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 Ces femmes pionnières que l'on connaît trop peu.

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lhirondelle
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MessageSujet: Ces femmes pionnières que l'on connaît trop peu.   Dim 29 Jan 2012 - 11:11

Je voudrais parler des femmes qui ont fait progresser les droits et le statut de la femme par des faits concrets (autre chose qu'en écrivant des bouquins )
Des femmes pionnières qui ont fait avancer le schmiliblik et dont les noms sont trop souvent oubliés.

Je vais commencer par Marie Popelin, première femme juriste de Belgique, qui malheureusement n'a jamais pu être avocate, à cause du machisme ambiant.



Marie Popelin




Citation :
« Le jour où la femme entrera dans l’Ordre, l’Ordre des avocats aura cessé d’exister ». C’est sur ces mots de bienvenue que le Procureur Général Van Schoor accueillit la requête formée en 1888 par Marie Popelin, première femme docteur en droit de Belgique, de pouvoir prêter le serment d’avocat devant la Cour d’Appel de Bruxelles. Marie Popelin (Schaerbeek 1846 – Ixelles 1913), débuta sa carrière comme institutrice aux côtés d’Isabelle Gatti de Gamond. Celle-ci – grâce à l’appui des libéraux de la Ville de Bruxelles de l’époque – venait de créer les Cours d’éducation qui constituaient la première école laïque secondaire pour filles.

L’enseignement féminin était à l’époque dans une situation désastreuse puisqu’il s’arrêtait net au sortir de l’école primaire, alors que les garçons disposaient d’un cursus complet de la première primaire au doctorat universitaire.

L’école de Gatti de Gamond répondait donc à un besoin crucial, et des institutions du même genre fleurirent rapidement dans tout la Belgique. Après avoir elle-même dirigé pendant une dizaine d’années l’Ecole de Demoiselles de Mons, Marie Popelin décida d’entamer des études de droit à l’ULB. Qu’elle réussit.

Mais l’annonce qu’une femme, munie de son diplôme, entendait embrasser la carrière d’avocat se heurta à une opposition farouche du ministère public, et l’admissibilité de Marie Popelin fut plaidée avec acharnement en décembre 1888 devant la Cour d’Appel de Bruxelles.

Peu importait aux yeux du Procureur Général, que le Décret de 1810 règlementant la profession d’avocat n’en interdisait pas l’accès aux femmes. Il commenta ce silence en faisant valoir qu’une interdiction expresse n’était pas plus nécessaire pour écarter la femme qu’elle ne l’était pour «…l’indigne, l’interdit, le condamné (…) l’homme perdu de vices ou le tenancier d’une maison de débauche ». Considération délicate qui dut enchanter sa destinataire…

Nonobstant la qualité des défenseurs de Marie Popelin : Me Jules Guillery, deux fois Bâtonnier, membre de la Chambre des représentants, futur Ministre d’Etat, et Me Louis Frank, jeune avocat brillant et ardent défenseur du féminisme, par arrêt du 12 décembre 1888, la Cour d’appel considéra que :

« …la nature particulière de la femme, la faiblesse relative de la constitution, la réserve inhérente à son sexe, la protection qui lui est nécessaire, sa mission spéciale dans l’humanité, les exigences et les sujétions de la maternité, l’éducation qu’elle doit à ses enfants, la direction du ménage et du foyer domestique confiée à ses soins, la placent dans des conditions peu conciliables avec les devoirs de la profession d’avocat et ne lui donnent ni les loisirs, ni la force, ni les aptitudes nécessaires aux luttes et aux fatigues du Barreau ».(JT 1888 n°1465).

Marie Popelin qui avait 42 ans, ni mari, ni enfant, qui était une personnalité remarquablement intelligente, avait travaillé toute sa vie et ne se sentait pas concernée au premier chef par toutes ces considérations ménagères, déposa un pourvoi devant la Cour de cassation qui fut rejeté – pour des motifs similaires – par arrêt du 11 novembre 1889.

Cette affaire fit grand bruit à l’époque et fut à l’origine du mouvement d’émancipation féminine en Belgique.

Révoltée par le sort qui lui avait été réservé pour de mauvais motifs, Marie Popelin fonda en 1892 la Ligue belge des droits des femmes, qui comprenait non seulement d’autres femmes déterminées, telle Isala Van Diest, la première femme-médecin de Belgique, mais aussi des personnalités masculines éminentes comme Hector Denis, le recteur de l’ULB, Louis Frank et Carl Devos, qui avaient été les avocats de Marie Popelin devant la Cour d’Appel et la Cour de Cassation, et Henri Lafontaine, avocat au Barreau de Bruxelles et qui sera – on l’ignore trop – prix Nobel de la Paix en 1913.

La Ligue s’emploiera à défendre les droits civils et professionnels des femmes par tous les biais utilisables par les groupes de pression ; conférences et manifestations diverses aux quatre coins du pays et à l’étranger, articles dans la presse, mise sur pied de deux congrès féministes en Belgique en 1897 et 1912, création d‘un journal, ‘La Ligue, organe belge du droit des femmes’ d’une haute tenue, qui permettait d’informer ses lecteurs du monde entier, sur l’évolution du statut des femmes au niveau national et international etc….

En 1905, le Conseil National des femmes – également créé à l’initiative de Marie Popelin – et qui existe toujours aujourd’hui, fédérera les différents mouvements féministes nés entretemps.

Marie Popelin mourut en 1913 sans voir l’entrée en vigueur de la loi autorisant les femmes à devenir avocat (1922). Elle conserva jusqu’à la fin de sa vie le regret de n’avoir pas pu exercer cette profession.
source: http://www.blogjump.eu/?p=985
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MessageSujet: Re: Ces femmes pionnières que l'on connaît trop peu.   Dim 29 Jan 2012 - 11:18

Et puisqu'on en a parlé en évoquant Marie Popelin, penchons-nous maintenant sur la première femme médecin belge: Isala Van Diest




Citation :
Fille d’un chirurgien et accoucheur large d’esprit, Isala Van Diest reçoit, ainsi que ses sœurs, la même éducation que leur frère. Leur mère les emmène en voyage en Angleterre, où elles entrent en contact avec le milieu progressiste.

L’école supérieure secondaire n’étant pas encore à cette époque accessible aux filles en Belgique, Isala est mise en pension à Berne pour la préparer à l’université.

À son retour en 1873, elle tente de s’inscrire à la faculté de médecine de l’Université catholique de Louvain, mais se heurte au refus de la hiérarchie religieuse qui lui propose de devenir sage-femme. Elle refuse et retourne à Berne, les universités suisses étant les premières d’Europe à s’ouvrir aux femmes.

Elle obtient son diplôme en 1879 et part exercer son métier durant deux ans en Angleterre où les femmes médecins ont la liberté d'exercer depuis 1866. Attachée au New Hospital for Women, elle y rencontre des féministes anglaises.

De retour en Belgique et afin de pouvoir faire reconnaître son diplôme, elle est contrainte de suivre des cours complémentaires à l’Université libre de Bruxelles accessible aux femmes depuis 1880. Il faudra un arrêté royal en 1884, pour qu’elle soit autorisée à ouvrir son propre cabinet médical à Bruxelles.

En plus de sa clientèle privée, elle s’occupe de donner des soins aux pensionnaires d’un refuge pour anciennes prostituées et lutte contre la traite des femmes et la prostitution. Féministe, elle fonde avec Marie Popelin, première femme belge diplômée en Droit, la Ligue belge du droit des femmes.

En 1902, perdant progressivement la vue, elle cesse ses activités et s’installe à Knokke, où elle passe les dernières années de sa vie.
source: http://fr.wikipedia.org/wiki/Isala_Van_Diest

Isala et Marie figure sur cette pièce commémorative de deux euros

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MessageSujet: Re: Ces femmes pionnières que l'on connaît trop peu.   Mer 20 Nov 2013 - 11:44



wikipedia a écrit:
Elena Lucrezia Cornaro Piscopia (née le 5 juin 1646 à Venise et morte le 28 juillet 1684 à Padoue) est une philosophe et mathématicienne italienne, membre de la famille Cornaro, qui donna quatre doges à la République de Venise.

Elle fut la première femme à obtenir un doctorat de philosophie, et est passée à la postérité comme ayant été la première femme à obtenir un diplôme universitaire.

Elena était la cinquième des sept enfants de Giovan Battista Cornaro et de Zanetta Boni. Son père, qui appartenait à l'une des plus importantes familles vénitiennes, était procurateur de la basilique Saint-Marc. Il eut avec Zanetta, une femme de très humble origine, une longue relation au cours de laquelle naquirent tous leurs enfants : tous furent légitimés à leur naissance, mais le couple ne se maria qu'en 1654. En raison de l'origine de la mère, les deux jeunes garçons, Francesco et Girolamo ne purent être inscrits au Livre d'Or de la noblesse avant 1664, quand leur père obtint cette reconnaissance qu'il désirait tant en versant 105 000 ducats.

Cette famille ancienne avait été pendant des siècles exclue des plus hautes magistratures de la République, mais il lui restait le prestige que lui donnaient son nom, son patrimoine et sa culture : le grand-père maternel de Giovan Battista, Giacomo Alvise Cornaro, avait été comme scientifique un des amis de Galilée, son père, Girolamo, érudit en physique, avait constitué une grande bibliothèque ainsi qu'une collection de peintures et d'instruments scientifiques.

Il est probable que Giovan Battista, quand il s'aperçut des qualités de sa fille, favorisa autant qu'il put son enrichissement culturel et son succès auprès du public : il était en fait tout à fait extraordinaire qu'une femme s'imposât dans le domaine des études et un exemple aussi exceptionnel ne pouvait que contribuer au prestige du nom de famille. Elena elle-même semblait bien consciente de cette complaisance un peu vaine de son père2, mais ne voulut pas le décevoir, quoiqu'elle n'eût aucune intention d'acquérir de l'érudition pour en faire étalage dans les salons et les académies.

De fait, la preuve de son penchant pour une vie retirée est bien montrée par le fait qu'en 1665 Elena se fit oblate bénédictine, un choix qui apparaît comme un compromis avec sa vocation religieuse : de cette manière, tout en observant la règle de l'Ordre, elle pouvait échapper à la réclusion monastique et fréquenter le monde extérieur où il lui était possible de trouver la liberté et les moyens de poursuivre les études de son choix.

Quoi qu'il en soit, le père d'Elena tint à lui assurer la meilleure instruction : ses professeurs de grec furent jusqu'en 1668 Giovan Battista Fabris, curé de l'église de San Luca, puis Alvise Gradenigo, bibliothécaire de la Marciana qui avait longtemps vécu à Candie tandis que Giovanni Valier, chanoine de San Marco, lui donnait des leçons de latin. C'est peut-être le jésuite Carlo Maurizio Vota qui lui inculqua des notions de science tandis que Carlo Renaldini, professeur à Pise puis à Padoue, lui enseigna la philosophie. Elena apprit également l'hébreu et l'espagnol grâce au rabbin Shemel Aboaf et la théologie grâce à Felice Rotondi, qui enseigna par la suite à l'université de Padoue3.

Désormais réputée pour ses connaissances parmi les spécialistes italiens, elle fut accueillie en 1669 à l'Académie des Ricovrati de Padoue, et ensuite à l'Accademia degli Infecondi de Rome dans l'Accademia degli Intronati de Sienne, à l'Accademia degli Erranti de Brescia et les Académies des Dodonei et des Pacifici de Venise. Sa renommée s'étendit à l'étranger : le cardinal Frédéric de Hesse-Darmstadt la consulta en 1670 sur des problèmes de géométrie dans l'espace ; de Genève, Louise de Frotté, nièce du célèbre médecin Théodore de Mayerne, invita en 1675 Gregorio Leti à faire entrer Elena Cornaro dans son recueil de biographies de personnages célèbres, L'Italia regnante, et en 1677 le cardinal Emmanuel de Bouillon la fit interroger par deux érudits, Charles Caton de Court et Ludovic Espinay de Saint-Luc, qui en restèrent admiratifs4.

Après qu'Elena eut soutenu en public à Venise une discussion de philosophie en grec et en latin, son père, Giovan Battista, aurait souhaité que l'université de Padoue accordât à sa fille un doctorat en théologie, mais il se heurta à l'opposition de l'évêque de Padoue, le cardinal Gregorio Barbarigo, dont l'autorisation était indispensable puisqu'il était chancelier de l'université. Il soutint qu'il était « hors de question d'accorder le titre de docteur à une femme » et que ce serait quelque chose « à nous rendre ridicules à tout le monde5. » Il s'ensuivit un conflit entre le cardinal et Cornero, qui se termina par un compromis selon lequel Elena obtiendrait un doctorat en philosophie : le 25 juin 1678 elle soutint sa thèse et fut accueillie dans le Collège des médecins et des philosophes des savants padouans, bien qu'il lui fût impossible d'enseigner de toutes façons puisqu'elle était une femme. Elle devint ainsi la première femme au monde à être diplômée d'un titre universitaire6.

Établie à Padoue, déjà gravement malade, elle mourut à trente-huit ans seulement, le 26 juillet 1684, et fut enterrée dans l'église de Santa Giustina. Elle avait ordonné que tous ses manuscrits seraient détruits, et le peu qu'il en restait, consistant en discours et argumentations morales et religieuses, avec quelques poèmes, fut publié à titre posthume: Benedetto Croce trouve « très faible, voire nulle, la valeur de toute cette littérature ascétique et de ces rimailleries spirituelles7. » Au cours de sa vie, elle a publié seulement, en 1669, une traduction de l'espagnol d'un opuscule spirituel de Johannes Justus von Landsberg (de), Alloquia Jesu Christi ad animam fidelem8.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Elena_Cornaro_Piscopia
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MessageSujet: Re: Ces femmes pionnières que l'on connaît trop peu.   Mer 20 Nov 2013 - 11:47



wikipedia a écrit:
Maria Gaetana Agnesi, née et morte à Milan (16 mai 1718 – 9 janvier 1799), était une mathématicienne italienne, auteur d'un traité d'analyse mathématique renommé pour sa clarté et l'unité de sa méthode.

Nommée à l'université de Bologne1, elle n'y a jamais enseigné. Elle a également publié un ouvrage de philosophie.

Agnesi a consacré toute la seconde partie de sa vie à la religion et au service des pauvres.

Sa sœur Maria Teresa (1720–1795), claveciniste et compositrice, a, entre autres, écrit des opéras.

Biographie
L'enfant prodige

Agnesi naît dans une famille qui s'est enrichie dans l'industrie de la soie ; elle est l'aînée de nombreux enfants. Sa mère, qu'elle perdra à l'âge de 13 ans2, s'appelle Anna3,4. Son père, Pietro, dont c'est le premier mariage (il en aura deux autres), est riche ; il bénéficiera du prestige apporté par ses filles5.

Enfant prodige, elle parle déjà le français, appris de sa nourrice, à l’âge de cinq ans. Son père lui donne des précepteurs. Le 18 août 1727 (elle a neuf ans), devant une assemblée qu'on a réunie pour l'entendre, elle présente de mémoire un discours d’une heure en latin sur le sujet du droit des femmes à l'éducation6,7 ; ce texte est publié la même année3. À onze ans, elle sait assez de grec pour traduire sans préparation de cette langue au latin. Vers la même époque elle se met aux Éléments d'Euclide.

En décembre 1730 on la trouve atteinte d'un mal étrange, qu'on attribue au manque d'exercice ; on lui conseille donc la danse et l'équitation. « Comme elle était, tant par son âge que par son caractère, pleine de feu et entreprenante8 », elle se jette dans les activités, mais devient alors la proie de crises quotidiennes de convulsions. C'est vers ce temps qu'elle perd sa mère. Elle se rétablit, obéissant à l'injonction de se modérer et grâce aux secours de la Vierge et de saint Gaétan de Thiene.

À treize ans, outre l'italien et le français, elle a appris le latin, le grec, l’hébreu, l’espagnol, l’allemand ; ses talents de polyglotte lui valent l’admiration. Elle a quatorze ans3 quand son père décide de tenir salon chez lui9. Elle en est l'attraction avec Maria Teresa, et présente régulièrement des exposés sur les sujets philosophiques les plus complexes. Maria Gaetana devient une newtonienne convaincue10,11.

En 1738 (elle a vingt ans), son père réunit un auditoire de nobles, ministres, sénateurs et lettrés pour l'entendre traiter de questions diverses de philosophie et d’histoire naturelle. Le recueil de 191 propositions qui en résulte est publié la même année12. L'année suivante, Frédéric-Christian, fils d'Auguste III de Pologne, en visite à Milan, se fait inviter, au grand plaisir de Pietro Agnesi, pour entendre Maria Gaetana et sa sœur claveciniste13.

Pendant tout ce temps, l'aînée s’occupe de l’éducation des plus jeunes membres de sa famille.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Maria_Gaetana_Agnesi
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MessageSujet: Re: Ces femmes pionnières que l'on connaît trop peu.   Mer 20 Nov 2013 - 11:49



wikipedia a écrit:
Agnodice ou Agnodikè (en grec ancien Ἀγνοδίκη) fut, selon une légende grecque rapportée par Hygin (Caius Julius Hyginus) dans la 274e de ses Fabulae1, l'une des premières femmes médecin et gynécologue.

Issue de la haute société athénienne, elle se déguise en homme pour suivre les cours de médecine du célèbre médecin Hérophile. En 350 av. J.-C., elle passe brillamment l'examen et devient gynécologue, mais sans révéler sa véritable identité.

Rapidement les malades viennent en grand nombre la voir et les autres médecins, jaloux, lancent une rumeur disant qu’elle userait de son métier pour séduire les femmes mariées qu'on voyait s'abandonner, sans réserve, à ses soins. Agnodice est alors obligée de révéler sa véritable identité. Elle est alors accusée de violer la loi athénienne, en pratiquant une branche de la médecine, pour laquelle elle risquait une forte condamnation.

La reconnaissance et l'intérêt personnel portent les femmes des principaux citoyens à se réunir pour prendre sa défense. Elles arguent notamment du fait que les femmes préféraient se laisser mourir plutôt que de recourir à un médecin homme. Les magistrats acquittent Agnodice et lui permettent de continuer à exercer la médecine.

L’année suivante, une loi est créée pour autoriser les femmes à étudier la médecine.

La réalité historique du personnage est contestée, mais certains considèrent son existence comme vraisemblable2.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Agnodice
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MessageSujet: Re: Ces femmes pionnières que l'on connaît trop peu.   Mer 20 Nov 2013 - 11:51



wikipedia a écrit:
Aspasie (en grec ancien Ἀσπασία / Aspasía), née à Milet (Asie mineure) vers 4701 et décédée vers 4001 était une hétaïre grecque et fut la compagne de Périclès2. Courtisane cultivée, elle s'attira le respect de la plupart des grands hommes de son temps, en premier lieu Périclès ou encore Socrate, et acquit une grande influence sur la politique athénienne de son époque. Les écrits de Platon, Aristophane et Xénophon, entre autres, mentionnent son existence.

Les sources la concernant sont néanmoins tardives, et leur authenticité est souvent difficile à évaluer : il s'agit soit d'adversaires politiques de Périclès3, soit d'auteurs comiques, qui font profession de railler les politiques de leur cité. Certains historiens contemporains remettent en cause la tradition faisant d'elle une hétaïre ou une courtisane, et affirment qu'elle fut même l'épouse de PériclèsN 1. Dans tous les cas, elle lui donna un fils, Périclès le Jeune, général athénien qui fut exécuté après la défaite de la bataille des Arginuses.

Selon Eschine de Sphettos, Lysiclès, grand propriétaire terrien et stratège athénien, vécut avec Aspasie après la mort de Périclès. Celui-ci affirme également qu'Aspasie est à l'origine de l'ascension politique de Lysiclès4.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Aspasie_de_Milet
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MessageSujet: Re: Ces femmes pionnières que l'on connaît trop peu.   Mer 20 Nov 2013 - 11:54

Chajar ad-Durr

wikipedia a écrit:
Chajar ad-Durr1,2 (ou Chagarat al-Durr, « forêt de perles » ; ? - 1257)3 (?-1257) est une esclave devenue favorite du sultan ayyoubide d'Égypte As-Salih Ayyûb. Elle a ensuite régné avec le titre de sultan de 1250 jusqu'à sa mort en 1257.

Même les historiens français rendirent hommage à la sagesse et haute intelligence politique de cette souveraine « qui s'égala soudain aux meilleurs hommes d'État »4.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Chajar_ad-Durr
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MessageSujet: Re: Ces femmes pionnières que l'on connaît trop peu.   Mer 20 Nov 2013 - 13:08

Marie Curie s'est t-elle rendue célèbre pour ses découvertes scientifiques ou bien pour sa religion ?
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MessageSujet: Re: Ces femmes pionnières que l'on connaît trop peu.   Mer 20 Nov 2013 - 17:59

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Al Moria
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MessageSujet: Re: Ces femmes pionnières que l'on connaît trop peu.   Mer 27 Sep 2017 - 20:55


Il y a un très bon film qui vient de sortir au sujets des afro-américaines, dont 4 en particulier, qui ont contribué au succès des premiers lancements de la NASA... ''Les figures de l'ombre.''.

L'une d'elles est Katherine Johnson : https://fr.wikipedia.org/wiki/Katherine_Johnson

Citation :
Katherine Coleman Goble Johnson1, née le 26 août 1918 à White Sulphur Springs, Virginie-Occidentale, est une physicienne, mathématicienne et ingénieure spatiale afro-américaine, qui a contribué aux programmes aéronautiques et spatiaux de la National Aeronautics and Space Administration (NASA). Réputée pour sa fiabilité dans la navigation astronomique informatisée, elle a conduit des travaux techniques à la NASA qui se sont étalés sur des décennies. Durant cette période, elle a calculé les trajectoires, les fenêtres de lancement et les plans d'urgence de nombreux vols du programme Mercury, dont les premières missions de John Glenn et Alan Shepard, et du vol Apollo 11 vers la Lune en 19692 jusqu'au programme de la navette spatiale américaine. Ses calculs furent essentiels à la conduite effective de ces missions. Johnson a également calculé les plans pour une mission vers Mars.
En 2015, Johnson a obtenu la médaille présidentielle de la Liberté. L'année suivante, elle est intégrée dans la série les 100 femmes d'exception de la BBC.

Katherine Coleman est née en 1918 à White Sulphur Springs, dans le comté de Greendrier en Virginie-Occidentale, États-Unis6, et fut la cadette de trois frères et sœurs. Son père, Joshua Coleman, était bûcheron et fermier et a travaillé à l'hôtel The Greenbrier. Sa mère, Joylette Coleman, était anciennement enseignante.
Très tôt, Johnson a montré un talent pour les mathématiques. Ses parents l'ont encouragée à étudier. Comme le comté de Greenbrier ne proposait pas d'établissement scolaire public pour les jeunes Afro-Américains après le collège, les parents Coleman ont envoyé leurs enfants au lycée communal d'Institute, dans le comté de Kanawha, toujours en Virginie-Occidentale, et sur le campus de l'Université d'État de Virginie-Occidentale. Johnson n'avait que 10 ans à l'époque. La famille partageait son temps entre Institute, pendant l'année scolaire, et White Sulphur Springs durant l'été.
Johnson obtint son baccalauréat à l'âge de 14 ans, puis elle intégra l'Université d'État de Virginie-Occidentale, une université traditionnellement noire ("Historically black colleges and universities")8. Elle s'est inscrite à tous les cours de mathématiques proposés par l'université. De nombreux professeurs ont pris Katherine Johnson sous leur aile, dont la chimiste et mathématicienne Angie Turner King (en) et W.W. Schiefflin Claytor, troisième étudiant afro-américain à obtenir un doctorat en mathématiques, et mentor de Johnson durant tout le lycée9. Claytor rajouta de nouveaux cours de maths spécialement pour elle. Johnson reçut son diplôme de mathématiques et de français avec summa cum laude (« avec la plus haute louange ») en 1937, à l'âge de 18 ans. Johnson a ensuite déménagé à Marion, en Virginie, pour enseigner les mathématiques, le français et la musique dans une école publique en Virginie.

En 1939, après un premier mariage avec James Goble, Johnson quitta son poste d'enseignante pour intégrer le programme de mathématiques de l'Université de Virginie-Occidentale, à Morgantown, puis elle arrêta au bout de la première session pour fonder une famille. Elle avait été l'une des trois étudiants afro-américains, et la seule femme, à être sélectionnée pour intégrer l'université, par le président de l'État de Virginie-Occidentale Dr John W. Davis sur décision de la Cour suprême des États-Unis. D'après la décision de la Cour, rendue lors de l'affaire Missouri ex rel. Gaines v. Canada (1938), les États qui comptaient une école pour étudiants blancs devaient également fournir une éducation publique aux étudiants noirs, soit en autorisant Blancs et Noirs à fréquenter le même établissement, soit en créant une seconde école pour les Noirs.

Après un début dans l'enseignement qui ne l'a pas satisfaite, Johnson s'est lancée dans une carrière de chercheuse mathématicienne, un domaine difficile d'accès pour les Afro-Américains et les femmes. Lors d'une réunion de famille en 1952, elle apprit que le National Advisory Committee for Aeronautics – future NASA – cherchait des femmes afro-américaines pour son département de navigation astronomique. Johnson s'est vue proposer un emploi en 1953 et l'a immédiatement accepté.
D'après les archives du National Visionary Leadership Project :

«Au début, elle travaillait dans un groupe de femmes affecté aux calculs mathématiques. Katherine surnommait ces femmes les "ordinateurs avec des jupes". Leur travail principal consistait à lire les données des boîtes noires d'avions et d'autres travaux mathématiques. Puis, un jour, Katherine et une collègue ont été temporairement affectées pour aider l'équipe de recherche masculine sur les vols. Les connaissances de Katherine en géométrie analytique lui ont permis de s'intégrer rapidement au sein de ses nouveaux collègues et supérieurs, au point qu'ils ont "oublié de me renvoyer dans le groupe des femmes". Les barrières de race et de genre étaient toujours présentes, mais Katherine dit les avoir ignorées. Elle s'affirmait dans l'équipe, demandait à participer aux réunions où aucune femme n'avait encore été admise. Elle disait simplement aux gens qu'elle avait fait le travail et mérité sa place.»

Katherine Johnson a reçu la médaille présidentielle de la Liberté en 2015, des mains du président Barack Obama.
Elle est l'objet du livre intitulé Hidden Figures de Margot Lee Shetterly, adapté au cinéma en 2017 sous le titre Les Figures de l'ombre, où elle est incarnée par l'actrice Taraji P. Henson
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MessageSujet: Re: Ces femmes pionnières que l'on connaît trop peu.   Jeu 28 Sep 2017 - 8:01

Alexandra Kollontaï
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Tandis que la Première guerre mondiale se profile, Alexandra Kollontaï déclare en 1912 : « Le prolétariat russe, aux côtés de celui du monde entier, proteste contre toutes les guerres. C’est un fait bien connu que le prolétariat ne connaît aucune frontière nationale. Il ne reconnaît que deux « nations » dans le monde civilisé : les exploiteurs et les exploités. » En 1914, elle s’oppose à la guerre impérialiste et rejoint, pour cette raison, les bolchéviques. Elle participe à la Révolution d’octobre 1917 et devient en novembre Commissaire du peuple à l’Assistance publique, équivalent au ministère de la Santé. Elle est la première femme au monde à devenir ministre.

En 1923, Alexandra Kollontaï devient chef de l’ambassade de l’Union soviétique en Norvège – elle est alors la première femme au monde à occuper le rôle d’ambassadeur. Ses missions diplomatiques la mèneront au Mexique puis en Suède. Elle renonce à ses fonctions en 1945 et termine sa vie à Moscou, où elle décède en 1952.
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