Forum des déistes, athées, inter-religieux et laïques

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 Rire des dieux

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helleniste
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MessageSujet: Rire des dieux   Rire des dieux EmptyMer 11 Avr 2012 - 18:20

Une petite reflexion sur l'autodérision religieuse.

Les anciens Grecs, contrairement à tant de sociétés postérieures, savaient rire de leurs dieux. Aristophane les tourne en dérision à longueur de pièces; ses oeuvres étaient pourtant très appréciées du peuple comme des lettrés. Plus tard, Lucien, avec talent, rira des infidélités de Zeus et de ses disputes conjugales. Et l'on pourrait citer bien d'autres exemples. Les Grecs savaient de temps à autre, rire de leur religion, tout en restant très religieux.

L'esprit moderne n'arrive pas même à concevoir une telle mentalité: tantôt, il en conclut que ces moqueries sont le signe d'une décadence. Mais si la décadence commence avec Aristophane, où sont les commencements et l'apogée ? Parfois aussi, il pense que ça prouve que les anciens ne prenaient pas leurs dieux au sérieux. Mais c'est également indéfendable: on ne batit pas des temples par centaines pour quelque chose qu'on ne prend pas au sérieux.
Ou encore, on veut voir dans ces moqueurs des libres penseurs. ça passe pour Lucien, mais pas pour Aristophane, le plus conservateur des Athéniens !

Le monde moderne, si sûr de sa supériorité intellectuelle sur le monde antique, spécialement en matière religieuse, ferait bien d'en prendre de la graine, lui qui voit se déchainer des foules pour tel mot d'un humoriste, telle pièce de théatre, telle caricature. Et si l'humour, en religion comme ailleurs, était signe d'intelligence ?
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Roland Leblanc
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MessageSujet: Re: Rire des dieux   Rire des dieux EmptyMar 27 Oct 2015 - 0:16

Sur le rire, j'ai trouvé très intéressant ces quelques passages de : Marcel Pagnol , titre : Notes sur le rire...

Le Rire

Notes sur le rire , Marcel Pagnol

"Le rire est un chant de triomphe ; c’est l’expression d’une supériorité momentanée, mais brusquement découverte du rieur sur le moqué.

« Il faut se hâter de rire de tout, afin de ne pas en pleurer. »

Il faut se hâter de se croire supérieur à tout, afin de ne pas devenir inférieur à tout.

On pourrait définir l’ami en disant : « C’est un homme qui peut rire de moi sans me fâcher. »

Le rire, c’est une chose humaine, une vertu qui n’appartient qu’aux hommes et que Dieu, peut-être, leur a donnée pour les consoler d’être intelligents… »

Le but de toute farce est de mettre une personne en état d’infériorité devant d’autres, qui sont les rieurs."

Personnellement, je concluerais que si nous nous habituons pour partager avec nos amis, à être capable d'être tantôt celui qui rit et tantôt celui qui fait rire... c'est un plus qui nous relie et nous permet d'aller plus loin dans la découverte de soi et de l'autre...

Qu'en pensez-vous ?

Bonne journée

À+

Roland
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Loganj
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MessageSujet: Re: Rire des dieux   Rire des dieux EmptyMar 27 Oct 2015 - 8:06

Qu'en pensez-vous ? a écrit:
Roland

Merci , il vaut mieux rire que pleurer . Very Happy
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MessageSujet: Re: Rire des dieux   Rire des dieux EmptyMar 27 Oct 2015 - 8:21

Et si l'humour, en religion comme ailleurs, était signe d'intelligence ?


C'est un trait de l'esprit... ce serait un juste retour des choses que de le voir se tirer dans le pied. :)
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dun8410
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MessageSujet: Re: Rire des dieux   Rire des dieux EmptyMer 24 Juin 2020 - 21:55

Oui, les anciens grecs se sont créé des dieux beaucoup plus drôles, beaucoup plus intelligents que le pauvre dieu sinistre, coincé et insipide qu'on trimbale encore aujourd'hui sur sa croix, par exemple.
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Pandore
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MessageSujet: Re: Rire des dieux   Rire des dieux EmptyMer 24 Juin 2020 - 23:51

je n'oserai pas rire de Dieu de peur de recevoir ses foudres contre moi
( la crainte de Dieu ) est aussi présente
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Hannah
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MessageSujet: Re: Rire des dieux   Rire des dieux EmptyJeu 25 Juin 2020 - 0:50

On dit que les dieux récupèrent les leurs très vite.
Exemple : Jim Morisson ( 1943-1971 )

Vous savez pourquoi ?
Parce que les humains ne les méritent pas !
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Pandore
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MessageSujet: Re: Rire des dieux   Rire des dieux EmptyJeu 25 Juin 2020 - 0:56

il faut aussi avoir du respect et ne pas se moquer des Dieux ,hormis que vous soyez du bord des démons et même eux craignent le Seigneur ,car ils savent qu'il existe .
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Patrice1633
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Patrice1633

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MessageSujet: Re: Rire des dieux   Rire des dieux EmptyJeu 25 Juin 2020 - 1:58

Pandore,
Il faut simplement s'éloigner de ces gens
Ils ont été tres loin sans aucune conscience,
Ils ne peuvent pas nous aider a avancer
Laisse les aller maintenant, ils ont révélé ouvertement qui ils sont
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dun8410
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MessageSujet: Re: Rire des dieux   Rire des dieux EmptySam 4 Juil 2020 - 22:11

Patrice1633, tu te dis amoureux de la vie mais je crois, moi, que tu n'es amoureux que de la vie telle qu'elle est dépeinte dans un vieux bouquin un peu bêbête. Ça limite beaucoup le véritable amour de la vie.
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Adji Ladji
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MessageSujet: Re: Rire des dieux   Rire des dieux EmptyDim 5 Juil 2020 - 6:15

17.15
Dieu dit à Abraham: Tu ne donneras plus à Saraï, ta femme, le nom de Saraï; mais son nom sera Sara.
17.16
Je la bénirai, et je te donnerai d'elle un fils; je la bénirai, et elle deviendra des nations; des rois de peuples sortiront d'elle.
17.17
Abraham tomba sur sa face; il rit, et dit en son coeur: Naîtrait-il un fils à un homme de cent ans? et Sara, âgée de quatre-vingt-dix ans, enfanterait-elle?
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bluenote
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MessageSujet: Re: Rire des dieux   Rire des dieux EmptyDim 5 Juil 2020 - 8:07

Evidemment ça paraît idiot pour celui qui lit la Bible comme une livre d'histoire ou de sciences naturelles, ce que ne dit pas être le texte religieux.
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robert21
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MessageSujet: Re: Rire des dieux   Rire des dieux EmptyDim 5 Juil 2020 - 16:50

Abraham, un personnage exceptionnel! Un article savant dû à un journaliste de l'époque...

Une très jolie photo de Sarah...

Méditation sur Abraham
« Terre promise, » circoncision, sacrifice/soumission : aperçu d'un personnage-clé des 3 religions du Livre.
« Dans la Bible, Abraham est le père des Hébreux.1 » Jésus était donc logiquement « fils de David, fils d’Abraham » [MA 1:1] ; après la mort de Jésus, les chrétiens ont considéré le patriarche comme « père de tous les incirconcis et père des circoncis » [RO 4 :11-12].
Le nom d’Abraham est cité 69 fois et évoqué dans 245 versets du Coran. « Le prophète Mohammed affirmait qu’Abraham [“ami privilégié de Dieu” (125)] fut le véritable fondateur de la religion qu’il prêchait lui-même, et que l’islam était simplement une reformulation de la vieille religion d’Abraham. » [JENC]
L’expression politiquement correcte religions abrahamiques, visant à rapprocher les religions du Livre, ne fait cependant pas l’unanimité, comme le montre cette version2 moins consensuelle résumée3 par ce bibliste croyant :
« Il n’y a pas un Abraham, mais trois ; dans chaque religion, il est en relation avec un Dieu vivant qui a appelé une communauté particulière à son service. »
Les sources
L’Éternel n’a pas estimé utile de nous transmettre une version certifiée du Livre, ou une simple empreinte sur argile du texte original gravé sur la pierre. Il est donc important de préciser les sources du Texte sacré. Dans l’ordre chronologique :
– des fragments dans les Manuscrits de la mer Morte (ca –350) ;
– la Septante, traduction aseptisée faite par des Hébreux vers –300 ;
– la Vulgate, traduction en latin du texte grec et de l’hébreu (ca 400) ;
– la version officielle (massorétique), disponible seulement au Xe siècle, soit plus de 2 300 ans après la gravure sur pierre par Moïse, apporte quelques retouches indispensables : par exemple, les benei elohim, les 70 “fils de Dieu” évoqués à la fin d’un article précédent (les divine sons de cette dernière Septante4), sont remplacés par un plus convenable benei yisrael, « le texte massorétique semblant un peu gêné par cet aspect polythéiste.5 »
Dans la pratique, la lecture de la seule table des matières de ce livre6 montre qu’il est très difficile de se procurer des sources fiables. Les plus courageux pourront affronter la “sagesse” des midrashim et autres textes savants.
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État-civil
– Nom : Abram ; surnoms : Abraham, Ibrahim.
– Date de naissance : –1976, peut-être au mois de Nissan. (Pour le seul Déluge, il existe au moins quatre dates différentes : 1307, 1656, 2242, 2262 (AM), soit un écart de 955 ans. L’esprit saint n’ayant pas voulu nous apprendre la chronologie7, le comput hébraïque sera utilisé.)
– Lieu de naissance : inconnu.
– Adresse : Ur, en Chaldée. « Our Casdim, impossible avant le VIIe siècle avant notre ère, » proteste un bibliste8. C’est en effet comme évoquer New York en 500.
– Nom et profession du père : Terah, prospère marchand d’idoles.
– Nom de la mère : Amathlaah.
– Professions : vendeur d’idoles, éleveur, homme d’affaires, patriarche.
– Épouses : Saraï/Sara (Yiskah).
– Concubines : Agar, Keturah.
– Enfants : Ismaël, Isaac, Zimran, Jokschan, Medan, Madian, Jischbak et Schuach.
Dès l’âge de 3 ans, Abram savait qu’il n’y avait qu’un seul dieu. Le méchant Nimrod, chef des “adorateurs d’étoiles”, prévenu par des mages dont la sagacité doit être soulignée, le fait rechercher pour le tuer. Après être resté caché dans une cave jusqu’à l’âge de 10 ans, Abram rejoint Noé, le patriarche retraité qui cultive ses vignes sur les versants du mont Ararat. Il passera 39 ans dans sa maison, où il fut instruit par Noé quand celui-ci était à jeun. Nimrod parvient à capturer Abram et le jette dans le feu d’où ce dernier, ignifugé par la grâce divine, sort indemne alors que son frère, se croyant aussi malin, brûle comme du petit bois.
D’autres savants précisent : « un ange envoyé par Dieu lui enseigna l’hébreu [un millénaire avant que cette langue existe], ce qui lui permit de déchiffrer tous les secrets des livres anciens [à l’exception des sumériens et des égyptiens]. Les savants ont attribué à Abraham la découverte de l’astronomie, l’invention de l’alphabet [qu’il garda pour lui], la connaissance de la magie et de toutes les connaissances secrètes. Il portait une pierre au pouvoir magique à son cou, grâce à laquelle il guérissait les malades. »
Après quelques péripéties sans intérêt, Abram épouse la belle Saraï, et se trouve forcé par la famine à partir en Égypte, pays que ses habitants avaient prodigieusement bien équipé et rendu prospère 367 ans seulement après le Déluge.
« Il savait que les Égyptiens étaient méchants : quand ils verraient Saraï, ils voudraient l’emmener à Pharaon. Alors, il fit une grande boîte pour la dissimuler. Quand les douaniers égyptiens virent cette boîte, ils dirent à Abram : “Si c’est de l’orge, il faut payer la taxe sur l’orge”. Abraham accepta de payer la taxe. “Mais peut-être avez-vous du blé là-dedans ?” lui dirent les douaniers, “la taxe est plus élevée pour le blé”. “Pas de problème, je vais payer la taxe pour le blé. Chèque ou espèces ?”, demanda Abram. “Cette boîte ne serait-elle pas remplie d’épices ? Les taxes sont très élevées pour les épices” ; “مافيش مشكلة” répondit un Abram polyglotte soucieux de se débarrasser d’eux à tout prix ; “je vais payer la taxe pour les épices”. Les gabelous, intrigués, firent ouvrir la boîte et découvrirent Saraï. Ils n’avaient jamais vu un aussi beau visage, plus radieux que le soleil qu’ils adoraient. Ils l’amenèrent à Pharaon pour qu’il en fasse sa reine.9 »
La beauté de Saraï étant à l’origine de toute l’histoire, il est nécessaire de l’estimer. Un ouvrage de référence10 permet de s’en faire une idée.
« Comparées à Saraï, les autres femmes sont comme un singe par rapport à un être humain. » Malgré sa grande beauté, « comparée à Ève, Saraï était comme un singe par rapport à un être humain. » Elle était donc plus moche que notre ancêtre Ève-Lucy, dont le visage, reconstitué par les anthropologues, est reproduit ci-contre.
À 65 ans, Saraï était malgré tout suffisamment sexy pour éveiller la concupiscence de Pharaon, d’autant qu’un rapport11 du Moukhabarat lui avait donné des précisions sur sa beauté (doigts, mains, bras, seins, cuisses, pieds, etc.).
Pharaon, roi civilisé, demande à Abraham s’il peut prendre Sarah comme femme. « Je vous en prie, faites donc, elle n’est que ma sœur, » lui répond le très galant patriarche ; cependant, en homme d’affaires avisé, il l’échange contre des « brebis, boeufs, ânes, serviteurs et servantes, ânesses, et chameaux. » [GEN 12:16]
Un lecteur non éclairé pourrait juger sévèrement la conduite d’Abraham :
– il ne fait absolument rien pour protéger sa femme ;
– il ment délibérément en la faisant passer pour sa sœur alors qu’il sait être protégé par Dieu en personne ;
– il tire de cette opération un juteux bénéfice, ce qui pourrait ressembler – n’eut été sa divine accointance – à du proxénétisme.
Le prix était en effet très élevé : le tarif pratiqué par les Assyriens12 de l’époque, et une indication de DEU 22:29 montrent qu’il aurait dû se situer aux alentours d’une dizaine de chèvres. Les gains d’Abraham ont conduit un excellent bibliste à suggérer que Sarah aurait fait boom-boom (une variété de bunga-bunga) avec l’entourage de Pharaon.
Grâce à une intervention divine qui « frappa de grandes plaies Pharaon et sa maison, » ce dernier ne peut “consommer” la belle, et la rend à son mari quand il découvre le mensonge : « Pourquoi ne m’as-tu pas déclaré que c’est ta femme ? » [GEN 12:18]. Mais au lieu de faire fouetter le menteur qui l’a déshonoré, il le récompense, ce qui prouve que les Égyptiens étaient très sympas et très naïfs.
Bien que « très riche en troupeaux, en argent et en or, » [13:2] Abraham retentera le même fructueux placement en laissant une Sara toujours séduisante à 90 ans à un autre roi, Abimelech, qui la lui rendra avec « des brebis et des boeufs, des serviteurs et des servantes » et « mille pièces d’argent » [GEN 20 :14-16] quand il découvrira la supercherie d’Abraham.
Cette technique lucrative inspira son fils Isaac, qui essaiera – sans succès – de faire passer sa femme Rebecca pour sa sœur auprès du même Abimelech. Fâché de découvrir ce mensonge, le roi le punira en aidant le couple à devenir riche, fort riche.
La première impression est plutôt défavorable au patriarche et à ses proches ; les “méchants” rois sont plutôt sympathiques. Les féministes s’insurgent en lisant que Lot propose spontanément aux Sodomites ses deux filles vierges (« vous leur ferez ce qu’il vous plaira ») ; plus tard, un vieux Guibéonite dira à de « pervers enfants d’Israël » : « je vous amènerai ma fille vierge et la concubine de mon hôte : vous les déshonorerez » [JU 19:22-30] Une féministe américaine prétendait que dans l’Ancien testament, les chameaux et les ânes étaient traités avec plus de considération que les femmes.
Abraham chef de guerre
Avec « 318 serviteurs nés dans sa maison » – une PME prospère –, Abraham dérouille une coalition de 5 rois, dont celui d’Élam (alors maître de tout le bassin du Tigre et de l’Euphrate), du roi de Chaldée, du roi de la principale ville assyrienne, et du « roi des nations nomades ».
Titre de propriété
C’est vers cette époque que l’Éternel, conscient de l’importance des troupeaux gagnés grâce au travail de Sarah, promet à Abram : « Je donne ce pays à ta postérité, depuis le fleuve d’Égypte jusqu’au grand fleuve, au fleuve d’Euphrate, » promesse garantissant une animation durable au Proche-Orient, et remplissant d’espoir les pieux colons de Cisjordanie.
Circoncision
« C’est ici mon alliance : tout mâle parmi vous sera circoncis. » [GEN 17:11]
Ce critère d’élection – le seul demandé – est étrange, car de nombreux peuples ont été élus : « la circoncision était pratiquée non seulement dans l’ancienne Arabie, mais dans presque toutes les tribus primitives africaines et dans beaucoup d’australiennes.13 » Les chercheurs en ont retrouvé des traces sur tous les continents, hors zone indo-européenne.
Le bas-relief de Saqqara montre que les Égyptiens la connaissaient au moins quelques décennies avant le Déluge. C’était devenu très chic depuis que « le grand-prêtre d’Horus, chef des circoncis, » avait lancé la mode en offrant une partie de son intimité à Osiris pour reconstituer la seule partie de son corps qu’Isis ne retrouva pas14.
Quelle que soit son origine, cette pratique ne concernait pas le bas-peuple :
« Aux yeux des anciens peuples imitant les Égyptiens, la circoncision semble avoir été un raffinement moral, spirituel et intellectuel. Origène, le théologien d’Alexandrie, pensait que la circoncision permettait de distinguer les prêtres et intellectuels qui se consacraient aux plus hautes études : “Personne ne se consacrait à l’étude de l’astronomie, qu’ils considéraient comme la science la plus noble, ou au moins aux secrets de l’astrologie et des origines, pour eux les choses les plus importantes, s’il n’était circoncis”... Il est évident que la circoncision conférait un statut élevé. Elle devint un symbole tellement important, au cours des siècles, que les Égyptiens appartenant aux élites politique, militaire et commerciale insistaient auprès des prêtres pour qu’ils la pratiquent sur leurs fils. C’est ainsi qu’elle est devenue un objectif mystérieux auquel aspirait l’échelon supérieur de la société égyptienne.15 »
Pour ces antiques tribus d’éleveurs de chèvres/ouvriers immigrés, la circoncision était un signe de standing aussi important qu’un titre de baronnet pour certains britanniques. Yahweh y tenait donc beaucoup : « Un mâle incirconcis sera exterminé » [GEN 17:14].
Bien plus tard, certains Juifs hellénisés « dissimulèrent leur circoncision, afin que, même nus, ils ressemblassent aux Grecs.16 » (La reconstruction du prépuce est décrite17 par Celse au Ier siècle.)
Yahweh guérisseur de la stérilité féminine
• La belle Sarah étant stérile, Yahweh remédie à ce problème (« rien n’est étonnant de la part de Yahweh ! ») : il la “visite” et “lui donne” (“lui met”, ou “lui fait”, cf. lexicon) un enfant : neuf mois plus tard, Sarah accouche d’Isaac.
• Ève avait déja reconnu avoir fait Caïn « avec l’aide de l’Éternel. »
• Isaac, incapable d’engrosser Rebecca, implora l’Éternel qui s’empressa de l’exaucer.
• Rachel, épouse de Jacob, étant elle aussi stérile, Elohim lui « ouvrit la matrice, » ce qui ne laissa pas d’impressionner ses admiratrices.
À partir de ces faits, un bibliste18 émit des hypothèses fort inconvenantes. Les fils d’Elohim pouvaient engrosser les terriennes (voir les amusants soupçons de Lamesh dans le premier paragraphe de l’Apocryphon) ; Dieu étant beau comme un dieu, les dames devaient se pâmer en le voyant ; mais c’est uniquement par la grâce qu’il guérissait les femmes stériles.
Revigoré par sa “visite” à Sarah, le bon et miséricordieux Yahweh va tester sa nouvelle ADM : il envoie ses anges “napalmiser” tous les Sodomites (femmes, enfants, vieillards et animaux), n’épargnant que Lot, ses deux filles et quelques bouteilles d’un vin aphrodisiaque.

Sacrifice d’Isaac
« Dieu dit : Prends ton fils, ton unique, celui que tu aimes, Isaac, et offre-le en holocauste. »
L’Éternel semble faire une erreur19 : quand Abraham n’a qu’un « fils unique, » celui-ci se nomme Ismaël, pas Isaac [cf. 16:15].
Le sacrifice humain, l’une des capacités qu’Elohim grava dans notre ADN, est toujours pratiqué avec beaucoup d’enthousiasme en l’honneur de différents dieux (Économie, Démocratie, etc.). Dans les temps anciens, il visait à satisfaire les dieux locaux.
– En Égypte, évoquant les sacrifices impies des barbares, Procope affirme20 que les habitants du Sud « sacrifient des hommes au Soleil. » Héliodore21 écrit : « la loi exige que l’on offre en sacrifice un jeune homme au Soleil, une jeune fille à la Lune. »
– En Grèce, pour gagner la bataille de Salamine (–480), le devin de service invite un Thémistocle “épouvanté” à consacrer trois jeunes Perses à « Dionysos Ômestès et à les sacrifier tous, en suppliant le dieu.22 ».
– Nos ancêtres les Gaulois pratiquaient23 avec beaucoup d’enthousiasme, y ajoutant un raffinement qui les honorait : la victime était tuée lentement pour « prédire l’avenir d’après la nature de ses convulsions.24 »
– La moderne Rome de Jules César n’était pas épargnée : deux insurgés furent « sacrifiés dans le Champ de Mars par les pontifes et le prêtre de Mars.25 »
La substitution (ou rachat) de la victime désignée semble remonter à des temps anciens.
Un sceau-cylindre chaldéo-assyrien du Cabinet des Médailles montre « un [dieu de la guerre] debout, tenant le couteau sacré ; devant, la victime paraissant lever la tête dans un geste de désespoir ; plus loin, un [roi], puis un servant qui porte un chevreau sur son bras. Qui sait si ce chevreau ne doit pas être, au dernier moment, substitué à la victime humaine ? » se demandait un spécialiste en glyptique26. La description rappelle un sceau-cylindre27 du British Museum découvert à Mari (ca –1800), sur lequel apparaît Lama (2e à gauche) déesse sumérienne de l’intercession et de la protection.

En Béotie (Grèce), « un oracle de Delphes ordonna de sacrifier à Dionysos un jeune et beau garçon. On dit que peu d’années après, le dieu leur permit de lui sacrifier une chèvre à la place.28 »
Dans la zone géographique Moyen-Orient/Méditerranée, le plus difficile sacrifice de son propre enfant semble avoir été limité, et souvent exécuté avec une victime de substitution.
Les innombrables tablettes de Mésopotamie n’en mentionneraient pas, alors qu’il est attesté en Syrie-Palestine29.
En Grèce, malgré Cronos-Saturne, qui dévore ses enfants, Zeus mangeant à son insu son fils cuit par Lycaon30, et quelques autres exemples de la mythologie, aucun vestige n’a été trouvé, à l’exception de deux cas possibles à Cnossos dans la Crète minoenne31 (ca –1450).
À Rome, « durant un certain temps, l’on immola des enfants pour le salut des familles à la déesse Mania, mère des Lares » ; mais des “têtes” d’ail remplacèrent rapidement les têtes d’enfants demandées par les augures32. D’autres substitutions apparaissent lors des Lémuries et des Féries latines, où des effigies accrochées dans les arbres remplaçaient une très ancienne pratique de sacrifier les jeunes garçons.
La majorité des spécialistes s’accordent à voir comme principaux et tardifs pratiquants les habitants de Canaan, les Hébreux, les Phéniciens et leur colonie de Carthage : « Les Carthaginois décrétèrent donc une grande solennité dans laquelle devaient être sacrifiés deux cents enfants33... » Du temps d’Alexandre, « immoler à Saturne un enfant de condition libre » était un sacrifice « importé chez les Carthaginois par leurs fondateurs [Phéniciens]34. »
Dans les autres régions, le sacrifice du fils n’était généralement pas un culte, mais une pratique exceptionnelle :
« Il existait une coutume chez les anciens, en vertu de laquelle, dans les grandes calamités et les grands périls, pour empêcher la destruction générale, les chefs d’une ville ou d’une nation égorgeaient leur enfant le plus chéri, et le sacrifiaient aux génies vengeurs comme victime expiatoire.35 »
La comparaison entre un sombre crétin égorgeant son fils pour une bonne raison, et Abraham qui s’apprête à faire exactement la même chose sans aucune raison ne semble pas immédiatement favorable au patriarche. C’est pourtant toute la différence entre un sacrifice odieux et un sacrifice au Dieu.
Le Caravage n’a pas su rendre la noblesse du geste d’Abraham ; parfaitement insensible à la terreur de son fils, l’égorgeur dévoué ne semble pas éprouver plus d’hésitation qu’un boucher devant un animal ; son regard vide est moins expressif que celui du bélier, ce qui sied mal à un patriarche. Rembrandt ne lui fait lâcher son poignard que sous la menace d’une baffe. Ces deux œuvres majeures ont cependant le mérite de souligner la grande piété d’Abraham.

Le Livre montre que le meurtre d’un seul enfant ne saurait assouvir l’appétit sanguinaire de Yahweh.
Était-ce pour s’amuser, ou pour tester ses connaissances en lettres classiques, qu’il fit à Abraham la même blague que sa collègue Artémis demandant à Agamemnon de sacrifier sa fille Iphigénie, remplaçant in extremis celle-ci par une biche36 ?
Il semble que non :
« La plupart des spécialistes s’accordent sur le fait qu’il existait un culte du sacrifice de l’enfant dans l’ancien Israël ; ce n’était pas une simple consécration à la divinité, mais un vrai sacrifice.37 »
Levenson observe que le sacrifice était la loi : « Tu me donneras le premier-né de tes fils. » [EX 22:29]. « Aucune personne dévouée par interdit [à l’Éternel] ne sera rachetée : elle sera mise à mort. » C’est quand « l’esprit de Yahweh fut sur Jephthé » qu’il sacrifia sa fille. Manassé faisait des méchouis de ses enfants.
Yahweh reconnaissait avoir donné lui-même cette loi criminelle à son peuple : « Je leur donnai aussi des préceptes qui n’étaient pas bons... Je les souillai par leurs offrandes, quand ils faisaient passer par le feu tous leurs premiers-nés ; je voulus ainsi les punir, et leur faire connaître que je suis Yahweh. »
Yahweh faisait tuer les enfants pour une bonne cause : être adoré.
Le théologien montre38 que le sacrifice d’enfant était la norme, pas l’altération populaire d’un ordre divin comme l’avaient proclamé d’anciens spécialistes horrifiés à l’idée que Dieu ait pu être criminel. « C’est uniquement à un stade particulier de l’histoire d’Israël que cette horreur fut présentée comme contraire à la volonté de Yhwh, donc idolâtre. »
Des savants prétendent que certains pieux Hébreux, après avoir sacrifié leur premier-né mâle, lui coupaient la tête, puis l’accrochaient rasée, salée et épicée sur une cloison de leur maison.
Abraham nomma Yahweh yir’eh le lieu où il faillit tuer son fils, détail montrant que l’Éternel avait des trous de mémoire ; dans EXO 6:3, Il affirme : « Je suis apparu à Abraham... en tant que Bel Shaddaï ; mais je n’ai pas été connu [de lui] sous mon nom Yahweh. »
Conséquence imprévue d’une sordide histoire d’héritage
Ayant désormais un fils, Sarah décide que l’héritage de son très riche époux ne doit pas être partagé. [21:10] : « en bonté et en charité, Sarah était l’égale d’Abraham » (ce qui ne l’empêchait pas de maltraiter sa petite bonne égyptienne, coutume appelée à connaître un succès durable dans la région).
Sarah demande donc à Abraham de chasser Agar et son fils Ismaël dans le désert, ce qu’il fit à regret en ne leur donnant que « du pain et une outre d’eau. ».
Un pieux théologien s’étonnait de la radinerie du richissime patriarche :
« J’aurais donné quelques moutons, quelques chèvres, un beau bouc, à mon ancienne amie Agar, quelques paires d’habits pour elle & pour notre fils Ismaël, une bonne ânesse pour la mère, un joli ânon pour l’enfant, un chameau pour porter leurs bardes, & au moins deux domestiques pour les accompagner & pour les empêcher d’être mangés des loups. » Abraham ne faisait qu’obéir à Dieu.
C’est à ce stade de l’histoire que se produit un événement capital dont Yahweh se garda de parler en son nom – il est donc ignoré du Livre –, mais qu’il est impossible de taire.
En passant la frontière avec l’Arabie saoudite, l’équipe prend des pseudonymes : Abraham devient Ibrahim, Agar, Hajar, et Yahweh, Allah.
Pour désaltérer la mère et son fils, Allah fait jaillir l’eau miraculeuse de Zamzam (6 € le litre, contre 12 € pour l’eau de Lourdes) avec laquelle l’ange Gabriel lavera l’abdomen du Prophète après l’avoir éventré39.
À l’insu de Sarah, Abraham accompagne Hajar et Ismaïl à La Mecque. Il y construit40 la Ka’ba, « la maison sacrée de Dieu » où les pieux fidèles tournent autour d’une météorite avec la même ferveur que leurs ancêtres idolâtres. Avec son fils Ismaïl, Ibrahim inaugura le célèbre pèlerinage à l’endroit présumé où – d’après la tradition islamique – Adam aurait bâti le premier temple de l’humanité. Ibrahim, soumis à Allah, « n’était ni juif ni chrétien. » [Cor 3:67] : il était par définition musulman.
Lors du hajj, la lapidation rituelle de Satan rappelle à chaque pèlerin qu’Ibrahim dut combattre le djinn. Aux yeux du profane, ce djinn était particulièrement sympa car il voulait empêcher le crime le plus monstrueux qu’un homme puisse commettre : égorger son fils. Mais pour avoir suggéré à Ibrahim, Hajar et Ismaïl de désobéir à Allah, le djinn doit être puni.

La piété qui illumine le visage des lapidateurs doit réjouir le cœur d’Allah, bien que les cailloux utilisés, plus proches du gravier que des pierres calibrées pour lapider les humains, garantissent une longue vie au djinn et une clientèle assurée aux commerçants locaux.
Dans l’Islam, la tentative avortée d’Abraham de tuer Isaac ou Ismaël est fêtée de façon curieuse lors de “l’Aïd” : au lieu d’honorer les moutons, dont un ancêtre permit à Ismaël de rester en vie, les fidèles en massacrent des millions chaque année.
Dans ces livres saints, nous marchons à chaque ligne sur des difficultés insurmontables à notre faible entendement.
Par la suite, Abraham mènera une double vie, se partageant entre Sarah et Hajar.
À la fin de son existence, il lèguera toute sa fortune au seul Isaac, ne faisant aux fils de ses concubines que quelques “dons” avant de « les envoyer loin d’Isaac, du côté de l’orient. »
Méditation
Un homme non éclairé, qui lirait l’histoire du patriarche en n’utilisant que sa faible raison, aurait le malheur de ne pas comprendre la vénération dont il jouit.
En effet, que penserait-on de nos jours d’un homme :
– qui prétend rencontrer Dieu et s’entretenir avec lui ?
– qui affirme que Dieu lui a donné un pays ?
– qui, au lieu de protéger sa femme, s’enrichit en la vendant quelque temps à des hommes riches ?
– qui, lorsque sa femme finit par tomber enceinte, envisage sereinement d’égorger le fils d’une première union, un passant l’empêchant in extremis d’accomplir cet horrible forfait ?
– qui assouvit sa soif de sang sur un brave bélier qui paissait dans les environs ?
– qui, à la demande de sa femme, condamne son ex et son premier fils à une mort certaine en les envoyant dans le désert pour une sordide histoire d’héritage ?
De nos jours, un tel couple relèverait de la Cour d’assises ou de l’hôpital psychiatrique.
Aggravant le cas du patriarche, un commentateur rappelait41 que « l’image familière d’Abraham découvreur du vrai Dieu et adversaire intransigeant de l’idolâtrie n’apparaît ni dans la Genèse, ni ailleurs dans la Bible hébraïque... L’Abraham de la Genèse ne prêche pas le monothéisme. L’Abraham brisant les idoles dans l’atelier de son père n’apparaît que dans les sources du Second Temple. »
Malgré ces faits établis, force est de constater qu’un grand nombre de gens respectables vénèrent Abraham et son épouse ; c'est la preuve définitive qu’il faut approcher le Livre d’une autre façon : « Ce n’est pas avec les yeux de la raison qu’il faut lire ce Livre, mais avec ceux de la foi. »
Il faut croire en l’Abraham du Livre :
– croire avec l’émerveillement des enfants écoutant les histoires du Père Noël ;
– croire avec la même naïveté et persévérance que leurs parents croyant aux hommes politiques qu’ils élisent ;
– croire parce que ces histoires sont racontées par des “sages”, des “savants” ou des “docteurs”.
Et pour s’assurer que cette croyance résiste à l’épreuve du temps et de la raison, il faut immerger les enfants dès leur plus tendre enfance dans l’ambiance pieuse des écoles religieuses afin qu’ils s’imprègnent des excellentes pratiques de ce patriarche fondateur et des leçons du Livre.

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MessageSujet: Re: Rire des dieux   Rire des dieux EmptyDim 5 Juil 2020 - 20:10

Magnifique !... J'ai tout lu.... Si !... Sacré Dieu !
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MessageSujet: Re: Rire des dieux   Rire des dieux EmptyDim 5 Juil 2020 - 21:51

S'il n'y avait pas la transsubstantiation de l'Eucharistie, je dirais que la circoncision est la plus prodigieuse manifestation du génie humain.
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