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 Comprendre le bouddhisme en quelques points

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MessageSujet: Comprendre le bouddhisme en quelques points   Dim 25 Déc 2016 - 9:44

Avant toute chose que ceci soit bien clair, le post ci-dessous n'est en rien du prosélytisme. Chacun est libre de le lire ou pas. Le Bouddha Shakyamuni encourageait vivement à ne croire que ce que l'on expérimentait soi même dans la vie par la pratique et non les discours des sages ou des livres ni même le sien propre : "Doutez de tout et surtout de ce que je vais vous dire !"

Donc le post ci-dessous n'a pour but que l'information et rien d'autre. L'intention est l'information et non la conversion. Vous pouvez bien évidemment douter de la sincérité de l'auteur de ce post. C'est aussi votre droit. Et une sage précaution.
On peut aussi trouver d'autre façon de présenter la pratique bouddhique et de répondre aux questions posées ci-dessous. Les réponses données ici ne se veulent pas "paroles d'évangile" (comme le dit l'expression).

Pour comprendre le bouddhisme en quelques points


Le grand public a du bouddhisme l’image d’une religion de paix et de non-violence. Mais il n’en connaît pas les fondements doctrinaux. Un exposé sous forme de questions-réponses clair et concis :

Par Min Thin-Oen

question 1 : Je n’ai qu’une connaissance disparate et incohérente du bouddhisme. Pouvez-vous en une demi-heure me fournir une connaissance de base élémentaire, synthétique mais juste de cette religion ?

réponse : Vous savez sans doute que le bouddhisme existe depuis plus de 2.500 ans. A part le grand nombre des recueils officiels des prédications du Bouddha, il existe d’innombrables études, traités, commentaires des grands maîtres qui enrichissent encore ce sujet déjà très vaste et profond. C’est bien dommage que nous n’ayons pas le temps d’approfondir ce thème si important pour notre bonheur et pour celui de l’humanité. Cependant, pour répondre à votre demande, je vais essayer de me limiter aux questions que les gens comme vous se posent le plus souvent.

question 2 : Qu’est-ce que le bouddhisme ?

réponse : C’est la manifestation de l’existence du Bouddha, de son enseignement (Dharma) et du Sangha (ordre des moines). Ce sont les trois éléments les plus importants du bouddhisme. Le Bouddha disait à ses disciples avant son entrée dans le nirvâna : "Ne soyez pas tristes et affligés par Ma disparition, tant que Mon enseignement et le Sangha existent, Je suis toujours vivant en ce monde."

question 3 : Qui est le Le Bouddha ?

réponse : Le mot "Bouddha" vient du mot "Bodhi" qui veut dire Sagesse. Un Bouddha est une personne complètement éveillée, une personne qui a atteint la perfection totale. Comme il y a eu une infinité de personnes qui ont déjà atteint la perfection, il y a donc une infinité de Bouddhas. Le dernier Bouddha qui s’est fait connaître sur la terre, est le Bouddha Sakyamouni, le Fondateur du bouddhisme actuel. il était né vers l’an 563 avant J.C. dans un petit pays au Nord de l’Inde, près de l’Himalaya et du Népal actuel. Son père était le roi Sakya Souddhodana, dont le palais était dans la citadelle de Kapilavastou. sa mère, la reine Maya, mourut sept jours après sa naissance. Sa tante Prajapati, qui était devenue reine, s’occupait de Lui et L’aimait comme son propre fils. Quand il était jeune, il était connu en tant que prince héritier Sakya Siddharta. il était marié à la princesse Yasodara, fille du roi Souprabouddha, et avait un fils, Rahoula. A 29 ans, il quitta le palais royal pour mener une vie d’ascète sous le nom de Gautama, à la recherche d’un remède pour guérir les souffrances humaines. A 35 ans, il fut illuminé quand il était en méditation au pied de l’arbre Bodhi, et devenait le Bouddha Sakyamouni. il passait le reste de sa vie à voyager et à prêcher sa doctrine. il avait 1250 disciples fervents dont une partie avait quitté la vie familiale pour constituer autour du grand maître, la première communauté bouddhiste, le Sangha. il mourut à l’âge de 80 ans à Kusinagara.

question 4 : Qu’est-ce que le Sangha ?

réponse : C’est la Communauté formée de plus de 4 disciples fervents du bouddhisme qui ont reçu l’ordination majeure, l’ensemble des règles pour mener une vie pure et harmonieuse suivant l’enseignement de Le Bouddha. ils doivent servir d’exemples et de guides pour aider les autres à comprendre la Doctrine (Dharma) et à suivre le bon chemin du vrai bonheur. Dans le Sangha, il y a des moines appelés bhiksus et des nonnes appelées bhiksunis.

Les bouddhistes qui n’ont pas quitté leur vie familiale ne font pas partie du Sangha. ils sont appelés upasaka, quand il s’agit d’une homme, upasika quand il s’agit d’une femme.

question 5 : Quel est l’enseignement du Bouddha ?

réponse : L’enseignement du Bouddha (Dharma) se base sur l’observation de la vie courante : la vie est souffrance ; puis sur la recherche de la cause profonde de cette souffrance : l’ignorance ; sur son expérience personnelle d’une vie bienheureuse sans souffrance ; et enfin sur les méthodes pratiques pour mettre fin à cette souffrance : la purification et la méditation. Le Bouddha a enseigné une multitude de méthodes qui peuvent se résumer ainsi : il faut se purifier pour pouvoir se concentrer, il faut se concentrer pour pouvoir méditer et développer sa sagesse. Quand la sagesse est pleinement développée, il n’y aura plus de souffrance. C’est alors le vrai bonheur universel et non plus un bonheur relatif et temporaire. Le Bouddha nous apprend son expérience personnelle, les épreuves qu’il a traversées, les méthodes pratiques qu’il a expérimentées, les connaissances successives qu’il a acquises, le chemin qu’il a suivi . il nous assure qu’en suivant le même chemin, chacun de nous peut devenir un Bouddha, un Bienheureux comme lui.

question 6 : Les bouddhistes ne sont-ils pas pessimistes en ne voyant que des souffrances dans la vie ?

réponse : Pas du tout, on est pessimiste quand on ne trouve pas de solutions devant une situation difficile. Ce n’est pas le cas des bouddhistes.

Essayons d’analyser sommairement les souffrances humaines. Elles sont de deux sortes : physiques et morales. Les souffrances physiques sont : la faim, la soif, la vieillesse, la maladie, la mort, le manque de confort, l’indigestion, l’incapacité ... Les Souffrances morales sont : la séparation de ceux qu’on aime, la réunion avec ceux qu’on hait, les désirs non satisfaits, les ambitions irréalisables...

A part les souffrances quotidiennes, s’ajoutent la guerre, les épidémies, les catastrophes naturelles ...

Certes, tout le monde connaît des moments de bonheur et de plaisir, mais combien de temps cela peut-il durer puisqu’ils sont liés directement aux souffrances qui s’en suivent ? On est heureux d’avoir un enfant, et on est malheureux quand il est malade, quand il souffre, quand il fait des bêtises, quand il n’écoute pas les bons conseils, quand il est malheureux, et enfin quand il est mort.

Les bouddhistes, en pratiquant l’enseignement du Bouddha, constatent que leurs souffrances disparaissent au fur et à mesure de leur évolution dans la purification, dans la concentration, et dans la méditation. ils sont donc optimistes, puisque pour eux les souffrances ne sont pas inévitables.

question 7 : Le bouddhisme est-il une Philosophie ?

réponse : Etymologiquement "philo" veut dire amour, et "sophie" veut dire sagesse. Si philosophie est amour de la sagesse, on peut dire que le bouddhisme est une philosophie, car la Sagesse est la qualité la plus importante dans le bouddhisme, elle prédomine la foi et l’amour. Le travail d’un bouddhiste consiste à développer sa sagesse. Un Bouddha est celui qui a sa Sagesse pleinement développée.

D’une façon générale, la philosophie est l’étude rationnelle et expérimentale de la nature et de la vie. Avec cette définition, on peut dire aussi que le bouddhisme est une philosophie, car c’est grâce à son étude rationnelle et expérimentale de la nature et de la vie que Le Bouddha a développé sa doctrine (Dharma).

Mais alors que l’objet de la philosophie est limité dans le monde phénoménal, l’objet du bouddhisme est sans limites, il s’étend à l’univers tout entier et englobe toute chose. Le bouddhisme n’est pas seulement une étude rationnelle et expérimentale mais c’est aussi une pratique méthodique et expérimentée pour arriver à l’objectif final : le vrai bonheur, la libération totale de l’Homme.

question 8 : Le bouddhisme est-il une religion ?

réponse : Si l’on entend par religion, la reconnaissance et le culte d’un dieu créateur tout puissant de qui dépend la destinée humaine, le bouddhisme n’est pas une religion. Le Bouddha affirme que la destinée de l’homme dépend de lui-même, de sa pensée, de ses paroles, de ses actes. L’homme est complètement responsable de son bonheur comme de ses malheurs.

Si l’on entend par religion, une organisation cultuelle avec des rites, des prières... ., on peut dire que le bouddhisme est une religion, car les bouddhistes ont le culte du Bouddha, du Dharma et du sangha. ils les considèrent comme des modèles parfaits à suivre.

question 9 : Le bouddhisme est-il un humanisme ?

réponse : Oui, en ce sens que le bouddhisme est une religion qui prend pour fin la personne humaine et son épanouissement total. Le Bouddha nous révèle que la capacité de l’homme est immense, sans limites, et que nos attachements ont limité et conditionné notre pouvoir. il suffit de nous libérer de tous nos attachements pour retrouver notre pouvoir universel.

question 10 : Le Bouddha est-il un Dieu ?

réponse : Les bouddhistes considèrent Le Bouddha comme un Grand maître, un Être Parfait, mais non pas comme un Dieu tout puissant, ni comme le créateur de l’univers. Le Bouddha lui-même ne prétendait jamais être un Dieu ou un messager de Dieu.

Dans le bouddhisme, la notion du Dharma peut être considéré comme l’équivalent de la notion de Dieu créateur tout puissant. En effet, le Dharma est la Perfection, la Pureté, l’Eternel, l’Immensité, la Loi naturelle, l’Origine et l’Essence de Toute Chose. Le Dharma peut être considéré comme la force naturelle latente qui tend toujours à rétablir l’équilibre universel. Mais il ne faut pas personnaliser le Dharma en créateur ou en législateur. A part ce sens métaphysique, le mot "Dharma " veut dire aussi l’enseignement du Bouddha, ou simplement toute chose.

Dans le bouddhisme, on parle aussi des dieux, les devas, qui ont la même signification que les dieux dans la mythologie gréco-latine. Ce sont des formes de vie supérieures à l’homme mais encore imparfaites. Pour les bouddhistes, Le Bouddha est non seulement le grand maître de l’Homme mais aussi ceux des dieux.

question 11 : Pourquoi les bouddhistes prosternent-ils devant les statues ? Peut-on dire qu’ils sont des idolâtres ?

réponse : Je ne pense pas. Les idolâtres considèrent la statue comme leur Dieu tout puissant qui a tous les droits de vie et de mort sur eux. Les bouddhistes, en se prosternant devant la statue de Bouddha, rendent hommage à leur Grand maître et à Son Enseignement (Dharma) salvateur ; ils LE considèrent comme un parfait exemple qu’il faut avoir toujours en tête.

question 12 : Qui est-ce qui a créé le Monde et l’univers ?

réponse : Personne n’a créé le Monde et l’univers. C’est l’imperfection de nos organes de sens qui nous fait percevoir le Monde et l’univers à notre façon. C’est parce que nos yeux ne peuvent voir que des rayons lumineux de longueur entre 420 et 650 nanomètres, et que nos oreilles ne peuvent entendre que des sons de fréquence entre 20 hertz et 20 kilohertz, que nous percevons ainsi le Monde et l’univers. Un chien, une vache ou un oiseau voient le Monde et l’univers autrement. Le Bouddha disait : "Nous sommes tous dans le Dharma pur et serein, mais chaque être vivant perçoit le Monde et l’univers à sa façon, selon son KARMA, c’est-à-dire selon sa nature actuelle qui est la conséquence de ses ambitions et de ses actions antérieures."

question 13 : Qui est-ce qui a créé l’Homme ?

réponse : Personne n’a créé l’Homme. C’est notre ignorance originelle qui a engendré notre existence à travers le temps. A l’origine le Dharma est pur et serein. Dans cette sérénité règne la Sagesse. A partir de la Sagesse s’est élaborée la connaissance qui est notre ignorance originelle, car la connaissance implique la distinction entre celui qui connaît et les choses connues. Avec l’apparition de la connaissance, nous commençons d’ignorer notre nature première qui est le Dharma pur, serein, sans aucune distinction. C’est le commencement de la Chaîne des douze relations causes-effets :

1.- l’ignorance originelle fait apparaître l’évolution (les actions).

2.- L’évolution (les actions) fait apparaître la conscience.

3.- la conscience fait apparaître les phénomènes.

4.- les phénomènes font apparaître les 6 organes des sens.

5.- les 6 organes des sens se mettent en contact avec les 6 phénomènes externes (les formes et couleurs, les sons, les odeurs, les saveurs, la matière, les idées).

6.- le contact fait apparaître les sensations (la vue, l’ouïe, l’odorat, le goût, le toucher, les sentiments).

7.- les sensations font apparaître les désirs.

8.- les désirs font apparaître les attachements.

9.- les attachements incitent aux actions.

10.- Pour AGIR, il faut une existence, une vie.

11.- l’existence évolue nécessairement vers la vieillesse et la mort.

12.- la mort est le commencement d’une autre vie.

A partir de là, l’Homme prisonnier de ses désirs et de ses attachements, patauge dans le courant infernal de la vie et de la mort, dans l’océan des passions et des souffrances. il ne sait plus comment s’en sortir.


Pour notre Libération, Le Bouddha nous conseille d’éteindre nos désirs, de briser la chaîne d’attachements, d’être conscient que nous faisons partie du Dharma pur, serein et sans aucune distinction.

question 14 : Qu’est-ce que la renaissance ?

réponse : il n’y a pas d’âme immortelle, mais il y a dans chaque être vivant une énergie vitale qu’est la Conscience. Après la mort, cette énergie vitale, toujours conditionnée par son Karma, ses désirs et ses attachements va trouver une autre forme d’existence ou de vie pour manifester son Ego et réaliser ses souhaits. Elle sera alors conditionnée en plus par le nouveau support matériel qui est son corps et oubliera sa vie antérieure. Une personne sage, après sa mort, reste clairvoyante et peut choisir et planifier sa prochaine vie. Une personne moins évoluée, après sa mort, se laisse entraîner par son Karma, ses désirs, ses attachements vers un nouveau support matériel qui lui convient.

question 15 : Y a-t-il un enfer ?

réponse : Oui, l’enfer est un lieu ou un état de souffrance intense. C’est la conséquence inévitable de l’homme méchant qui a commis de mauvaises actions.

question 16 : Qu’est ce que le Nirvâna ?

réponse : Le Nirvâna est un monde ou un état d’âme de bien-être sans souffrance. C’est la conséquence naturelle de l’homme sage qui a éteint ses désirs et brisé ses attachements. Le Nirvâna a plusieurs niveaux selon le degré de pureté acquis par chacun.

question 17 : Quelles sont les méthodes pratiques du bouddhisme pour devenir un Bouddha ?

réponse : Quand Le Bouddha était vivant, il a enseigné 84.000 méthodes correspondantes à 84.000 types de caractères humains. Maintenant, un Bouddhiste averti doit choisir la méthode qui lui convient. Pour bien choisir une méthode, il faut d’abord trouver un bon maître. Voici quelques méthodes les plus répandues :

- Ayana ! observer et méditer pour corriger nos erreurs et nos défauts, pour trouver l’origine première d’une Chose.

- Méditer sur un squelette pour voir les souffrances et les vanités de la vie, pour abandonner notre attachement au corps et à la vie.

- Méditer sur la saleté du corps humain pour abandonner notre attachement au corps et à la sexualité.


- Méditer sur l’impermanence des choses pour abandonner notre attachement à la propriété, à la richesse.

- Méditer sur la souffrance qu’entraîne la possession, pour éliminer nos convoitises. En effet, posséder un corps, c’est avoir des besoins, des maladies, des incapacités, des soucis de confort et d’insécurité... ; posséder une maison, c’est avoir des obligations pour l’entretenir et pour la maintenir en ordre, des charges, des impôts et des taxes à payer.


- Méditer sur l’impermanence de notre Mental pour supprimer notre attachement à notre Ego. En effet, notre Mental change constamment : tantôt gaie, tantôt triste, tantôt calme, tantôt tourmentée, tantôt généreuse, tantôt égoïste... Où donc le vrai Moi permanent ?

- Anapanasati : se concentrer sur la respiration pour maîtriser nos sentiments et le vagabondage du Mental.

- La récitation des Dhâranis (formules magiques) ou des Sutras (recueils de l’Enseignement du Bouddha).

- L’utilisation du chapelet et la récitation du nom du Bouddha AMITABHA.

- La Méditation sur un Bouddha.

- La méditation sur un thème bouddhique ; les 4 nobles vérités, la chaîne des 12 relations causes-effets...


Pour être efficace, chaque méthode doit être appliquée avec des techniques précises indiquées par les grands maîtres. Cependant Le Bouddha nous a indiqué les règles générales communes à toutes les méthodes ; c’est le Noble Chemin Octuple :

1.- La vision ou compréhension juste

2.- La pensée juste

3.- La parole juste

4.- L’action juste

5.- Les moyens d’existence justes

6.- L’ effort juste

7.- L’attention juste

8.- La concentration juste.


Le qualificatif " juste " veut dire ce qui est bon pour nous mêmes et pour autrui, ce qui est conforme au Dharma , à la vérité.

question 18 : Quels sont les grands courants du bouddhisme actuel ?

réponse : il existe actuellement deux grands courants :

A) Le théravada (Le petit véhicule) ou hinayana : C’est le bouddhisme conformiste qui essaie de respecter rigoureusement la tradition bouddhique du temps du Bouddha. Ce courant se développe en Ceylan, au Népal, en Birmanie, en Thaïlande, au Cambodge, au Laos, en Indonésie.

B) Le mahayana (Le grand véhicule) : C’est le bouddhisme qui essaie de respecter la tradition bouddhique tout en s’adaptant aux milieux socio-culturels. Ce courant se subdivise en 3 Branches :

a) Le vajrayana (Le véhicule du diamant), le bouddhisme ésotérique du Tibet : C’est le bouddhisme dont la pratique principale est centrée sur les Dhâranis (formules magiques), les mudrâs (signes magiques), les mandâras (prières magiques) et sur le culte du bodhisattva Avalokitesvara, manifesté au Tibet sous forme masculine, nommé Tchenresig.

b) La Terre pure : C’est le bouddhisme dont la pratique principale est centrée sur l’utilisation du chapelet et la récitation du nom du Bouddha Amithaba.


c) Le dhyana (zen) : C’est le bouddhisme dont la pratique principale est centrée sur la méditation.

Ces deux dernières branches se développent en Chine, au Japon, en Corée, au Viêt-Nam.

question 19 : Quelle est la morale enseignée par Le Bouddha pour améliorer la vie sociale ?

réponse : Dans ses prédications, Le Bouddha a beaucoup parlé de la bonne conduite des moines et des laïcs dans la vie sociale. Dans ce cadre d’informations sommaires, nous nous contentons de citer les quatre vertus principales :

- La bonté ou la volonté d’apporter de la joie aux autres.

- La compassion ou la compréhension et la Volonté de sauver les autres de leurs malheurs et de leurs souffrances.

- La réjouissance en voyant la joie des autres qui viennent d’être sauvés de leurs malheurs et de leurs souffrances.

- Le détachement c’est-à-dire ne pas parler de , ni penser à ce qu’on a fait pour les autres.

Pour être plus simple, référons-nous au conseil du Bouddha à Son Fils RAHULA avant Son entrée au Nirvâna : "Est bien, tout ce que tu fais dans ton intérêt et dans l’intérêt des autres ; est mal, tout ce que tu fais contre ton intérêt et contre l’intérêt des autres ; et il faut être très prudent quand tu veux faire quelque chose dans l’intérêt des uns mais à l’encontre des autres."

Dans la pratique, chaque bouddhiste doit s’efforcer d’observer aussi strictement que possible les cinq Préceptes suivants :

1.- Ne pas tuer

2.- Ne pas voler

3.- Ne pas commettre d’adultère

4.- Ne pas mentir

5.- Ne pas consommer de boissons alcooliques, ni de drogues.


question 20 : Le régime végétarien est-il obligatoire pour les bouddhistes ?

réponse : En principe, rien n’est obligatoire dans le bouddhisme. D’habitude, pour se perfectionner, chaque bouddhiste fait le voeu d’observer certaines règles de vie selon ses possibilités ; chaque communauté bouddhiste fixe des règles communes à suivre. il en est de même pour le régime végétarien. Normalement les bouddhistes suivent le régime végétarien un ou plusieurs jours par mois ; d’autres sont complètement végétariens.

Le régime végétarien bien suivi et bien organisé ne peut qu’être bénéfique pour la santé humaine.

question 21 : Les bouddhistes croient-ils à la magie et aux miracles ?

réponse : On appelle magie ou miracle, tout phénomène inexplicable. Or, d’après l’enseignement bouddhique, rien n’est inexplicable. Quand ils ne savent pas expliquer un phénomène, les bouddhistes se renseignent auprès des spécialistes, des sages, ou méditent pour trouver l’explication. S’ils ne trouvent pas l’explication aujourd’hui, ils espèrent la trouver un jour. C’est par la méditation que Le Bouddha lui-même et les grands maîtres bouddhistes ont découvert des explications étonnantes.

L’attitude des bouddhistes , devant un phénomène inexplicable, est une attitude réservée ; ils ne croient pas, ils ne nient pas, ils espèrent pouvoir trouver un jour l’explication quand leur méditation mûrit.

question 22 : Devant la complexité des religions existantes actuellement, comment pourrais-je choisir la meilleure ?

réponse : Faites confiance en vous-même. Ne vous laissez pas impressionné par les autres. Ne croyez pas aux choses inexplicables. Ecoutez, renseignez-vous, faîtes des recherches, réfléchissez, comparez : une bonne religion est une religion logique, rationnelle, conforme à la vérité, qui apporte le vrai bonheur à vous-même et aux autres.

question 23 : Que faut-il faire pour devenir bouddhiste ?

réponse : il faut d’abord chercher à connaître la vie du Bouddha et à comprendre son enseignement (Dharma). il faut fréquenter les temples bouddhistes pour chercher de plus amples informations sur ces deux sujets et pour vous habituer aux pensées et aux activités bouddhiques. Lorsque vous êtes convaincu de l’existence du Bouddha et de l’efficacité de son enseignement (Dharma) pour la paix et le bonheur, vous demanderez au maître, que vous respectez, de bien vouloir organiser pour vous une cérémonie d’initiation aux Trois Refuges.

Pendant cette cérémonie, vous aurez à dire au maître que :

- vous avez choisi Le Bouddha comme Refuge (c’est-à-dire que vous croyez à votre possibilité de devenir un bouddha en suivant Son exemple).

- vous avez choisi le Dharma comme Refuge (c’est-à-dire que vous suivrez l’enseignement du Bouddha pour vous perfectionner et pour retrouver un jour votre vraie nature, le Dharma)

- vous avez choisi le Sangha (ordre des moines) comme Refuge ( c’est-à-dire que vous demanderez conseils au Sangha pour mieux comprendre l’enseignement du Bouddha, et que vous participerez à la subvention aux besoins du Sangha)


- vous promettez de faire des efforts pour respecter les cinq préceptes selon vos possibilités.

Après cette cérémonie, vous êtes devenu un Bouddhiste laïc, un upasaka ou une upasika, avec un nom religieux donné par le maître.

Je vous souhaite bon courage pour continuer votre investigation sur le bouddhisme car tout ce que je viens de vous exposer est encore très superficiel.

Septembre 2000

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MessageSujet: Re: Comprendre le bouddhisme en quelques points   Dim 25 Déc 2016 - 12:06

Quel est le but du Bouddhisme ?
En peu de mot bien sur!
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MessageSujet: Re: Comprendre le bouddhisme en quelques points   Dim 25 Déc 2016 - 17:13

Excellente question, mieux vaut savoir pourquoi on fait quelque chose.
La libération définitive de toute souffrance pour soi (et les autres).
La libération définitive du cycle des re-manifestation dans le samsara.
La réalisation de notre vrai nature de bouddha (individuellement et en groupe).
La compréhension absolu de tout.
Les 4 éléments ci-dessus pouvant être résumés en un seul mot : l'Eveil.

En peu de mot. Donc forcément très très synthétique et simplifier.
On peut résumer le bouddhisme à cela. Il y a surement d'autres définition possibles.

Le but de la pratique bouddhique est l'Eveil.
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MessageSujet: Re: Comprendre le bouddhisme en quelques points   Dim 25 Déc 2016 - 17:32

Citation :
Excellente question, mieux vaut savoir pourquoi on fait quelque chose.
Tout à fait alors je reçois tes réponses, mais faire n'est pas forcément un but!

Citation :
La libération définitive de toute souffrance pour soi (et les autres).
Quelle souffrance, pour la physique, j'ai mon médecin!

Citation :
La libération définitive du cycle des re-manifestation dans le samsara.
La réalisation de notre vrai nature de bouddha (individuellement et en groupe).
Fastoche comme non réponse!

Citation :
La compréhension absolu de tout.
Cela s'appelle une utopie, à la limite il vaut mieux voir un psy car on est proche de l'illusionisme

Citation :
Les 4 éléments ci-dessus pouvant être résumés en un seul mot : l'Eveil.
Moi je suis éveillé et pourtant je ne suis pas bouddhiste!

Citation :
Le but de la pratique bouddhique est l'Eveil.

Expression dont chacun y met ce qu'il veut, pour celui qui désire se conformer au bouddhisme, c'est pas un argument de vente, c'est juste du blabla philosophique!

je te rassure Compagnon, cette discussion je l'ai eu depuis longtemps et jamais on n'a pu me répondre d'une manière simple, en un mot (l'éveil ne voulant rien dire sauf pour des initiés).

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MessageSujet: Re: Comprendre le bouddhisme en quelques points   Dim 25 Déc 2016 - 17:43

Comme tu as une objection toute prête à toutes mes explications, et que tu reconnais avoir déjà demandé souvent et ne jamais avoir été satisfait, me poser la question ne servait pas à grand chose.

En effet l'Eveil ne veut rien dire pour qui ne pratique pas. Et même ceux qui pratiquent et qui ont atteint l'Eveil admettent qu'il leur est difficile voir impossible de décrire ce que c'est pour la bonne et simple raison que c'est un ressenti, un état d'esprit, c'est inexprimable correctement avec des mots et des concepts intellectuels.

Tu m'as posé une question, j'ai répondu honnêtement et sincèrement. Néanmoins possédant déjà tes réponses et tes opinion ainsi que ton jugement. A quoi bon poursuivre ?

On ne peut se faire une opinion juste de quelque chose qu'en le pratiquant. Avoir un point de vue extérieur basé uniquement sur des "on dit" on même des témoignages de pratiquants n'a absolument aucune valeur.

On ne peut comprendre vraiment le métier de boulanger qu'en le pratiquant. Ma remarque concernant la pratique bouddhique est valable pour tout. La description ne vaudra jamais l'expérimentation personnelle. C'est du bon sens, c'est propre à toute pratique, qu'elle soit matérielle ou spirituelle.

Comme je n'ai rien à vendre contrairement à ce que tu penses savoir, a tu d'autres questions (non biaisées cette fois a savoir dont tu n'as pas déjà les réponses) ou pas ? Si ce n'est pas le cas, bonne chance dans tes propres recherches.


Chacun a le droit de penser ce qu'il veut du bouddhisme. Si pour toi c'est du "blabla philosophique" aucun problème. Si tu es satisfait de cette opinion, garde là c'est tout.

Si tu veux je peux te proposer un exercice ou un jeu si tu préfères. Qui me permettra de prouver par l'exemple ce que je dis ci-dessus. Laisse moi te poser une question à mon tour. Et voyons ce qui se passe :) Ce sera bref ne t'inquiètes pas, en peu de mots.
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Dédé 95
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MessageSujet: Re: Comprendre le bouddhisme en quelques points   Dim 25 Déc 2016 - 17:57

Ce que je voulais connaitre c'est une réponse d'un bouddhiste qui me satisfasse dans ma recherche!
Nul ne peut dire qu'il adhère à une philosophie et ses dogmes, si il n'en a pas eu les prémices d'une connaissance.

Comment donc TOI tu à adhérer à cette philosophie de vie, si tu préfères!

Maintenant effectivement chacun pense ce qu'il veut , mais on est sur un forum ou chacun confronte ses idées!
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MessageSujet: Re: Comprendre le bouddhisme en quelques points   Dim 25 Déc 2016 - 18:41

Je ne suis pas dans une optique de confrontation mais de partage pacifique et respectueux avec qui en a envie. Qui dit confrontation dit objectif de victoire, je n'ai aucun objectif de victoire sur qui que ce soit.
Ce que je voulais connaitre c'est une réponse d'un bouddhiste qui me satisfasse dans ma recherche!

Je crains que tu n'obtienne jamais de réponse satisfaisante ainsi. La seule manière efficace d'obtenir une réponse satisfaisante est d'expérimenter toi même pendant en temps. Fait des propres recherches sur les textes fondamentaux, confronte ceux-ci avec ton expérience de la vie, pratique la méditation régulièrement pendant un temps, tu pourras ensuite vérifier par toi même la véracité ou non véracité de ce qu'avance le Bouddha. C'est tout. Seul toi peut trouver des réponses qui te conviendront, personne d'autre.
"Ne suivez pas mon enseignement aveuglément, éprouvez le par vous même".

"Doutez de tout et surtout de ce que je vais vous dire".

"Ne crois que ce que tu juges toi même être vrai après avoir été éprouvé à la flamme de ton expérience. Soi toi-même ton propre flambeau".


"Il ne faut pas croire une chose simplement parce qu'on l'entend dire; ni croire aux traditions parce qu'elles ont été transmises depuis l'Antiquité; ni aux rumeurs en tant que elles; ni aux écrits des sages parce que les sages les ont écrits; ni aux imagination inspirées, pensons nous, par un Déva;
ni croire aux conclusions tirées de quelques suppositions faites par nous au hasard; ni croire à une chose parce qu'elle semble être vrai par analogie; ni croire sur la simple autorité de nos instructeurs et maîtres. Mais nous devons croire la chose écrite ou parlée, ou la doctrine, si elle est corroborée par notre propre raison et notre propre conscience".


Voila ce que dit le Bouddha Shakyamuni.
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Yael
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MessageSujet: Re: Comprendre le bouddhisme en quelques points   Dim 25 Déc 2016 - 19:27

Compagnon a écrit:


...question 8 : Le bouddhisme est-il une religion ?

...réponse :Si l’on entend par religion, la reconnaissance et le culte d’un dieu créateur tout puissant de qui dépend la destinée humaine, le bouddhisme n’est pas une religion...

           ...Si l’on entend par religion, une organisation cultuelle avec des rites, des prières... ., on peut dire que le bouddhisme est une religion, car les bouddhistes ont le culte du Bouddha, du Dharma et du sangha. ils les considèrent comme des modèles parfaits à suivre...



Ok Donc vous rendez des cultes non à une divinité mais à des hommes.

Ça c'est hyper dangereux, car l'homme est le fondement même des sectes, c'est même l'inventeur des plus grandes sectes, tellement grandes qu’elles portent le nom de religions.

Compagnon a écrit:


...question 13 : Qui est-ce qui a créé l’Homme ?

...réponse :Personne n’a créé l’Homme. C’est notre ignorance originelle qui a engendré notre existence à travers le temps...



Ok autrement dit on existait avant d’être créé mais sous qu'elle forme ? car tu dis "C’est notre ignorance originelle qui a engendré notre existence à travers le temps"

Alors soit on existe et je suis d'accord qu'on peut avoir toutes sortes d'ignorances MAIS si on n'existe pas on n'a pas d’ignorance puisque justement on n'existe pas.

Il faut exister, peu importe la forme, chair ou esprit ou ce que tu veux pour être ignorant de quelque chose, il est donc IMPOSSIBLE que "notre ignorance originelle a engendré notre existence à travers le temps"




Merci d'avance pour les éclaircissements sur les questions 8 et 13.
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MessageSujet: Re: Comprendre le bouddhisme en quelques points   Dim 25 Déc 2016 - 19:56

Ok Donc vous rendez des cultes non à une divinité mais à des hommes.

Définition :

Un culte est un ensemble de pratiques d'hommage ou de vénération rendu par un groupe à une divinité, un être vivant mythique ou réel, un inanimé ou un phénomène à qui ce groupe reconnaît une dimension « de supériorité, d'excellence ou de sacré » et attribue des qualités remarquables ou exceptionnelles qui peuvent être considérées comme exemplaires. Le culte est un des éléments des religions. Par extension, le terme peut s'appliquer à des valeurs morales (justice par exemple) ou sociétales (patrie par exemple).

Oui et non. Certaines écoles bouddhiques développent davantage le culte du bouddha d'autre non. Et comme il est dit dans cette définition que le culte est une dimension des religions et que le bouddhisme n'est pas une religion au sens judéo-chrétien du terme... Donc en quelque sorte ou peut vouer un certain culte au Bouddha mais pas comme on voue un culte à Dieu par exemple.
On voue un culte au Bouddha comme certaines personnes peuvent vouer un culte à Mozart ou De Vinci. A savoir une immense admiration, un respect profond qui peut être teinté de reconnaissance profonde pour ce que son enseignement nous apporte.
Mais ce n'est pas un idôlatrie au sens judéo-chrétien du terme comme cela est expliqué. On peut s'incliner devant la statue du Bouddha en signe de respect commémoratif mais on ne considère pas que la statue du Bouddha abrite le Bouddha comme dans des cultes païens.
De plus selon les différents courant du bouddhisme certains sont plus basés sur la dévotion et les rituels comme la Terre Pure ou le bouddhisme tibétain, d'autre au contraire sont très épurés comme le Zen.

Ça c'est hyper dangereux, car l'homme est le fondement même des sectes, c'est même l'inventeur des plus grandes sectes, tellement grandes qu’elles portent le nom de religions.

Si le bouddhisme est correctement expliqué, cela n'est pas dangereux. Si c'est mal expliqué par des personnes mal intentionnée ou simplement mal formée dans cet enseignement, cela peut être dangereux oui bien sûre, comme tout. D'ailleurs il y a des conseils pour savoir distinguer un bon d'un mauvais maître. On accumule pas presque 2500 ans d'histoire sans en tirer des leçons :)

Technique le bouddhisme peut être qualifier de secte peut être, en Asie le terme secte n'a pas la connotation négative qu'il a en Occident et surtout en Europe. Il y a foule de sectes actuellement en Inde par exemple.

Ok autrement dit on existait avant d’être créé car tu dis "C’est notre ignorance originelle qui a engendré notre existence à travers le temps"

C'est difficile à expliquer. Là on touche à des aspects qui ne sont pas directement important dans la pratique au début. A la rigueur la question de savoir d'ou vient l'univers est secondaire. L'important est ce qu'on fait ici et maintenant de notre vie en cet instant. Comme dit plus haut, certaines écoles bouddhiques ne se préoccupent pas du tout de questions métaphysiques, d'autres davantage. Le Bouddha n'est pas là pour répondre à des questions métaphysiques. Mais d'un certain point de vue en effet on peut dire que pour le bouddhisme adhère à la phrase de Lavoisier : rien ne se perd, rien ne se créé, tout se transforme. Et si rien ne perd et rien ne se créé alors il n'y a ni commencement ni fin. Mais comme je l'ai dit... il y a un certain nombre de questions méptaphysiques auxquelles le Bouddha refusa de répondre tout simplement parce que les réponses n'étaient en rien utiles au but fixer : la libération de la souffrance.

Alors soit on existe et éventuellement je suis d'accord qu'on peut avoir toutes sortes d'ignorances MAIS si on n'existe pas on n'a pas d’ignorance puisque justement on n'existe pas.

Ce que le Bouddhisme dit pour faire simple c'est que : rien n'existe sans cause, rien n'existe indépendamment du reste, tout est conditionné et interdépendant. Ce qui est vérifiable par l'observation sans avoir besoin d'être bouddhiste. La science physique moderne rejoins sur certains point les considération "philosophique" développées par le Bouddhisme il a 2500 ans environ.

Le bouddhisme met aussi en garde contre notre mode de pensée naturelle qui est dualiste, instinctivement nous pensons de manière binaire, duale, duelle : bien/mal, vrai/faux, vérité/mensonge, etc... ou existence/non existence. Car tout est changeant. Fonctionner de manière dual ne peut que mener à la frustration, à l'insatisfaction, à la souffrance. Ce qui bien sûre est bien plus typique du mode de pensé occidental que du mode de pensée oriental (je pense au taoïsme notamment).

En tout cas le Bouddha a clairement dit que le nihilisme (rien n'existe) n'était pas une perception correcte de la réalité. L'éternalisme non plus il me semble. Pour les Bouddha les extrêmes sont nuisible et non-correct.
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MessageSujet: Re: Comprendre le bouddhisme en quelques points   Dim 25 Déc 2016 - 20:17

J’espère que tu te rends compte que tu donne une réponse qui n'en est pas une : "Personne n’a créé l’Homme. C’est notre ignorance originelle qui a engendré notre existence à travers le temps"

Autrement dit chaque fois que quelqu’un te poses la question "D’où vient l'homme ?" tu lui réponds systématiquement la réponse préformaté "Personne n’a créé l’Homme. C’est notre ignorance originelle qui a engendré notre existence à travers le temps"

Non seulement cela ne veut absolument rien dire puisque l'effet contredit la cause mais en plus tu laisse les gens dans l'embarras puisqu'ils non pas de réponse.

Et encore je ne t'ais parler que des question 8 et 13, je n'ose pas imaginer si je te demandes des explications claires, précises et compréhensives aux 23 questions.
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MessageSujet: Re: Comprendre le bouddhisme en quelques points   Dim 25 Déc 2016 - 20:27

Pour être précis non je ne répond pas toujours la même chose, la plupart du temps je fournis des réponses que donnent des personnes plus compétentes que moi. C'est ce que j'ai fait initialement sur ce topic : citer un site bouddhiste et non mes explications personnelles.

Je ne peux que t'inviter à faire la même chose que Dédé95 : rechercher par toi même, vu qu'apparemment j'explique mal (ce qui est tout à fait possible).

Comme je l'ai dis et répète, la bouddhisme est avant tout une pratique quotidienne, à la fois éthique et pourrait-on dire de discipline mentale. Les questions métaphysiques sont très secondaires. L'objectif est l'acquisition d'un mieux être sensible progressif mesurable.

En ce qui me concerne, je pratique tel que c'est recommandé, depuis environ 2 ans. J'expérimente certaines méthodes de méditation, je vois ce qui me convient le mieux, je lis et me documente. E je m'en trouve mieux, je ressens un mieux-être sensible tel que c'est "promis" en quelque sorte par le Bouddha. Je persévère donc. C'est pragmatique. Que dire d'autre ?
Parfois je ne comprends pas toujours ce que je lis, alors je demande des explications à des pratiquants plus chevronnés.


Si j'observe bien ta signature, tu disposes déjà d'un préjugé contre les religions en général, préjugés négatif. De plus tu t'appuies avant tout sur les sciences. Hors la pratique bouddhique a certains point communs avec la démarche scientifique.  Puis je t'inviter à rechercher par toi même les rapports entre la science actuelle et le bouddhisme, sur la toile. Tu y verras des corrélations qui te parleront davantage dans un langage a qui tu accorde davantage de crédit :)

Je te conseille notamment les échanges entre le moine Matthieu Ricard et l'astrophysicien vietnamien Trinh Xuan Thuan.

En attendant voici un texte qui va dans ce sens :

Bouddhisme et science

Par Dr Trinh Dinh Hy

S’il est une religion qui peut se trouver en de nombreux points en accord avec la science, c’est probablement le bouddhisme.

Mais comment une religion peut-elle s’accorder avec la science ? De tout temps, le savoiret la foi ont suivi des chemins divergents, et les relations entre scientifiques et religieux ont souvent été difficiles, voire même orageuses. Le bouddhisme peut-il échapper à cette règle ?

Sans doute oui. Car tout d’abord, le bouddhisme n’est pas une religion à ses origines. Ensuite, il n’a jamais prétendu expliquer la génèse du monde et, sauf en de rares circonstances, n’a jamais détenu le pouvoir temporel. Enfin, il partage avec la science de nombreux points communs que l’on ne cesse de découvrir.

Le bouddhisme n’est pas une religion à ses origines

Il s’agit à ses origines d’une philosophie, d’une discipline, d’une sagesse, fondée par un homme, le Bouddha Gautama, en Inde il y a plus de 25 siècles. C’est au cours de sa propagation à travers le monde, surtout sous la forme du Mahâyâna (Grand Véhicule) qu’il s’est profondément modifié, en s’adaptant aux coutumes de chaque pays. Il est tantôt resté philosophie ou art de vivre comme le Zen, tantôt devenu religion avec ses croyances, ses rites, comme le lamaïsme au Tibet et l’amidisme en Chine, pour ne citer que quelques unes parmi ses multiples branches.

Ainsi, n’étant fondamentalement pas une religion, le bouddhisme n’a pas vraiment besoin de foi ou de croyance. Un bouddhiste ne croit pas en Bouddha de la même façon qu’un chrétien croit en Dieu ou un musulman en Allah. Il le vénère comme un maître, un grand sage, il se rappelle l’enseignement bouddhique en récitant des sûtras, mais il s’agit de confiance et non pas de croyance. Son adhésion au bouddhisme, il le manifeste au cours d’une cérémonie appelée la "Cérémonie du Refuge", où il dit :"Buddham saranam gacchami. Dhammam saranam gacchami. Sangham saranam gacchami", ce qui veut dire "Je prends refuge auprès du Bouddha, de son enseignement et de la communauté des moines". "Prendre refuge" signifie "se reposer sur, se confier à". Il s’agit de confiance en un maître, son enseignement et ses représentants, et non pas de foi ou de ferveur religieuse.

Pour le bouddhisme comme pour la science, la notion d’un Dieu créateur et tout-puissant n’existe pas, et la question même de Dieu ne se pose pas. Tous les deux ne nient pas l’existence de Dieu, mais l’ignorent.

Un fondement commun : la connaissance, accessible à chacun et par lui-même.

Le point de rencontre essentiel entre la science et le bouddhisme est leur fondement sur la connaissance.

La science est par définition un ensemble cohérent de connaissances relatives à des faits, objets ou phénomènes. Le bouddhisme lui aussi, a pour objectif la connaissance. Bouddha vient du mot sanscrit Bud, qui signifie connaître, s’éveiller. Le Bouddha est celui qui connaît parfaitement, qui a atteint l’éveil. Le terme ne s’applique d’ailleurs pas seulement au Bouddha Gautama, mais à toute créature qui s’est éveillée à la connaissance. Bien plus, chaque homme est un Bouddha virtuel, un Bouddha qui s’ignore. Chaque être vivant a la "nature de Bouddha".

Aussi a t-on pu dire que le bouddhisme est la religion de la connaissance, comme d’autres religions sont des religions de l’amour. Ceci ne veut pas dire que le bouddhisme est une religion distante et froide. Mettâ(l’amour universel) et karunâ(la compassion) font en effet partie des vertus majeures des adeptes du Mahâyâna . Mais à la différence de l’amour du prochain prôné par d’autres religions, il s’agit d’un amour né de la prise de conscience que le sujet et l’objet ne font qu’un, que soi-même est l’autre. Dans le bouddhisme, l’amour se confond avec la connaissance profonde du non-Moi (anâtman).

Dans la science comme le bouddhisme, le sujet connaissant est l’homme, seul devant lui-même, car lui seul peut parvenir à la connaissance, par ses propres efforts. La vérité à atteindre n’est pas une Vérité révélée, accordée par la grâce divine, mais qu’il doit découvrir par lui-même. "Soyez un refuge pour vous-mêmes. Soyez votre flambeau et votre propre guide. Efforcez-vous sans relâche" : c’étaient les dernières paroles du Bouddha à ses disciples avant de mourir.

Une attitude mentale commune : l’esprit critique, d’ouverture, de tolérance

L’attitude mentale du bouddhiste est en beaucoup de points comparable à celle du scientifique.

Tout d’abord, il doit garder l’esprit critique, et ne pas accepter une prétendue vérité sans l’avoir soumise à l’épreuve de la raison et de l’expérience. Ainsi, aux habitants d’un village, les Kalâmâqui l’interrogèrent sur ce qu’il fallait croire et ce qu’il ne fallait pas croire, le Bouddha répondit : "Ne prenez pas pour vrai tout ce qu’on vous dit, même si ces paroles viennent de votre maître. Ne prenez pas pour vrai tout ce qui est écrit, même si ces écritures viennent d’hommes sages. Ne prenez pas pour justes toutes les traditions, les rumeurs, les déductions, les analogies de toutes sortes. Mais lorsque vous savez par vous-mêmes que certaines choses sont fausses et mauvaises, alors renoncez-y. Et lorsque par vous-mêmes vous savez que certaines choses sont bonnes et vraies, alors acceptez-les et suivez-les".

Ensuite, il doit garder l’esprit d’ouverture, l’esprit de détachement et de tolérance, qui vont souvent de pair.

Pour le Bouddha, il existe "84000 chemins qui mènent à la vérité", ce qui implique le respect des autres chemins que le sien. Bien plus, il ne faut pas confondre la vérité et le chemin qui mène à la vérité : "Tout ce que je vous ai enseigné, ô bhikkhus(moines), ce n’est que le doigt qui montre la lune, ne prenez pas le doigt pour la lune"...

"O bhikkhus, même cette vue qui est si pure et si claire, si vous la chérissez, si vous la gardez comme un trésor, si vous vous y attachez, alors vous n’aurez pas encore compris que l’enseignement est semblable à un radeau qui est fait pour traverser le fleuve, et non pas pour être porté sur le dos".

Il est donc tout à fait naturel que cet esprit d’ouverture ait conduit de part et d’autre à des développements fructueux.

La science s’est enrichie jour après jour de nouvelles théories scientifiques, parfois contradictoires mais toujours complémentaires, chacune apportant une parcelle de vérité. Ainsi, l’univers mécanique de Newton, la relativité d’Einstein et la théorie quantique de Bohr et d’Heisenberg ont tour à tour contribué à mieux comprendre le monde.

Le bouddhisme lui, a bénéficié des apports des maîtres-philosophes du Mahâyâna comme Nâgârjuna, Asanga, Vasubandhu, Hui Neng,... qui en approfondissant l’enseignement originel du Bouddha, ont développé au cours des siècles des écoles de pensée et de pratique fertiles comme le Madhyâmaka(Voie du Milieu), le Vijnânavâda(Pure conscience), et le Dhyâna (Chan ou Zen).

Une différence fondamentale : l’objet de la connaissance

C’est au niveau de l’objet de la connaissanceque se situe sans doute la différence fondamentale entre le science et le bouddhisme.

La science a pour objet tout ce qui peut être observé, expérimenté, étudié : comme la nature, l’homme lui-même, la société. Son champ d’action est extrêmement vaste, englobant tout ce qui est accessible à l’intelligence humaine. Il peut s’agir soit de la connaissance pure, spéculative selon Aristote, soit de la connaissance en vue d’applications pratiques, "pour nous rendre comme maîtres de la nature", selon Descartes.

Dans le bouddhisme par contre, il n’est pas question de tout connaître, mais uniquement ce qui permettra à l’homme d’accéder à la délivrance (moksha). Tout le reste est considéré comme inutile, superflu et illusoire.

Ainsi, si l’on compare la connaissance scientifique à une lumière multi-directionnelle, la connaissance bouddhique elle, serait semblable à un rayon laser focalisé sur un point précis, qui est la délivrance.

Le pragmatisme dans le bouddhisme

Ce qui caractérise le bouddhisme et le rapproche des sciences appliquées est son esprit pragmatique.

A l’époque où fleurissaient en Inde toutes sortes de courants religieux, d’idées mystiques, le Bouddha s’élevait contre les spéculations métaphysiques, souvent restées sans réponse et qui écartaient l’homme de l’essentiel, c’est-à-dire de la délivrance.

A l’un de ses disciples qui un jour lui posa la question si l’univers était fini ou infini, éternel ou non, si l’âme était distincte du corps, ce que devenait l’homme après la mort, le Bouddha répondit par une parabole : "Supposons qu’un homme soit gravement atteint d’une flèche, que l’on l’amène chez un médecin, et que l’homme dise : "Je ne laisserai pas retirer cette flèche, avant de savoir qui m’a blessé, de quel caste il est, de quel village il est né, de quel arc il s’est servi, de quelle matière a été faite la flèche, de quelle direction elle a été tirée..." Alors cet homme mourrait certainement avant d’avoir les réponses. Par conséquent, certaines choses comme l’univers est-il éternel ou non, etc., je ne vous les ai pas expliquées, parce que ce n’est pas utile à la vie spirituelle, parce que cela ne conduit pas au détachement, à la connaissance profonde, à la délivrance".

Une attitude médicale : les "Quatre Nobles Vérités"

L’attitude du Bouddha peut être comparée à celui d’un médecin, face à la maladie.

Dans son premier sermon à Sarnath, le Bouddha exposa les "Quatre Nobles Vérités" (arya-satya), qui constituent le coeur même de son enseignement :

1) La Première Vérité est la constatation de la souffranceuniverselle, plus exactement de duhkha, qui veut dire aussi imperfection, non-substantialité, vide. C’est le diagnostic de la maladie ou nosologie.

2) La Deuxième Vérité est la cause (samudâya)de la souffrance, qui est le désir ou la soif (trishnâ), soif de plaisir, soif d’existence, soif de permanence. Cette soif vient de l’ignorance (avidyâ), de l’illusion d’un Moi individualisé et permanent. C’est le diagnostic de la cause de la maladie ou étiologie.

3) La Troisième Vérité est la cessation de la souffrance (nirodha). C’est le pronosticou l’évolution vers la guérison de la maladie.

4) Enfin la Quatrième Vérité est la voie (mârga)vers la cessation de la souffrance, par les Huit Sentiers de la sagesse. C’est le traitement de la maladie.

Ainsi, on peut percevoir dans les "Quatre Nobles Vérités" enseignées par le Bouddha une démarche scientifique logique et pragmatique, une attitude médicale en quatre étapes : diagnostic nosologique, diagnostic étiologique, pronostic et traitement.

Inversement, quand un médecin dit par exemple à son patient : "1. Vous avez de la bronchite chronique, des artères qui se bouchent, 2. Car vous fumez trop, 3. Vous pouvez guérir de ces maladies, 4. Si vous arrêtez de fumer", il a ainsi appliqué sans le savoir, les "Quatre Nobles Vérités"énoncées par le Bouddha !

Le karma, loi de cause à effet

Ce cheminement parfaitement logique repose sur une notion importante dans le bouddhisme, qui est le karmaou loi de cause à effet. C’est de là que découle le samsâra, c’est à dire le cycle de renaissance, dans lequel les êtres vivants sont plongés dans un mouvement incessant de vie, de mort et de renaissance.

Ces deux concepts étaient en fait anciens et répandus en Inde, bien avant le Bouddha, qui n’a fait que les intégrer dans sa philosophie. D’après la loi du karma(qui vient de kar, agir), telle cause produit tel effet, comme tel fruit produit tel arbre. Comme les vagues qui se génèrent les unes les autres à la surface de l’eau, les karmas se succèdent, chaque action entraînant une autre, et ainsi de suite, suivant un enchaînement rigoureux et sans fin.

Mais le karmane désigne pas n’importe quelle action : il s’agit d’une action consciente. Dans le bouddhisme et à la différence de l’hindouisme, c’est l’intention qui compte et non pas l’action elle-même. Et si c’est à cause du karmaque l’homme tire sa souffrance, c’est aussi grâce au karmaqu’il peut accéder à la délivrance. Le bouddhisme s’élève ainsi contre le fatalisme, la résignation, l’acceptation passive du sort. L’homme est responsablede ses actes, et il ne peut rien reprocher au sort ou au hasard.

La conception du karmaest donc parfaitement concordant avec la science, puisque toutes les démarches de celle-ci consistent à établir des relations de cause à effet entre les phénomènes observés. On peut même dire que le bouddhisme est déterministe, puisqu’il reconnaît la nécessité et refuse le hasard. Tout comme la science à l’échelon macroscopique, jusqu’à Einstein avec sa fameuse formule "Dieu ne joue pas aux dés"

Des chemins différents de la connaissance

La science utilise un raisonnement déductif, s’appuyant sur l’observation et l’expérimentation, exprimé par des langages ou des symboles. Il s’agit de connaissances en grande partie collectives, transmises indirectement par ces langages. Elles conduisent à des applications scientifiques par des techniques, des machines, qui à leur tour font avancer les connaissances.

Dans le bouddhisme, la connaissance est intuitive, directe, s’appuyant sur la discipline mentale, au-delà du langage. On peut même parler d’une vision, d’une prise de conscience globale, subite, d’un éveil. Il s’agit aussi d’une expérience individuelle, qu’un maître Zen peut parfois provoquer chez un élève à l’occasion d’un choc émotif.

Il est rapporté qu’un jour au milieu d’un sermon, le Bouddha éleva dans sa main une fleur de lotus et resta silencieux. Un seul parmi ses disciples comprit la signification de ce geste et lui répondit par un sourire. Ce fut Mahakasyâpa, considéré comme le fondateur de l’école du Dhyâna (Chanou Zen), laquelle est caractérisée par la connaissance directe au-delà des mots.

Le Bouddha lui-même est appelé Mahâmuni, le Grand Silencieux. Son silence s’impose comme la reconnaissance que la Vérité est au-delà des mots : "Exclure toute parole et ne rien dire, ne rien exprimer, ne rien prononcer, ne rien enseigner, ne rien désigner, c’est entrer dans la non-dualité (advaita) ". C’est peut-être là la rencontre avec Lao-tseu : "La Voie qui peut être exprimée n’est pas la vraie Voie, le Nom qui peut être nommé n’est pas le vrai Nom". Les scientifiques d’aujourd’hui reconnaissent que "l’essentiel est invisible aux yeux", comme le disait le renard au Petit Prince.

La rencontre : l’impermanence, le non-Moi, la production conditionnée, la vacuité

L’impermanence (anitya), le non-Moi (anâtman), la production conditionnée (pratîtya-samutpâda), et la vacuité (sunyatâ) sont des concepts essentiels et étroitement liés dans le bouddhisme.

L’impermanence est une évidence pour tout le monde, et plus particulièrement pour le bouddhiste, car elle est liée au non-Moi (ou non-substantialité du Moi). "O Brâhmanas, la vie est comme une rivière de montagne qui va loin et coule vite, entraînant tout avec elle. Il n’y a pas de moment où elle ne s’arrête de couler. Le monde est un flux continu et impermanent".

Ce qui subit ce changement, ce n’est qu’un faux Moi, une entité empirique, conventionnelle, provisoire, éphémère et inconsistante, formée des "Cinq agrégats" (skandhas) (matière, perceptions, sensations, formations mentales, conscience), qui sont eux-mêmes sujets au changement. "Quand les agrégats apparaissent, déclinent et meurent, ô bhikkhus, à chaque instant vous naissez, vous déclinez, vous mourrez".

En effet, la science nous apprend qu’à chaque instant des millions de cellules de notre corps, sur notre peau, dans nos intestins, nos muscles, meurent et naissent. Et même nos milliards de neurones, qui nous accompagnent en principe jusqu’à la fin de nos jours, subissent des changements incessants. Pour prendre une image du moine Nagâsena : "Comme une flamme qui brûle, à chaque instant ce n’est plus la même et ce n’est pas non plus une autre" (na ca so na ca anno).

Le bouddhisme nie donc l’existence d’un Moi (âtman) en tant qu’entité, non seulement permanente, éternelle (comme l’âme humaine), mais encore individualisable, substantielle, pourvue d’une nature propre et indépendante. Selon le bouddhisme, tout est interdépendant, et rien ne peut être individualisé ni exister isolément, sinon dans l’esprit des hommes.

Cette conception du non-Moi se retrouve ainsi en accord avec les acquisitions scientifiques les plus récentes. Lorsqu’on regarde le corps humain, on s’aperçoit qu’il est fait d’un grand nombre d’organes dont aucun ne peut prétendre être le support du Moi. Est-ce notre coeur, notre estomac, notre cerveau, ou nos gonades ? Et les milliers de milliards de bactéries que nous hébergeons dans nos intestins, font-elles partie de notre Moi ? Probablement, puisqu’elles sont indispensables à notre absorption intestinale de vitamines, donc à notre survie. Mais provenant aussi de la nourriture extérieure, elles sont sans cesse renouvelées, et peuvent même un jour nous causer une infection grave et nous détruire. Et l’air que nous respirons ? Et nos idées ? Font-ils partie d’un Moi isolé, ou plutôt d’un monde où se fond le Moi ? Le Moi qui est en fait un non-Moi, changeant et interdépendant avec l’univers.

Il est maintenant bien établi, grâce aux travaux des astrophysiciens, que nous ne sommes que des poussières d’étoiles vieilles de quelques 13 milliards d’années. Notre parenté avec les animaux qui nous entourent ne fait plus guère de doute, mais également avec les plantes, les montagnes, les fleuves. Comme l’exprime si bien le titre de la chanson, "We are the world"...

Le principe de la production conditionnée (pratîtya-samutpâda),qui explique l’apparition et la continuation de la vie par l’enchaînement de 12 facteurs, allant de l’ignorance jusqu’à la vieillesse et la mort, est basé sur la formule :

"Quand ceci est, cela est. Cela apparaissant, cela apparaît. Quand ceci n’est pas, cela n’est pas. Ceci cessant, cela cesse".

Tout est ainsi conditionné, interdépendant, intimement lié.

Ceci rappelle étrangement les conclusions des scientifiques, après les expériences du pendule de Foucault et du paradoxe EPR (désintégration d’un particule, par Einstein, Podolsky et Rosen). Il s’avère d’après ces expériences qu’à l’échelle macroscopique aussi bien qu’à l’échelle microscopique, l’univers est interconnecté et possède un ordre global, indivisible.

"Chaque partie contient le tout, et le tout reflète chaque partie", dit le scientifique.

"Une parcelle de poussière
Contient tout l’univers.
Quand une fleur s’épanouit,
Le monde entier se révèle.", dit le moine Zen.

L’essentiel pour l’homme est de réaliser cette appartenance cosmique, cette vision globale des choses dans l’espace et le temps, afin d’éviter l’attachement au Moi, source de passions et de souffrance.

"Qui voit une seule chose a la vision de toutes les choses La vacuité d’une seule chose est la vacuité de toutes."(Chandrakîrti)

La vacuité(sunyatâ) est un concept central du bouddhisme qui a été développé surtout par l’école Madhyâmaka (Voie du Milieu) fondée par Nâgârjuna, grand philosophe indien du IIIè siècle.

La vacuité revêt une double signification dans l’école Madhyâmaka.

D’un côté, elle est non-substantialité, absence de Soi, de nature propre des choses : "Ainsi faut-il considérer ce monde fuyant : une étoile à l’aube, un éclair dans un nuage d’été, une lampe qui vacille, une bulle dans un ruisseau, un mirage, un rêve". (Sûtra du Diamant).

De l’autre côté, sunyatâest l’Absolu, la nature profonde des choses, la Réalité ultime, exempte de toute dualité, de tout concept, et qui ne peut être appréhendée que directement. "La forme n’est que vide. Le vide n’est que forme" (Sûtra du Coeur).

Ainsi, comprendre la vacuité par la sagesse (prajnâ), réaliser le vide, en dépassant le "vérité relative" de la vie quotidienne pour atteindre la "vérité suprême", c’est parvenir à la délivrance, le nirvâna.

Il est aussi frappant de retrouver l’importance que revêt la notion du vide dans la science. A l’échelle de l’infiniment petit, tout objet est formé de molécules et d’atomes, eux-mêmes formés de protons, d’électrons et d’autres particules, entre lesquels règne un vide impressionnant. La nature est essentiellement composée de vide : cette maison où vous vous trouvez est vide, cette table est vide, cette revue que vous tenez entre les mains est vide, ces lignes sont vides. Mais ce vide-là, nous le croyons plein...

Science et bouddhisme : une complémentarité

Au terme de cette analyse, il apparaît que la science et le bouddhisme partagent bien de points communs et présentent aussi quelques divergences, mais qu’il est illusoire de vouloir les comparer en les plaçant sur le même plan, puisqu’ils concernent des aspects différents de la vie, des dimensions différentes de la personnalité humaine.

L’une des caractéristiques de la science est la spécialisation et la fragmentation des connaissances. Analytique et "réductionniste par nécessité", elle finit par donner à chacun une vision parcellaire et étroite des choses. Conscients de ce défaut, de nombreux scientifiques cherchent actuellement à établir une interconnexion entre les différentes disciplines, de façon à dégager une synthèse, une vision plus globale, holistique du monde.

Dans cet effort de synthèse, le bouddhisme peut sans doute contribuer sa part. Déjà, d’étonnantes correspondances entre le bouddhisme et la sémantique, la phénoménologie, l’existentialisme, la physique moderne, ont été reconnues, et un grand nombre de scientifiques et de penseurs manifestent un intérêt croissant pour cette sagesse millénaire, en y découvrant de nouvelles et intéressantes ouvertures.

La science ne résoud pas tout, il faut à l’homme plus de sagesse


Personne à notre époque ne peut nier les apports considérables de la science, et les bouleversements que les techniques ont entraînés dans notre vie quotidienne. De façon bien inégale d’ailleurs, puisqu’ils échappent à une large majorité de la population mondiale. En un temps particulièrement court, les acquisitions scientifiques se sont multipliées à une vitesse vertigineuse. L’homme est arrivé à cette fin du XXème siècle à voyager dans l’espace, à greffer des organes, à féconder in vitro, à réaliser des tâches complexes par des robots et ordinateurs, pour ne parler que de quelques percées parmi les plus spectaculaires.

Mais les progrès technologiques ont également causé l’émergence de nouveauxproblèmes, comme la pollution et la destruction de l’environnement, le risque nucléaire, les catastrophes industrielles, l’exclusion et la violence dans les cités. En biologie, les progrès ont été tels que l’homme, "pris de vitesse par la science", se trouve devant de graves questions de bioéthique : euthanasie, dons d’organes, procréation artificielle, manipulations génétiques, etc.

Sans parler de toutes les guerres, les tueries, les génocides où la science continue à apporter sa triste contribution à la barbarie humaine. Et aussi de cette course en avant à la productivité, de cet esprit "toujours plus", soufflé par les lobby industriels qui ne savent pas plus eux-mêmes où aller...

En fin de compte, l’homme, ce "colosse aux pieds d’argile", est-il plus heureux grâce à la science ? Ou bien sent-il le besoin de quelque chose de plus profond en lui-même qui lui permettrait de résoudre ses problèmes ?

Comme le disait le physicien David Bohm, "la réponse ne réside pas dans l’accumulation du savoir. Ce qui est indispensable, c’est la sagesse. Bien plus que le manque de connaissance, c’est le manque de sagesse qui nous cause la plupart de nos problèmes".

Mais pour le bouddhisme, qu’est-ce la sagesse sinon la connaissance ? Une connaissanceprofonde, jusqu’au tréfonds de l’être, directe au-delà des mots, ayant pour but l’extinction de la souffrance, autrement dit le bonheur.


Olivet, 1993



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MessageSujet: Re: Comprendre le bouddhisme en quelques points   Dim 25 Déc 2016 - 20:58

Je comprends très bien ton raisonnement mais quand on cherche la vérité alors tout compte même les questions métaphysiques qui sont primordiales et non secondaires.

J'en déduis que tu as trouvé une voie mais que tu ne cherches pas la vérité.

C'est ton choix et je le respecte.

Moi ce qui m'importe c'est de connaitre la vérité et non d'aller perdre mon temps a rendre des cultes à qui que ce soit ni à des divinités.

Car je suis convaincu que vérité et cultes ne vont pas ensemble et que même si un dieu existe il n'a jamais voulu qu'on lui rende un culte.

C'est une des raisons pour laquelle je dis que dieu n'existe pas, justement parce que l'homme lui rend des cultes.

Dieu existe peut-être mais tant que l'homme lui rendra des cultes je suis convaincu qu'il ne se manifestera pas à nous.

Ou alors il se manifestera un jour pour nous demander de cesser ces futilités qui ne sont pas naturelles.

Alors oui il existe peu être un dieu, mais pour l'instant seule la science réponds a mes questions.

Et comme je le dis toujours aimer dieu c'est très bien, lui rendre un culte c'est lui craché au visage.
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MessageSujet: Re: Comprendre le bouddhisme en quelques points   Dim 25 Déc 2016 - 21:35


J'en déduis que tu as trouvé une voie mais que tu ne cherches pas la vérité.

Je cherche la sérénité avant tout. La paix de l'esprit si tu veux. Le calme. J'ai par nature un esprit très anxieux et agité. Grace au bouddhisme je me "soigne" et c'est efficace. Je le constate. J'ai donc adopté une démarche scientifique : j'ai constaté un mal, testé plusieurs remèdes sans succès, le dernier en date marche, je le conserve. Démarche expérimentale et donc scientifique. D'ailleurs je te suggère de jeter un oeil sur les travaux conjoints entre le moine Matthieu Ricard et des chercheurs sur le cerveau qui observent les effets sur le cerveau de la méditation sur des pratiquants de longue date à l'aide d'IRM/f. Il y a des résultats concrêts mesurables et mesurer. Par certaines formes de méditation on peut littéralement restructurer sont cerveaux par soi même pour obtenir certains bénéfices. Et ça c'est scientifique. C'est mesurer avec des outils.

Tu résumes ma personne uniquement à ma spiritualité :) C'est très réducteur.

Quand à chercher "la vérité", toute ma vie n'est pas centrée sur la pratique bouddhique, je suis curieux d'un certain nombre de sciences, j'ai une formation d'historien, je suis toujours heureux d'apprendre que l'homme a découvert de nouvelles choses, repoussé les limites de son ignorance. Certaines sciences m'enthousiasment (archéologie notamment). Quand à la notion de vérité... les certitudes scientifiques sont relatives, il suffit de constater que ce qui était certains pour les sciences il y a 1 siècle a changé aujourd'hui dans un certain nombre de domaines. Pour moi un bon scientifique est quelqu'un que ne se repose jamais sur ses certitudes scientifiques. Quelqu'un qui est toujours capable de remettre en cause ses certitudes. Cela permet de garder l'esprit ouvert et de faire des progrès.

Moi ce qui m'importe c'est de connaitre la vérité et non d'aller perdre mon temps a rendre des cultes à qui que ce soit ni à des divinités.

Chacun ses besoins :)
Je te taquine mais... toi ton culte c'est la vérité et tes divinités les sciences non ? :)

Tu savais que dans l'histoire des sciences les tout premiers astronomes étaient des prêtres païens ?
Que nombre de grand scientifiques de l'histoire étaient à la fois chercheur et croyants dans tel ou tel religions ? Et que pour certains la foi les a motivé dans leur recherche de la vérité scientifique ? Même Einstein était quelqu'un d'une profonde spiritualité mais par au sens judéo-chrétien.

Car je suis convaincu que vérité et cultes ne vont pas ensemble et que même si un dieu existe il n'a jamais voulu qu'on lui rende un culte.

Je crains que l'histoire humaine ne te donne tort, les faits historiques sont là malheureusement. Certes parfois diverses religions ont freiné le progrès scientifique dans certains lieux ou l'on restreins, parfois au contraire elles l'ont encouragé. Dans l'antiquité astronomie et astrologie ne faisaient qu'un, et les prêtres observaient aussi le ciel. Au Moyen-Age chimie et alchimie allaient de paire. Sincèrement renseigne toi sur l'histoire des sciences et tu verras que les religions et les sciences sont loin d'être tout le temps opposées loin s'en faut.

Je n'ai rien contre l'idée que "Dieu" n'ai jamais voulu qu'on lui rende un culte.

C'est une des raisons pour laquelle je dis que dieu n'existe pas, justement parce que l'homme lui rend des cultes.

Il y a surement des arguments sensés en faveur de cette position.

Dieu existe peut-être mais tant que l'homme lui rendra des cultes je suis convaincu qu'il ne se manifestera pas à nous.

C'est possible, je ne sais pas je ne suis pas "Dieu" :) Proposition intéressante en tout cas.

Ou alors il se manifestera un jour pour nous demander de cesser ces futilités qui ne sont pas naturelles.

Peut être. Je ne sais pas. En ce qui me concerne je ne crois plus à ce que les hommes disent sur "Dieu". Ce qui ne m'interdit pas de considérer qu'il puisse exister une ou plusieurs (plutôt plusieurs) entités vivant dans un plan d'existence différent du nôtre et que nous nous nommons "dieux". C'est une hypothèse que je n'exclu pas mais dont je n'ai aucune preuve. Donc je garde sur ce point une position neutre. Ainsi si un jour un ou plusieurs se manifestent à moi je ne serait pas fermé.

Alors oui il existe peu être un dieu, mais pour l'instant seule la science réponds a mes questions.

Heureux homme (ou femme?) que tu es si tu as trouver quelque chose qui répond a tes question ! :)
C'est tout le mal que l'on puisse te souhaiter. Puisse tu en être satisfait et que cela dure :)

Et comme je le dis toujours aimer dieu c'est très bien, lui rendre un culte c'est lui craché au visage.

Pourquoi pas ? :)
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MessageSujet: Re: Comprendre le bouddhisme en quelques points   Lun 26 Déc 2016 - 15:24

@Yael :

Prôner sous entend une volonté de convaincre. Ce qui n'est pas mon cas. Je reproduit ce q'une personne qui connait bien la pratique bouddhique dit sur ce qu'elle est et n'est pas. C'est de l'information, on adhère pas peu importe.

L’hindouisme et le bouddhisme en effet partage cette même notion de réincarnation, même si le terme français de réincarnation n'est pas tout à fait correct et pourrait induire en erreur sur ce que cela veut dire. Le maître que je suis (suivre) lui préfère, en français, le terme de re-manifestation.
Cela partie du contenu du bouddhisme oui. Rien d'étonnant là dedans. Quiconque connait un minimum les spiritualité orientales n'a rigoureusement aucune raison de tomber des nues.

Car seuls les adeptes des théories de réincarnations affirment que l’homme est complètement responsable de ses malheurs.

Il suffit de s'informer sur le bouddhisme pour savoir que celui-ci inclu ce principe de "réincarnation" oui, bien sûre, c'est même d'une banalité absolue. Cela revient à d'étonner qu'un chrétien soit monothéiste.
Toutefois la pratique bouddhique diffère un peu de l’hindouisme sur ce qu'il est possible ou non de faire en ce qui concerne notre vie actuelle.

D'après la pratique bouddhique une personne est responsable de son karma. Ce qui ne signifie pas que tout ce qui lui arrive soit uniquement un quelconque "prix a payer" ou une quelconque "rétribution" ou récompense. Il y a la fois des éléments qui sont le fruit du karma passé et d'autres qui ne sont pas liés à la responsabilité de la personne.

Te rends-tu compte de ce que tu dis ?

Absolument :) Tu comptes me resservir ce type de tournure de phrase régulièrement ? Juste pour savoir.
Tu prône une doctrine de réincarnation.

Déformation flagrante en contradiction avec ce qui est dit depuis le début. Désinformation. Déformation de propos. Je me suis déjà exprimé sur le terme de "prôner". Quelqu'un de force à venir poster ici ou lire ce qui y est écrit ? Non. Tu es libre de ne pas lire si cela te déplaît, personne ne te retiens :)

Quand on dit qu'un homme est responsable de ses malheurs c'est simple : si je met ma mains dans le feu, que je l'y laisse, je me brûle non ? Est ce la faute du feu ? De ma main ? Ou de est ce que cela vient de moi qui ai décidé de mettre ma main au feu ?

La pratique bouddhique énonce que l'une des principales causes de la souffrance humaine est notre ignorance de la loi dite du karma ou de cause à effet. Pour la pratique bouddhique tout ce que l'on pense, dit ou fait a des conséquences : bonne, neutre ou mauvaise. Et ces conséquences portent aussi bien sur les autres que sur nous même. Tout a toujours des conséquences. C'est pourquoi il est fondamental de ce demander dans quel but on agît ou pas. Et si ce que l'on pense, dit ou fait peut vraiment ou non nous apporter le bonheur. Et pas seulement à nous mais à tous.
Une seconde affirmation bouddhique est qu'il n'existe aucun bonheur véritable qui soit égoïste. Tant que l'on cherche uniquement sa propre auto-satisfaction cela ne peut pas nous donner un bonheur véritable, car notre bonheur est lié à celui des autres et inversement.
Question donc Yael : que cherche tu exactement en me posant ces questions ? Quelle intention cachée y a t-il derrière, quelle motivation ? C'est important de le savoir, surtout pour toi. Si tes intentions ne sont pas sincèrement bienveillantes tu risques fort de produire un résultat contraire à te propre satisfaction.


Dernière édition par Compagnon le Lun 26 Déc 2016 - 15:28, édité 1 fois
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Râm
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MessageSujet: Re: Comprendre le bouddhisme en quelques points   Lun 26 Déc 2016 - 15:27

Rien n'arrive qui soit le résultat du hasard, effectivement l'homme est responsale de ses malheurs, par ses actes, ses paroles et ses pensées, mais tout se paye avec la même monnaie...

ou comme disait le Christ : "vous ne sortirez pas de là tant que vous n'ayez payé jusqu'au dernier sou"

Que tu y crois ou pas ne change rien à la loi, toi aussi tu y est soumis Yael, ta révolte ne fait que t'enferrer toujours un peu plus.
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MessageSujet: Re: Comprendre le bouddhisme en quelques points   Lun 26 Déc 2016 - 15:58

Compagnon a écrit:
...Il y a des résultats concrêts mesurables et mesurer. Par certaines formes de méditation on peut littéralement restructurer sont cerveaux par soi même pour obtenir certains bénéfices. Et ça c'est scientifique. C'est mesurer avec des outils...

Tout à fait, j'en ai fait personnellement l’expérience dans le cadre de la relaxation, qui t’amène dans une certaine forme de méditation quand ces séances de relaxations se multiplient et durent de plus en plus longtemps.

Compagnon a écrit:
...Quand à la notion de vérité... les certitudes scientifiques sont relatives, il suffit de constater que ce qui était certains pour les sciences il y a 1 siècle a changé aujourd'hui dans un certain nombre de domaines. Pour moi un bon scientifique est quelqu'un que ne se repose jamais sur ses certitudes scientifiques. Quelqu'un qui est toujours capable de remettre en cause ses certitudes. Cela permet de garder l'esprit ouvert et de faire des progrès...

Nous parlons donc bien de la même chose quand on sait faire la différence entre certitudes est fait acquis.
Et je vois que tu ne te trompe pas puisque tu sais reconnaître qu'un scientifique peut avoir des certitudes sans que pour autant celles-ci soient officiellement devenues des faits acquits.
Tu es conscient que les certitudes peuvent êtres balayées par des éléments et des événements nouveaux alors qu'un fait acquit ne sera jamais balayé, sinon ce n'en était pas un.

Compagnon a écrit:
...Je te taquine mais... toi ton culte c'est la vérité et tes divinités les sciences non ? :) ...

Dans mon dictionnaire scientifique les mots "culte" et "divinités" n'existent pas.

Je dirais que la recherche de la vérité a été très longtemps le but suprême de ma vie, même si je ne l'ai jamais trouvé.

Et donc les sciences oui m'ont apportés beaucoup de réponses, les religions aucunes car elles ne sont pas dignes de confiance.

Compagnon a écrit:
...Tu savais que dans l'histoire des sciences les tout premiers astronomes étaient des prêtres païens ?
Que nombre de grand scientifiques de l'histoire étaient à la fois chercheur et croyants dans tel ou tel  religions ? Et que pour certains la foi les a motivé dans leur recherche de la vérité scientifique ? Même Einstein était quelqu'un d'une profonde spiritualité mais par au sens judéo-chrétien...

Tout a fait, on ne devient pas scientifique par hasard, mais simplement par ce que l'on s’intéresse à son environnement, peu importe que l'on soit chrétien, musulman ou athée.

C'est simplement le courant de la vie qui a fait que les scientifiques sont apparus après les athées et les religions, il fallait bien  qu’à un moment certaines personnes s’intéressent à autre chose qu'à leur spiritualité.

Compagnon a écrit:
...Je crains que l'histoire humaine ne te donne tort, les faits historiques sont là malheureusement. Certes parfois diverses religions ont freiné le progrès scientifique dans certains lieux ou l'on restreins, parfois au contraire elles l'ont encouragé. Dans l'antiquité astronomie et astrologie ne faisaient qu'un, et les prêtres observaient aussi le ciel. Au Moyen-Age chimie et alchimie allaient de paire. Sincèrement renseigne toi sur l'histoire des sciences et tu verras que les religions et les sciences sont loin d'être tout le temps opposées loin s'en faut...

Ce sont les hommes qui ont créé les cultes et les religions, pas leurs divinités. Et justement les faits historiques dont tu parles le prouvent indéniablement.

Ce n'est pas parce que certaines religions confirment certaines réalités scientifiques qu'il faut obligatoirement en conclure qu'elles sont opposées ou pas aux preuves scientifiques, ces religion n'ont tout simplement pas le choix de confirmé ce que dit la science devant un fait acquis et inversement la science confirme certaine vérité religieuses comme par exemple emplacement de la ville de Babylone en Irak, à environ 100 km au sud de Bagdad, près de la ville de Hilla. https://fr.wikipedia.org/wiki/Babylone

Compagnon a écrit:
...En ce qui me concerne je ne crois plus à ce que les hommes disent sur "Dieu". Ce qui ne m'interdit pas de considérer qu'il puisse exister une ou plusieurs (plutôt plusieurs) entités vivant dans un plan d'existence différent du nôtre et que nous nous nommons "dieux". C'est une hypothèse que je n'exclu pas mais dont je n'ai aucune preuve. Donc je garde sur ce point une position neutre. Ainsi si un jour un ou plusieurs se manifestent à moi je ne serait pas fermé...

Je suis entièrement d'accord et c'est la raison pour laquelle je ne suis pas athée.
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MessageSujet: Re: Comprendre le bouddhisme en quelques points   Lun 26 Déc 2016 - 18:06

Yael a écrit:
La preuve que dieu n'existe pas, c'est que l'homme existe.

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Loganj
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MessageSujet: Re: Comprendre le bouddhisme en quelques points   Lun 26 Déc 2016 - 18:13

Mort de rire ? Kévalin moi au plus je le lis ce Yael au plus j'ai la nausée .....
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MessageSujet: Re: Comprendre le bouddhisme en quelques points   Lun 26 Déc 2016 - 18:21

Kevalin a écrit:
Yael a écrit:
La preuve que dieu n'existe pas, c'est que l'homme existe.



Oui soit parce que tu a compris la subtilité, soit l'inverse, a toi de me le dire :)
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MessageSujet: Re: Comprendre le bouddhisme en quelques points   Lun 26 Déc 2016 - 19:09

Nan, c'est à toi de dire ou de raconter le cheminement que tu as eu pour écrire une telle phrase car perso je ne vois aucunement une preuve ou une évidence de quoi que ce soit, pire je vois l'inverse...
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MessageSujet: Re: Comprendre le bouddhisme en quelques points   Lun 26 Déc 2016 - 19:59

En dehors te troller totalement ce topic et donc de dégoutter totalement quiconque de sincèrement curieux de venir s'informer, qu'est ce que cela vous apporte de vous jeter à la figure vos jugements de valeurs respectifs ?
Je ne réponds plus à Yael car j'estime que c'est une perte de temps (pour le moment en tout cas), il dispose déjà de bien assez de certitudes et préjugés pour avoir l'esprit bien remplis.

Cela me fait penser à cette parabole Zen ou un universitaire vient trouver un vieux maître zen et lui demande : qu'est ce que le zen ?
Le vieux maître ne répond rien et lui propose une tasse de thé.
L'universitaire accepte en rongeant son frein car il est très pressé d'avoir une réponse.
Le vieux maître prend tout son temps, prépare le thé, prend une tasse et commence à verser le thé. Lentement.
L'universitaire s'impatiente de plus en plus.
Surtout que le vieux maître continu à verser le thé alors que la tasse débord, le thé coule par terre.
L'universitaire finit par s'emporter et demande pourquoi le vieux maître gâche ainsi le thé.
Le vieux maître de répondre : votre esprit est comme cette tasse, plein de certitudes, si vous voulez comprendre le zen, alors videz vous l'esprit de tout ce que vous croyez savoir, pour le moment je ne peux rien vous apprendre de plus, videz votre esprit comme cette tasse, alors vous serez en mesure d'écouter et de comprendre le zen.

Yael, sans vouloir t'offenser, simplement en faisant un constat (qui n'a rien d'original, tout le monde et comme toi, y compris moi) je pense que tu as déjà en tête tout un tas de réponses toutes faites à la moindre explication que je puisse donnée, tu objectes sur tout. A quoi bon me questionner puisque tu as déjà des réponses toutes prêtes ? Donc je ne peux rien expliquer. Je peux passer des heures a chercher à t'expliquer cela ne servira a rien.

Le bouddhisme est une pratique. Si on veut vraiment comprendre, il faut étudier et pratiquer soi même. C'est tout.

Et tu peux trouver que c'est une réponse facile mais c'est un fait. C'est tout.

Maintenant ce n'est pas non plus une raison pour que les autres interlocuteurs ici en rajoute une couche et finissent de troller ce sujet. Personne n'en sort grandi. Loin de là.
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MessageSujet: Re: Comprendre le bouddhisme en quelques points   Lun 26 Déc 2016 - 20:45

Kevalin a écrit:
Nan, c'est à toi de dire ou de raconter le cheminement que tu as eu pour écrire une telle phrase car perso je ne vois aucunement une preuve ou une évidence de quoi que ce soit, pire je vois l'inverse...

L'homme est trop pourri jusqu’à la moelle pour qu'il puisse avoir été créé par un quelconque dieu d'amour, de sagesse et de bonté.

Tu as besoin d'exemples qui prouvent que l'homme n'est pas fait à l'image de ce dieu ?

Rien qu'entre les années 1939 et 1945 tu vas en trouver quelque un sans aucune difficulté.

La subtilité principale était là, elle montre simplement que c'est l'homme qui a créé dieu et non l'inverse et jusqu’à maintenant j'en suis convaincu.

Mais je ne dis pas que peut-être un jour un Dieu d'amour, de sagesse et de bonté se manifestera à nous pour nous dire qu'il vient mettre de l'ordre sur terre et supprimer tous les hommes pourris jusqu’à la moelle afin que l'humanité devienne à son image.

Après bien sûr, je comprends très bien si tu vois les choses autrement et je le respecte.

Chacun sa vision des choses, chacun ses convictions.
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MessageSujet: Re: Comprendre le bouddhisme en quelques points   Lun 26 Déc 2016 - 21:09

yael a écrit:
L'homme est trop pourri jusqu’à la moelle pour qu'il puisse avoir été créé par un quelconque dieu d'amour, de sagesse et de bonté.

désolé, çà ne prouve strictement rien en plus de ne rien vouloir dire car cela voudrait signifier que tu connais les coulisses de la création, hors, avec ton mental limité (comme nous tous) tu n'es pas en mesure de comprendre quoi que ce soit à cette création gigantesque et donc d'en faire une déduction aussi ridicule née de l'ignorance contre laquelle nous luttons tous.. Pour se sortir du trou du lapin, la seule démarche est celle de l'empirisme; en-dehors d'elle, on reste sur des constructions mentales et des conceptualisations qui trahissent le Réel.
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MessageSujet: Re: Comprendre le bouddhisme en quelques points   Lun 26 Déc 2016 - 21:17

Kevalin a écrit:
yael a écrit:
L'homme est trop pourri jusqu’à la moelle pour qu'il puisse avoir été créé par un quelconque dieu d'amour, de sagesse et de bonté.

désolé, çà ne prouve strictement rien en plus de ne rien vouloir dire car cela voudrait signifier que tu connais les coulisses de la création, hors, avec ton mental limité (comme nous tous) tu n'es pas en mesure de comprendre quoi que ce soit à cette création gigantesque et donc d'en faire une déduction aussi ridicule née de l'ignorance contre laquelle nous luttons tous.. Pour se sortir du trou du lapin, la seule démarche est celle de l'empirisme; en-dehors d'elle, on reste sur des constructions mentales et des conceptualisations qui trahissent le Réel.



J'ai pourtant été clair, c'est ma conviction.

Tu pourras toujours me rétorquer ce que tu voudras, ça ne changera pas ma conviction, sauf si tu me démontres que je me trompe.

De plus tout ce que tu dis la sont tes convictions, tu n'en démontres aucune preuve toi non plus, et je ne t'en veux pourtant pas, chacun a ses propres convictions.

Car c'est bien beau de dire : "Pour se sortir du trou du lapin, la seule démarche est celle de l'empirisme" encore faut-il le prouvé par la démonstration, ce que tu n'as pas fait.

Donc dire c'est bien, démontrer c'est mieux.

Tu viens de me donner ta conviction sur ce sujet de et par tes expériences tout au long de ta vie, et bien ok.

Moi je te donne la mienne et idem due a mes expériences tout au long de ma vie.


Dernière édition par Yael le Lun 26 Déc 2016 - 21:26, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Comprendre le bouddhisme en quelques points   Lun 26 Déc 2016 - 21:24

Justement, je n'ai aucune conviction alors que toi tu as des idées très arrêtées alors que tu n'es pas en mesure de savoir quoi que ce soit sinon il faut le prouver.

Ta signature fait un rapprochement entre Dieu et la souffrance des humains, tu crées un lien entre ces deux choses, et tu fais ta conclusion alors que moi je ne vois aucun liens à faire ni de causalités quelconque. Ton décret est sans appel et relève de la supercherie si tu n'es pas capable de prouver quoi que ce soit.
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