugement dernier
Les conceptions cathares, qui refusaient toute idée d'un Dieu vengeur et aboutissaient à la notion de salut universel, tendaient à relativiser ce schéma dominant.

Laïc
L'hérésie médiévale est peut-être la conséquence d'une revendication des laïcs à participer à la vie spirituelle, longtemps confisquée par les moines et les clercs.

Liberté
La notion de liberté était aux yeux des cathares inconcevable en ce bas monde, terr d'exil et de prison pour les âmes divines. La seule et vraie liberté pour l'individu consistait, selon eux, dans le choix du bien, qui marquait son engagement personnel dans la voie de justice et de vérité des Apôtres, c'est à dire dans l'Eglise cathare.

Maison religieuse
Les religieux(ses) cathares vivaient en petites communautés dans des maison religieuses assez semblables à des couvents catholiques, mais sans clôture. Ils y travaillaient de leurs mains et pratiquaient en commun rites et sacrements. Certains de ces établissements faisaient office d'hôtellerie, voire d'hôpital ou d'hospice; d'autres se confondent facilement avec des maisons particulières. Les maisons cathares, ouvertes et laborieuses, étaient nombreuses, répandues au sein des bourgades.

Mariage
Les cathares rejetaient le sacrement de mariage car ils ne voulaient pas mêler Dieu et le sacré à un événement purement matériel et social. Au moment de l'entrée en religion cathare, le postulant marié était libéré de ses liens conjuguaux par son conjoint. Selon eux, le seul vrai mariage était le mariage spirituel de l'âme et de l'Esprit par le consolament.

Mauvaise fin
Mort en état de péché, ne permettant pas en l'état le salut de l'âme. Si un Bon Homme faisait une mauvaise fin cela signifiait qu'il n'avait pas réellement reçu l'Esprit, si bien que les consolaments qu'il avait reçus et administrés lui-même étaient nuls et non avenus.

Melhorier
Les croyants étaient tenus de saluer de ce rite les Bons Hommes et Bonnes Femmes qu'ils rencontraient : ils se prosternaient trois fois devant eux, leur demandant : "Bon Chrétien, la bénédiction de Dieu et la vôtre" ajoutant à la troisième fois : "Et priez pour moi, qu'il fasse de moi un Bon Chrétien et me conduise à une bonne fin". Le religieux salué répondait par trois fois : "Soyez béni" puis "Nous prions Dieu pour vous, qu'il fasse de vous un Bon Chrétien et vous conduise à une bonne fin".

Meurtre
La prohibition du meurtre et de la peine de mort était au nombre des préceptes évangéliques qui formaient la règle de justice et de vérité des religieux cathares. Leur non-violence était totale, car, à la différence de celle des religieux catholiques , elle ne supportait aucune exception, que ce fut à l'encontre des infidèles (juifs, sarrasins), des criminels ou des animaux.

Mensonge
Parmi les préceptes évangéliques déterminant de leur règle de vie, les cathares observaient de manière particulièrement absolue la prohibition du mensonge. Leur souci de ne pas se livrer, même involontairement, au mensonge était tel qu'ils évitaient d'affirmer quoi que ce soit, employant des précautions verbales du type "si Dieu veut".

Novices
Avant de recevoir le consolament, baptême et ordination consacrant leur entrée en vie religieuse cathare, les postulant(e)s devaient effectuer une période de catéchuménat ou noviciat d'au moins un an, mais pouvant durer jusqu'à trois ans. Les novices vivaient en maisons communautaires avec les religieux, apprenaient à suivre leur règle et leurs rites, et recevaient un enseignement théologique.

Oraison
(Sainte oraison)
Pour les cathares, la sainte oraison c'était le Pater, prière enseignée par le Christ à ses Apôtres et à son Eglise. La version cathare du Pater ne différait du texte catholique que par l'expression "donnez-nous notre pain suprasubstantiel" en place de "notre pain quotidien" qui rappelait le sens symbolique du pain assimilé à la Parole divine.

Parfait(e)s
Nom parfois donné par des polémistes catholiques aux religieux et religieuses - Bons Hommes et Bonnes Femmes - qui composaient le clergé cathare, pour les assimiler à des manichéens.

Pêché
Tout manquement à la loi divine signifiait pour le chrétien cathare un pêché remettant en cause sa qualité de chrétien. Libéré du mal par la pénitence du consolament, il ne pouvait plus pécher, c'est-à-dire agir selon le mal. Le Bon Homme qui avait menti, juré, tué ou touché une femme devait ainsi être à nouveau consolé, au terme d'un nouveau noviciat.

Procréation
La reproduction des corps était une nécessité dans le système du catharisme pour assurer le "vieillissement en ce monde" de corps en corps de toutes les âmes tombées, jusqu'à leur salut final.

Règle de Justice et de Vérité
Règle de vie ascétique des Bons Chrétiens, basée sur les préceptes évangéliques : ne pas tuer, ne pas mentir, ne pas juger, ne pas médire, ne pas prêter serment, vivre en chasteté et pauvreté. Le refus du mensonge et de toute autre justice que celle de Dieu y tenait la place essentielle.

Sacrements
Les cathares rejetaient l'ensemble des sept sacrements catholiques (fixés au XIIIème siècle), qu'ils estimaient tardivement inventés par l'institution romaine. Ils pratiquaient le seul sacrement qui leur apparaissait fondé dans le Ecritures du Nouveau Testament, c'est-à-dire le baptême par l'Esprit et l'imposition des mains, annoncé par Jean Baptiste et attesté dans les Actes des Apôtres.
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florence_yvonne
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MessageSujet: Re: cathares   Dim 18 Mar 2007 - 10:49

Textes du catharisme


Bible cathare
Une Bible cathare, en occitan du début du XIIIème siècle, est conservée à la Bibliothèque municipale de Lyon. Elle se compose du Nouveau Testament complet.

La Cène secrète

Composé au tournant des XXIème et XIIème siècles, cet apocryphe bogomile d'origine slave présente le dialogue lors d'une cène secrète, de l'apôtre Jean et du Christ. Les grands mites du dualisme y sont abordés : chutes des anges, création du monde et de l'homme, venue du Christ. L'évêque cathare de Concorezzo en possédait un exemplaire, raporté de Bulgarie vers 1190.

Le Livre des deux principes
Seul un abrégé de ce traité polémique de théologie est conservé à Florence. L'auteur se base sur les Ecritures, puise dans Aristote et utilise la scolastique pour démontrer l'existence de deux principes distincts et coéternels, et théoriser le dualisme.

Le Traité cathare anonyme
Il s'agit d'un recueil de citations scripturaires commentées, à l'usage pastoral d'un dualisme chrétien.

Les rituels de Lyon et Florence
Copiés, l'un en occitan après la Bible de Lyon, l'autre en latin après le Livre des deux principes, ces rituels fragmentaires décrivent les pratiques lithurgiques cathares.

Le rituel de Dublin
Copié en occitan après 1375, ce fragment de rituel se compose du Traité de l'Eglise de Dieu, sermon de l'évêque au postulant lors du consolament, et d'une glose du Pater.


Un site à visiter pour consulter ces textes :

[url] http://jean.duvernoy.free.fr/[/url]
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MessageSujet: Re: cathares   Jeu 13 Mai 2010 - 18:19


j'ais pensé à toi voilà un article sur les cathares sur historia de mars 2003
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florence_yvonne
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MessageSujet: Re: cathares   Jeu 13 Mai 2010 - 18:32

C'est gentil, mais tout cela je le savais déjà
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MessageSujet: Re: cathares   Jeu 13 Mai 2010 - 20:03

florence_yvonne a écrit:
C'est gentil, mais tout cela je le savais déjà
c'est pour les autres alors Very Happy
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MessageSujet: Re: cathares   Jeu 21 Oct 2010 - 15:04

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Cré20diou
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MessageSujet: Re: cathares   Jeu 21 Oct 2010 - 16:17

les premiers protestants en somme ?
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lhirondelle
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MessageSujet: Re: cathares   Jeu 21 Oct 2010 - 17:32

Non, les premiers protestants étaient les vaudois.
Les cathares s'inspirent du manichéisme et de la gnose.
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MessageSujet: Re: cathares   Jeu 21 Oct 2010 - 18:41

étrange mon image n'apparait plus.
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lhirondelle
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MessageSujet: Re: cathares   Jeu 21 Oct 2010 - 18:57

Modifie ton message!
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MessageSujet: Re: cathares   Jeu 21 Oct 2010 - 20:21

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florence_yvonne
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MessageSujet: Re: cathares   Jeu 21 Oct 2010 - 20:28

Je ne peux pas me payer ce genre de revue
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MessageSujet: Re: cathares   Jeu 21 Oct 2010 - 20:36

florence_yvonne a écrit:
Je ne peux pas me payer ce genre de revue
alors profite de l'image Very Happy
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MessageSujet: Re: cathares   

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