Forum des déistes, athées et inter-religieux

Forum de partage sur la spiritualité et la philosophie. Nous accueillons toutes vos opinions et témoignages relatifs aux enseignements religieux, à l'athéisme ainsi qu'à la morale dans un bon climat
 
AccueilPortailS'enregistrerConnexion

Partagez | 
 

 La Menorah

Aller en bas 
AuteurMessage
Sarah
Professeur
Professeur
avatar

Féminin Nombre de messages : 834
Age : 69
Localisation : Belgique
Date d'inscription : 01/03/2007

MessageSujet: La Menorah   Jeu 8 Mar 2007 - 23:46

La menorah

En 1948, ce qui n’était qu’un simple chandelier dans le Temple détruit en 70 après Jésus-Christ est devenu l’emblème officiel de l’État d’Israël. Dans une religion qui interdit les images divines, la menorah est depuis 2 000 ans le symbole incontournable de la ville sainte de Jérusalem et du Temple disparu. Elle symbolise aussi à la fois la cohésion d’un peuple et la diversité des individus.

Le judaïsme est très attaché à l’interdiction de la représentation. Cette religion est donc très prudente dans son utilisation des symboles concrets et les évite en général. Contrairement aux chrétiens qui ont la croix et aux musulmans le croissant de lune, les juifs ne possèdent pas de symbole unique de leur foi.

Dans l’Antiquité, divers objets symbolisaient le judaïsme, comme la grenade, dont les nombreux grains représentaient les commandements de la Torah, ou encore la corne d’abondance. Les synagogues étaient décorées de motifs floraux et de caractères hébraïques.

Mais avec la multiplication des synagogues et l’adoption de règles du culte après la destruction du Temple au premier siècle, un nouveau symbole unique est apparu : la menorah.

Dans la Bible (Exode 25, 31-40), Dieu ordonne la création d’un saint chandelier à sept branches, une menorah. Celui-ci a d’abord trôné dans le tabernacle à côté de la sainte arche d’alliance, avant de rejoindre la grande salle du Temple de Jérusalem. Tous les jours, les grands prêtres le remplissaient de l’huile d’olive la plus pure. Des bougies étaient allumées chaque soir à l’extrémité des sept branches, et la lumière qu’elles diffusaient représentait celle de la Torah, la lumière des commandements divins dans un monde qui ne serait sinon que ténèbres. La menorah est le plus connu de tous les objets du Temple, parce qu’elle est facile à représenter et que l’ennemi romain l’a rendue célèbre.

Après la destruction du temple par les Romains, en 70 après Jésus-Christ, l’empereur Vespasien et son fils Titus ont fait immortaliser leur retour triomphal vers Rome sur un bas-relief. Sur l’arc de triomphe de Titus, on peut admirer les esclaves et le butin à côté des soldats. Un détail attire l’attention : la menorah, qui se détache des autres objets du temple également représentés. Mais ceux-ci sont tombés dans l’oubli, tandis que la menorah, symbole des juifs et du Temple, est passée à la postérité.

Dans les synagogues, elle rappelle le Temple détruit : un souvenir de la religion originelle, lorsque le Temple était encore debout, et que les offrandes et les prêtres étaient encore des éléments dominants. Elle symbolise en même temps la lumière du Temple, l’esprit qui perdure au sein du peuple élu. Tout comme la Lumière éternelle qui brûle en permanence dans les synagogues. Elle est mobile, elle n’est plus liée à un lieu, mais à l’esprit. Salomon écrit : « Car le commandement est une lampe et l’enseignement une lumière » (proverbe 6, 23).

De nombreuses significations sont attribuées à la menorah. Elle figurerait également le buisson ardent. L’interprétation hassidique souligne la force symbolique de la lumière, qui représente les âmes du peuple. Ainsi, le rituel complexe de l’allumage des bougies correspond aux diverses manières de s’adresser aux âmes et de les « enflammer ». L’historien juif Flavius Josèphe suppose des influences égyptiennes et grecques. Les sept branches représentent les sept planètes, conclut-il, et la menorah, l’univers.

Nous ignorons ce qu’est devenue la menorah après la prise du Temple par les Romains. A-t-elle été emportée à Constantinople, via Carthage, comme butin de guerre, ainsi que l’écrit l’historien Procope ? A-t-elle regagné sa place à Jérusalem, comme il l’imagina également ? Ou bien a-t-elle été fondue pour financer la construction d’édifices somptueux, tels que le Colisée de Rome, comme le supposent les scientifiques aujourd’hui ? Ce qui est certain, c’est que la menorah a survécu à la destruction : c’est le symbole le plus important d’une religion sans symboles.

source : http://www.arte.tv/fr/histoire-societe/les-mercredis-de-l-histoire/cette-semaine/1496858.html
Revenir en haut Aller en bas
 
La Menorah
Revenir en haut 
Page 1 sur 1
 Sujets similaires
-
» La Menorah
» La Menorah
» Moldavie : le menorah de la discorde
» Comment le B`nai B`rith combat la religion chrétienne
» * Les Sgnifications des Couleurs de Bougie *

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
Forum des déistes, athées et inter-religieux :: RELIGIONS :: Religions abrahamiques :: Forum judaïque-
Sauter vers: