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 Saul de Tarse

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MessageSujet: Saul de Tarse   Mer 5 Aoû 2009 - 20:32

Connu aujourd'hui sous le nom de St Paul.

J'en appelle à votre aide.
Que connaissez-vous de lui?
Qu'en pensez-vous?

Merci d'avance.
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MessageSujet: Re: Saul de Tarse   Mer 5 Aoû 2009 - 21:24

Vu qu'on lui a fait une place dans la Bible, j'ai une certaine méfiance, la Bible n'est pas une référence sur l'histoire.

Quelqu'un a t'il d'autres références pour ce personnage que ceux de la Bible?
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MessageSujet: Re: Saul de Tarse   Mer 5 Aoû 2009 - 22:01

Bonsoir Beltane,

Je me rappele avoir lu une histoire,je pense que c'était effectivement celle de Saul de tarse.
Il ne connaissait pas encore les apotres,son destin lui était encore caché.

La seule chose dont je me souvienne c'est qu'à un moment donné, il vit le ciel devenir nuit totale. Une manifestation "magique" peut etre et pour le moins mystérieuse...
Saul,ou Paul,selon moi est la réminiscence incarnée de Krishna...
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J-P Mouvaux
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MessageSujet: Re: Saul de Tarse   Mer 5 Aoû 2009 - 22:45

Beltane a écrit:
Connu aujourd'hui sous le nom de St Paul.

J'en appelle à votre aide.
Que connaissez-vous de lui?
Qu'en pensez-vous?

Merci d'avance.

C'est un des principaux fondateurs de la religion chrétienne ; il est connu par ses lettres où on peut trouver l'expression de sa pensée théologique, qui a fortement marqué la théologie chrétienne ; où on peut aussi repérer quelques éléments de sa vie ; le livre des "Actes des Apôtres" parle beaucoup de lui mais les informations qui y sont données sont sujettes à caution ; certaines sont en contradiction avec des passages de ses lettres ; finalement, on ne sait pas grand chose de sûr sur les détails de sa vie, mais ce n'est pas là l'essentiel. Ce qui le caractérise par rapports aux autres grands fondateurs du christianisme : Jacques, Jean, Pierre, c'est qu'il a orienté la religion naissante, issue du judaïsme, vers une ouverture au monde "païen".
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MessageSujet: Re: Saul de Tarse   Mer 5 Aoû 2009 - 23:01

J-P Mouvaux a écrit:
Beltane a écrit:
Connu aujourd'hui sous le nom de St Paul.

J'en appelle à votre aide.
Que connaissez-vous de lui?
Qu'en pensez-vous?

Merci d'avance.

Ce qui le caractérise par rapports aux autres grands fondateurs du christianisme : Jacques, Jean, Pierre, c'est qu'il a orienté la religion naissante, issue du judaïsme, vers une ouverture au monde "païen".

Pour quoi n'as-tu pas nommé Marie Madeleine parmi les fondateurs Jean-Pierre?
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J-P Mouvaux
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MessageSujet: Re: Saul de Tarse   Mer 5 Aoû 2009 - 23:22

Nitrof a écrit:


Pour quoi n'as-tu pas nommé Marie Madeleine parmi les fondateurs Jean-Pierre?

Tout simplement parce que les courants "proto-chrétiens" qui se sont exprimés dans les évangiles "apocryphes" : évangiles de Thomas, de Marie, de Judas ......ont été éliminés au profit du courant "orthodoxe" qui s'est exprimé dans les écrits "canoniques" ; ce courant "orthodoxe", devenu religion d'Etat avec les empereurs romains Constantin et Théodose est donc le seul à avoir formé la religion chrétienne telle que nous la connaissons.

Qu'en aurait-il été si les courants déclarés "hérétiques" avaient subsisté ? On peut toujours essayer d'imaginer.
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MessageSujet: Re: Saul de Tarse   Jeu 6 Aoû 2009 - 1:47

Peut-on le considérer comme fondateur du christianisme?
Quels étaient ses liens avec les apôtres?
Y a t-il des différences fondamentales entre sa parole et celle de Jésus?

Pourquoi a t-il souhaité évangéliser les païens alors que Jésus avait demandé de ne pas le faire?
Qui a entendu parler des deux églises (Antioche et Jérusalem)? Quelles étaient leur différence?
Pourquoi l'église chrétienne, qui est pourtant d'origine juive, a t-elle rompu avec le judaïsme? Quand la scission a t-elle eu lieu?

Et une question à tous les chrétiens qui voudront bien me répondre:
Comment vous positionnez-vous par rapport au Judaïsme?
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MessageSujet: Re: Saul de Tarse   Jeu 6 Aoû 2009 - 9:28

Saul nait à Tarse entre 5 et 15 ap J.C meurt martyr à Rome vers 67
Paul n'a pas connu le Christ mais il est rangé dans l'Eglise Catholique comme un apôtres pour le rôle capital qu'il a tenu dans la diffusion de l' Evangile parmi les païens.
Né à Tarse d'une famille juive qui a acquis la citoyenneté romaine. Il vient suivre des cours à Jérusalem AC 22.3 et 5.37), il fait partie des pharisiens radical et poursuit avec acharnement la jeune communauté chrétienne il assiste et approuve au martyre du diacre Etienne.
LEs Actes des Apôtres racontent sa conversion sur la route de Damas ,ilsera baptisé d'ailleurs par un chrétien de Damas.
Sa culture hébraïque et hellénique de désigne pour devenir l'apôtre des gentils (païens),en même temps qu'elle fera delui le penseur de l'Eglise naissante .
Pendant20 ans il parcoure l'Asie Mineure et la Grèce, onsuit l'actionde Pau à travers les Actes des Apôtres et à travers ses propres épitres(ses lettres) qui ont l'intéret de développer une pensée considérée par les chrétiens comme inspirée,elles figurent à ce titre dans les textes du Nouveau testament.
La pensée Paulienne est une des bases de la doctrine chrétienne.
On a conservé 13 épitres de Paul : 2 aux Thessaloniciens; 2 aux Corinthiens ; 1 aux Galates ;1 aux Romains; 4 épitres de la captivité: aux Philppiens, aux Colossiens, aux Ephesiens, à Philemon ; 3 épitres pastorales : 2à Timothée, 1 à Tite. Unequatorzième épitre aux Hébreux est attribuée à undes disciples de Paul sans doute Apollos.

les lettres dePaul sont habituellement des écrits de circonstances : il répond à des questions d'une communauté ou réagit contre certains désordres, doctrinaux ou moraux;

Traditionellement on reconnait en Luc le "cher médecin" (COL, 4,14) quiaccompagne Paul de Troas à Philippes. Il rejoint Paul àMilet, lesuit à Césarée et puis à Rome
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Lephenix
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MessageSujet: Re: Saul de Tarse   Jeu 6 Aoû 2009 - 11:00

Les Épîtres pauliniennes donnent quelques renseignements sur leur auteur :
"Car moi aussi je suis Israélite, de la postérité d'Abraham, de la tribu de Benjamin. " — (Rom. 11:1).

"Moi, circoncis le huitième jour, de la race d'Israël, de la tribu de Benjamin, Hébreu né d'Hébreux ; quant à la loi, pharisien ; quant au zèle, persécuteur de l'Église ; irréprochable, à l'égard de la justice de la Loi." — (Phil. 3:5).

Selon Luc, Paul était issu d'une famille juive de Tarse en Cilicie (située dans l'actuelle Turquie) :

"Je suis juif, reprit Paul, de Tarse en Cilicie, citoyen d'une ville qui n'est pas sans importance. " — (Ac. 21, 39).

Selon Jérôme de Stridon (saint Jérôme), il serait né en Galilée à Giscala :

"Les parents de Paul étaient originaires de Gyscal, province de Judée, et lorsque toute la province fut dévastée par les armées romaines et les Juifs dispersés dans tout l'univers, il furent transportés à Tarse, ville de Cilicie. Paul, tout jeune encore, suivit ses parents[1]. "

Il serait né autour de l'an 10. Il avait un frère, si on interprète ce qui suit au sens littéral :

"Saluez Rufus, l'élu du Seigneur, et sa mère, qui est aussi la mienne." — (Rom. 16:13).

Il aurait été, vers douze ou treize ans, envoyé par ses parents à Jérusalem, pour suivre la carrière de scribe et aurait été instruit par Gamaliel. L'expression "aux pieds de Gamaliel " peut aussi signifier que Paul a reçu une éducation selon les principes de ce maître pharisien connu pour une certaine ouverture.

"Je suis juif, né à Tarse en Cilicie ; mais j'ai été élevé dans cette ville-ci, et instruit aux pieds de Gamaliel dans la connaissance exacte de la loi de nos pères, étant plein de zèle pour Dieu, comme vous l'êtes tous aujourd'hui." — (Act. 22, 3).

Il fit preuve d'un zèle profond pour sa religion (le judaïsme enseigné selon la tradition des pharisiens) et rejoignit les rangs des persécuteurs des premiers disciples de Jésus de Nazareth. Selon les Actes des Apôtres (ch. 6 et 7), il participa à cette époque à la lapidation d'Étienne, même si lui-même n'en touche pas un mot.

Il aurait obtenu des lettres de recommandation pour rechercher et persécuter les chrétiens à Damas. Selon les Actes des Apôtres, au cours du voyage pour s'y rendre, il rencontra Jésus ressuscité (vers 33).
Il sortit de cette rencontre profondément bouleversé et définitivement persuadé que celui qu'il persécutait était le seigneur donné par Dieu pour le salut de son peuple.
Ce bouleversement se manifesta sous la forme d'une chute (on ne parle pas de cheval) et par la perte totale de la vue.
Trois jours plus tard, il reçut le baptême au nom du Christ par un disciple vivant à Damas, du nom d'Ananie.

Il se présente alors lui-même comme un apôtre du Christ, et comme le bénéficiaire de la dernière apparition de Jésus (1 Co 15,8).

Il fut l'apôtre qui favorisa activement, sans en être cependant l'initiateur, l'"ouverture vers les gentils" de l'Église naissante.

À cette époque, l'enseignement s'adressait principalement aux Juifs que l'on cherchait à convertir.
Aux yeux des premiers chrétiens, qui se sentaient encore juifs, les incirconcis étaient des personnes peu fréquentables, voire impures, et le message du Christ semblait ne pas leur être destiné. Paul, à la suite de Barnabé, alla prêcher chez eux.

Selon Luc, au Concile de Jérusalem il réussit à convaincre les autres chefs de la première communauté chrétienne que l'on pouvait être baptisé sans avoir été au préalable circoncis (Ac 21, 18), mais les tensions persistèrent avec le courant mené par Jacques (Ga 2, 11s).

Paul, grand voyageur, a fondé et soutenu des Églises dans tout l'Est du bassin méditerranéen, plus particulièrement en Asie Mineure. Quand il ne leur rendait pas visite personnellement, il communiquait avec eux par lettres (épîtres).

Son engagement auprès des gentils et ses convictions religieuses lui attirèrent l'inimitié de certains juifs. Il fut arrêté à Jérusalem et manqua d'être lynché.

Arrêté par les Romains, il argua de sa Civis Romanus Sum (citoyenneté romaine) pour être jugé non par le Sanhédrin mais par le gouverneur.
Celui-ci l'emprisonna durant deux ans à Césarée.

Puis, sur la demande de Paul, il fut conduit à Rome pour comparaître devant l'empereur.

Une tempête le détourna sur Malte où il resta quelques mois puis il s'installa à Rome, d'abord en liberté surveillée puis complètement libre.

Il y mourut décapité (en tant que citoyen romain), probablement en 67, à la suite de l'incendie de Rome (64), et après un procès probable sous le règne de Néron :

"On raconte que, sous son règne, Paul eut la tête coupée à Rome même […] " (Eusèbe de Césarée, Histoire ecclésiastique, II, XXV, 5)

Plusieurs aspects de la vie de Paul demeurent mal expliqués : sa double appartenance juive et romaine, sa conversion radicale, ses contacts avec les autorités romaines.

Quant à sa citoyenneté romaine réelle ou supposée, elle embarrasse de nombreux historiens.

Voici ce qu'en dit Voltaire, connu pour sa grande érudition, en son célèbre Dictionnaire philosophique :

"Paul était-il citoyen romain, comme il s'en vante ? S'il était de Tarsis, en Cilicie, Tarsis ne fut colonie romaine que cent ans après lui. Tous les antiquaires en sont d'accord. S'il était de la petite ville ou Bourgade de Giscala, comme saint Jérôme l'a cru, cette ville était dans la Galilée, et certainement, les Galiléens n'étaient pas citoyens romains."

Il connaissait l'araméen et l'hébreu. Sa langue maternelle est le grec, et c'est dans la traduction des Septante qu'il lit la Bible.

Il ajoute à son nom hébraïque, Saül, le cognomen romain de Paulus.

Même si sa culture paraît avoir été assez superficielle, les études récentes ont fait apparaître une bonne maîtrise de la diatribe grecque, tout à fait dans la ligne d'Aristote.


Ce qui suppose une éducation sérieuse à Tarse. Il était de famille apparemment aisée, puisqu'elle possédait le droit de cité romaine ; ce qui ne l'a pas empêché, selon une pratique assez courante à l'époque dans les familles juives, et en particulier parmi les rabbins, d'apprendre un métier manuel : les Actes nous apprennent qu'il fabriquait des tentes, c'est-à-dire qu'il était probablement tisserand ou sellier."

Son arrestation est consécutive au fait d'avoir introduit un païen dans le sanctuaire de Jérusalem ou à sa présence elle-même, ce qui était passible de mort selon la loi juive, mais son état de citoyen romain a empêché qu'il ne soit livré au Sanhédrin et embarrassé les deux procurateurs qui se sont succédé en Judée, et ont fait traîner l'affaire, de même que la juridiction impériale devant qui il demanda à comparaître. La fin de sa vie reste obscure : les Actes des Apôtres se terminent brusquement sur l'indication qu'il est resté deux ans à Rome en liberté surveillée. Il serait mort en 64 lors de la persécution des chrétiens ordonnée par Néron, à moins que, relâché, il ait continué ses activités missionnaires avant d’être de nouveau arrêté, ramené à Rome puis décapité en 67.
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MessageSujet: Re: Saul de Tarse   Jeu 6 Aoû 2009 - 11:14

Après sa conversion, Paul séjourne quelque temps à Damas, puis en Arabie, puis à Jérusalem, Tarse, avant d'être invité par Barnabé à Antioche.
C'est de cette ville qu'il partira pour ces voyages missionnaires. On peut raisonnablement dater ses voyages dans un intervalle de quelques années de 45 à 58 environ.

Premier voyage (estimé de 45 à 49)

C'est un voyage aller-retour qu'il effectue en compagnie de Barnabé et de Jean Marc (cousin de Barnabé). Il visite Chypre, la Pamphylie (Pergé) et prêche autour d'Antioche de Pisidie.

Paul et Barnabé cherchent à convertir des Juifs, prêchent dans les synagogues, sont souvent mal reçus et obligés de partir précipitamment (à cause de leur annonce du salut et de la résurrection en Jésus (Actes 13:15-41) mais pas forcément mal reçus (Actes 13:42-49).

Sur le chemin du retour, ils ne repassent pas par Chypre et se rendent directement de Pergé à Antioche.

Deuxième voyage (estimé de 50 à 52)

Paul effectue ce deuxième voyage en compagnie de Silas.

Son premier objectif est de rencontrer à nouveau les communautés qui se sont créées en Cilicie et Pisidie.

À Lystre, il rencontre Timothée qui continue le voyage avec eux. Ils parcourent la Phrygie, la Galatie, la Mysie.
À Troie, ils s'embarquent pour la Macédoine. Paul séjourne quelque temps à Athènes puis à Corinthe.

Il retourne ensuite à Antioche en passant par Éphèse et Césarée.

Troisième voyage (estimé de 53 à 58)

C'est un voyage de consolidation : Paul retourne voir les communautés qui se sont créées en Galatie, Phrygie, à Éphèse, en Macédoine jusqu'à Corinthe. Puis il retourne à Troie en passant par la Macédoine. De là, il embarque et finit son trajet par bateau jusqu'à Tyr, Césarée, Jérusalem où il est arrêté.

Voyage de la captivité

Le voyage à Rome n'est pas un voyage missionnaire. Cependant, l'action d'évangélisation de Paul est rapportée en Ac 28, 30-31.
C'est au cours de ce voyage qu'il s'arrête dans l'île de Malte. Après il débarque à Reggio (Ac 28, 13) et il serait arrivé à Rome vers le milieu de l'an 61.
On aurait permis à Paul de vivre dans une maison privée sous la garde d’un soldat, avec l'assistance de l'esclave Onésime (Phil 8-19).

D’après une ancienne tradition, l’Apôtre vécut dans une maison louée près du méandre du Tibre, sur sa rive gauche, à la hauteur de l’Île Tibérine, zone très peuplée où il y avait de nombreux Juifs.
Des fouilles archéologiques ont permis d’identifier qu’ils étaient tanneurs, pour la plupart. Ce logement se situerait à l'emplacement l’église San Paolo alla Regola, la seule se trouvant à l’intérieur du Mur d'Aurélien qui soit dédiée à l’apôtre.
La présence d’un silo spacieux, évoqué dans des documents du IIe siècle décrivant la demeure de Paul, explique que, dès son arrivée dans la ville, l'apôtre ait pu convoquer chez lui un grand nombre de juifs qui vivaient à Rome pour leur annoncer le royaume de Dieu.
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MessageSujet: Re: Saul de Tarse   Jeu 6 Aoû 2009 - 11:23

La tombe de Paul : données du Vatican

Une tradition chrétienne attestée depuis le IVe siècle attribue à Paul de Tarse un tombeau située au-dessous de l'autel majeur de l'actuelle basilique Saint-Paul-hors-les-Murs au sud de Rome.

Des fouilles récentes y ont été effectuées qui ont été rapportées dans un communiqué de l'agence de presse internationale catholique (APIC) du 17 février 2005 :

"Un sarcophage pouvant contenir les reliques de l’apôtre Paul a été identifié dans la basilique romaine de basilique Saint-Paul-hors-les-Murs, selon Giorgio Filippi, responsable du département épigraphique des Musées du Vatican.
Sous le maître-autel actuel, une plaque de marbre du IVe siècle, visible depuis toujours, porte l’inscription Paulo apostolo mart (Paul apôtre martyr).
La plaque est munie de trois orifices probablement liés au culte funéraire de saint Paul. D’après Giorgio Filippi, ces trous étaient utilisés pour la "création de reliques par simple contact" avec le tombeau de l’apôtre.
Le long de la voie Ostiense, un édicule aurait été élevé sur la tombe de l’apôtre Paul, après sa mort dans le cours du Ier siècle.
Comme pour saint Pierre, l’empereur Constantin entreprit ensuite au début du IVe siècle de faire construire une basilique pour abriter la tombe.
Puis, en 386, un demi-siècle après la mort de Constantin, devant l’afflux des pèlerins, une basilique plus grande fut construite à la demande des empereurs Valentinien II, Théodose et Arcadius. "

Le 28 juin 2009, le pape Benoît XVI a confirmé qu'un sondage a été effectué dans le sarcophage de pierre.

Une petite perforation a été pratiquée afin d'introduire une sonde, grâce à laquelle ont été relevées des traces d'un tissu précieux en lin coloré de pourpre, laminé d'or fin, d'un tissu de couleur bleu avec des filaments de lin.

On a aussi relevé la présence de grains d'encens rouge, de substances protéiques et calcaires et de fragments d'os, qui ont été soumis à l'examen du carbone 14 effectué "par des experts ignorant leur provenance".
Ceux-ci ont conclu qu'il s'agissait d'ossements appartenant à "une personne ayant vécu entre le 1er et le 2e siècle".

Pour Benoît XVI, "cela semble confirmer la tradition unanime et incontestée qu'il s'agisse des restes mortels de l'apôtre Paul ".
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MessageSujet: Re: Saul de Tarse   Jeu 6 Aoû 2009 - 12:40

Citation :
La tombe de Paul : données du Vatican

Une tradition chrétienne attestée depuis le IVe siècle attribue à Paul de Tarse un tombeau située au-dessous de l'autel majeur de l'actuelle basilique Saint-Paul-hors-les-Murs au sud de Rome.

Le tombeau de Pierre également fut retrouvé...
Franchement,comment douter de l'existence du Christ...

Ce sentiment d'évidence qui m'anime ne me trompe aucunement! Jésus a bel et bien existé!

D'accord,faite pas attention à moi, j'suis hors sujet,Beltane à toi de poursuivre cette belle étude...
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MessageSujet: Re: Saul de Tarse   Jeu 6 Aoû 2009 - 12:50

Beltane a écrit:
Peut-on le considérer comme fondateur du christianisme?
Quels étaient ses liens avec les apôtres?
Y a t-il des différences fondamentales entre sa parole et celle de Jésus?

Pourquoi a t-il souhaité évangéliser les païens alors que Jésus avait demandé de ne pas le faire?
Qui a entendu parler des deux églises (Antioche et Jérusalem)? Quelles étaient leur différence?
Pourquoi l'église chrétienne, qui est pourtant d'origine juive, a t-elle rompu avec le judaïsme? Quand la scission a t-elle eu lieu?

Et une question à tous les chrétiens qui voudront bien me répondre:
Comment vous positionnez-vous par rapport au Judaïsme?
Le Christianisme, n'est-il pas - selon l'Apôtre des "Gentils" - un "rameau enté sur la vraie vigne", celle d'Israël ?

Dans cette perspective, le début et la fin d'un cycle traditionnel coïncident et les deux Alliances n'en forment plus qu'une seule, par le fondement et le faîtage.

Le monothéisme abrahamique en rend compte qui rassemble les membres épars des confréries orientés vers le Temple de Jérusalem, la Pierre Angulaire et la Kaaba, interpénétration des Trois Anneaux dont on devine l'importance (du point de vue initiatique).

Il est également vrai qu'au-delà du monothéisme occidental, les traditions issues d'Abraham et celles de l'Orient se retrouvent dans l'acte suprême de la Connaissance, où l'alliance de Sem se dilate jusqu'aux limites noachites et cycliques de l' Alliance Universelle...

L'arche couverte par l'Arc-en-Ciel s'étend aux germes de toutes les traditions, et la Jérusalem céleste abrite non seulement les élus des douze tribus d'Israël mais les "Justes" de toutes les nations.

Ainsi se joignent les extrémités d'un intervalle cyclique, avec celles du cycle présent.

Le Christianisme n'a jamais rompu avec le Judaïsme. Si le point de vue "religieux" c'est-à-dire extérieur (exotérique) peut, pour certains, prêter à confusion, ces traditions ont un point commun, un point "central", intérieur (ésotérique) qui seul peut "saisir l'universel" en utilisant les symboles bibliques.

Parce qu'enfin le symbolisme participe à la nature centrale de l'arbre de vie, alors que le savoir discursif se rapporte à la dualité des contraires, à la dialectique de l'arbre du bien et du mal... et que ce sont là, toujours, des figures de la Thorah.

En la matière donc, l'Ecriture Sainte reste pour les occidentaux de ce temps un support incomparable à la saisie doctrinale, sous réserve de lui faire exprimer sa sève : l'ésotérisme judéo-chrétien.

L'Ecriture est chair et sang. Parole et Esprit vivifiant. Elle est structure secrète de l'Univers, où tout symbolise dans le jeu d'une réflexion lumineuse : celle du Principe Unique et Eternel.

D'où la parenté entre l'intelligence symbolique et la connaissance de l'Arbre de Vie, "au centre" ...

Haïm Vital, le disciple de Louria de Safed, le rappelle en ces termes :

"J'ai donné à cet ouvrage le nom de l'Arbre de Vie (Es Hayyim) d'après mon nom et d'après le nom de cette doctrine, la sagesse du Zohar, qui est l'arbre de vie et non l'arbre de la science.
Elle est appelée arbre de vie, car ceux qui la goûteront acquerront la vie, la terre de vie éternelle.
Goûte les fruits de cet arbre : mange-les et tu vis pour toujours" (Voir la très remarquable étude de Mme Gabrielle Sed-Rajna dans la Revue de l'Histoire des religions (tome CLXVII, n° 2, avril-juin 1965) : "Le rôle de la Kabbale dans la Tradition juive selon Hayyim Vital".)

De l'arbre de vie "central" à celui "circulaire" du "liber Mundi", il n'est qu'une seule intellection symbolique évoquée par saint Augustin dans cette comparaison : "Comme dans la graine sont contenues, invisiblement et à la fois, toutes les parties qui, au cours du temps, formeront un arbre, ainsi doit être conçu l'Univers. (Saint Augustin, De Genesi ad litteram.)

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MessageSujet: Re: Saul de Tarse   Jeu 6 Aoû 2009 - 19:06

Code:
Peut-on le considérer (Paul) comme fondateur du christianisme?
Quels étaient ses liens avec les apôtres?
Y a t-il des différences fondamentales entre sa parole et celle de Jésus?

Ce que tu appelles « la parole de Jésus », n’est-ce pas ce qui en est rapporté dans les évangiles, « canoniques » ou « apocryphes ». Dès lors, s’il y a des différences, ce n’est pas entre Paul et Jésus mais entre Paul et les auteurs des évangiles, qui, eux-mêmes, nous présentent des visages de Jésus divers et même plus ou moins contradictoires. Nous ne savons de Jésus que ce qu’ont raconté à son sujet ces différents auteurs.

Si tu veux savoir quels étaient les rapports entre Paul et les principaux leaders des premières communautés chrétiennes, Tu verras que ces rapports n’étaient pas de tout repos ; voir notamment le passage :

2:9
ayant reconnu la grâce qui m'avait été accordée, Jacques, Céphas et Jean, qui sont regardés comme des colonnes, me donnèrent, à moi et à Barnabas, la main d'association, afin que nous allassions, nous vers les païens, et eux vers les circoncis.
2:10
Ils nous recommandèrent seulement de nous souvenir des pauvres, ce que j'ai bien eu soin de faire.
2:11
Mais lorsque Céphas vint à Antioche, je lui résistai en face, parce qu'il était répréhensible.
2:12
En effet, avant l'arrivée de quelques personnes envoyées par Jacques, il mangeait avec les païens; et, quand elles furent venues, il s'esquiva et se tint à l'écart, par crainte des circoncis.
2:13
Avec lui les autres Juifs usèrent aussi de dissimulation, en sorte que Barnabas même fut entraîné par leur hypocrisie.
2:14
Voyant qu'ils ne marchaient pas droit selon la vérité de l'Évangile, je dis à Céphas, en présence de tous: Si toi qui es Juif, tu vis à la manière des païens et non à la manière des Juifs, pourquoi forces-tu les païens à judaïser?



Code:
Pourquoi a t-il souhaité évangéliser les païens alors que Jésus avait demandé de ne pas le faire?

L’attitude de Jésus vis-à-vis des « païens », telle qu’elle est décrite dans les évangiles, est complexe ; c’est chez Matthieu 10.5-6, qu’on trouve la mention
N'allez pas vers les païens, et n'entrez pas dans les villes des Samaritains;
10.6
allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d'Israël.

instruction qui se situe dans le contexte bien précis d’une mission particulière à laquelle il envoie ses disciples, et qui n’est pas du tout une directive absolument générale ; et plusieurs épisodes rapportés dans les évangiles présentent Jésus allant, justement vers les samaritains et les « païens ».

Et, de ce qu’on peut voir dans la lettre de Paul aux Galates, il appert clairement que ce fut là le débat crucial dans les premières communautés chrétiennes : s’ouvrir ou non aux non-juifs.

Code:
Qui a entendu parler des deux églises (Antioche et Jérusalem)? Quelles étaient leur différence?

Il y a eu de nombreuses « églises » ; voir celles énumérées au début du livre de « l’Apocalypse ». La principale différence entre l’église de Jérusalem : dirigée par Jacques, église « judéo-chrétienne », et les églises d’Asie Mineure, dont Antioche, davantage « pagano-chrétiennes ».

Code:
Pourquoi l'église chrétienne, qui est pourtant d'origine juive, a t-elle rompu avec le judaïsme?

Ce fut surtout l’œuvre de Paul qui avait compris que l’extension du christianisme exigeait que cette « nouvelle religion » s’ouvre aux « païens » sans leur imposer touts les rites juifs.

Code:
Quand la scission a t-elle eu lieu?

Elle a débuté au Ier siècle comme on peut le voir d’après la date des lettres de Paul où cette scission apparaît clairement.

Code:
Et une question à tous les chrétiens qui voudront bien me répondre:
Comment vous positionnez-vous par rapport au Judaïsme?

Le judaïsme est la « religion-mère » du christianisme ; le christianisme a gardé dans ses « écrits fondateurs » tout le corpus des écrits fondateurs du judaïsme, sous le nom « d’Ancien Testament ». Ce en quoi il se sépare du judaïsme c’est d’y avoir ajouté tout le corpus de ce qu’on appelle le « Nouveau Testament », que les juifs, eux, ne reconnaissent pas.
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Chribou
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MessageSujet: Re: Saul de Tarse   Ven 7 Aoû 2009 - 1:32

J-P Mouvaux a écrit:



Code:
Pourquoi a t-il souhaité évangéliser les païens alors que Jésus avait demandé de ne pas le faire?

L’attitude de Jésus vis-à-vis des « païens », telle qu’elle est décrite dans les évangiles, est complexe ; c’est chez Matthieu 10.5-6, qu’on trouve la mention
N'allez pas vers les païens, et n'entrez pas dans les villes des Samaritains;
10.6
allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d'Israël.

i

Si Jésus est réellement l'auteur de telles paroles qui témoignent des limites de sa grandeur d'âme alors ma propension à croire que je puisse être sa réincarnation,je vous prie de la considérer plus comme une confession que comme une marque de très grande prétention!

Aime ton prochain comme toi-même...pour mieux faire la guerre aux autres!

On reconnaît l'arbre à ses fruits,oui en effet alors regardons-les en face ces fruits!
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MessageSujet: Re: Saul de Tarse   Ven 7 Aoû 2009 - 2:37

J'ai bien lu vos réponses et je vous en remercie tous bien sur, et en particulier JP et Lephenix pour toutes ces précisions si riches.

Les études les plus critiques jamais faites à l'égard de St Paul ont été formulées par Voltaire et par Nietzsche.
A la fin de son étude Voltaire conclut par ces deux mots rageurs : "Ecrasez l'infâme!"
Il est également à l'origine du fameux "Dieu est mort" de Nietzsche, qui va même jusqu'à faire de lui le symbole de l'antéchrist.

Les Templiers aussi avaient compris l'imposture qui remettait en cause tous les fondements de l'Eglise.

J'ai en ma possession une synthèse qui résume brièvement certains éléments. J'aurais aimé prendre le temps de développer une réponse plus personnelle, mais vu l'heure, mon état de fatigue avancé, et le programme qui m'attend dans les jours à venir, cela ne va pas être possible.

Par contre, je vous le laisse ci-dessous le document, et j'appelle tous les courageux (le texte bien que passionnant est fort long) à me donner leur avis sur le sujet, après bien sur, le temps de réflexion qui leur est nécessaire, et les vérifications qu'ils souhaiteront effectuer.

(Et si jamais tu passes par là Tibouc, je pense que tu apprécieras)
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MessageSujet: Re: Saul de Tarse   Ven 7 Aoû 2009 - 2:39

Partie 1.

Qui furent les antéchrist ?

L'enfant n'a pas les moyens de savoir si tout ce qu'on lui apprend est absolument vrai. Par son éducation, il est plongé dans un monde de croyances et de savoir ingurgité. Le fardeau des idées reçues que nous avons ainsi depuis notre enfance et notre adolescence est un piège, une prison. Mais, n'ayant pas le moindre sentiment d'être tombé dedans, la multitude ne cherche même pas à en sortir. Ce sont les idées-reçues de la culture morale et religieuse et celles de la culture scolaire et académique. Il faut un jour abandonner nos rêves d'enfant. Soustraire de sa pensée toute la salade des idées reçues inutiles et parfois nuisibles demande un long effort personnel de raisonnement, une volonté de lucidité et pas mal de bon sens. C'est un peu de soi-même que l'on abandonne: telle idée que l'on a fait sienne, telle conviction héritée de son milieu familial ou de quelque autorité morale. A l'âge adulte, chercher la vérité amène parfois à braver l'interdit, à aller à contre-culture. Mais je considère qu'exercer son esprit critique est une preuve de maturité non seulement pour chercher la vérité - elle est plus ou moins voilée - mais aussi pour déceler les mensonges, les tromperies possibles des hommes. Il peut être utile de se remettre en question, par rapport à son éducation religieuse, en particuliers.
La lecture de la Bible, présentée comme "Saintes Ecritures", "Histoire Sainte", se fait souvent par petits chapitres et rarement par livres entiers. C'est un tort ! Il en va tout autrement lorsqu'on se donne la peine de lire le Nouveau Testament en entier. La clarté finit par se faire ! A force de découper le texte en petits extraits, comme à la messe, on est passé à côté de la critique. Car, si on l'a inscrit dans l'Histoire des humains, faisant démarrer le calendrier à la naissance du Christ, on est bien obligé d'y fouiller en historien sans oublier qu'il y a maintenant des documents archéologiques : les fameux manuscrits de la Mer Morte.
Etre adulte, c'est aussi perdre ses illusions et cesser d'être dupe. A quoi sert la raison, le sens critique, l'éducation scientifique, la critique de texte si l'interprétation dogmatique de la bible n'est jamais remise en question ? N'est-il pas permis de gloser librement ? Les pages suivantes risquent de porter un coup fatal à l'institution qui présente comme vérité ce qui a été l'objet de mille controverses - parfois sanglantes - au cours des siècles en Occident, et qui n'a plus, à terme, qu'un vague rapport avec la vérité, tout au moins au point de vue historique.
Sachez la vérité au sujet des fondateurs de la religion chrétienne et ce qui s'est passé aux premiers temps du christianisme et vous n'aurez plus de préjugés ni de croyances irrationnelles (préjugés de fin du monde, croyance en l'apocalypse, au retour du Christ et au sujet de l'antéchrist)! Les fameux manuscrits de la Mer Morte ont apporté une lumière nouvelle sur les origines du christianisme mais l'Eglise s'est empressée de les confisquer afin de n'être pas remise en question, elle et ses dogmes...

Un mystère chrétien


Paul se prétend le principal porteur de la foi évangélique et promet la rédemption à condition qu'on reste crédule, fidèle à son évangile. Et quel est ce "mystère demeuré secret depuis l'origine aux générations passées"? Tenez-vous bien; Paul vous le révèle dans son épître aux Colossiens (Ch I 25-27) : "Je suis le Ministre de l'Eglise qui est désormais ouverte aux païens". Quelle est la "glorieuse richesse de ce mystère parmi les païens ? - Que le Christ soit en vous, espérance de gloire"! Avec ce ton emphatique, Paul a subjugué des foules et a élaboré la doctrine chrétienne. La foi qu'il prêche, c'est la croyance en sa doctrine; l'espérance, la promesse du salut individuel, récompense finale au delà de la mort, donc quelque chose qui ne peut être vérifiée; la charité, c'est pour qu'on donne généreusement à la collecte. On serait tenté de se demander: est-ce par cupidité ? Foi, espérance et charité, voilà établis les principes fondamentaux de toute secte: on abuse de la crédulité des gens, on leur fait miroiter quelque-chose de merveilleux, une folle espérance, et en réalité on leur estorque de l'argent sous couvert de bons sentiments. Après avoir affirmé péremptoirement qu'il est devenu le porteur de l'espérance donnée par l'évangile prêché dans son église (Col I 23), Paul se prétend le missioné de Dieu pour "achever en sa chair pour son corps qui est l'Eglise" la Passion du Christ rédempteur. Une telle façon d'agir parait suspecte quand on lit plus loin qu'il met en garde contre la Philosophie, "les discours séduisants, les subtilités trompeuses qui s'inspirent de traditions humaines" (Col II 4-8). On sait que le discours et la raison avaient fait de grands progrès dans la civilisation gréco-romaine. Mais Paul balaye d'un revers de main la Philosophie et la science puisqu"'en Jésus-Christ se trouvent cachés tous les trésors de la sagesse et de la science" (Col II 3) !!! Et on y crut.
En fait, le livre des Actes nous apprend que Saul s'est tourné vers les païens parce qu'il n'avait aucun succès auprès des Juifs, ceux-ci, d'ailleurs, n'avaient-ils pas déjà été évangélisés par les apôtres et par Jésus lui-même ? L'évangile selon Matthieu est formel à ce sujet: Jésus était venu rien que pour les Juifs et il avait envoyé ses disciples annoncer la Bonne Nouvelle dans les synagogues de Judée.
La première communauté - ou Eglise - était à Jérusalem avec Jacques pour évêque, et Simon-Pierre n'était pas le chef de l'Eglise. Lorsque Saul vint se joindre aux disciples après l'épisode de Damas, il est introduit par Barnabé parce que "tous le redoutaient et ne pouvaient croire qu'il fût aussi devenu disciple". Nous avons peu d'explication sur le différent qui l'oppose aux Héllenistes, mais il s'est senti menacé au point de fuir à Tarse, en Cilicie ! C'est alors que l'Eglise connut une période de tranquilité en Judée, en Galilée et en Samarie. "Elle s'édifiait et croissait en nombre" juste pendant l'absence de Saul !!! Saul (qui devint Paul) ne connut pas de paix avec les Juifs de Palestine ou d'ailleurs. Accusé d'apostasie, il passera devant le tribunal de Jérusalem par les Juifs et mis en prison. Alors, il écrit: "Le monde est crucifié pour moi et moi pour le monde." (Galates VI 14) Et , ce qui est pire: "Ces chiens de Juifs sont les ennemis de tous les hommes". Non parce qu'ils ont crucifié le Messie, mais parce qu'ils ne veulent pas croire en ce faux apôtre et le chassent comme un renégat. On se souvient de l'avertissement de Jésus: "Prenez garde de vous laisser abuser: plusieurs viendront en mon nom, et ils diront: c'est moi, les temps sont proches. Ne les suivez pas." (Luc XI 8) Les faux prophètes sont donc déjà là parmi les disciples et les épîtres de Jean, de Jacques, de Jude , et la seconde de Pierre semblent avoir été écrites surtout pour cela. Un danger extrême pour les premières communautés de Juifs évangélisés: l'Antechrist, les antechrist, les adversaires du Christ ! Ils sont déjà présents parmi eux ! Je n'invente rien. Constatez par vous-même !
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MessageSujet: Re: Saul de Tarse   Ven 7 Aoû 2009 - 2:40

Partie 2

L’antéchrist des temps apostoliques


"Vous avez entendu dire qu'il vient un antéchrist. Voici que, présentement, il y en a beaucoup; par où nous savons que la dernière heure est là. Ils sont sortis de chez nous, mais ils n'étaient pas des nôtres..."(Première épître de Jean, ch. II v.I8-20) "Car il s'est introduit subrepticement parmi nous quelques individus, des impies depuis longtemps désignés pour ce jugement, qui ont changé en licence la grâce de Dieu et qui ont renié notre seul Maître et Seigneur Jésus-Christ." (Epître de Jude, v. 4)
Qui sont les antéchrists, les faux prophètes, les faux docteurs dont il est question dans les épîtres de Jean, de Pierre, de Jude, de Jacques, également, où il est question de luttes et de querelles en ces premiers temps du christianisme ? Ces épîtres semblent avoir pour seul objet de mettre en garde les premiers disciples contre ce grand danger. Bien qu'ils ne soient pas nommés, une lecture attentive du Nouveau Testament, en particulier du Livre des Actes et des Epitres, nous laisse perplexe au sujet de Saul de Tarse qui est devenu l'apôtre Paul. Ses épitres donnent à penser qu'il est accusé, avec Barnabé et d'autres collaborateurs, d'être des imposteurs, des "falsificateurs de la Parole", d'avoir une "conduite honteuse et sournoise", de "prétendre régir la foi par cupidité", de "frelater la parole de Dieu", de "concevoir quelque-chose de son propre chef". Pour les autres, Paul n'est pas apôtre, c'est un "homme de mensonge"! Paul s'en défend dans ses épitres aux Corinthiens, et avance qu'il est victime de lettres diffamantes de "frères". Pour répondre à ces calomniateurs, Paul se sent contraint de faire son apologie. Cherchons à comprendre ce qu'il se passe. Dans cette atmosphère de fin des temps et de nouvelle ferveur religieuse, les messagers de la Bonne Nouvelle semblent confrontés à de dangereux "faux apôtres" qui sont là "séduisant par leur ruse les disciples". L'épître de Jacques semble écrite en réaction contre la fausse doctrine que répandent ces "faux frères", ces séducteurs qui prêchent au nom de Jésus-Christ. Et cette opposition entre Paul et les Apôtres apparaît clairement si l'on compare cet épître de Jacques et celle de Paul aux Galates. Nul besoin de les nommer, "ceux qui se disent apôtres sans l'être et qui ont été trouvé faux" (Apocalypse II 2), cela saute aux yeux que Paul est visé. Les épitres de Pierre posent problème: elles ont certainement été retouchées. La première ressemble trop aux écrits de Paul. La seconde, qui semble accabler ces faux docteurs "qui introduiront sournoisement des sectes pernicieuses", se termine par un petit paragraphe qui retire tout soupçon qu'on aurait sur Paul: ce paragraphe a bien pu être rajouté. Pure hypothèse, direz-vous! Malheureusement, les Ecritures ont été retouchées maintes fois et on ne sait plus qui a commencé ; mais cela est incontestable...et aussi inavouable. Ainsi , les Chrétiens sont les premiers à l'ignorer! Pourtant, il est de notoriété publique que toute la Bible fut révisée et traduite en latin à la fin du IVe siècle sous la responsabilité de Jérôme et de l'église de Rome; c'est la version "Vulgate" que tout le monde possède mais qui n'est pas le texte d'origine. Dans "La Nouvelle Histoire de l'église" [1], Jean Danielou fait état du conflit entre Paul et Jacques, lequel était non seulement un des Apôtres mais aussi le vrai chef de l'Eglise à Jérusalem. Cette première Eglise, qui fut prépondérante jusqu'à la destruction du Temple en 70, disparaît et laisse le champ libre à l'Eglise de Paul, fondée à Antioche avec Barnabé. C'est là que le nom de "chrétien" est utilisé pour la première fois (Actes XI 26). "Mais cet effacement fausse l'histoire des origines chrétiennes", note Jean Danielou. "A terme, on aboutit à un renversement de situation: l' Eglise de Jérusalem, après la mort de Jacques (Actes XII 1) celle qui triomphait en 49, s'effondre en 70 avec la prise de Jérusalem, du fait de la révolte juive contre les Romains. Le christianisme paulinien commence alors sa destinée triomphale". Pour affirmer cela et réécrire l'histoire de l'église à ses débuts, notre historien fait référence aux nombreux textes apocryphes, rejetés ou occultés par l'église dans les siècles passés. Les manuscrits esseniens découverts dans les grottes au bord de la Mer Morte et les manuscrits gnostiques découverts en Egypte à la même époque figurent parmi les sources historiques. Pour cet historien chrétien, le livre des Actes, écrit par Luc, est un document capital, mais pas unique. Il faut dire aussi que, sur les huit cents documents que renferment les fameux manuscrits de la Mer Morte, à peine un quart a été publié aujourd'hui, près de cinquante ans après leur découverte: un vrai scandale! Ils sont confisqués par des religieux et des représentants de l'église catholique. Les journalistes qui ont mené l'enquête en ont fait un livre dont le titre est: "La Bible confisquée".[2] . Pensez : des centaines de jarres contenant autant de rouleaux découverts dans une douzaine de grottes, c'est une vraie bible qui fut retrouvée! Les dogmes catholiques seraient-ils remis en question , et l'autorité de l'Eglise catholique menacée ? Les révélations des premiers manuscrits publiés sur les origines du christianisme avaient déjà suscité de rudes controverses. Que penser de celles que nous réservent ceux qui restent abusivement retenus par l'Eglise ?
Et voilà: j'ai mis les pieds dans le plat ! Si cela ne vous déplaît pas, continuons. La question est de savoir la vérité sur les débuts de la religion chrétienne, de l'église de Rome qui domina l'Europe pendant des siècles, et qui a encore une forte emprise sur des nations entières dans le monde alors que son influence a décliné en Europe. La religion catholique romaine porte la marque de Paul plus que de celle des douze apôtres. Pierre s'efface devant lui, devant son arrogance. Paul et Barnabé n'ont-ils pas fondé l'église d'Antioche en donnant aux fidèles le nom de "chrétiens" la première fois ? Je vais donc avoir la lourde tâche de souligner les indices qui donnent à penser que Paul et ses acolytes pourraient bien être les "antéchrist", les "faux prophètes" dénoncés par Pierre, Jacques et Jean dans leurs épîtres. Je n'ai pas la possibilité de connaître les textes apocryphes, ni les évangiles primitifs qui sont d'ailleurs perdus. Je me contenterai donc de commenter les textes canoniques, car ils contiennent des indices révélateurs sur les débuts du christianisme, les "premiers temps" qui changèrent la face du monde. Le livre des Actes fait mention de dissensions, de controverses et de querelles dès qu'apparaît Paul. Ce qui se confirme par la lecture attentive des épîtres. Ainsi , Jean écrit pour mettre en garde les disciples contre les "faux docteurs", les "faux prophètes", les "antéchrist" qui, par séduction, peuvent les détourner de la Voie. Il n'est question que de cela dans les épîtres des apôtres alors que Paul, dans ses épîtres aux Corinthiens, principalement, mais aussi dans les autres lettres qu'il envoie, n'écrit que pour se défendre de diffamations, calomnies venant de "frères". Les lettres accusatrices dont il fait état ne seraient-elles pas celles de Jean ? Ne serait-il pas un des "faux apôtres" dont il est question dans le livre de la Révélation ? (Apocalypse en grec). L'épître de Jacques n'a-t-elle pas été écrite en réaction à la doctrine que répand Paul, celle du salut par la foi seule (épître aux Galates). Pour Paul, "nos mérites n'y sont pour rien", "la Loi est disqualifiée". Et Jacques d'écrire: "Que sert, mes frères, de prétendre avoir la foi si l'on n'a pas les oeuvres ? Cette foi peut-elle le sauver ?... Veux-tu comprendre, homme vain, que la foi sans les oeuvres est stérile ?" (épître de Jacques) L'opposition entre Paul et les apôtres a été amoindrie par Luc, le scribe de Paul, qui est l'auteur du troisième évangile, et le chroniqueur des Actes ou peut-être par par saint Jérôme lorsque les textes furent révisés. La seconde épître de Pierre semble aussi accuser gravement l'attitude de Paul (chap. 2) mais une note termine sa lettre pour le disculper en parlant des "passages difficiles à comprendre dans les épîtres de Paul". Est-ce un rajout postérieur ? En effet, sans cette phrase, on serait intrigué de constater qu'aucun apôtre ne mentionne Paul , et que c'est lui-même qui se prétend tel, sans la caution des Anciens , des "Colonnes" que sont les vrais Apôtres ! Paul, en affranchissant les chrétiens de la Loi, n'est-il pas en contradiction avec les paroles de Jésus pour qui "pas un iota, pas un trait de la Loi ne devait être supprimé"? (Matthieu V,17-19)
Jésus n'est pas venu abolir la Loi, mais l'accomplir, et il n'aurait souffert "que quelqu'un viole un des plus petits commandements et enseigne aux hommes à faire de même". Or, que fait Paul ? Bien pire : il abolit la Loi ! Stupeur et damnation ! Qu'en penser ? Paul, c'est Saul de Tarse, le persécuteur des premiers disciples, qui prétendit avoir totalement changé de voie après avoir eu une apparition de Jésus . Son histoire est incroyable ! Cela défie la raison ! Il faut la lire telle qu'elle est relatée dans le livre des Actes. C'est ce que nous avons fait. Et c'est là que des invraisemblances et des contradictions dans les affirmations de Paul finissent par nous faire penser qu'il ment et que toutes les accusations dont il se défend dans ses épîtres sont fondées. En fait, aucun des douze apôtres ne semble cautionner ce qu'affirme Saul - dit saint Paul - si l'on exclue la note en fin de texte qui a pu être rajoutée à la seconde épître de Pierre. Il se peut aussi que Pierre se soit rallié à Paul , à Rome, et ainsi, ils sont supposés être les deux Témoins du chapitre XI de la Révélation. Mais rien n'est plus controversé que cette interprétation; laissons-la de côté, d'autant plus que ce texte est tronqué et reste mystérieux. L'Apocalypse qui nous est parvenue est la refonte de plusieurs apocalypses parmi celles qui circulaient aux premiers siècles [3]. A propos, qui sont "ceux qui se disent Juifs sans l'être et forment la synagogue de Satan" ? (Apo. II, 9) N'oublions pas que les premiers disciples étaient Juifs et entendaient le rester. Jésus n'apportait pas une nouvelle religion: "Ce n'est qu'aux brebis perdues de la maison d'Israël que je suis envoyé."(Matt. XV 24). Et lorsqu'il a envoyé ses apôtres en mission, il leur donna ces instructions : "N'allez pas chez les païens et n'entrez pas en Samarie : allez plutôt vers les brebis perdues de la maison d'Israël et , sur votre route, annoncez que le royaume des cieux est proche."(Matt. X ,5-6). Les Juifs avaient déjà été évangélisés lorsque Saul - alias Paul - s'adresse à eux. C'est important de s'en rappeler pour la suite. Pour l'orientaliste Alain Danielou, "si Jésus est venu apporter un message d'amour, c'est saint Paul qui a perverti son discours". Robert Eisenman, un des savants qui s'est penché sur les manuscrits de la Mer Morte voit en lui "l'homme de mensonge" de ces fameux manuscrits. Qu'en est-il au juste ? Outre que le discours de Paul sur la Loi est source de confusion, cet apôtre tardif et doctrinaire fonde une nouvelle religion alors que Jésus s'était contenté de rétablir l'ancienne. Parlant à ses disciples de faux prophètes, Jésus les avait avertis en ces termes: "Prenez garde de vous laisser abuser. Plusieurs viendront en mon nom et diront: c'est moi, les temps sont proches. Ne les suivez pas." (Luc XXI 8). Or, qu'affirme péremptoirement Paul ? --"C'est moi l'apôtre du Christ... la fin des temps est proche." Et, dès l'épisode du fameux chemin de Damas, (rapporté par Luc dans les Actes) des questions se posent naturellement à nous. Saul était parti arrêter les adeptes de la secte (les disciples) accompagné d'une escorte armée. Rendu aveugle par la "vision", ses "compagnons de voyage" l'auraient pris par la main pour le conduire à Damas. Qu'est devenue son escorte ? C'est trop invraisemblable, cette histoire ! Les Juifs de Damas avaient-ils déjà été évangélisés ? Il ne peut s'agir de la ville de Syrie qui n'était pas sous la juridiction de Judée mais plutôt de la bourgade de Judée près de la Mer Morte où se trouvait la communauté essenienne dont il est question dans l'écrit de la Nouvelle Alliance au Pays de Damas appelé "écrit de Damas" par les archéologues. Pourtant, le texte rapporte que Saul s'empresse de proclamer dans les synagogues sa foi en Jésus Christ et Fils de Dieu à la stupéfaction des Juifs qui sont parfaitement au courant sur son compte. Bien qu' il prétende "confondre" ces Juifs et qu' "il sentait grandir sa puissance", il est obligé de fuir avec l'aide de "ses disciples" d'une façon peu glorieuse (Actes IX, 1-25). Ses "disciples" sont-ils ses précédents "compagnons de route"? Pour l'introduire dans la communauté des disciples de Jérusalem, il n'a ni compagnon ni lettre; il arrive comme un intrus. C'est finalement Barnabé , le Lévite, qui le présente aux apôtres. Barnabé était-il ou devient-il alors le fidèle compagnon de Saul ? Rencontrant des "hellénistes" et discutant avec eux , Saul se sent menacé au point de fuir jusqu'en Cilicie ! Qui sont ces hellénistes, ses plus farouches ennemis ? (Actes IX, 26-30) Et qu'apprend-on aussitôt après son départ (verset suivant) ? Que la communauté était alors en paix en Judée, en Galilée et en Samarie. Il n'y a donc que Saul qui rencontre l'adversité. Dans la suite, cela va continuer avec Barnabé: Luc va les suivre et raconte leurs tribulations dans la seconde partie du Livre des Actes et ne parle plus des vrais apôtres, ou si peu ! Tous ces détails du témoignage de Saul posent problème ! Pourquoi Barnabé et Saul vont-ils à Antioche "instruire" les disciples durant une année entière alors que ceux-ci avaient déjà converti un nombre considérable de gens, même des non-Juifs ? Jean leur écrit: "Vous n'avez pas besoin que personne vous instruise; voilà ce que j'avais à vous écrire au sujet de ceux qui vous leurrent"(I épître de Jean II 26). Les disciples de Jean ne seraient-ils pas les "hellénistes " qui s'opposent à Saul ? Quand on lit que Paul reconnaît lui-même avoir "dépouillé d'autres églises", dans sa seconde épître aux Corinthiens (XI 8), n'est-ce pas pour fonder sa propre secte, son église dite "chrétienne" ? Hypothèse sacrilège ? Blasphème! diront certains. Abandonnons les préjugés religieux pour découvrir une version moins édulcorée de la Bible qui nous a été transmise. Quel mensonge Paul avoue-t-il dans son épître aux Romains ? Car il se défend comme s'il n'avait commis qu'un pieux mensonge, mais croyez-vous que " d'un mal il puisse sortir quelque bien"? (Romains III 7) Ne ment-il pas au roi Agrippa en chemin de Damas, lui aurait dit: "Je t'ai choisi du milieu de ce peuple et des païens vers lesquels je t'envoie"? (Actes XXVI 17) Auparavant, devant le gouverneur Félix, il avait affirmé qu'il avait reçu cette mission dans une autre "vision" dans le temple de Jérusalem (Actes XXII 23). Mais alors, pourquoi a-t-il été s'adresser aux Juifs et prêcher dans les synagogues dans son premier périple, en commençant par Damas ? A chaque fois cela tourne mal : il est rejeté, chassé, lapidé. Il est contraint à s'enfuir avec Barnabé, ou à s'exiler à Tarse. En réalité, c'est uniquement parce qu'ils sont si mal reçus en prêchant dans les synagogues que nos deux acolytes songent ensuite à se tourner vers les païens!!! C'est écrit noir sur blanc dans le livre des Actes (XIII 46 et XVIII 6).
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MessageSujet: Re: Saul de Tarse   Ven 7 Aoû 2009 - 2:43

Partie 3

Autres détails révélateurs

Malgré ce qu'ils racontent en revenant à Jérusalem, Paul et Barnabé ont convaincu peu de gens, seulement quelques païens; ils ont plutôt semé la confusion et la division chez les Juifs. Or, à ce moment-là, seuls les Juifs avaient été évangélisés. A Jérusalem, ils repartent avec une lettre qui leur servira de sauf-conduit car ils semblent avoir su tromper des apôtres, du moins Pierre, qui se dit choisi depuis longtemps pour aller porter l'évangile aux païens, lui aussi. L'apôtre Jacques n'est déjà plus le chef de la communauté puisqu'il a été exécuté par le glaive par le roi Hérode à l'époque où Paul et Barnabé firent la collecte pour les frères de Judée, sous prétexte d'une "famine se répandant sur toute la terre".( cf. Actes XI 28-30 , XII 1-2 , et XV 7-35) Qui est ce nouveau Jacques ? Et, dans la lettre, il est bien question de "quelques-uns parmi les disciples qui ont mis le désarroi dans les esprits par leurs propos déconcertants et qui n'avaient aucun mandat de notre part". A Antioche, il ne pouvait être question que de nos deux personnages: Paul et Barnabé! C'est bien eux qui avaient été rejoindre les disciples pour les instruire! Avaient-il un mandat des apôtres pour cela ? Comme l'a déjà fait remarquer Voltaire dans son "Dictionnaire Philosophique", l'arrestation de Paul à Jérusalem n'est que la conséquence d'une attitude fourbe et malhonnête pour tenter "d'abolir la rumeur sur son compte", car Paul est accusé d'apostasie: Il prêche la rupture d'avec Moïse et pas seulement au sujet de la circoncision (Actes XXI 17-26); il élabore la doctrine du salut par la foi seule et rejette la Loi de Moïse ( Ephésiens II 8). En fait, c'est en lisant attentivement les déclarations qu'il fait à chaque fois pour se défendre et surtout les épîtres qu'il a écrites aux différentes communautés chrétiennes que l'on peut démasquer cet antéchrist en ces temps apostoliques: autrement, pourquoi, dans ses épîtres, Paul éprouve-t-il sans cesse le besoin de se justifier, de jurer qu'il dit la vérité , qu'il ne ment pas et qu'il est bien apôtre? Citons: II Corinthiens XI 31, Romains IX 1, I Théss II 3-5. Faut-il citer encore tous les passages, toutes les phrases qui confirment ce que nous avançons ? Ce serait un long texte insipide qui en résulterait. La clef des passages obscurs et difficiles à comprendre est là ; il appartient à chacun d'en juger. Or, c'est surtout l'impression que laissent ses épîtres qui, malgré certains passages dissonants, car d'une réelle valeur spirituelle, nous ont amené à cette conclusion incroyable et inattendue: Paul, Barnabé et quelque autres qui les suivirent sont les "antéchrist", les faux prophètes, les faux docteurs de la Bible. L'insistance de Paul pour que chacun donne généreusement à la collecte, la confusion savamment entretenue au sujet de l'observance de la Loi (les dix commandements ou les règles et obligations religieuses?), sa haine des Juifs (I Thes II 16), des sages (philosophes), de la science (des savants) et de tous ses adversaires qu'il envoie à Satan, voilà qui nous fait penser que c'est par cupidité qu'il agit, créant sournoisement la secte appelée "la synagogue de Satan" dans la lettre adressée par Jean aux sept églises (Apocalypse II 9 et III 9). Qui sont "ceux qui se disent apôtres sans l'être et qui ont été trouvés menteurs"? (Apo II 2) Dans sa première épître au Corinthiens IX 1-3, Paul admet que "pour d'autres il n'est pas apôtre". Il prétend en imposer aux éminents apôtres et les dénigre ( II Corinthiens XI 4-5). Voilà ce qui se dégage d'une lecture attentive des Actes et des épîtres du Nouveau Testament, appellation qui nous vient de l'épître aux Hébreux où il est écrit: "Le Christ est médiateur du nouveau testament, et ainsi, sa mort étant intervenue pour le rachat des fautes commises sous l'ancien, les élus reçoivent l'héritage éternel qui leur a été promis" ..."et s'il doit apparaître une seconde fois, ce sera, non plus en raison du péché, mais pour apporter le salut à ceux qui l'attendent"(épître aux Hébreux IX 15-28). Paul n'en est pas l'auteur, car il avait renoncé à s'adresser aux Juifs, ces "chiens", "ennemis de tous les hommes" ( Iier épître de Paul aux Thessaloniciens II, 15)... Paul veut recevoir son salaire comme un prêtre et pour que les fidèles donnent généreusement à la collecte, il invente une parole qu' il attribue à Jésus: "Il y a plus de bonheur à donner qu'à recevoir". Mais sa mauvaise conscience lui fait dire: "Nuit et jour, avec peine, nous avons travaillé pour n'être à charge de personne d'entre vous." Pourtant, il recommande "que celui qu'on instruit de la Parole donne de tous ses biens à qui l'en instruit". Alors que Jésus disait à ses disciples: "De même que vous avez reçu gratis, donnez gratuitement." Si j'ai cessé d'inscrire les références bibliques, c'est pour que le lecteur intrigué se mette à lire lui-même les épîtres d'un bout à l'autre, et pas seulement les épîtres de Paul, parce qu'il s'apercevra par lui-même des méthodes de Paul, les mêmes qu'on reproche aujourd'hui aux sectes: endoctrinement à outrance, soumission, mensonge, escroquerie... "Quelle source de profit que la piété ne serait-ce que pour la nourriture et le vêtement", écrit-il à Timothée. Il y aurait encore beaucoup à dire en relevant toutes les contradictions, les prophéties jamais accomplies, les fausses promesses, les exhortations au martyr, les menaces de châtiment suprême, les falsifications pour faire accorder la nouvelle religion avec les écritures juives, - j'en passe et des meilleures ! L'adhésion à la "foi" chrétienne et la pratique religieuse a-t-elle apporté une ère de justice et de paix en Occident ? L'Histoire en répond. L'enrichissement de l'église romaine, son alliance avec le pouvoir depuis Constantin le Grand (depuis Clovis en France), la terrible Inquisition, l'intolérance et l'obscurantisme moyen âgeux, qui ne cessèrent qu'avec la Révolution inspirée par les philosophes des Lumières (l'esprit critique s'exerce d'abord contre la religion et les dogmes), et toute la frénésie religieuse (trafic des reliques et des fausses reliques, culte des saints, hystérie religieuse, croisades...) la simonie (trafic des indulgences papales), la corruption, la débauche, le népotisme (pour l'avoir dénoncé, Savonarole fut brûlé vif sur un bûcher) : nous avons là tous les éléments caractérisant la "Grande Prostituée de Babylone"(cf. Apocalypse Ch. XVII et XVIII ). Nombreux furent ceux qui la considérèrent comme telle: les troubadours et les Cathares (qui ne se référaient qu'à l'évangile de Jean), les Templiers du cercle intérieur (Manuscrit de Hambourg), les Vaudois, les premiers Protestants (Jean Hus fut brûlé vif aussi pour cela) et Savonarole. Le dogmatisme n'a servi qu'à figer et à imposer une doctrine contestée et contestable; la dévotion à Marie, "mère de Dieu" a servi à supplanter les anciens cultes de la Déesse-Mère, de la Reine du Ciel ou de la Vierge-Mère (Isis, Cybèle, Arthémis, Phrygie); on avait besoin de miracles, d'apparitions, de lieux de pèlerinages et on en trouva car on y cru. Faut-il parler des armes secrètes de la papauté, de ses bataillons fidèles et secrets que furent les Jésuites (terme péjoratif des membres de la Société de Jésus), qui furent bannis et chassés d'Europe après toutes sortes de crimes politiques et de scandales ? Mais, actuellement, l' Opus Dei n'a-t-il pas repris la relève pour la défense de la papauté ?

Et qu'en dit Nietzsche ?

"Le christianisme, un naïf effort vers un mouvement de paix bouddhique, jaillissant du foyer du ressentiment des opprimés, des pauvres, mais retourné par saint Paul qui en fit une doctrine du mystère païen, propre à s'accorder enfin avec toute l'organisation de l' Etat, à faire la guerre, à condamner, à martyriser, à conjurer, à haïr. Il a annulé le christianisme primitif, déplaçant partout le centre de gravité. L'attentat (affrontement) contre les prêtres (pharisiens et publicains) et la théologie (des docteurs de la Loi et des scribes) a abouti, grâce à saint Paul, à un nouveau sacerdoce (ou clergé), à une nouvelle théologie, à une caste régnante, à une Eglise. Ceci est l'humour de la chose, un humour tragique : saint Paul a rétabli, en lui prêtant des proportions énormes, ce que le Christ avait justement annulé par sa vie. Enfin, lorsque l'édifice de l'Eglise fut terminé, elle sanctionna même l'existence de l'Etat (en sacrant rois et empereurs, en possédant les Etats pontificaux)... Le christianisme est devenu quelque-chose de foncièrement différent de ce que fit et voulut son initiateur (Jésus-Christ). La vie du chrétien finit par être le genre de vie dont le Christ enseignait qu' il fallait se séparer... l'Eglise appartient au triomphe de l'Antéchrist, tout aussi bien que l'Etat moderne, que le nationalisme moderne." ( Volonté de Puissance )
"Le monde entier croit encore au talent d'auteur du "Saint-Esprit", ou subit encore les contrecoups de cette croyance : si l'on ouvre la Bible c'est pour s'édifier, pour trouver à sa propre misère, grande ou petite, un mot de consolation, - bref, on y cherche et on s'y trouve soi-même. Qu'elle rapporte aussi l'histoire d'une âme des plus ambitieuses et des plus importunes, d'un esprit aussi plein de superstition et de ruse, l'histoire de l'apôtre Paul, qui sait cela en dehors de quelques savants ? Pourtant, sans cette histoire singulière (Livre des Actes des Apôtres), sans les troubles et les orages d'un tel esprit, d'une telle âme (épîtres de Paul), il n'y aurait pas de monde chrétien. A peine aurions-nous entendu parler d'une petite secte juive dont le maître mourût en croix. Il est vrai que, si l'on avait lu, réellement lu, les écrits de saint Paul, non pas comme on lit les révélations du Saint-Esprit, mais avec la droiture d'un esprit libre et primesautier, sans songer à sa détresse personnelle, il y a longtemps que c'en serait fini du christianisme : tant il est vrai que ces pages de saint Paul mettent à nu les origines du christianisme..." (Aurore de F. Nietzsche)
"Pendant quinze cents ans, il n'y eut pas de pareils lecteurs", hormis Voltaire qui concluait : "Ecrasez l'infâme !" En bon philologue, Nietzsche n'a pas manqué de le signaler, et il développe ses arguments en faisant le portrait psychologique de saint Paul. Enfin, il pose le problème philosophique de la vérité. Il va même très loin en remettant en cause la morale chrétienne. Si les mensonges servent à faire éclater la "véracité" de Dieu, où va-t-on ? (cf épître de Paul aux Romains III 7) Et si les dogmes chrétiens sont bâtis sur les mensonges de Paul, il ne faut pas s'étonner que les manuscrits de la Mer Morte causent de telles polémiques et que leur publication par les bons soins des dominicains de l'école biblique de Jérusalem tarde tant - une affaire qui dure depuis plus de 40 ans! Alors, on comprend la virulence de Nietzsche contre le christianisme, nouveau pharisianisme falsificateur de la vérité, pendant longtemps dressé contre la science, la philosophie, "le monde"! Son ouvrage L'Antéchrist est un essai critique qui s'attaque surtout au paulinisme de la religion chrétienne. Il reprend les termes utilisés par Jésus dans Ainsi parlait Zarathoustra: "sépulcres blanchis". Son mépris des chrétiens est du même ordre que celui de Jésus à l'égard des pharisiens: "race de vipères", "fils du mensonge", les invectivait-il. Mais, comme Jésus, Nietzsche fut mal compris de ses contemporains et fut trahi... par sa soeur qui essaya de mettre son oeuvre au service du national-socialisme (Nietzsche y est pourtant opposé dans ses écrits, c'est pourtant clair). "Dernier trait de la fatalité de Nietzsche: la parente abusive qui figure dans le cortège du "penseur maudit", souligne Gilles Deleuze (PUF, coll. Philosophes). En fait, tous deux sont des perturbateurs, des révoltés qui ont été mis au piloris par la caste régnante! A plusieurs reprises, l'Eglise a tenté de se réformer, mais en vain. Aujourd'hui, l'Eglise des chrétiens se cherche. Toutes les Eglises chrétiennes, d'ailleurs.
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MessageSujet: Re: Saul de Tarse   Ven 7 Aoû 2009 - 2:44

Partie 4 et dernière.

L'agonie du christianisme

Comme le dit l'orientaliste Alain Danielou, "Si Jésus est venu apporter un message d'amour, c'est saint Paul qui a perverti son message". Quant à la Bible chrétienne, qui a été remaniée pour s'accorder aux écritures juives, qui est lue et étudiée, méditée, même, encore, par un certain nombre de prêtres, de moines et de chrétiens, elle ne nous inspire plus; elle pose plus de questions qu'elle n'en résout. Nous la mettons de côté. Nous pouvons l'oublier. Le monde a déjà changé. Un nouveau monde est né, une nouvelle ère pour l'humanité a commencé; il ne lui manque qu'un nouvel évangile: un évangile pour l'avenir, pour que l'avenir de l'humanité ne soit plus menacé. Cet évangile de l'avenir a-t-il déjà été écrit il y a un siècle par un philosophe du nom de Nietzsche ? Ou bien par un iranien du nom de Baha'u'llah ? Les prophètes des temps modernes ne manquent pas! L'avenir est-il le surhumain ? Ne faut-il pas à nouveau trouver de nouvelles valeurs ("peser à nouveau le poids de toute chose")? Ne faut-il pas prendre en main notre destin ? Si les humains ne sont plus maîtres d'eux-mêmes, comment pourraient-ils être maîtres de leur avenir, penser aux générations futures ? Quelles conditions de vie pouvons-nous garantir à notre descendance ? Qu'est-ce que notre salut individuel si l'horizon vital de l'humanité est bouché ? En réalité, les questions ne manquent pas. Devrons-nous revenir sur Terre et subir la pollution ou le désastre que nous aurons nous-mêmes engendré, comme le suggère le livre de la Sagesse ? Devrons-nous nous réincarner pour apprendre à vivre, pour évoluer et tendre vers la perfection ? Pourra-t-on un jour instaurer un royaume de justice et de paix pour le genre humain ? Ce rêve de justice et de paix est-il pure utopie ? Que savons-nous ? Qu'y a-t-il au delà de la mort ? Reviens, Jésus, pour nous le dire... Oh, c'est la folie qui me guette, j'en suis sûr! Il faut avoir le courage d'affirmer ce que l'on sait véritablement et non ce que l'on croit savoir. Cela ferait avancer les choses ! Comme l'a écrit Nietzsche: "Le Chrétien agit comme tout le monde et possède un christianisme de cérémonies et d'états d'âmes." "L'ironie de la civilisation européenne, c'est que l'on tient telle chose pour vraie et que l'on fait telle autre".
Les pasteurs de la chrétienté ont été les premiers à ne pas appliquer ce que Jésus avait prescrit: ils jugèrent, condamnèrent, torturèrent, confisquèrent des biens et firent périr dans les flammes leurs adversaires contestataires ou dissidents qu'ils nommaient hérétiques. Ils suscitèrent des massacres par des croisades, des guerres de religion. On reconnaît ici l'influence de Paul, lui qui ne répugnait pas à châtier ses fidèles désobéissants et à envoyer autrui à Satan pour le salut de son âme. ( I Cor. V 5 ) et ( I Tim I 20 )
En réalité, la religion chrétienne enseigne la soumission, culpabilise, engendre la résignation et le fatalisme. Elle se fait naturellement l'alliée du pouvoir politique et surtout des dictatures. "Comme si cela ne dépendait pas de nous que tout aille bien" ! s'exclame Nietzsche. La volonté de Dieu n'est pas d'intervenir dans notre vie terrestre. On permet encore à l'Eglise de s'immiscer dans tous les événements essentiels de la vie individuelle pour leur donner sa consécration : naissance, mariage, décès. Et l'Italie où c'est la religion chrétienne qui est toujours religion d'Etat, est-ce un modèle ? Non, bien au contraire...
Combien de personnes croient encore aux dogmes chrétiens, à supposer que les baptisés les connaissent ? Un Dieu unique se serait mis en trois personnes pour faire, en esprit, un enfant à une mortelle dénommée Marie, qui, n'ayant pas eu de rapports sexuels avec son mari, est, de fait, exempte du péché originel, l"immaculée conception". Le péché de la chair est-il le péché originel ? Ce Dieu, que personne ne connaît mais que les chrétiens vénèrent comme étant juste et bon, aurait abandonné son Fils unique au gibet de la croix pour lui faire expier les péchés de son peuple, élu parmi tous les peuples de la Terre, infidèle et indigne de surcroît, le peuple juif (cf épître de Paul aux Hébreux). Mais Dieu accordait sa grâce aux chrétiens, à condition d'y croire et de se conformer à la morale et aux prescriptions de l'Eglise ! Peut-être que les apôtres s'interrogèrent sur le sens de la pitoyable crucifixion de leur Maître, lui ce Nazaréen qui était à leurs yeux sans péchés et peut-être que l'holocauste perpétuel, le sacrifice de l'agneau qui chasse les péchés du monde revint à leur esprit. N'est-ce pas une croyance magique de ce peuple nomade qui sacrifiait un animal pour expulser le mal et avoir la faveur de Dieu ? (Exode XXIX, 38 et Nombres VI, 16). Jésus n'était-il pas l'adversaire déclaré des pharisiens, des sadducéens et des hérodiens ? (Jean VIII 44) Ceux-ci, en particulier le grand prêtre Caïphe, ne pouvaient plus supporter son arrogance, son influence croissante sur le peuple et c'est Caïphe qui "prophétisa que Jésus devait mourir pour la nation", selon l'Evangile de Jean (Jean XI, 47-52 et XVIII, 14). Et Jésus s'y attendait ! (Jean VIII, 40) On sait que les Juifs, les pharisiens particulièrement, croyaient à la résurrection, à cette époque, et, lorsque le tombeau fut retrouvé vide, il n'y eu pas de doute dans l'esprit des apôtres qui n'avaient pu sauver leur Maître de l'infâme mort sur la croix. Il est ressuscité ! Ce Fils unique de Dieu ( il y eut beaucoup de fils de Dieu dans l'Antiquité: les Pharaons, par exemple) aurait réapparu après cela à des femmes qui ne le reconnaissant pas le prirent pour le jardinier du cimetière, puis à des pèlerins qui se dirent après coup l'avoir peut-être rencontré sans l'avoir reconnu. Enfin, il serait apparu à ses disciples puis disparu mystérieusement dans leur lieu de réunion, toutes portes fermées... Et pour celui qui marcha sur les eaux, qui multipliait les pains à volonté, qui changea l'eau en vin et qui ressuscita des morts, on inventa une fin digne d'une telle destinée: il disparut dans les airs, et cela est tellement surnaturel, qu'on le fête encore de nos jours: c'est l'Ascension. Avec Paul, l'homme Jésus devint "l'égal de Dieu" et par conséquent, on imagina le "mystère de l'incarnation" de Dieu - alors que cela est en contradiction avec les paroles de Jésus lui-même : "le Père est plus grand que moi" (Jean XIV, 28).

CONCLUSION

Plus ce qu'on raconte vient de loin, dans l'espace et le temps, plus les gens sont portés à y croire, remarquait Tacite. Les Juifs n'avaient-ils pas l'habitude de mêler Dieu à leurs affaires, avec un brin de superstition ? Certains penseront que je me sers abusivement de citations pour accréditer ma thèse. Néanmoins, ils ne pourront pas me convaincre du contraire avec seulement quelques citations sorties du contexte. Mais sait-on qui a écrit ces évangiles ? N'est-ce pas des contes orientaux destinés à transmettre un sentiment religieux ? Aujourd'hui, on considère que tout cela n'a pas grand chose d'historique... C'est affaire de foi...

1. Edition du Seuil, 1963 (retour au texte)
2. Enquête sur le détournement des manuscrits de la Mer Morte, Plon 1992 (retour au texte)
3. La Vérité sur l'Apocalypse, Henri STIERLIN , Buchet-Chastel (retour au texte)
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MessageSujet: Re: Saul de Tarse   Ven 7 Aoû 2009 - 9:42

Bonjour à vous,
Beltane respect pour ton étude.

Perso,je ne suis pas un érudit,je me contente de savoir que des Christ sont venus,apporter des vérités à leur peuple:
Jésus(s'il a existé) je l'espère en tout cas.

Avant lui Bouddha (s'il a existé) dit-on aussi et malheureusement.

Mahomet; de lui on ne doute pas de l'existence,mais le bruit court qu'il est un imposteur.

Hélas,si tous les hommes avaient une intuition bien développée on ne douterait pas aujourd'hui et les etres sentiraient en eux ce sentiment d'évidence qui ne trompe pas,qui vient du père,et qui nous dit en nous;"oui ces Christ ont existés"...

C'est pour ces raisons que je préfère ne pas précher pour l'un ou pour l'autre,je me contente personnellement d'essayer de les comprendre,de les aimer.J'éssaye de ne pas faire de prosélitisme pour ou l'autre car voyez vous au fond le sens de leur message n'est qu'un seul mot une seule idée: s'aimer soi,aimer l'autre,aimer le créateur...

Une idée me chiffonne cependant et qui est celle-ci:
Citation :
Jésus-Christ ordonne aux disciples d'aller, et de faire de toutes les nations des disciples en Matthieu 28:19-20.

Je vous l'ai dis je ne suis pas un érudit,alors ma question est; Pourquoi dit-on sur ce fil que Jésus n'a précher que pour les Juifs...
Mes respects.
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Gilbert
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MessageSujet: Re: Saul de Tarse   Ven 7 Aoû 2009 - 10:55

Beltane Bonjour.

Jolie Travail bien ménée, Bravo a Toi.

Le Père est Plus Grand que Moi!!


Si il dit cette phrase, faut - il le pendre en considération?!!

Pour Mon Avis Oui.

Le Père et Plus Grand que Christ.

Si c'est écrit ça ne peut qu'être juste!!! Sinon Pourquoi citer ces Paroles!!!
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MessageSujet: Re: Saul de Tarse   Ven 7 Aoû 2009 - 11:00

Cher Pascal,

Je n'ai aucun mérite, je n'ai pas écrit cette synthèse, bien que j'ai vérifié son contenu.
Les premiers à avoir développé le sujet sont Voltaire et Nietzsche.
Je suis essentiellement une chercheuse, et je m'appuie pour cela sur les documents que je trouve. Je livre celui-ci puisqu'il est simple et que de longues études ne sont pas nécessaires à sa compréhension.

Ensuite à chacun d'y trouver sa concordance, ou sa discordance, et de la justifier.
Ce texte bouscule, aussi il met chacun au pied du mur.
Plusieurs possibilités:
1) Pour les catholiques :
-Soit j'atteste et je reconsidère mon église, portant ma foi vers une dimension universelle et non plus dogmatique, ce qui m'oblige à remettre en question les bases fondamentales auxquelles je crois, et à me reconstruire sur les cendres de cette manipulation.
-Soit je n'atteste pas, et je me dois de démontrer que ces affirmations sont fausses, de manière élaborée, construite et raisonnée.

Tout autre comportement serait révélateur d'une certaine forme aliénation mentale.

2) Pour les non croyants :
- Au delà du simple fait que je crois ou ne crois pas en Dieu, je prends conscience que le combat ne réside pas dans la confrontation des croyances, mais dans la destruction des dogmes pour que cesse enfin un jour la légitimité de toutes ces querelles intestines qui salissent et avilissent le genre humain.


Quant à ta question, le débat est ouvert!!
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MessageSujet: Re: Saul de Tarse   Ven 7 Aoû 2009 - 15:29

Voyez-vous, Jésus ne m'est jamais apparu aussi juste et beau que depuis qu'à mes yeux, il n'appartient plus à l'Eglise Chrétienne.
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Chribou
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MessageSujet: Re: Saul de Tarse   Ven 7 Aoû 2009 - 17:39

Beltane a écrit:
Voyez-vous, Jésus ne m'est jamais apparu aussi juste et beau que depuis qu'à mes yeux, il n'appartient plus à l'Eglise Chrétienne.

Mais si Jésus n'appartient réellement plus à l'Eglise Chrétienne c'est que cette même Eglise en aurait fait une description erronée.

Ensuite si Elle l'a fait passer d'un état humain à un état divin nous devrions donc retenir l'homme qu'Il était et comme l'erreur est humaine,à nous de la ou les trouver maintenant mais une chose est certaine c'est qu'une approche critique plutôt que flagorneuse est beaucoup plus constructive et c'est au Personnage d'y faire face car qu'il soit homme ou Dieu il est néanmoins monté très haut sur la montagne alors Il doit en assumer les conséquences!

Merci donc Beltane pour ces textes qui à tout le moins se veulent très éclairants!

P.S. Simple spéculation de ma part mais je ne serais pas surpris que ce soit Paul aussi qui aurait réussi à laisser sombrer le concept de réincarnation au profit d'un autre beaucoup plus simpliste soit celui de la résurrection de la chair!

De toute façon moi je garde mes cheveux longs,pas le choix mes coiffeuses changent toutes de métier.LOL
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